*** E t s i c ` é t a i t p o s s i b l e . . . *__________________________________•●♈●• Show me if it's true that I need you .

*** E t  s i  c ` é t a i t  p o s s i b l e . . .  *__________________________________•●♈●• Show me if it's true  that I need you .
* Absents le jour de la photo : Sascha; Damien; Andréas, Lyah :D (Photos à venir) .
Montage fait par Elle
(&Retouché par moi)
Avatar par Elle .

__Bienvenue__


Bon courαge pour celles qui commencent & Bonne lecture .

« First you look so strong. Then you fade away . The sun will blind my eyes. I love you anyway ...
First you fight your smile . I loved you for a while . You are a vapour trail, in a deep blue sky ....
Tremble with a sigh , glitter in your eye . You seem to come and go . I never seem to know .
And all my time is yours as much as mine . We never have enought time to show our love .»



Chαpitre 46: Ici
Chαpitre 47: Ici
Chαpitre 48: PARTIE I : ICI
PARTIE II : ICI
Chαpitre 49: PARTIE I: Ici
PARTIE II: Ici

News - News - News - News (Nouveau sondage) •


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Critique____________________________________________________________________________
© Et-si-cetait-possible

qwertyuiopIl me faudrait plus que des mots, plus que des points ou des virgules, plus que des espaces, des majuscules, ou des adjectifs. Il me faudrait savoir tenir un grand discours sans m'emporter par l'émotion que suscite chez moi Et-si-cetait-possible. Il me faudrait y passer des jours entiers, noter sur d'infimes morceaux de papier ce que j'ai à ne pas oublier, pour venir à écrire une quelconque critique. Sous la demande de Soleil, je prends le temps aujourd'hui, de prouver qu'il existe sur la toile virtuelle, une Histoire criante de réalité.

qwertyuiopEn premier lieu, se situera la découverte. Vous vous poserez des questions, vous vous demanderez sur quel genre de fanfiction êtes vous encore allés pointer le nez. Quelle drôle d'aventure réside ici ? Vous vous arrêterez, un instant, dans votre folie à parcourrir le net. Vous observerez. Votre regard ira balader de droite à gauche, allant croiser une partie de cet univers, qui vous attirera. Vous serez éblouis, obligatoirement par le travail que fournit l'auteur, autrement dit Soleil, dans la présentation de son blog. Vous vous laisserez guider par les couleurs. Vous analyserez légèrement les photos. Vous irez dénoncer quelques citations posées dans les recoins, avec vos yeux. Vous resterez perplexes rien qu'en imaginant la patience que possède Soleil, pour créer des montages aussi attractifs. Cela deviendra une habitude de venir frôler quelques images avec vos pupilles, glissant de chapitre en chapitre. Cette Histoire possède des merveilles cachées, des secrets bien gardées, des cadeaux demandant à être découverts. Rien que dans sa décoration. Alors il y aura dans Et-si-cetait-possible, ce besoin d'aller plus loin, vous partirez à la rencontre d'une Histoire.

qwertyuiopPuis cela vous tombera dessus. Sans le temps de vous en rendre compte, vous vous attacherez à chaque consonne, chaque voyelle, chaque syllabe. Vous vous apercevrez qu'il y a un groupe célèbre, qui persiste à s'encrer dans les lignes de Et-si-cetait-possible. En effet, Tokio Hotel fait partie du décor. Ne vous limitez pas aux apparences d'un groupe trop célèbre. Cette Histoire donne une âme à ses personnages, bien que certains d'entre eux soient connus mondialement, alors passez au dessus de vos convictions.

qwertyuiopJustement, là est toute la puissance, sa puissance : le caractère de chacun des êtres rendus palpables dans les lignes. Soleil joue. Soleil s'amuse. Soleil écrit. Elle te collera un paragraphe qui t'écorchera le coeur, qui te coupera le souffle, qui te prendra les tripes, qui te perlera les yeux, qui t'enverra en pleine face un flôt d'émotions. Elle placera son personnage, elle lui attribuera un rôle, une scène, un état d'esprit. Elle étudiera un dialogue, elle fera couler des expressions, des phrases. Elle donnera un sens, elle établira un lien. Elle fera en sorte que vous vous laissiez guider, à vous encercler par l'évolution de chaque personnage. _Vous ressentirez la peine. _Vous aurez le sourire accroché aux lèvres. _Vous aurez le ventre poignardé par la férocité des mots. _Et vous aimerez cela, à en créer votre propre dépendance, touchant de près l'addiction. __Soleil retournera la situation, elle renversera ce que vous aviez stabilisé dans vos idées, en lisant.

Vous vous laisserez prendre d'admiration. Jusqu'à la fascination.

qwertyuiopChez Et-si-cetait-possible, il y a une main de maître. Cette main, cette plume qui a donné un passé, un présent, un futur, une vie à chacun des personnages. Cette écriture qui vous rendra admirateur ou envieux. Ce style de manier, gérer, argumenter, démontrer, débattre, philosopher, construire et détruire l'affaire.

qwertyuiopVous serez obligés de vous sentir concernés par les appels vifs que lance l'Histoire, sur vous, lecteurs. Vous aurez toujours cette envie pronfonde, qui vous brûlera d'excitation, cette sensation de chercher à tuer le suspens. Autrement dit, ce besoin de toujours savoir, découvrir la suite.

qwertyuiopVous oublierez l'espace d'un moment, votre réalité, pour vous écrouler de plaisir. Il y a une révélation dans chaque mot posé. Il y a un sens. Il y un code. Soleil met tout en oeuvre pour vous laisser découvrir , petit à petit, au fil de la lecture. Vous irez rechercher une explication, vous vous pencherez sur les sentiments des personnages. Vous ne lirez plus les lignes, vous ne verrez plus une page d'ordinateur, vous regardez un film, un spectacle. Les scènes s'enchaîneront, les décors changeront, les personnages apparaîtront. Vous succomberez au charme, à l'attachement forgé entre vous et l'Histoire. Devenez des groupies. ( xD )

qwertyuiopLaissez moi vous dire. Croyez moi. Je vous le jure. Il y a un Auteur. Vous savez. Soleil. Elle rajoutera un merci en fin de chapitre. Et c'est là, qu'il faut que vous compreniez, qu'on ne parle plus de politesse, mais d'amour. Soleil aime ses lectrices. Et j'admire beaucoup le fait qu'au 45ième chapitre, elle viendra toujours nous laisser un commentaire pour nous remercier, nous donner de ses nouvelles, nous faire sourire dans les quelques mots qu'elle nous laisse. Elle y passe du temps. Mais elle fait tout cela avec bonne grâce. Oui, Soleil prend du plaisir dans son travail. N'est ce pas merveilleux ?

qwertyuiopDerrière Et-si-cetait-possible, demeure un auteur pleine de vie. Il existe un rayon de Soleil, qui donne une partie de lui entre les espaces des mots. Si l'Histoire vous paraîtra si réelle, si troublante, si belle, si amusante. Si l'Histoire vous semblera tout simplement vivante, c'est parce que Soleil s'inspire de sa vie, ses cours, son imagination. C'est parce que Soleil possède un talent.

qwertyuiopAttendez, vous en êtes encore là ? Vous n'avez toujours pas lu cette Histoire aux multiples rebondissements ? Êtes vous sérieux ?

qwertyuiopVenez découvrir. Evadez vous. Laissez cette Histoire vous emporter, vous envoler. Partez loin dans les lignes. Allez voir par vous même, laissez vous convaincre par sa beauté.

Sachez qu'ici, tout est possible__

avec tout l'amour que je lui porte;
Merci à C`

Deuxième Critique_________________________________________________________________
© Et-si-cetait-possible

qwertyuiopEn ce 6 Décembre 2008, Sol, auteur de l'histoire Et-si-cetait-possible, me contacte en me demandant si je peux lui écrire un avis sur ce que je pense de sa fiction pour donner envie de commencer la lecture aux nouvelles lectrices ou pas.
J'en ai été touchée. Même si je ne suis pas la seule à qui elle se soit adressée, ça me touche.
Vous voyez, c'est pour des petits trucs comme ça qu'on l'aime Sol.
Anyway. Elle veut que je vous parle de sa fiction. Pas d'Elle.

Par où commencer ?
qwertyuiopEt-si-cetait-possible, au-delà même de Tokio Hotel, c'est une histoire grandiose.
Qu'il y ait le grand et beau Bill Kaulitz, on s'en fout. Qu'il y ait l'exceptionnel Gustav Schäfer, on s'en contrebalance.
Ce qui importe, c'est le fondement de l'histoire. Vous savez, la base, l'idée qui fait que l'on se décide à écrire.
Ici, si on retire Tokio Hotel, l'histoire existe toujours.
Ici, on découvre des personnages normaux, simples. Des personnages profonds, cependant. Avec des peines, des regrets, comme vous tou(te)s. Mais également des personnages vivants.
Entre rires et soirées, entre pleurs et déceptions, on découvre des personnages humains, tout simplement.
C'est peut-être cela qui fait toute la force de cette histoire : ses personnages. Vous verrez bien vite que même Billou et Cie sont rendus humains. -han si je vous jure ! Au delà de vendre des milliers d'albums, ils sont comme vous et moi =o-
On s'attache aux personnages. On les imagine. On les devine. On les comprend. Ils sont juste comme vous et moi.

qwertyuiopEt-si-cetait-possible, ça fout des frissons.
Sol, elle te retourne à chaque chapitre. Elle te fait rire. Elle te fait pleurer. Elle te fait ressentir. Elle te fait rêver. Chaque chapitre est un ascenseur émotionnel. Des montagnes russes. Tu montes, tu descends. Plus ou moins vite. Plus ou moins souvent. Mais à chaque fois, l'intensité est différente.

qwertyuiopEt-si-cetait-possible, c'est écrit d'une main de maître.
L'écriture de Sol a évolué au fur et à mesure des chapitres. Elle évolue toujours d'ailleurs. Petit à petit, vos découvrirez qu'elle a le don de laisser sur un bout de suspense à la fin du chapitre. De même, Elle se renouvelle sans cesse. Jamais on ne s'ennuie. L'histoire ne stagne pas. Des nouveaux personnages sont découverts au fur et à mesure. De nouveaux éléments apparaissent au bon moment. On ne dévoile pas tout à la fois. On apprend petit à petit. On aime continuellement.

qwertyuiopEt-si-cetait-possible, c'est juste exceptionnel.
Parce que c'est bien écrit. Parce que c'est criant de vérité. Parce que c'est sincère. Parce qu'on évite les gros clichés "Bill est mon voisin, on se croise, on s'aime, on se marie". Parce que c'est réaliste. Parce que ça fait rêver. Parce que Sol utilise ses émotions, ses expériences pour écrire. Elle y place ses propres idées, aussi folles soient elles. Elle y place un petit bout de son âme à chaque fois.

Alors laissez-moi vous parlez d'Elle, juste un instant. Parce que d'après moi, certain(e)s oublient trop souvent que derrière le pseudo se cache la personne. Sol, elle est étudiante en fac. Ca restreint donc son accès à Internet, et surtout son temps libre. Cependant, elle poste -très- régulièrement. Elle prend le temps de répondre aux gens, même sur des commentaires inutiles (moi j'ai expérimenté en tout cas ^^). Elle essaye d'être la plus disponible possible pour Vous, pour Nous. Elle met toujours des photos à nous faire tomber. Elle aime aussi changer son habillage régulièrement, Elle aime lire les commentaires. Même les pires... Elle accepte la critique, du moment que vous ayez un minimum d'arguments dans celle-ci. Elle accepte aussi les compliments. Elle les aime bien avec des arguments aussi, ça lui permet de sentir ses faiblesses, et ses forces. Elle a un respect et une reconnaissance envers ses lectrices et elle essaye de l'exprimer du mieux qu'elle peut. Elle a peur de décevoir ses lectrices. Elle doute de ses écrits.
Parce que Sol aussi n'est qu'une humaine.

qwertyuiopJ'aimerai pouvoir rendre justice à cette histoire, vous dire ô combien elle est exceptionnelle. Vous le prouver. Trouver les bons mots. Les mots justes.
Sol m'a demandé un avis " Pas forcément positif. Un avis objectif ... Dans l'ensemble." J'ai été la plus objective possible.

Et-si-cetait-possible, c'est WAW !

Alors, installez-vous. Et lisez. Imaginez. Vivez. Rêvez. Aimez.

Et si C'était possible... ?

Merci à A` ♥ =)



____________________


__Infos__

• J` αccepte lα Pub .
Seulement sur cet αrticle.
Mais je ne lis pas de Fictions

• Lα prévention se fαit pαr mαil :
Cα se pαsse Ici


Enjoy .


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« Lire, c'est αller à lα rencontre
de quelque chose qui vα exister .»



*
*
*

# Online seit Samstag, 22. März, 2008 um 14:31

Geändert am Freitag, 27. November, 2009 um 13:02

***__Concernαnt les Suites__ ***

***__Concernαnt les Suites__ ***
ON LIT D'ABORD , ON S'INSCRIT APRES

Prévention par MAIL____________________________________________________________

Celles qui tiennent à être prévenues, envoyez-moi vos adresses mails (ou msn, c` est pareil) par Commentaire
(Les MP ne marchent pas toujours) :
Ton commentaire contenant l'adresse sera effacé .

/!\ Pour réussir à envoyer des MP ; vous devez , bien entendu, activer cette option ;
ou
envoyez-moi un mail à
et-si-cetait-possible@hotmail.fr /!\

Prévention par BLOG____________________________________________________________


Si tu préfères que cela se fasse par BLOG
fais-le moi savoir en laissant un commentaire sur CET article.
Je ferai l'effort d'aller te prévenir sur ton blog ;
alors j'espère qu'à ton tour, tu feras l'effort de laisser tes impressions.

Celles qui ne se manifesteront pas, seront effacées de la Liste "Blog" .
Je n'aime pas prévenir les gens dans le VENT.


Merci de votre compréhension : )

Kussi =)

_________________________

TOUT COMMENTAIRE SORTANT DU CADRE DE PREVENTION SERA EFFACÉ DE CET ARTICLE.

SONT DONC TOLÉRÉS QUE LES COMMENTAIRES DEMANDANT A ÊTRE PRÉVENUS !

# Online seit Mittwoch, 01. Oktober, 2008 um 14:41

Geändert am Mittwoch, 25. November, 2009 um 16:37

***__Chαpitre 1__ *** « Ce n` est pαs un épisode que j'αi rαté là, c` est une saison entière. »

***__Chαpitre 1__ *** « Ce n` est pαs un épisode que j’αi rαté là, c` est une saison entière. »
*


_____POV Nadia


Je n'ai jamais compris ce que l'on pouvait trouver à ce groupe. Après tout ce n'était que ça, un groupe, parmi tant d'autres. Et, qu'apportait-il de nouveau ? Rien. Il n'avait rien inventé. Et toutes ces filles qui les idolâtrent comme des Dieux... Je n'en crois pas mes yeux. Et ma meilleure amie, Leila, fait partie de ces folles en chaleur qui s'entre-écrasent, ne serait-ce que pour les effleurer. Je me contente d'observer d'un ½il passif ce phénomène. Je me demande qu'est-ce qui peut les rendre dans cet état qui frôle l'hystérie, qu'est-ce qu'ils ont de plus ? J'aimerais comprendre. Juste ça, comprendre. Lorsqu'un soir je m'aventurai à poser la question à Leila, ma question ne sembla pas la surprendre, et me répondit d'un ton neutre :

- Tu ne peux pas comprendre.

Ce à quoi je ne répliquai pas. Je ne peux pas comprendre ? Et pourquoi ces cent hystériques à côté de moi en train d'hurler comme des folles comprennent et pas moi ? Je laissai échapper un soupir d'exaspération sans sortir de mes pensées. Elle ne m'avait pas répondu. Apparemment, Leila ne voulait pas parler de sa « passion » avec moi et je devais respecter son choix. Mais pourquoi alors m'avait-elle suppliée de l'accompagner aujourd'hui ? Pourquoi moi, si tout ce phénomène échappe à ma logique ?

Les cris déjà retentissants depuis une bonne demi-heure s'intensifièrent tout à coup à l'unisson. C'est ce moment que Leila choisit pour prendre ma main et la serrer de toutes ses forces. Je ne peux éviter de me mordre la lèvre inférieure pour ne pas penser à la douleur que cela me provoque. Mais qu'est-ce qui lui arrive à celle-là ? Au milieu de tous ces cris, je sais que c'est inutile de lui poser la question. Elle ne m'entendra pas. Je ferme donc les yeux et j'attends que ça passe. J'entends des « Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiill » à droite et à gauche, des « Toooooooooom » qui me déchirent les tympans. J'en déduis donc qu'ils sont là. Malgré ma perspicacité, je reste quand même les yeux fermés et attends. Oui d'accord, je veux comprendre ce phénomène, qu'est-ce qui les met dans cet état, mais lorsqu'ils arrivent, je ferme les yeux et attends que ça passe. Normal, je panique. C'est l'enfer. Tout le monde me pousse et j'arrive à peine à respirer. Je suis désormais écrasée contre la barrière qui nous sépare des «Dieux » .

Tout en me concentrant sur ma respiration, j'ouvre enfin les yeux et découvre un regard mi-amusé, mi-étonné posé sur moi d'un des membres du fameux groupe. A ma grande surprise, il ne dévie pas le regard et reste suspendu dans sa contemplation. Sidérée, je le défie. Ca l'amuse me voir en train d'agoniser contre cette fichue barrière, hein ? Que je m'efforce à maintenir le rythme de ma respiration, que toutes ces dingues gueulent son putain de prénom dans mes oreilles, que j'implore que tout ça s'arrête... Oh oui, il a l'air de trouver tout ça très drôle, parfaitement à son goût ; j'arrive même à déceler une petite pointe d'amusement dans ses yeux sombres. Les miens se posent, par reflexe, sur son petit piercing dans son sourcil arqué. Lorsque je reviens sur ses yeux, il n'a pas bougé, et son expression reste imperturbable. Il veut ma photo ou quoi ? Ca commence à m'agacer ce regard persistant. C'est à ce moment-là que Leila se manifeste -et que le chanteur décide enfin de détacher son regard du mien- en me criant quelque chose à l'oreille, mais je n'entends rien. Elle a d'ailleurs lâché ma main. Merci chérie. Je l'avais oublié.

Je parcours des yeux les autres membres du groupe. Rien d'exceptionnel. Ils sont mignons, d'accord... mais au point de les rendre malades ? Mon regard se pose une nouvelle fois sur Lui. Il tape la pose avec un petit sourire provocateur en coin & a l'air de prendre son pied conscient des réactions qu'il provoque autour de lui. Pathétique. ___ A ma grande surprise, ses yeux se posent une nouvelle fois sur moi. Définitivement, je l'éclate. Un regard furtif cette fois. Ensuite, il murmure quelque chose à l'un des vigiles qui l'escorte. Le vigile dirige un regard vers moi et acquiesce. J'ai la légère impression d'avoir loupé un épisode là. Mais un autre événement attire à ce moment mon attention : Un autre vigile est en train de soulever, avec une facilité étonnante, une fille qui se trouve derrière la barrière d'en face pour la reposer ensuite aux côtés des garçons. Euh, on m'explique là ? Je me retourne vers de Leila, qui se trouve, elle aussi écrasée, à côté de moi. Elle a l'air de lire ma stupéfaction sur mon visage car elle s'empresse de me dire : « Ils choisissent..... questions..... interview.... organisé...chance »... Hum. Elle essaye de m'éclaircir un peu les choses, mais avec autant de bruit –des cris, des pleurs, des filles qui chantent-, je n'entends que quelques bribes de son explication, et je me retrouve encore plus perdue qu'avant. Pas grave. Je ferai sans.

Bref. Assez divagué là. Je vous prie, circulez les enfants. C'est pas que tout ce brouhaha devient pénible, mais presque. La fille marche à côté d'eux désormais, toute fière, un sourire niais dessiné sur son jeune visage. Pitoyable. Et puis, qu'est-ce qu'elle fout ? ___Soudain, un des vigiles, fait marche en arrière, se pose devant Leila et moi et hésite. Qu'est-ce qu'il veut lui ? Je n'ai même pas le temps de réagir. Il se penche, me prend dans ses bras et me repose sur l'autre côté de la barrière. C'est le fait de ne plus avoir mal qui me fait prendre conscience d'où je suis. Je regarde Leila paniquée, qui elle, à son tour, me regarde avec les yeux pleins de larmes. Ce n'est pas un épisode que j'ai raté là, c'est une saison entière.



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Impressions ?

# Online seit Montag, 17. März, 2008 um 15:31

Geändert am Donnerstag, 26. November, 2009 um 07:37

***__Chαpitre 2__ *** « C`est originαl tout çα dis donc ... »

***__Chαpitre 2__ ***  « C`est originαl tout çα dis donc ...  »
*

« On ne se rencontre qu'en se heurtαnt & chαcun,
portαnt dαns ses mαins ses entrαilles déchirées,
αccuse l'αutre qui rαmαsse les siennes. »

Gustave Flaubert



_____POV Bill


David se tenait debout à l'autre bout de la pièce et jouait distraitement avec les bouts de ses doigts. Il semblait ailleurs, mais non. David était toujours concentré dans ce qu'il faisait, son esprit ne rêvassait jamais, ou en tout cas, pas lorsqu'il travaillait avec nous. Toujours attentif au moindre détail : et cela me convient parfaitement, je suis moi-même un extrême perfectionniste. Malgré le fait que l'on se connaît depuis maintenant quatre ans, et que l'on entretient une relation assez proche, il travaille toujours avec autant de professionnalisme. On lui doit beaucoup, je le sais. Il est sûrement en train d'analyser les prochains événements de la journée.

Alors que je laisse mon esprit se reposer et flotter un peu, j'entends vaguement Tom éclater de rire, submergé dans une conversation avec Georg. Ils sont à quelques mètres de moi. Quant à Gus, il somnole dans le canapé à côté du mien. On est crevés. Normal, on n'arrête pas une minute. Soudain, David semble mettre fin à son activité invisible au coin de la pièce et se rapproche d'un pas décidé vers nous.

- Bon mes cocos, vous êtes prêts ? C'est l'heure. Vous vous rappelez ce qui suit maintenant ? On sort, vous signez quelques autographes, vous choisissez les filles qui auront l'honneur de vous poser les mêmes questions que d'habitude ... Non Tom, ne m'interromps pas... Ensuite, on enchaîne avec la petite séance photo. Gus, cocotte, t'endors pas. Et tout ça avec le sourire ! Et les yeux ouverts aussi Guuuuuus, ça serait pas mal.

Georg profite de cette remarque de David pour justifier sa prochaine man½uvre : Il se précipite sur le coussin qui se trouve juste à sa gauche et le lance de telle sorte qu'il s'écrase en pleine figure de Gus... ce qui semble le réveiller un peu mais ne dit rien. Je regarde la scène d'un air amusé. Pauvre Gus. Je le comprends, lui et moi avons besoin d'un lit, immédiatement. Bon, Tom aussi, mais pas pour les mêmes fins. Je le regarde quand cette idée me traverse l'esprit. Il me sourit. Comment il fait lui pour toujours péter la forme ? Ça reste un mystère pour moi, & cela même en étant son jumeau. Mais je le connais trop : la seule perspective de se retrouver seul, dans quelques instants, avec l'une des filles qui attendent dehors le met dans un état d'euphorie effrayante. Le fait de savoir que la moitié de la Terre fantasme sur lui est un facteur en plus à son état. Contrairement à lui, moi, le fait de savoir que l'autre moitié de la Terre fantasme sur moi ne me fait ni chaud ni froid. Je rigole intérieurement à ma propre blague débile et prends l'initiative de me lever. Quand faut y aller, faut y aller. Mais je laisse tout de même échapper un soupir, que David ne manque pas de remarquer et s'approche pour me tapoter le dos :

- Ce soir vous allez bien vous reposer cocottes, je te le promets.... ça va aller ?
- Ça va, ça va...

Dis-je sans pour autant essayer de dissimuler un petit bâillement qui se dessine sur mes lèvres. Tom, Georg et Gus nous suivent, eux-mêmes suivis par quatre des hommes qui s'occupent de la sécurité. On traverse des longs couloirs. Ça y est... On les entend. Les fans sont toujours là, n' importe où l'on aille. Ça fait plaisir. Le seul inconvénient de cette vie rêvée que l'on mène c'est que les paparazzis aussi sont toujours là, n' importe où l'on aille. Et ça... ça fait moins plaisir.

Nous arrivons enfin devant la porte qui nous sépare des fans. Le stress commence à monter, même si on ne doit rien faire. Mais ouais, pourquoi tu stresses boulet ? T'as juste à sortir, sourire, signer, et tout le tralala. Alors que je m'auto-rassure, David se retourne vers nous un regard interrogateur imprimé sur son visage. Mais oui c'est bon, on est prêts, on est tous là, on ne s'est pas perdus en chemin... Ouvre cette porte une fois pour toutes ! Apparemment je l'ai pensé très fort parce qu'il ouvre la porte et je sens le soleil me frapper le visage. Les fans crient plus fort dès qu'elles nous aperçoivent. C'est dingue. Mais j'adore.

On avance. Il y a tellement de monde, c'est incroyable. Et elles sont toutes venues pour nous voir même pas dix minutes. Que peut-on demander de plus ? Alàlà bon. Concentre-toi Bill. Huuum... Je signe quelques autographes par ci, par là. Je dévisage quelques filles. Je trouve mignon que certaines imitent mon style –ainsi que celui de Tom-, même si je trouve quelques unes beaucoup trop jeunes pour avoir des piercings un peu partout. Fin' bon, je ne peux pas parler moi. J'ai été aussi précoce qu'elles. Pourquoi est-ce que je pense à autant de conneries là ? Je lance un regard rapide à Tom, qui fait des grands sourires à toutes, sans exception. Je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire à mon tour. Il faut que je me mette en mode-drague moi aussi. Ça y est, il est activé. Je continue de dévisager la foule qui nous acclame, avec mon petit sourire en coin que je sais si bien faire. Mes yeux se baladent & sont inexorablement attirés par l'unique source de calme qui émane de toute cette euphorie. Mais. Qu'est-ce qu'elle fait ? Une fan avec les yeux... fermés ? Elle ne crie pas, elle ne regarde pas, elle fait rien quoi, elle est juste là. Je lève automatiquement mon sourcil droit pour exprimer mon incrédulité. C'est original tout ça dis donc. On me l'avait jamais faite celle là ! J'attendrai qu'elle se décide à ouvrir ses jolis yeux. Même si je dois passer toute la journée planté là. Oui, ça m'amuse. Je ne peux pas éviter d'élargir mon sourire en imaginant qu'elle fait ça pour se faire remarquer. En tout cas ça marche. Non mais pourquoi elle ferme les yeux sérieusement? On n'est pas si impressionnants que ça, nan ? Si. Quand même. Huum, ah ouais, peut être que le facteur « je-suis-écrasée-contre-la-barrière » joue un rôle.___ Ah, bingo. Je ne devrais pas attendre toute la journée apparemment, elle vient de les ouvrir. Et Mein Gott, qu'est-ce qu'elle est jolie. D'une beauté insolente, envoûtante. Ses yeux gris me fixent à son tour. Mais, ce qui me perturbe c'est ce qu'ils reflètent, ce que je lis en eux. Elle semble vouloir ne pas être la ; & pourtant, elle soutient mon regard ; mais le sien cherche à me provoquer, à me défier. Je ne comprends pas trop là... Tu vas arrêter de me regarder comme ça, oui ? Ses yeux se posent quelques secondes sur mon piercing mais son regard perçant replonge tout de suite dans le mien. Je ne sais pas pourquoi je reste bloqué comme ça. Je profite que la fille à côté d'elle lui parle –ou essaye de lui parler- pour avancer un peu. Malgré le fait qu'elle continue à me perturber et que j'ai encore son beau visage gravé dans ma tête, je fais la star. Oui j'adore ça. Les filles me prennent en photo ; je tape un peu la pose. Je n'arrive pas à croire que c'est MOI qui les fais crier comme ça. Ouais, je devrais être habitué, mais non, je ne réalise toujours pas. Ah mais oui ! Les filles ! Pour les questions ! Je regarde rapidement la fille aux longs cheveux bruns qui a défié mon regard il y a quelques secondes et fais signe à Tobi de s'approcher.

- La fille aux longs cheveux bruns, à côté de la rousse.

Tobi la regarde et acquiesce avec un signe de tête. Georg a déjà choisi aussi apparemment parce que Saki dépose une jolie blonde à côté de nous. C'est au tour de Tobi de faire son travail. Il fait quelques pas en arrière, alors que moi et les autres avançons. Je me retourne pour la regarder une nouvelle fois. Elle se trouve maintenant de notre côté de la barrière, mais elle n'a pas l'air d'assimiler ce qui se passe. Non, vraiment pas, elle ne comprend rien. Elle est carrément à l'ouest. Youhou ? Tu es parmi nous ? Je ne sais pas si elle aura des questions à me poser lors de l'interview qui nous attend, mais moi, en tout cas, j'en ai beaucoup.



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Impressions ?

Vos commentaires sont importαnts .
Car vous m'αidez à progresser & surtout, c'est une fαçon de respecter mon trαvαil .

Merci .

# Online seit Mittwoch, 19. März, 2008 um 22:04

Geändert am Donnerstag, 26. November, 2009 um 07:38

***__Chαpitre 3__ *** « Demαin tu m`αuras oubliée ... »

***__Chαpitre 3__ *** « Demαin tu m`αuras oubliée ...  »
*

« Chαque rencontre
est une incαrcérαtion. »

Pierre Drachline.



_____POV Leila


Je vais enfin les voir. Pour la première fois. Ce moment tant appréhendé. Tant attendu. J'y suis. Trop excitée, trop d'émotions pour mon petit c½ur. Je ne la remercierai jamais assez de m'avoir accompagnée. Merci, ma Nadia d'amour, je ne sais pas comment j'aurais fait sans toi, car il n'y avait pas moyen de venir toute seule ! Si j'avais demandé à Quentin, il m'aurait envoyé frire un ½uf ; il déteste mes idoles & le pire : sans raison. Pfff. Pauvre con. Et puis, t'es la seule, dans notre entourage, qui ne juge pas sans connaître. Non, trop peu pour toi. C'est pour ça que je t'aime. Tu ne t'es jamais vraiment intéressée au groupe, mais jamais tu t'es laissée influencer par tous les préjugés qui les entourent. C'est pour ça Nadia que c'était tellement important que tu viennes avec moi aujourd'hui. Bon aussi... faut dire ce qui est : personne d'autre ne l'aurait fait. Ouais, tu m'as permis de réaliser ce rêve, les voir. Et te connaissant, je sais combien tu dois être en train de souffrir face à toutes ces filles en furie, dont moi, évidemment. Merci. ___Oh mon dieu, ils sortent, ça y est. J'y suis presque. Par reflexe, je cherche la main de Nadia, et je la serre extrêmement fort. Je crois que je vais m'évanouir. Mais non Leilou, tu ne peux pas te permettre de les louper parce que ton c½ur bat à mille à l'heure. Respire... Respire. Je n'ai des yeux que pour Tom, il sourit. Il est adorable, ses yeux. Sa bouche parfaite, son piercing, ses joues, ses oreilles, ouais bon, peut-être pas ses oreilles. Ses cils... Euh, Bill tu peux bouger chéri ? Je ne vois plus To... Je rêve ou c'est bien Nadia que Bill Kaulitz est en train de bouffer du regard ? Il ne se prive pas lui, tranquille mon gars! Je me tourne vers Nadia à mon tour. Mais, qu'est-ce qu'elle fait cette conne ? Elle ferme les yeux ! Je nage en plein délire ! Mon dieu NADIA OUVRE LES YEUX !!! Bill, Bill Kaulitz te fixe !!! Je reviens sur Bill incrédule & lui continue de la regarder comme si de rien n'était, comme s'il n'y avait qu'eux deux et les autres cent personnes n'existaient pas. Il ne se gêne pas. Ca va, on te dérange pas trop Billou ? Prends ton temps surtout. Mais j'hallucine !!! Et j'hallucine au carré avec cette cruche qui me sert de meilleure amie! Je suis dépassée par la scène qui se déroule sous mes yeux. Ah bah ça y est, ce n'est pas trop tôt ma chérie ! Et Bill ? Tu continues toi ? Mais, mais, mais... c'est un duel ou quoi ? Bill a l'air un peu amusé, surpris, confus aussi -oui je lis très bien les émotions sur les visages, vous avez vu ça ?- et il lui fait le regard qui tue. Celui dont seul lui a la formule, vous savez ? Et Nadia... elle a l'air agacée. Mais elle est tarée ! Qu'est-ce qu'elle nous fait là !? Là, je vais vraiment m'évanouir, je ... je... vais vraiment lui apprendre deux trois choses quand ils seront partis. Je m'approche d'elle pour lui crier :

- Souris espèce de crotte ! Souris-lui !!!!

Je ne pense pas qu'elle a entendu... parce qu'elle ne sourit toujours pas. Tiens, le voilà, je le revois mon Tomichou. Ah bah oui, Bill s'est enfin décidé à la lâcher. Merci, je peux poursuivre ma contemplation que Bill est venu saboter. Donc je disais, Tom... il est tellement chou, il a des mains trop belles, il joue trop bien la... HAN !! C'est vrai !!! J'avais presque oublié. Ils vont choisir deux ou trois filles pour qu'elles leur posent personnellement les questions qu'elles voudront. Un vigile vient de placer l'une des heureuses élues à côté d'eux. Nadia se tourne vers moi, ah ouais. Elle doit pas trop comprendre là.

- Ils choisissent quelques filles pour qu'elles leur posent les questions qu'elles voudront ! Ca a été organisé par le groupe et puis les interviews seront publiées dans quelques magazines... La blonde là elle a trop de chance.... !

C'est vrai, quelle chance. Qu'est-ce je ne donnerais pas pour être à sa place. Mon dieu. Je rêve encore. Un des vigiles se place devant nous. J'ai du mal à respirer, terriblement du mal à respirer. Je... Nadia ! Oh mon dieu. Les larmes me montent aux yeux. Je vois sur ton visage la panique t'envahir. T'inquiète pas ma belle, me regarde pas comme ça ! Je t'en supplie, avec eux, ne fais pas ta sale crotte comme tu adores faire, profite. Pour moi aussi.



_____POV Nadia


Le vigile me pousse pour que j'avance. Il ne peut pas être un peu plus délicat celui-là !? Hein ? Oui, je suis à bout de ma patience là, maintenant, tout de suite. Je ne comprends strictement rien. J'ai envie d'étrangler Leila, qui d'ailleurs je ne sais pour quelle raison elle m'a lancé ce dernier regard implorant, parce que c'est à cause d'elle si je suis là. Oui ça va, j'avance, arrête de me pousser toi ! Je ne sais pas où je vais, c'est super. On fait le tour de l'hôtel d'où ils sont sortis, et on rentre –les quatre membres du groupe, quatre vigiles, la blonde, une autre fille avec une couleur de cheveux indéfinie (ouais, je pense qu'elle voulait se teindre en rouge, mais c'est loupé ma belle) et moi- par une porte de derrière. On ne pouvait pas rentrer par l'entrée principale d'où ils sont sortis ? Pourquoi avoir fait tout ce cirque pour rentrer au même endroit ? Bon, Nadia, Nadia. Arrête un peu ta mauvaise foi. On se trouve dans un long couloir gris et incroyablement luxueux. Mais là, tout le monde commence à se séparer, à disparaître derrière des portes. Euh... et moi ? Je dois aller où s'il vous plait ? Et au fait, je ne peux pas refuser ? Ouais, je vais faire ça « c'est super gentil de vouloir me faire visiter votre hôtel, mais je m'en fous complètement ! Sur ce, au revoir... à la prochaine » non ? Ca ne le fait pas, non. Et surtout, il n'y aura pas de prochaine ! Nooon Leila, ce n'était pas dans le contrat toute cette partie ! Tu m'as arnaqué ! Le gars aux cheveux en Lion King s'arrête devant l'une des portes et me fait signe de le suivre. J'obéis, mais j'ai envie de savoir ce qui se passe, s'il vous plaît ! On rentre dans une toute petite salle, une espèce de bureau, mais il y a juste un canapé. Il ferme la porte derrière lui. Je me retourne brusquement. Hein ? On est tous seuls ? Et les autres ? Et les vigiles ? Je l'aime bien finalement celui qui me poussait, il peut revenir ? Bon... et..

- Bonjour

Sa voix me sort de mes pensées. Cool, je vais enfin comprendre

- Bonjour... Euh, je peux savoir pourquoi on m'a kidnappée comme ça ?
- Comment ça kidnappée ? On ne t'a pas kidnappée !, dit-il reprenant son expression étonnée et amusée de tout à l'heure; tout en levant son sourcil, évidemment.
- Bah on ne doit pas avoir la même notion de kidnappage alors ! Je veux savoir pourquoi je suis ici, enfermée avec une personne que je ne connais pas et que...
- Que tu ne connais pas ?
- Non & pas besoin de me regarder comme ça. Je ne suis pas fan de votre groupe. A vrai dire je ne vous connais pas, et je ne sais même pas comment tu t'appelles. Et cela m'importe peu je dois dire. Je sais juste que tu es le chanteur. Euh, il me semble ?
- Ce n'est pas très logique tout ça... Qu'est-ce que t'es venue faire alors ?, m'interroge-t-il, accentuant son sourcil arqué.
- Bah ça me paraît évident ! Accompagner une des hystériques qui est, par la même occasion, ma meilleure amie.
- Ah... Je comprends mieux ton attitude de tout à l'heure...
- Pardon? Quelle attitude ?
- Tu fermais les yeux. Et puis quand je t'ai regardé... Tu avais l'air... Enfin ce n'est pas grave. On passe aux questions ? Enfin si c'est grave, pourquoi tu m'as regardé comme ça ?
- Oula... Tu ne serais pas un peu schizo toi ? Je t'ai regardé comment ? Et c'est toi qui a commencé à me regarder visiblement très amusé de voir que je me faisais écraser par TES fans. Et de quelles questions tu parles ?
- Je ne sais pas comment expliquer. C'était comme si tu m'en voulais, tu me défiais, 'fin bon. Je ne sais pas, ça m'a perturbé.
- Tu te fais des films toi. J'ai juste soutenu ton regard. Mais j'avoue que j'étais très irritée par le fait que tout le monde me poussait, que j'avais mal, c'était l'enfer & tu avais l'air de trouver ça super !
- Pas du tout. Enfin, je suis désolé d'avoir dégagé cette impression...
- T'inquiète, ça m'empêchera pas de dormir, je t'assure.
- Bon, je comprends mieux maintenant ton comportement et pourquoi tu avais l'air si perdue. Mais ce n'est pas une raison pour que tu te montres désagréable. On passe aux questions ?
- Depuis tout à l'heure tu me parles de ces fameuses questions, mais quelles questions ?, dis-je laissant entrevoir une pointe d'agacement dans ma voix.
- Ah ben normal, tu n'étais pas au courant. En fait, on a choisi quelques filles, dont toi, qui auront le droit de nous poser toutes les questions qu'elles voudront, mais bien sûr on n'a que vingt minutes. Mais visiblement on n'avait pas prévu de tomber sur des non-fans. Oui, ton calvaire sera fini dans 15 minutes maintenant.
- Oh. Euh... j'ai aucune question moi.
- Ca ne t'intéresse pas savoir qui on est ? Moi ça m'intéresse savoir comment tu t'appelles, entre autres...
- Hum, et ça changera quoi à ta vie ?
- Bon. Si tu as tellement envie de partir...

Oops, je sens que je vais me faire tuer par Leila moi. Bon, tu arrêtes d'être sur la défensive, ça suffit ! Quelles questions aimerait que je pose Leila ?

- Mais non, excuse moi, je ne voulais pas te vexer. Je m'appelle Nadia. Je sais, c'est ridicule ce que je vais dire, on ne doit pas te poser souvent cette question mais bon : « et toi ? »

Quelle crotte. Je rougis. C'est la honte. Je suis en train de demander au chanteur d'un groupe mondialement connu comment il s'appelle. Mais bon, au moins je pourrai informer Leila de son prénom. Woow le scoop. Je souris face à ma débilité. Il sourit lui aussi. Aww, très beau sourire au passage. Prendre conscience soudainement de cette moue affreusement séductrice sur ses lèvres me déstabilise. Non Nadia, garde ton sang froid poulette. Mais je me rends compte que j'étais tellement aveuglée par ma mauvaise foi à me plaindre toutes les deux minutes, que je n'avais pas vraiment remarqué à quel point il est beau. Je le scrute minutieusement. Ses traits du visage sont parfaits, très proportionnés. Il est grand et mince. & Pourquoi il prend aussi longtemps à répondre ? Peut-être il s'est rendu compte que je le dévisageais et que...

- Bill, enchanté.

Il me tend sa main parfaitement manucurée. Je suis éblouie par la finesse de ses doigts. Par la beauté de ses mains. Un frisson parcourt mon dos. Pourquoi je suis déstabilisée comme ça ? Tends lui la main banane ! Active-toi !

- Pareil... Oui malgré le fait que j'étais un petit peu énervée, ça me fait plaisir.

Nos regards restent accrochés, comme depuis le début du kidnapping, mais là c'est gênant, terriblement gênant & le pire : je ne comprends pas pourquoi. Je suis nerveuse et stressée. Mon c½ur accélère sauvagement sa cadence. Bill, dis quelque chose parce que sinon je vais partir en courant. Mais pourquoi il me fait cet effet comme ça maintenant ? Mais tu ne vas pas bien ma pauvre, faut te faire soigner.

- Tu n'as toujours pas de questions ? Cette interview sera publiée et puis bon... Je pense que mes fans savent que je m'appelle Bill. Enfin, tout du moins, je l'espère. Sinon je peux continuer les questions moi.

Ouf il a parlé. Ca va mieux là. Mais qu'est-ce qu'il dit ? Non, pas de questions sur moi !

- Bah je ne vois pas quel genre de questions pourrait les intéresser. Attends, j'essaye de me mettre dans la tête d'une des folles dehors.

Je ferme les yeux pour faire style je rentre télépathiquement dans leurs têtes, ce qui –j'en déduis par le bruit discret- le fait sourire une nouvelles fois. Mais heureusement j'ai les yeux fermés, sinon il va encore me mettre dans cet état bizarre. Je sens quand même son regard pénétrant sur moi et ça me perturbe. Je ne peux pas me concentrer comme ça ! Mais bon, vas-y... pose une question NADIA ! C'est pas difficile putain !

- Euh... C'est pour quand le prochain album ?

Youhou ! Nulle encore ! Je ne sais même pas s'ils ont UN premier album. Mon Dieu. J'ouvre les yeux. Il sourit toujours... arrête s'il te plaît !

- Pas mal... Bah on a quelques nouvelles chansons, et beaucoup d'idées. Mais pas vraiment le temps pour le moment. On enchaîne les tournées et je veux prendre le temps de le faire bien comme il faut. C'est vraiment important pour nous. Mais sachez qu'on y travaille déjà, mais qu'on s'y consacrera entièrement quand les tournées seront finies.

Pendant qu'il parle je le dévisage encore. J'arrive à déceler une source de brillance métallique lorsqu'il parle. Un piercing à la langue ? Je commence à les comprendre les filles après tout. Non, non. Concentre-toi. Il a des manières quand il parle que je trouve craquantes. Et il se lèche souvent les lèvres. Et faut que j'arrête de divaguer comme ça, et trouver une autre question ! Mais ses yeux...

- A moi maintenant. Ca te dérangerait que l'on se revoit ?

Quoi ? Je manque un battement de c½ur. Et puis deux. Et puis trois. Nan je serais morte là. Mais je ne suis pas loin. Il doit être en train de se foutre de ma gueule, donc j'ignore son intervention:

- Euuhh sinon... pourquoi « Tokio Hotel » ?
- Les fans connaissent la réponse, mais moi je ne connais toujours pas la tienne...
- C'est mes questions qui seront publiées et pas les tiennes & pour le moment j'en ai posé qu'une ! Et c'est toi la star. Elles s'en foutent de savoir si je veux te revoir, ou comment je m'appelle ou..
- Je ne pense pas qu'elles s'en foutent de savoir si moi je veux te revoir. Tu peux donc me poser cette question et je..
- Non j'en ai une mieux !

Ce n'est pas vrai ; je n'ai aucune question, mais faut qu'il arrête ce jeu diabolique, parce que je vais vraiment péter un cable. Il sourit très amusé. Il sait que je suis en plein conflit interne pour trouver une putain de question et changer de sujet. Et ça le fait rire. Mon dieu, je n'aime pas ça. Je n'aime pas me sentir impuissante comme ça. C'est les vingt minutes les plus longues de ma vie. Je me lance.

- Qu'est-ce qui t'inspire ? Enfin. Si c'est toi qui écrit les chansons...
- Oui c'est moi qui les écris. Dans mes chansons je parle de sujets qui me touchent. Suicide, divorce, amour. Oui, j'écris beaucoup sur l'amour. Mais la plupart de mes chansons n'ont pas un happy end.
- Pourquoi ? C'est des expériences personnelles ?
- Quelques unes oui. J'ai beaucoup souffert en amour et...

Juste au moment où la conversation devenait un minimum intéressante, quelqu'un entre dans la petite salle sans frapper la porte. Je sursaute. Ca va pas toi ? J'ai failli crever.

- C'est fini. Je vais raccompagner la mademoiselle. Veuillez me suivre s'il vous plaît ?

Oh non, c'est encore le géant qui me traite comme une poupée. J'allais répliquer, mais C'est Bill qui le fait avant:

- On arrive, deux minutes.
- Une minute, David veut partir tout de suite.
- Une minute et demie alors !
- Dépêche-toi !

Sur ce, il ferme la porte. Il se retourne et me regarde. Je me suis moyennement habituée maintenant à ce regard profond. On dirait qu'il essaye de lire mes pensées. Je le vois venir lui, donc on va faire vite :

- Bon eh bien... Merci Bill d'avoir répondu à ces questions, certes peu nombreuses. Mais bon, tu n'as pas eu de chance avec moi, je ne suis pas...
- Fan. J'ai compris. Ca n'empêche pas que l'on puisse se revoir.
- Non Bill, sérieux. Je ne vois pas l'intérêt. Et recommence pas s'il te plaît. Je m'excuse vraiment d'avoir été désagréable au début, je te trouve sympa après tout.
- Bah alors ? Pourquoi on ne pourrait pas...
- Pourquoi faire ?
- Se connaître. Parler. Danser. Fumer. Peu importe.
- Et ça nous avance à quoi ? Je veux dire, tu sais bien que...
- C'est la Nadia du début que je retrouve là. Tu changes souvent comme ça ?
- Euuh ...

Je souris. Je ne veux pas qu'on se quitte en mauvais termes quand même. Mais il ne semble pas être du même avis. Aller Bill souris. Tu es tellement plus... CHUT NADIA. Je rajoute :

- N'oublie pas que j'ai une meilleure amie folle de vous. Peut-être que l'on se recroisera, qui sait ?
- Pourquoi compliquer les choses et les laisser dans les mains du destin, alors qu'on pourrait faire plus simple ?
- Parce que c'est tellement plus beau quand les choses ne sont pas prévues jusqu'au moindre détail... Parce que j'aime ne pas savoir ce qui va se passer demain, parce que...

Encore le géant qui se manifeste. Il me casse les kiwis lui, j'étais en pleine lancée philosophique !

- C'est fini, veuillez me suivre Mademoiselle, s'il vous plait.

- Oui. J'arrive.

Je m'adresse à Bill :

- Je suis désolée pour tout. T'inquiète pas, tu verras, demain tu m'auras oubliée.

Il s'apprêtait à protester, mais je lui fais un rapide bisou sur la joue et sors avec le vigile, alias le Géant.



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Impressions ?

Merci pour tous vos commentaires :)

# Online seit Donnerstag, 20. März, 2008 um 19:13

Geändert am Freitag, 30. Oktober, 2009 um 21:32