***__Chαpitre 4__ *** « Elle vα vrαiment me tuer un jour ... »

***__Chαpitre 4__ *** «  Elle vα vrαiment me tuer un jour ...  »
*


_____POV Bill


- Je suis désolée pour tout. T'inquiète pas, tu verras, demain tu m'auras oubliée.

Me lance-t-elle. J'allais la contredire, lui dire que non, que ce n'était pas tous les jours que je demandais à une fille si elle voulait me revoir, mais elle a été plus rapide : elle s'empresse de me faire un bisou sur la joue et part avec Tobi. Je reste cloué au canapé, le regard dans le vide. Je n'y crois pas, elle est vraiment partie. Comment peut-elle être aussi obstinée ? Je lève machinalement une main et la pose sur ma joue, où elle vient de poser ses lèvres. Je revois ces vingt minutes défiler dans ma tête à toute vitesse. Ca faisait longtemps que je ne passais pas vingt minutes -agréables- avec quelqu'un d'autre que le groupe. Je revois sa colère du début, son incompréhension, son indifférence pour ensuite laisser place à sa timidité et à son stress qui la rongeait. Je revois son sourire laissant entrevoir une petite fossette sur sa joue droite. Son regard transparent. C'est incroyable comme elle peut passer d'un extrême à l'autre : d'une timidité sans limites à se transformer en furie et lancer des flammes avec ses jolis yeux gris. Sa franchise. Sa philosophie. Son incrédulité. Et elle croit que...

David rentre brusquement sans frapper la porte -ce qui me fait bondir d'un mètre presque-, me regarde exaspéré et me lance :

- Bill ! Qu'est-ce que tu fais !? Ca fait cinq minutes qu'on t'attend !
- Ah ouais merde, désolé. On y va.

Je me lève tout en essayant de mettre fin à mes réflexions. Je suis David par ces longs couloirs qui me sont si familiers, en direction du van où se trouvent les autres. Elle a sûrement raison, ça m'avancerait à quoi la revoir ? Je ne sais même pas ce qui m'est passé par la tête pour que je sorte ça. Et j'avoue, elle a piétiné cruellement mon amour propre ! Bon c'est passé. C'est fini, je n'y pense plus.

J'entre dans le van et retrouve les autres. Les trois me regardent. Je les sens venir: je ne suis jamais en retard, et je suis le premier à gueuler quand l'un d'eux l'est. Ils vont bien prendre leur pied à sortir tout un tas de conneries. Mon double a l'honneur de lancer la partie.

-C'est pas trop tôt ! Prends ton temps surtout hein, on n'a pas un planning à respecter, pas du tout !

Qu'est-ce que je disais ? Alàlà. Je ne dis rien, il a raison. Je m'installe confortablement, mais les autres s'y mettent aussi.

- Mais les gars, vous devez comprendre, elle devait se faire belle !, lance Gus, très amusé, sachant que je ne répliquerai pas, conscient que je suis fautif.

- C'est bizarre que tu sois en retard pour ta partie préférée : séance photos., rajoute Georg.

Bon, ils sont tous passés, c'est bon ? Je me surprends moi-même à me rendre compte que je ne suis pas de très bonne humeur. Les mots sortent de ma bouche automatiquement :

- Ca va, j'ai compris le message ! Et tu ne peux pas parler toi Monsieur-Je-Ne-Suis-Jamais-A-l-Heure.

- Oh c'est bon ! Qu'est-ce qui t'arrive chou ? T'as tes règles ?, rétorque Georg.

Arg. Je ne gaspillerai pas mon temps à rentrer dans son jeu. Je croise le regard de Tom, un regard inquiet. Hum, je vais avoir des comptes à rendre moi. Je n'ai pas envie. Je ferme les yeux. Mais je les ouvre aussitôt pour chasser l'image qui s'offre à moi : je la revois me dire « T'inquiète, tu verras, demain tu m'auras oubliée ». Je prie pour qu'elle ait raison. Je prie pour que tu aies raison, Nadia.



_____POV Leila


Bon ça fait une bonne demi-heure qu'elle est partie. Qu'est-ce qu'elle fabrique encore ? Le groupe doit déjà être parti. La foule commence peu à peu à disparaître. Je ne sais pas où aller. Je me précipite sur mon sac à la recherche de mon portable. T'as intérêt à avoir ton portable allumé Nadia ! Je te connais toi. Je déteste tomber sur ton répondeur. Oui, à peu près tous les jours je dois lui rappeler à quoi sert un portable. Dieu merci. Ca sonne. Elle répond immédiatement et me dit :

- Tu es où ?!
- On se retrouve au parking où j'ai laissé ma voiture, d'accord ? Tu sauras y arriver ?
- Ouais, t'inquiète !

Elle raccroche. Bon, sa voix semblait normale. Ce qui veut dire qu'elle ne va pas me tuer pour l'avoir fait subir tout ça comme je croyais ; ce qui veut dire qu'elle ne les a pas mangé crus, sinon elle se sentirait coupable ; ce qui veut dire qu'elle doit avoir plein d'autographes et de photos pour moi ! Ouais bon, faut pas rêver non plus. Mais j'ai peur quand même : avec elle on ne sait jamais. J'accélère le pas, en me faufilant entre les filles qui restent encore dans les lieux. J'ai trop hâte de savoir ce qui s'est passé. Tout.
J'arrive sur place. Elle est déjà là, mais elle ne peut pas me voir depuis où elle est, elle est de dos. Je pourrais la reconnaître à un kilomètre avec ses longs cheveux magnifiques. Je commence à courir presque et je lui saute au cou par derrière.

- MERCIIIIIIII !!! Merci, merci Nadia !! Pour tout !! Alors comment c'était ? Tu leur as parlé ? Ils sont comment en vrai ? T'as pas fais ta sale crotte rassure moi ? T'as été sympa avec eux ? Je veux tout savoir !! Et t'as...
- Ca va pas de me sauter dessus comme ça ?! J'ai failli crever –pour la troisième fois de la journée- de peur !

Je la lâche enfin ; on s'installe dans la voiture et je démarre. Je reprends la conversation :

- Excuse-moi ! C'est juste que je suis tellement excitée, tellement contente... et dégoûtée à la fois, pourquoi toi ? Ce n'est pas juste...
- Je sais. Je suis vraiment désolée Leila, je... je sais combien ça comptait pour toi. Je comprends que tu sois énormément déçue, c'est pour ça que je ne compte pas te taper un caca nerveux pour tout ce que tu viens de me faire vivre comme je comptais faire. Trop d'émotions dans une heure. Tu m'as achevée.

Elle sourit. Quand je vous disais qu'elle était adorable...

- Alors, tu me racontes ?
- T'aurais pu me prévenir banane qu'ils allaient choisir des filles pour leur poser des questions. J'avais l'air tellement conne devant le chanteur.
- Mon dieu. Oui je suis désolée, l'idée que l'une des filles puisse être toi ne m'a même pas effleuré l'esprit. Alors ? Allllleeer & je veux tous les détails !
- Bah on est rentrés dans une salle toute petite. J'étais seulement avec Bill. Et... au début, j'étais trop énervée et je...
- Et tu as fait ta sale crotte, j'en étais sûre !
- Oui, un petit peu, mais je me suis rattrapée après, je t'assure ! Mais mets-toi à ma place, je ne comprenais rien. Je lui ai demandé pourquoi ils m'avaient kidnappée comme ça et...
- Tu n'as pas fait ça !
- Si. Et, hum, après il m'a demandé pourquoi je l'avais regardé bizarrement lorsqu'ils passaient tu sais ? Et donc un débat a eu lieu sur ce regard échangé quand..
- Oui je sais de quoi tu parles, je vous ai vu ! J'ai halluciné.. Je.. Non, continue !
- Ensuite... Bon je ne me rappelle pas exactement, je lui ai expliqué que je ne le connaissais pas et que j'étais venue t'accompagner. Je devais poser ces fameuses questions et je ne savais pas quoi dire. Donc j'ai posé deux trois questions débiles et voilà, le tour était joué ! C'est tout.
- Quoi ? C'est tout !?
- Ouais
- C'était quoi les questions ?
- Comment il s'appelait... Et je peux te dire, il s'appelle Bill !

Elle me dit ça toute fière d'elle, malgré l'absurdité de la situation, je ne peux pas m'empêcher de rire. Elle reprend :

- Quand est-ce qu'ils vont sortir leur prochain album et qu'est-ce qui l'inspirait pour écrire ses chansons. Et voilà, j'étais à court d'idées !
- Je vois ça, c'est trop nul, c'est des questions dont on connaît les réponses nous, les fans !
- Bah excuse moi de ne pas en être une !
- Non, t'es pardonnée. Mais c'est tout ? Il n'y a plus rien?, me demande-t-elle légèrement déçue.
- A peu près ouais. Euh, il m'a demandé de le revoir mais je...

Je manque d'écraser une petite vieille qui traversait paisiblement la rue à ce moment-là. Elle me dit ça comme si elle me disait « Tiens, on se fait des saucisses ? » Je me retourne donc vers elle, pour être sûre d'avoir bien entendu :

- Pardon ?!
- Tu as très bien compris, et fais attention s'il te plaît, t'as failli tuer une pauvre viei...
- J'ai vu ! C'était vert ! C'est elle qui ne tient pas à sa vie ! Nadia !!! T'as dit quoi !?

Elle écarquille les yeux comme si la réponse était évidente. J'attends. Je retiens ma respiration.

- J'ai dit non évidemment !

Elle va vraiment me tuer un jour.

- Mon dieu Nadia. Tu es vraiment un cas perdu. Tu m'expliques ? Dis-moi pourquoi t'as refusé, et je veux la vérité !
- Bah je ne sais pas ! Je ne le connais pas, ce n'est pas mon pote ! Et ça me servirait à quoi le revoir ? Je veux dire, ça ne m'avancerait à rien, ça ne m'apporterait rien. Ca ne serait qu'une perte de temps, voilà... Ca te va comme réponse ?
- Non. Ce n'est pas humainement possible refuser quelque chose comme ça. Même si tu n'es pas fan. Il est beau, super connu, il...
- Je n'aimais pas comment je me sentais avec lui. Je me sentais impuissante, je ne contrôlais pas la situation et voilà, c'était une sensation désagréable. Même si j'avoue qu'il est très sympa et très... attirant. Mais le genre de vie qu'il mène me fait peur.
- Je ne te suis pas dans ton raisonnement. Qu'est-ce que...
- Sujet clos. Je ne veux pas, c'est tout. Ca devrait suffire comme raison, non ? Bah voilà.

Je ne dis plus rien. Ca m'échappe complètement. Je n'arrive pas à la comprendre. Je pense qu'il y a des choses qu'elle ne me dit pas. Mais bon, je m'estime déjà heureuse qu'elle soit venue avec moi. Je lui lance un regard rapide : elle lit quelque chose sur son portable.

- J'ai un appel en absence de Quentin. Il m'a laissé un message vocal, il veut qu'on passe chez lui pour lui raconter nos péripéties.

Je fais un signe de tête affirmatif et prends la suivante à gauche. Imaginer la tête qu'il fera quand on lui racontera ce qu'on vient de vivre me fait rire. Apparemment Nadia a pensé la même chose parce qu'elle en rit aussi. Hum, après tous ces événements forts en émotions, on pourra se détendre à écouter les conneries de notre cher Quentin.



____________________________________________________

Impressions ?

Je réponds à quelques questions:

- Non je ne m'appelle pas Nadia . Et le personnage principal c'est pas moi. Je ne me permettrais pas d'écrire dans ma fiction que Bill tombe sous MON charme [ça arrive seulement dans mes fantasmes ça]...
- POV= Point Of View (Je me la joue anglaise quoi ^^)

# Posté le samedi 22 mars 2008 13:19

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 21:35

~ Sondage ~

__Un GRAND MERCI pour tous vos__
__votes__

(mêmes celles qui ont voté1, haha)

Comment noter ?

- Scénario : 1pt
- Ecriture/Style : 2pts
- Originalité : 1pt
- Look 1pt
- BONUS coup de c½ur : 1pt
TOTAL : 6 pts maximum

# Posté le dimanche 23 mars 2008 10:57

Modifié le vendredi 05 juin 2009 18:02

***__Chαpitre 5__ *** « Ce n`est pαs pαrce que j`αdore faire le con que j`en suis un ... »

***__Chαpitre 5__ ***  «  Ce n`est pαs pαrce que j`αdore faire le con que j`en suis un  ...  »
*

« Rien n'est plus trαgique que de rencontrer
un individu à bout de souffle,
perdu dαns le lαbyrinthe de lα vie. »

Martin Luther King



_____POV Tom


Hum... Ca fait du bien un peu d'air frais. L'après-midi touche à sa fin. La journée a été longue. Surtout cette torture de séance photos a été longue. Je déteste poser pendant des heures, je ne suis pas mannequin, merde. Ca me console me dire que ces photos seront dans quelques semaines sur les murs de mes admiratrices et qu'elles baveront dessus. Je souris. Qu'est-ce que je peux être con parfois. Mais il faut dire que c'était particulièrement pénible aujourd'hui, mais bon c'est le prix à payer de la célébrité. Même Billou n'avait pas l'air de prendre son pied pour une fois. Non mais lui, il ne va pas bien. Ouais d'ailleurs faudrait passer aux explications. Mais pour ça faudra attendre qu'on ait un moment à nous. On vient de sortir du studio -photo- et on se dirige machinalement vers le van, direction l'hôtel. Personne ne parle. Tous apparemment trop captivés par leurs réflexions. Et la preuve encore que Bill n'est pas dans son assiette : il ne parle pas. D'habitude il ne s'arrête pas, même si le trois quart de ce qu'il dit à longueur de journée c'est de la merde. Ce n'est jamais bon signe, son mutisme. On se pose aisément sur les sièges. David se trouve juste devant. Il fait un tour des yeux pour voir si tout le monde est là et dit :

- Ohh c'est quoi cette ambiance pourrie ? Il n'est que 18h30 les enfants et vous avez fini pour aujourd'hui ! Ca ne vous fait pas plus d'effet que ça ? On peut rajouter une petite interview dans quinze minutes si vous voul...
- Mais t'as craqué ton slip toi !, répliquai-je tout en souriant.
- Bah alors ! Motivez-vous ! Racontez moi, c'était comment avec les fans ? Qu'est-ce qu'elles ont posé comme question ?

J'éclate de rire, fallait qu'il me rappelle ça lui. Tous me regardent en attendant une explication à mon soudain fou rire. Je ne les fais pas attendre longtemps :

- La petite rouquine a osé me demander si je me masturbais ! Je ne savais trop pas comment réagir ! Chaipas moi, on ne demande pas ça à quelqu'un !

L'anecdote brise l'ambiance glaciale qui s'était installée depuis quelques heures puisque tout le monde rigole, Bill inclu. C'est Georg qui me demande amusé :

- Et t'as dit quoi ? T'as sorti quoi comme connerie cette fois ?
- Ben que j'en avais pas besoin ! La vérité quoi...
- Pas trop mal aux chevilles, ça va ?, me lance Gus.
- Non ça va, dis-je affichant un grand sourire.
- La modestie te caractérisera toujours mon petit Tom, intervient David, tu n'as pas pris son numéro j'espère ?
- Ca va pas ! T'as vu comment elle était laide ! Et puis je n'ai plus de place dans mon répertoire. Par contre à ta petite brune Billou, je lui aurais bien fait une place sur mon portable !

Tout le monde rit une nouvelle fois. Sauf Bill, à qui ça n'a pas l'air de l'amuser. Ca y est, son sourire s'est effacé de ses lèvres, la mauvaise humeur est de nouveau au rendez-vous, quelle mouche l'a piqué lui aujourd'hui ? Il me lance d'un air lassé :

- T'aurais perdu ton temps à lui demander son numéro de toute façon.

Hein ? Je ne pense pas non. J'allais lui demander de développer sa dernière intervention, mais, avec un simple regard -noir- qu'il m'a lancé, il m'a arrêté tout de suite, j'ai compris direct qu'il ne fallait pas. Et l'information est rapidement montée à mon cerveau : J'ai assimilé QUELLE mouche l'avait piqué. Une mouche brune, très belle mouche d'ailleurs. Et faut que j'arrête de répéter le mot mouche. Non mais c'est toujours comme ça avec lui, un simple regard suffit pour savoir ce que ressent l'autre. On n'a pas besoin de se parler pour se comprendre. Mais qu'est-ce qui a bien pu se passer ? Pour pas que les autres posent la question que j'allais moi-même poser concernant la réplique de Bill, j'essaye de focaliser l'attention sur la troisième fan, la blonde, celle qui a posé les questions à Georg et Gus :

- Et la petite blonde, qu'est-ce qu'elle a demandé d'intéressant ?
- Rien d'intéressant, elle était blonde quoi !, explique Georg en rigolant. Ah si ! La fille a carrément proposé un plan cul à Gus. Bon, elle ne l'a pas dit explicitement, mais assez pour faire passer le message !

Tout le monde retrouve le sourire.

- Arrêteee !!! Dommage que je ne sois pas tombé sur elle ! Je lui aurais donné deux-trois cours d'anatomie moi !, dis-je.
- Mais qu'est-ce qu'elle est précoce la jeunesse d'aujourd'hui dis donc ! On ne pourra publier aucune interview si toutes les questions ont été de ce genre-là... , dit David amusé. Vous avez choisi que des perverses !
- Mouais non, on pourra supprimer les questions cochonnes et laisser les sérieuses, nan ?, réplique Georg se sentant vachement concerné.

La fin du trajet se déroule dans une atmosphère détendue et tout le monde rigole. Une fois arrivés à l'hôtel David nous laisse pour aller préparer la journée de demain. Tout le monde se dissipe vers les chambres, histoire de décompresser un peu. Moi, je suis Bill dans la sienne. Il remarque ma présence seulement quand il me ferme la porte à la gueule, sympa frérot. Il me dit dans un ton neutre :

- Ah désolé, je n'avais pas vu que tu étais derrière moi.
- J'ai remarqué oui. Tu as l'air ailleurs depuis un moment. Qu'est-ce qu'il y a ?
- Rien. Je suis juste fatigué.

Il se laisse tomber sur le grand canapé blanc qui se trouve dans le salon de la suite et se masse les tempes. Je reprends :

- Bill, je suis ton jumeau. Je sais quand il y a un truc qui te tracasse. Donc maintenant tu arrêtes de jouer la comédie et tu m'expliques qu'est-ce qu'il s'est passé avec cette fille.

Il ouvre grand les yeux comme si je venais de dire la plus grosse connerie du monde.

- Je ne vois pas de quoi tu parles. Je ne..
- Bill, arrête. Pourquoi tu ne veux pas m'en parler ?
- Mais je te jure qu'il n'y a rien. C'est juste elle qui me tracasse un peu.
- Qui « elle » ? Tu parles de la fan qui...
- Elle n'était pas une fan...
- Hein ?
- Elle était venue accompagner sa meilleure amie. Elle ne connaissait pas le groupe. Du coup, elle n'avait aucune question et... rien ne s'est passé comme prévu. Et je ne sais pas pourquoi je lui ai demandé si l'on pouvait se revoir et...
- Attends. Attends, plus doucement s'il te plaît. Trop d'informations d'un coup pour mon petit cerveau. Tu as...
- Ah ? Parce que tu caches un cerveau sous tes dreads ?
- Ha Ha, très drôle. Bill, tu lui as demandé si tu pouvais la revoir ? Qu'est-ce qui t'a pris ? Ca ne te ressemble pas du tout. Encore si ça avait été moi, c'est compréhensible, mais toi..
- Je sais, justement. Et c'est pour ça que je suis de mauvaise humeur. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Elle m'a intrigué. Ca a dû être ça. Elle changeait d'une émotion à une autre dans l'espace de quelques minutes. Son indifférence me tuait. Je ne sais pas, c'est peut être parce que je ne suis pas habitué. Enfin plein de trucs chez elle m'ont troublé. Son regard, son sourire, son innocence.
- Oulaaaaa, mais qui es-tu et qu'est-ce que tu as fait de mon jumeau ?!
- Arrête Tom, je suis sérieux ! Tu vois que je n'aurais pas dû t'en parler...
- Mais si. C'est juste trop bizarre quoi. T'inquiète pas, ca va passer. Ca se soigne sinon je ne serai déjà plus de ce monde depuis longtemps. Je pense qu'elle t'a énormément plu, tant physiquement que pour sa façon de te parler. Et ça t'a bouleversé car dans ta routine de tous les jours, tu n'as pas l'habitude de ressentir toutes ces émotions vis-à-vis d'une fille. C'est une personne qui t'attire justement pour ça. Parce que ce n'est pas dans ta routine. Il ne faut pas confondre émotions et sentiments. C'est très différent.
- Wouaah mais qui es-tu et qu'est-ce que tu as fait de mon double ? Le fameux guitariste Tom Kaulitz serait-il devenu psy ?
- Ca va, ça va. Ce n'est pas parce que j'adore faire le con que j'en suis un. Comme tu as si bien dit, je cache un cerveau sous mes dreads !

Il sourit. Il a l'air de réfléchir à ce que je viens de dire. Il dit après quelques instants :

- Je ne confonds pas émotions et sentiments. Ce n'est pas une question de sentiments ! Je ne la connais pas. Elle m'a juste troublé.
- Ouaip bah c'est normal frérot. Tu es tombé sous son charme, c'est tout. Qu'est-ce qu'il y a de tragique à tout ça ?
- Bah le fait que je ne la reverrai pas. Certes ce n'est pas tragique mais ça me prend la tête ! Elle me hante depuis ce...
- Hein ? Pourquoi tu ne la reverras pas ? Tu m'as dit que tu lui as...
- Elle a dit non tout simplement.
- Arrête ! Tu rigoles ? Il existe encore des filles sur terre qui nous résistent ?
- Tom... !
- Oui pardon. Euh... Bah ce n'est pas grave. Elle ne sait pas ce qu'elle rate ! Ca va passer je t'ai dit. Et arrête de donner autant d'importance à tout ça... Ce n'est qu'une fille !
- Tu as raison. Oublions ça. Quelque chose de prévu pour ce soir ?
- Je ne sais pas, mais on va te sortir un peu toi, petit frère.
- Je n'ai pas besoin qu'on me sorte. Je peux me sortir tout seul tu sais & je ne suis pas ton petit frère, on est jumeaux ! , dit-il levant les yeux au ciel.
- Ouais, ouais, ça revient au même coco. Et oui tu es mon petit petiiiit frère, je suis né dix minutes avant toi je te rapp...
- Tu vas me la sortir tous les jours celle-là ? Faudrait innover un peu, change de disque !

Je souris. Il n'acceptera donc jamais que je suis son aîné? On frappe à la porte. Ca doit être les gars. Je me lève du canapé et ouvre. En effet, c'est eux. Georg rentre en dansant, ce qui me fait rire, suivi de Gus, et dit :

- Vous êtes prêtes mes petites pucelles ? La nuit nous attend !

- Bah qu'elle attende parce que moi j'ai faim ! , réponds-je en remettant ma casquette à sa place et sors de la chambre, suivi par mes trois gigolos adorés.



____________________________________________________

Impressions ?

Je sais que je me répète mais...
MERCI
Merci de me lire, de me laisser tous vos commentaires,
de me faire rire, de vivre l'histoire avec moi.
Je ne vais pas vous refaire le même speech que d'habitude.
Mais sachez que je vouuuuuuuus adore chères fans
(quoi ? Vous n'êtes pas fan ? Ouch tant pis) !!!

Question primordiale : Vous avez aimé ?!
Ca vous plaît toujours ?
Faut-il changer quelque chose?

Ensuite... Pour la partie concernant la fan blonde :
Je n'ai rien contre les blondes, c'est juste l'humour de mon personnage,
Georg en l'occurrence, que je ne partage pas!

Et non les filles, ne précipitez pas les choses (je vous vois venir ^^) :
Bill n'est pas [encore] amoureux
On ne tombe pas amoureux en vingt minutes.
Il est juste très troublé par cette fille qui lui plaît énormément. Vous avez jamais ressenti ça ?

Je m'excuse pour le vocabulaire pas très délicat qu'ils utilisent... Mais c'est des mecs !!!

A bientôt pour le prochain épisode =)

# Posté le dimanche 23 mars 2008 15:48

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 21:36

***__Chαpitre 6__ *** « Mαis tu crois trop au père noel toi mα chérie ... »

***__Chαpitre 6__ ***  «  Mαis tu crois trop au père noel toi mα chérie ... »
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_____POV Nadia


Absorbée dans mes pensées, je contemple les rues se faufiler à travers la vitre. Mes paupières deviennent de plus en plus lourdes et je ferme les yeux pour les reposer un peu. Quentin va nous faire réciter encore tout ce qu'il vient de se passer et je n'ai pas envie de revivre encore ces vingt minutes dans ma tête. Il va, lui aussi, me demander pourquoi j'ai refusé et je devrai, encore une fois, tout expliquer. Je ne veux plus y penser. Mais ça me tourmente malgré moi : pourquoi je l'ai fait ? Cette question me poursuit depuis que je l'ai laissé planté là, les mots à la bouche, prêt à objecter, à râler tel un petit enfant à qui on vient de lui enlever un jouet. Et même si je m'obstine à le nier, la vérité c'est que s'il est arrivé à me mettre dans cet état en seulement quinze minutes, je ne veux même pas imaginer l'effet que ça me ferait passer ne serait-ce qu'une heure avec lui. Et surtout dans le contexte « connaissance ». Non, je ne suis pas masochiste. Non, je ne pouvais pas me permettre d'intensifier toutes ces sensations qui traversaient mon corps ; ces émotions qui me déstabilisaient et que je n'arrivais pas à contrôler. J'aime garder le contrôle des situations. Je sais pertinemment qu'avec lui je ne pourrais pas. Je me connais. J'aurais été très susceptible de m'attacher -s'il y avait eu cette éventuelle « prochaine fois »- pour un rien : pour un sourire dessiné sur son beau visage qu'il m'aurait dédié, pour une blague qui m'aurait fait sourire, la facilité avec laquelle il fait émerger ma timidité à fleur de peau... ou tout simplement du fait de l'observer parler passionnément avec son tic des lèvres. Vous imaginez passer une heure face à tout ça ? Mon c½ur s'arrêterait de battre. Donc pourquoi endurer tout ça et souffrir gratuitement ? J'ai bien fait, je le sais. Oui, même si malgré moi, j'admets qu'au fond, très au fond, j'aurais aimé le revoir. Je sais que...

- T'endors pas hein, on est presque arrivées !

J'ouvre les yeux subitement. Hein ? Où ça ? Ah oui merde. J'ai complètement déconnecté du monde extérieur. Ca y est, j'aperçois la maison de Quentin. Je soupire. Si seulement Leila ne m'avait pas implorée de l'accompagner je ne serais pas en train de m'auto-convaincre que oui j'ai bien fait ; je ne serais pas si contrariée ; il n'envahirait pas mes pensées comme il le fait.

- Nadia ? Youhou ? Tu descends ou tu comptes rester faire la petite sieste dans la voiture ?

Merde. Si je continue à être complètement à côté de la plaque elle va me questionner. Pitié, surtout pas ça. Je me torture déjà assez toute seule, pas besoin d'aide ! Je descends de la voiture et la suis par le petit chemin qui nous mène devant la porte de notre meilleur ami. Elle frappe à la porte et se tourne vers moi :

- Ca va toi ? Tu as l'air absente...
- Oui, oui ça va... je suis juste épuisée.

Je souris pour la rassurer. C'est un Quentin tout décoiffé et vêtu seulement d'un jean taille basse -laissant voir son caleçon comme à son habitude- qui nous ouvre la porte, un grand sourire tracé sur ses lèvres. Qu'est-ce qu'il est mignon n'empêche. Mais jamais je pourrais sortir avec quelqu'un comme lui : Tous les soirs, il rajoute une nouvelle conquête à sa longue liste. Mais il est adorable. Ses yeux bleus, qui éblouiraient n'importe quelle fille, se posent sur moi.

- Bonjour chéries, rentrez !

On traverse ce court couloir qui nous est si connu maintenant et je m'installe dans le salon, faisant un tour des yeux pour voir si mini-Quentin se trouve dans les parages. Apparemment Quentin a repéré mon geste parce qu'il annonce :

- Non, il n'est pas là ton chouchou. Ils sont tous partis ce matin pour passer le week end à la montagne.
- Oh... Dommage, il me manque ce petit tourbillon, réponds-je laissant apercevoir ma déception dans ma voix.
- Je pensais que tu venais me voir MOI, déclare-t-il sous un air faussement boudeur.
- Rooh Tinou, garde tes belles phrases pour tes victimes. On est à combien de c½urs brisés aujourd'hui ?, demandai-je, l'air distraite.

Je laisse mes yeux savourer la parfaite décoration qui enrobe le salon. Sa mère a vraiment du goût. J'admire tellement cette femme. Elle était mannequin à une époque. Elle est magnifique, et elle a une famille enviable. Trois enfants parfaits. Leila, assise dans le canapé proche au mien, regarde la scène ravie. Elle adore nous voir nous taquiner. Quentin, se dirigeant vers la cuisine, contre-attaque :

- Hum, attends, il faut que je réfléchisse... , il s'arrête quelques secondes. Non, en fait, c'est impossible à dire. Je ne compte même plus ! Vous voulez quelque chose à boire ? Du jus d'orange pour Leila je suppose, mais toi chérie, tu ne bois jamais la même chose ! Donc que veux-tu ?, lance-t-il depuis la cuisine.

Je souris. Ca me fait du bien l'entendre.

- Euh... Aujourd'hui ça sera... du sprite ! Et sinon, ça va, tu le vis bien apparemment ton darkside, ça n'a pas l'air de perturber ton sommeil..., répliquai-je amusée.

Il réapparait dans le salon, une moue séductrice imprimée sur son visage, et nous pose les verres entre les mains. Il prend place dans le canapé et réplique :

- Bah non ! Ecoute, je ne suis jamais faux avec les filles. Si elles rentrent dans mon jeu, c'est parce qu'elles sont conscientes des conséquences... , explique-t-il, l'air de rien, et passant une main sur ses cheveux.
- Toi, ta nuit a été longue. T'aurais pu faire un effort et t'habiller au moins pour nous accueillir, non ?, lance Leila, première manifestation depuis le début.
- Non, je suis tellement plus sexy comme ça !, dit-il faisant encore son sourire dragueur. Et vous alors ! Vous n'êtes quand même pas venues pour me parler de mes conquêtes et me faire la morale ! Comment c'était ce petit séjour à la crèche ?
- Hein ?, m'exclamai-je, ne comprenant pas l'humour du beau blond.
- L'écoute pas Nadia. Il dit de la merde ! Et ne commence pas Quentin... On te raconte mais tu fermes ta gueule !
- Regardez-moi cette dictatrice! Je ne pourrai même pas opiner ?, demande Tinou sous son air faussement innocent.
- Si, mais pour dire des choses constructives s'il te plaît. C'était trop bien ! Je te jure Quentin, en vrai ils sont tellement plus impressionnants, tellement plus...
- Ah bah j'espère pour eux. Parce que c'est pas top en...
- Quentin ! Laisse-moi finir. Je les ai vus, c'était tellement intense me dire que mes idoles étaient qu'à quelques mètres de moi ! C'est une sensation que tu ne connaitras jamais parce que tu es trop ancré dans ton petit monde à draguer tout ce qui bouge.

Quentin ouvre la bouche pour désapprouver mais Leila est plus rapide. Qu'est-ce qu'ils sont mignons.

- Chut ! Je n'ai pas fini.

Quentin referme la bouche boudeur. Leila reprend toute fière d'avoir réussi à lui faire fermer sa jolie gueule :

- Mais ne t'inquiète pas, t'as de la chance que tu m'as moi pour partager ce bonheur avec toi ! Estime-toi heureux mon blond à moi ! Donc je disais, c'est... indescriptible. Tellement d'émotions en si peu de temps. Et tu te rappelles que je t'avais raconté qu'ils allaient choisir des filles et que...
- Oui, oui... comment oublier, tu me l'as gueulé au téléphone et t'as failli me laisser sourd. Je me rappelle surtout que tu as été tellement naïve d'avoir eu l'espoir d'être l'une d'elles. Mais c'est pour ça que je t'aime, trop d'innocence dans une petite tête rousse... , la coupe Quentin.
- HEIN ? Quentin était au courant et pas moi ?! Mais où va le monde ?, intervins-je effarée.
- Et alors ? Qu'est-ce tu t'en fo..., commence Quentin s'adressant à moi cette fois.
- Devine qui a été choisie !!!?, le coupe à son tour Leila, euphorique.

Quentin ne répond pas, perplexe, imaginant sûrement que Leila a été choisie. Elle reprend après quelques secondes :

- NADIA ! Tu t'en rends compte comme la vie est injuste ? ELLE a pu les voir de près, marcher à côté d'eux, leur parler... , raconte-t-elle laissant réapparaître sa désillusion de quelques heures auparavant.

Elle parle avec une telle amertume dans la voix que ça me fait mal au c½ur pour elle. Comment peut-elle donner autant d'importance à un groupe ? Son beau sourire se fane. Quentin, incrédule, pose ses yeux d'un bleu intense sur moi et me dit, pour détendre l'atmosphère :

- Et t'as survécu !?, ce qui fait, malgré tout, sourire Leila. Elle a vraiment envie de le taper.
- Euh... j'ai galéré à vrai dire. Je n'étais pas au courant de cette partie et d'un coup le géant de service m'a kidnappé. J'ai paniqué !
- Tu m'étonnes, je serais parti en courant moi ! Vingt minutes avec ce groupe pourri..., rétorque Quentin souriant. Mais il reprend son sérieux, après avoir aperçu la déception de notre amie Leila dessinée sur son visage. C'est ouf quand même... Je suis désolé Leilou, je suis sûr que Nadia est revenue avec plein d'informations intéressantes sur eux, un numéro de téléphone aussi vu comme elle est belle, plein d'autogra...
- Euh non... Je... J'ai rien fait de tout ça, dis-je l'interrompant me sentant tout d'un coup coupable. J'ai... Je suis nulle.
- Mais non. Tu étais sûrement sous leur charme, s'efforce Quentin de dire pour me rassurer. Leila et moi savons qu'il ne les trouve pas beaux. Mais de toute façon, Leila, tu les reverras ! Nadia t'accompagnera encore la prochaine fois et puis... tu auras plein d'occasions de...
- Ah non, moi je n'y vais plus. C'est ton tour de l'accompagner la prochaine fois Tinou..., m'empressais-je de déclarer.

Pour que ce soit clair. Pour moi c'est fini les expériences Tokio Hotel !

- Han ? C'était tellement une corvée pour toi ?, m'interroge Lei, tout en me regardant accablée.

Arrrg. Je me sens coupable une nouvelle fois. Elle n'a pas le droit de me faire ça après tout ce que j'ai subi aujourd'hui. Je reprends :

- Mais non, Leila. Tu sais que ça m'a fait plaisir faire ça pour toi. Mais tu sais que je ne suis pas adepte des chaos, de tant d'hystérie réunie. Je..., elle me fait les yeux doux. Elle connaît mes faiblesse trop bien et s'en sert à merveille. Je.. je t'accompagnerai une prochaine fois dans très longtemps alors, histoire de me laisser le temps de m'en remettre. Mais pour le moment, tu pourras te contenter de la présence de Quentin avec toi, n'est-ce pas ?
- Hein ? Moi ? L'accompagner voir ces tapettes ? Mais tu crois trop au père noël toi ma chérie...

Je fusille Quentin du regard. C'est son amie aussi merde, pourquoi il y a que moi qui dois faire des efforts ?! J'attaque :

- Tu vas y a aller, un point c'est tout !

Quentin me fixe, incrédule. Oui tu vas y aller mon petit blond, c'est moi qui te le dis. Alors que je suis en plein duel visuel avec Quentin, Leila annonce timidement :

- Il y aura une séance dédicaces dimanche à 14h. Je veux bien y aller avec toi Quentin. Mais promets-moi que tu ne feras pas de remarques désagréables devant eux !

Quentin me lâche du regard pour retrouver celui de Leila :

- Je n'ai pas dit que je viendrai, dit-il agacé.
- Je te connais trop Tinou. Tu le feras pour moi. N'est-ce pas ?, implore Leila.
- Mais ! J'hallucine comme vous êtes des manipulatrices vous les filles ! C'est votre métier ou quoi ?!

Je souris. J'ai gagné. Je sais qu'il l'accompagnera. Merci Dieu, je ne devrai pas revoir ses yeux pénétrants, son regard transperçant, son sourire hypnotisant, son tic des lèvres aveuglant, ses traits fascinants, son... Je m'égare là. Pourquoi je repense à lui ? Je me concentre à nouveau dans la conversation. Leila lui fait le regard suppliant, celui auquel j'ai eu droit la semaine dernière vous savez ? Pour que je l'accompagne aujourd'hui. Je me sens soulagée : il ne m'est pas adressé cette fois ! Ni Quentin ni moi n'arrivons jamais à lui refuser quelque chose. D'ailleurs, elle en profite cette petite crotte.

- Je fais ça une fois, je te préviens ! Et j'espère que tu prends note de l'incroyable effort que ça me demande. Et prépare tout l'argent dont tu disposes parce que ça va coûter cher ma belle rousse, affirme Quentin.

Leila se lève brusquement et saute dans les bras de Quentin qui ne peut s'empêcher de sourire. Oui, on a une amie complètement atteinte. Je fronce les sourcils en repensant à ce qu'elle vient de dire il y a quelques instants : la séance dédicaces de dimanche. Elle comptait déjà y aller. Elle comptait me refaire le coup ! Mon dieu ! J'espère qu'elle n'a pas encore des surprises comme ça sous la main, parce qu'elle risque d'être très déçue. Je ne l'accompagnerai nulle part. Ok, je lui ai dit que peut-être je le referais dans longtemps. Mais je n'ai pas précisé ma notion de « longtemps », héhé. Qu'est-ce que je suis maline. Ma notion de «longtemps» voulait dire dans trois, quatre ans ! Leila se détache enfin de notre beau blond, reprend sa place et rajoute :

- Bon maintenant que je retrouve ma joie de vivre, j'aborde la dernière partie que je voulais te raconter !
- Quoi ? On n'a pas encore fini avec ces boulets ?, demande Tinou, souriant.
- Eh bien non ! Bill, le chanteur du groupe, a complètement flashé sur elle puisqu'il lui a demandé de la revoir !, annonce Leila, fière de son scoop.

Mon Dieu. C'était vraiment vital qu'elle ressorte ça ? Je sens le regard incrédule de Quentin posé sur moi. Mon c½ur se met à battre à cent à l'heure. Rien que d'y penser. Alàlà c'est reparti.

- Nan Leila, n'exagère pas. Il m'a juste demandé de le revoir mais j'ai..., commençai-je.
- Elle a dit non ! Tu comprends toi Quentin ? Hein ? Elle vient de quelle planète explique moi ?, demande-t-elle, laissant entrevoir sa stupéfaction.
- Ca ne me surprend pas, répond Quentin, calmement.
- Hein ? Qu'est-ce qui ne te surprend pas ? Attends, le chanteur..., commence Leila.
- Bah le fait qu'il lui ait demandé de la revoir, ça ne m'étonne pas et ensuite qu'elle ait refusé. C'est normal, moi non plus je ne voudrais pas le revo...
- Quentin, tu es impossible !, l'interrompt Leila levant les yeux au ciel.
- Ecoute elle fait ce qu'elle veut non ?, réplique notre ami, levant un sourcil.

Merci Quentin de ne pas me demander des explications, de ne pas vouloir t'étaler là-dessus. Je laisse échapper un soupir. Je suis vraiment épuisée et j'ai envie de rentrer, de ne plus entendre parler de ce fichu groupe, de revenir à mon monde.

- Ouais mais... Je ne sais pas, ce n'est pas normal. Moi ca m'échappe complètement, continue Leila, ignorant la remarque de Quentin.
- Elle doit avoir ses raisons. Bon, on va s'arrêter là avec ta Tokio attitude parce que je commence à saturer ! Ce soir, on va bouger avec Max et les autres. Vous venez ?, demande Quentin.
- Non, pour moi c'est non. Ca sera une prochaine fois. Je vais rentrer chez moi me reposer, annoncai-je tout en baillant.
- Eh bien moi je viens ! Je dépose Nadia, je passe chez moi me préparer et je reviens ici dans deux heures à peu près. Ca marche ?, déclare Leila.
- Ca marche petite folle, lance Tinou, souriant et me lançant un dernier regard.

Je me lève et me dirige vers la sortie. Quentin me retient par le bras et me chuchote :

- Appelle-moi si tu as besoin de quelque chose.

J'acquiesce faisant un signe de la main, lui fais un bisou sur la joue et sors. Cette horrible journée est bientôt finie.



____________________________________________________

Impressions ?

MERCI
les filles de venir me lire tous les jours.
Je ne me lasserai pas de vous en remercier.
J'espère que cette suite vous a plu...


Je réponds à quelques questions :

- Oui j'ai fait un BAC L
- Non je ne travaille pas, je vais à la fac (Psychologie)
- Ecrire un livre ?? o___O Lol on est pas encore là !!!

# Posté le lundi 24 mars 2008 16:28

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 21:36

***__Chαpitre 7__ *** « Cα fαit deux αns que mon Il reste invαriαble ... »

***__Chαpitre 7__ ***  «  Cα fαit deux αns que mon Il reste invαriαble ... »
*


_____POV Leila


Je fais à mon tour un bisou à Quentin et sors de sa résidence. Je me dirige instinctivement vers la voiture, où Nadia m'attend déjà, mais je suis focalisée sur mes pensées. Je n'aurais jamais imaginé que j'arriverais à persuader le blond de m'accompagner les voir. Bon, Nadia m'a beaucoup aidée il faut dire. De toute façon, il n'a pas eu vraiment le choix, on était deux contre un. Et puis, malgré son air rebelle « je-fais-ce-que-je-veux-quand-je-veux-et-comme-je -veux », ce mec est une crème. Une crème avec un humour particulier, certes, mais on fait avec. Je ne veux même pas imaginer ce que ça va donner dimanche. J'aurais préféré que ce soit Nadia qui vienne avec moi, car elle est un tout petit peu –je dis bien un tout petit peu hein- plus docile que Quentin. Avec lui, ça va être comme si j'étais avec un gosse de quatre ans : je devrais faire attention tout le temps à lui. Oui, parce qu'il va vouloir s'éclipser, ou se mettre à draguer des filles, ou tout simplement sortir une connerie devant eux. Oui, c'est tout à fait son genre. Je laisse échapper un soupir. On n'en est pas encore là. Donc pas besoin de stresser deux jours avant, n'est-ce pas ? Si, si Leila. Faut s'y prendre à l' avance avec lui, comme ça tu n'as pas de mauvaises surprises. Je m'attends à tout.

Et puis ce soir... Il sera là, je le sais. Non, pas Quentin, mais Lui. Je me tourne vers Nadia distraitement et lui demande :

- Tu crois qu'il sera là ce soir ?

Ma question semble la sortir de son monde. Mais ce n'est pas vrai, cette fille vient vraiment d'une autre planète. Toujours en train de rêvasser, déconnectée complètement de la réalité, de ce qui l'entoure. Elle me répond vaguement :

- Qui « il » ?

Et voilà la preuve qu'elle est une nouvelle fois songeuse : Elle ne sait pas de qui je parle, alors que ça fait deux ans que mon « il » reste invariable.

- Tu oses ne pas savoir de qui je parle ?, demandai-je sceptique.
- Faut croire... Tu m'embrouilles avec...
- Je parle de Nikola. Tu crois qu'il sera là ?
- Ah ... Ca faisait un moment que tu ne me parlais plus de lui, je croyais que tu l'avais zappé avec ta folie Tokio Hot..
- Non Nadia, non ! Et je t'ai parlé de lui hier ! Il a été mon premier grand amour, comment aurais-je pu le zapper ?

Je formule cette dernière question rhétorique en repensant -encore une fois- à comment ça s'est fini entre nous. Je reprends :

- Je ne comprendrai jamais comment il a pu passer à autre chose si facilement ?, dis-je, plus pour moi-même que pour établir une conversation avec Nadia.
- Leila, ça fait six mois que vous n'êtes plus ensemble. Tu devrais, toi aussi, passer à autre chose. Et pour répondre à ta question, évidemment qu'il sera là. Tu le sais. Quentin et Niko, jamais l'un sans l'autre, c'est un fait. N'y va pas si tu ne veux pas le voir, si ça te fait souffrir, dit-elle simplement, comme si c'était évident.
- Tu es folle ? Bien sûr que j'irai ! On est quand même amis, il est dans le groupe... Je ne peux pas l'oublier comme ça, alors que je le vois pratiquement tous les jours.
- Tu peux passer à autre chose, mais tu ne veux pas. C'est différent. Et puis tu es vraiment masochiste toi ! Moi, à ta place, je n'irais pas ce soir. Je prendrais mes distances avec lui pour laisser le temps guérir les blessures.
- Toi et ta logique, pourquoi tu te prives de tellement de choses ?... Quand je suis avec lui, je suis heureuse. Peu importe qu'après je verse toutes les larmes de mon corps. C'est le prix à payer.
- Je me prive de souffrir ! C'est vraiment impossible de discuter avec toi, tu es tellement têtue, réplique Nadia levant les yeux au ciel.
- Je te retourne le compliment ma belle, lançai-je, souriante.

On arrive chez Nadia et je m'arrête devant chez elle. Elle sait que je n'ai pas encore fini avec mon bla-bla quotidien donc elle attend ma dernière tirade avant de déguerpir. Je ne la fais pas attendre longtemps :

- Bon, je ne sais pas ce que je vais faire. Fin si, évidemment que je sais, je vais y aller. Mais quand je rentrerai je me sentirai mal, parce que je lui aurais parlé, j'aurais rigolé avec lui... et ces moments magiques passés en sa présence laisseront place à ... Euh, je t'appellerai...
- Comme tu veux... Ne fais pas trop la folle et embrasse les autres de ma part.

J'acquiesce et elle descend de la voiture pour ensuite disparaitre derrière sa porte d'entrée.



_____POV Nadia


Je ferme la porte derrière moi et me dirige vers ma chambre. Je m'étale sur mon grand lit qui se trouve dans le même état bordélique dans lequel je l'ai laissé ce matin. Je fais un tour des yeux comme si les réponses à mes questions se cachaient quelque part entre ces quatre murs bleu ciel. Pourquoi je me sens si vide aujourd'hui ? Rien de ce qui m'entoure ne semble avoir un sens. Pourtant je suis de nature joviale, je me sens toujours bien avec Leila ou Quentin. J'adore le côté délirant de Leila, son énergie débordante ; la quantité de mots qu'elle peut débiter à la seconde me surprendra toujours. Cependant, aujourd'hui, je n'avais qu'une envie : rentrer chez moi. Et Dieu sait combien je chéris les moments passés avec mes deux meilleurs amis réunis. Je ne me comprends pas, c'est peut-être la fatigue. Demain sera différent. C'est donc avec cette intention de dormir et de laisser derrière moi toutes ces émotions ressenties aujourd'hui que j'entends un timide coup à la porte. Décidemment, ma journée ne veut pas toucher à sa fin. Je soupire.

- Tu dors ?, s'aventure mon grand frère.

Oui, je dors, tout du moins j'essaye, ça se voit pas ?

- Oui , réponds-je fermement.
- Super !, déclare-t-il

Il rentre doucement et s'assoit sur le lit. Quelle partie de « Oui, je dors » il n'a pas compris ? J'ouvre un ½il et distingue ses yeux pétillants de malice posés sur moi. Bon, accouche cher frère, je n'ai pas toute la nuit. Mais... il ne parle pas, il se contente de me regarder souriant. Oulala, je suis vraiment entourée de gens étranges. Je vais l'aider à démarrer parce que sinon on en a pour longtemps.

- Oui ? J'ai dit que je dormais.
- Tu as une façon de dormir très originale !
- Bon Marco, qu'est-ce qu'il y a ? Que me vaut l'honneur de ta visite ?
- Salut, oui je vais bien et ça me fait plaisir te voir moi aussi.

Non mais je n'ai pas envie -ni les forces- de faire la conversation, c'est si inhabituel ? Oui, j'avoue.

- Excuse-moi, mais je suis vraiment épuisée. Tu as besoin de me dire quelque chose de particulier ?
- Oh ce n'est pas vraiment important tu sais, ça peut attendre..
- Marco... Accouche...

Il sait comment s'y prendre pour éveiller ma curiosité ; ça c'est fait.

- Si tu insistes, je ne vais pas te laisser dans le suspense comme ça, je n'oserais pas..., répond-il, trainant ses mots.

Je le fusille du regard pour qu'il arrête de tourner autour du pot. Et ça porte ses fruits :

- Bon ça va, pas besoin de me faire ce regard assassin. J'ai appris aujourd'hui que j'ai été accepté dans l'école de journalis...

Je ne le laisse pas finir sa phrase que je me suis déjà jetée dans ses bras. Mon Dieu, c'est génial ! Depuis le temps qu'il attendait ça...

- Marco !!! C'est énorme, tu ne peux pas savoir à quel point je suis contente pour toi. Je sais combien tu as travaillé pour ça, tu le mérites tellement !

Je retrouve un peu de mon euphorie d'autrefois. Ca me fait tellement plaisir, et voilà cette sensation de néant qui me noyait exorcisée. Je souris, tellement heureuse.

- Bon j'ai seulement obtenu un entretien pour le moment. Mais je suis confiant, dit-il souriant, tout en me replaçant une mèche rebelle derrière l'oreille.
- Oh ne t'inquiète pas. Tout se passera bien. J'en suis certaine. Et c'est quand ce fameux entretien ?
- Lundi. On verra bien. Et toi, ça va ?, me demande-t-il fronçant les sourcils et en se réprimandant de ne pas l'avoir demandé plus tôt.
- A merveille maintenant. Je pourrai dormir en paix... Oui d'ailleurs je vais m'y mettre si tu n'y vois pas d'inconvénient.. ?
- Nan... Je te laisse maintenant continuer à dormir de cette façon si originale que tu as développé...

Il pose ses lèvres tièdes sur mon front, me fait un clin d'½il et repart doucement. Je peux désormais laisser mes rêves m'envahir.



_____POV Leila ~Soirée~


Il y a plus de monde de ce que je croyais. Finalement on a décidé de faire une petite soirée chez Max -quand je dis petite il s'agit d'à peu près cinquante personnes-, plutôt que de sortir en ville. Moi ça m'est égal du moment qu'il est là. Mais pourquoi il m'ignore comme ça ? La soirée a commencé depuis maintenant deux heures et c'est à peine s'il m'a dit bonsoir. Je supporte très mal l'indifférence, oui ça me tue. Peut-être que Nadia avait raison après tout. Je me lève du canapé que j'avais colonisé depuis un moment -laissant Carol qui me tenait compagnie- et me dirige vers la table où se trouve l'alcool. Au moins, il m'aime bien lui, et c'est réciproque. Je me sers encore un verre de Tequila -oui, parce qu'il est loin d'être le premier- et scrute lentement la salle. Une grande partie des gens se déchainent sur la « piste », et dans les coins du grand salon j'aperçois des petits groupes qui se sont formés. Je ne connais pas tout le monde, mais presque. Mais ce soir je suis en mode antisocial et ça ne me ressemble pas du tout. C'est juste que j'attends un regard de sa part, un sourire, je ne sais pas, quelque chose qui montre qu'il sait que j'existe. Je le cherche des yeux et le trouve. Il est dans le bar avec Quentin et Fab. Il a l'air bourré, parce qu'il n'arrête pas de rigoler et de faire des mouvements douteux, comme s'il allait tomber d'un moment à l'autre. Mon regard revient sur les danseurs. Alors que je m'apprête à les rejoindre, Kevin s'approche de moi, un verre à la main. Il annonce, souriant :

- Et bah pour une nouvelle, c'en est une ! Leila aurait-elle perdu la langue ? Je ne te vois pas sociabiliser avec tout le monde comme à ton habitude.
- Raté ; ma langue se porte à merveille. Je suis venue me servir quelque chose à boire. J'étais avec Carol tout à l'heure, et avant avec Max, Quentin et Léo. Mais ce soir il y a pas mal de gens que je ne connais pas, ou juste de vue, réponds-je tranquillement, distraite.
- Et depuis quand est-ce un problème pour toi ça ?

Mes yeux se posent sur lui. Il a réussi à attirer vraiment mon attention. Ses yeux couleur noisette me lancent un regard interrogateur. BAM. Il a raison : depuis quand est-ce un problème ? Euh... Depuis que je me focalise que sur le beau brun qui se trouve au fond du salon, et par conséquent converser avec les autres ne m'intéresse pas quand il est dans les environs. Mais ça je ne peux pas lui dire, étant lui aussi un pote très proche de Nikola. J'essaye de soutenir son regard tout en cherchant la réponse idéale mais j'ai du mal à le fixer, je commence à voir flou : l'alcool commence à monter doucement à la tête et à faire ses effets. Mes yeux se détournent donc sur les personnes qui dansent. Ni une ni deux, je pose mon verre, lui prends la main et l'entraîne avec moi parmi la foule.

Je me laisse emporter par le rythme de la musique et me colle à Kevin, qui suit mes mouvements très synchroniquement. Je commence à avoir chaud et prends avec mes mains mes cheveux bouclés pour aérer ma nuque. La musique et l'alcool nous consument et très vite la danse s'échauffe. Je sens ses mains se poser sur ma taille. Malgré la difficulté que j'éprouve à donner une direction à mon regard, je trouve ses yeux et plonge dans son regard, qui lui aussi cherchait le mien. Sa main droite monte le long de mon dos, caresse mes boucles et la pose finalement sur ma nuque, sans pour autant délaisser les pas endiablés qui nous envahissent. Alors que je ne suis plus que musique, quelqu'un intervient et me détache des bras de Kevin. Je n'arrive pas à voir de qui il s'agit, mais la personne me prend la main et me tire violemment vers elle, me traînant dehors. Abasourdie par le bruit retentissant encore dans ma tête et l'alcool, c'est avec peine que je me tiens debout. Je mets du temps à me rendre compte que c'est Niko qui m'a amenée dehors. J'arrive à entrapercevoir son regard accusateur malgré mes paupières extrêmement lourdes. Je croise les bras l'incitant à commencer ses reproches. Faudrait qu'il se dépêche parce que je ne tiendrai pas longtemps l'équilibre. Je fais un mouvement dangereux vers l'arrière, qu'il semble remarquer parce qu'il se rapproche et fais un geste rapide pour me rattraper. Mais je ne suis pas tombée, tout va bien, je contrôle la situation, donc enlève tes pattes de moi. Oh, qu'est-ce que c'est bon être bourrée n'empêche, j'arrive à appeler « pattes » ses si jolies mains ! J'arrive à ne pas penser à lui ! J'arrive à...



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Impressions ?

J'espère que vous ne vous embrouillez pas trop avec tous ces nouveaux personnages. Mais chacun a un rôle particulier, que vous découvrirez au long de ma fiction.

MERCI
pour tous vos commentaires .
-Oui je ne le lâche pas mon merci, j'y tiens!-
Merci encore !!!

# Posté le vendredi 28 mars 2008 16:34

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 21:39