***__Chαpitre 13__ *** « Cette voix ... »

***__Chαpitre 13__ ***  « Cette voix ... »
*

« On rencontre sα destinée
- Souvent pαr des chemins qu'on prend pour l'éviter. »

Jean de La Fontaine.



_____POV Nadia


Je bloque sur le message. Je le relis plusieurs fois pour être sûre de ce qu'il raconte. Mais... l'unique pensée qui me traverse l'esprit est qu'à part d'être archi-borné, c'est un comique ce gars. Nan parce qu'après quelques secondes de non-réaction, je ne peux m'empêcher de rire. Un rire hystérique me direz-vous ? Sûrement. Ce mec me désespère de plus en plus. J'ai envie de gueuler pour extérioriser cette haine qui germe en moi.

Ce soir... Non, je ne peux pas ce soir mec. Il croit vraiment que le monde tourne autour de lui ou quoi ? Je vais à l'université moi, je ne fais pas que poser pour des magazines à longueur de journée. Je dois aussi rattraper ma nuit d'hier... Non. En tout cas j'espère qu'il se prépare psychologiquement, parce que je compte lui faire sa fête quand je le verrai. C'est dingue comme il peut mettre mes nerfs à fleur de peau en deux minutes.

Je relis le sms et mon attention se focalise sur la première partie. Bonne question... Je ne sais pas moi non plus. Il a beau chercher ? Mais je ne lui ai rien demandé moi ! Il a qu'à arrêter de se poser autant de questions de merde et oublier que j'existe bordel. Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi il s'est acharné sur moi comme ça... POURQUOI. Je me laisse tomber en arrière sur le dossier de la chaise et soupire bruyamment. Quand est-ce que cette histoire va arrêter de me prendre la tête... Je ferme les yeux pour pouvoir réfléchir avec clarté... Et une question incontournable fait irruption dans mes pensées : Pourquoi suis-je aussi désagréable envers lui ? Je ne suis pas comme ça... Penser toutes ces méchancetés à son égard ne me ressemble pas. Depuis quand je juge les gens comme ça ? Mais faut dire aussi que son côté buté m'exaspère. Hum, non.., faut que j'arrête de me justifier...

En fait... J'essaye de me persuader que je le hais, qu'il m'énerve, qu'il est lourd... mais non, je ne le connais pas ; pourquoi alors j'essaye de le détester à l'avance ? Tant de haine gratuite... Je ne me comprends pas, ou plus. Je croyais tout maitriser et bien non. Je ne sais pas pourquoi il me met dans tous les états. Je peux le trouver sympa –lorsque je pense à vendredi-, attirant –lorsque je pense à son sourire, à son regard-, passionné –lorsque je me rappelle sa façon de parler-, mais aussi chiant, manipulateur, obstiné, borné, lourd, arrogant... Oh mon dieu... Comment il fait ? Il faut que j'arrête de me voiler la face, et de m'auto-convaincre que je ne veux pas le revoir, qu'il me saoule... Car je ne tremblerais pas comme une feuille à chaque fois que mon portable sonnerait si c'était le cas. Mais je ne veux pas ! Je ne veux pas accepter... Je ne crois plus à toutes ces conneries.

J'en suis là, perdue dans toutes ces pensées contradictoires lorsque quelqu'un frappe timidement à la porte. J'ouvre les yeux et me retourne. Quentin apparait derrière la porte. Je ne peux éviter d'afficher mon air surpris. C'est vrai, j'avais oublié qu'il allait débarquer d'un moment à l'autre. Il s'approche lentement de moi et pose ses lèvres roses sur ma joue. Ensuite, Il s'assoit tranquillement sur le lit, face à moi.

- Excuse-moi d'avoir été désagréable au téléphone. Dernièrement... Je ne sais pas trop ce qui m'arrive... lançai-je dans un murmure.
- Laisse-moi te dire que moi j'ai une petite idée de ce qui t'arrive... Est-ce que cette petite chose qui te tracasse ne s'appellerait pas Bill par hasard ?

Ses mots ont pour effet de former un n½ud déplaisant dans mon estomac. Je sens ma gorge se serrer. De quoi il parle... Qu'est-ce qu'il en sait lui ! Personne d'autre à part moi est au courant de ma lutte anti-Bill. Ses yeux bleu intense me fixent et je dévie le regard, gênée.

- Mais non. Mais non... Pourquoi tu dis ça ?, répondis-je.
- Parce que c'est à cause de lui que tu ne parles plus à Leila. Tu dois donner beaucoup d'importance à ce mec pour que tu lui en veuilles autant...

Rodée -en beauté !- ma belle. Mais trop pas. Il n'est pas important ! Non ce n'est pas ça...

- Oh non Quentin... Ca n'a rien à voir. Je n'ai juste pas aimé qu'elle se mêle de ma vie comme ça. Ecoute, ne te sens pas obligé de nous réconcilier tu sais... Ca passera tout seul.
- Pourquoi tu ne m'en parles pas ? On se connaît depuis qu'on pataugeait à poil dans la piscine... Donc bon, le moins qu'on puisse dire c'est que je te connais... et très bien.

Son image de nous à la piscine à poil me fait sourire. C'est vrai que ça fait une éternité que l'on se connaît et qu'il est comme mon frère. Enfants, c'était toujours lui et moi, contre Leila et Marco. Mais maintenant les choses ont changé, on a grandi. Je ne peux pas me confier à lui comme autrefois. Personne peut voir à quel point je suis fragile... Non. On m'a brisé une fois. Ca n'arrivera plus jamais.

- C'est quoi ton délire avec ce gars... Tu as vu ses cheveux ? Non, me fais pas cette tête, tu les as vus ?

Je le regarde amusée. Et moi qui croyais qu'il était sérieux pour une fois... Eh bah ça n'a pas duré longtemps. Tant mieux, ses questions commençaient à me déranger.

- Tinou, tu dis n'importe quoi... Tout va bien. Je t'ai dit, je n'ai pas apprécié l'attitude de Leila. Ca ne se fait pas, tout simplement.
- Explique-moi dans ce cas où est la gravité de la chose, parce que moi perso, je ne la vois pas.
- Ne joue pas les sérieux, ça ne te va pas du tout, lui dis-je souriante.
- Nadia, je connais mes limites. Donc tu vas arrêter d'éviter mes questions et réponds-moi. Qu'est-ce qui se passe !? Pourquoi c'est l'apocalypse que ce gars ridicule ait ton numéro ?

Il ne va pas me lâcher lui non plus. Je commence à paniquer, à me sentir impuissante... Je ne veux pas lui en parler, pourquoi toutes ces questions... Je ne veux pas sortir de ma carapace protectrice. Je ne veux pas le laisser entrer, même si c'est Quentin, mon adorable Quentin... Malgré moi je commence à trembler, ce qui trahi mon faux air « tout va bien ». Je vois Quentin se lever et venir s'agenouiller devant moi.

- Nadia... Tu me fais peur là.
- Oh Quentin... Tu ne peux pas savoir à quel point je suis contrariée. Pendant les vingt minutes que j'ai passé avec Bill, je me suis sentie trop impuissante, je ne contrôlais pas mes émotions, il m'a vraiment fait de l'effet. Pas dès le début, parce que je ne pigeais rien à la situation, et j'étais sur la défensive... Mais lorsque j'ai rangé mes crocs, lorsque j'ai rangé mes armes... Il m'a trop déstabilisée. Et tu sais que moi je fuis ce genre de situations. Depuis... Enfin, tu sais. Et, c'est pour ça que j'ai refusé de le voir. Et que là, Leila se permette de m'obliger à faire face à tout ça une nouvelle fois... Ca m'a mise hors de moi. Bon, là c'est à cause de mon frère si je dois le revoir, donc Leila n'est plus vraiment fautive. Mais tout a commencé par elle. On dirait que tout le monde est contre moi, que le destin s'efforce de me faire subir ça, qu'il me met à l'épreuve. Et moi, je lutte quand même, je me force à le haïr pour ne pas devoir vivre tout ça une nouvelle fois tu sais ? Parce que même s'il ne m'a pas demandée en mariage, s'il veut juste me revoir « pour faire connaissance » je cite ses mots... Eh bien, je me connais moi, je sais que je suis une conne sensible qui va s'attacher pour n'importe quoi... Et je ne peux pas me permettre tout ça... Quentin ?

Il me regarde, complètement plongé dans mon regard, complètement absorbé par mon discours. J'ai craqué, mon dieu. J'ai tout dit. Mais, je suis heureuse de l'avoir fait devant Quentin et pas quelqu'un d'autre qui aurait un peu forcé. J'essaye de déchiffrer ce qu'il pense à travers ses yeux, mais non, je n'y arrive pas. Son regard reste impénétrable.

- Nadia... Ce qui s'est passé avec Damien, c'est du passé. Ce que tu ne peux pas permettre ce n'est pas de t'empêcher de vivre des nouvelles rencontres, mais de laisser ce passé te hanter. C'est fini, c'est passé. Enterre-le une fois pour toutes. Et ce n'est pas le destin qui s'obstine à te faire souffrir, ça s'appelle la « vie », lance-t-il et fait une pause. Je dois dire que je ne m'attendais pas du tout à ça... Et il y a quelques parties que je n'ai pas comprises... Qu'est-ce qu'il a à voir Marco dans tout ça ?

Ses premiers mots sortis de sa bouche travaillent dans ma tête. Il a raison, et pourtant...

- Nadia... Marco dans tout ça ?
- Marco... Oh.. Il a été accepté dans son école de journalisme. Il a du passer un entretien. Mais pour être admis totalement, il doit présenter un dossier qui consiste à faire une interview à une star connue. Et.. Je lui ai passé le numéro de Bill, et... Bill.. Il ne concède l'interview que si moi j'accepte de le revoir. Oui cherche pas, il est grave ce mec.
- Putain mais moi je ne suis au courant de rien de ce qui se passe dans cette maison ! Je vais aller le chopper après Marco. Il faut vraiment vous presser pour vous sortir les informations, hein ! Ca doit être de famille, enfin bref. Continuons...
- Bah c'est fini quoi...
- Bon écoute. Il faut que tu arrêtes de t'empêcher de vivre toutes ces émotions... Tu es encore un être humain je te rappelle. Ce n'est pas en fuyant ce genre de situations le reste de ta vie que tu seras à l' abri d'émotions fortes et que tu ne contrôles pas. A un moment ou à un autre, tu devras passer par là, que ce soit avec ce Bill -dont je désapprouve ses cheveux ridicules- ou un autre. Et c'est très puéril bouder Leila pour ça, j'espère que tu en es consciente. Parce que le problème vient de toi, qui ne veut pas avancer.

Il se relève et s'allonge tranquillement sur le lit. Ses mots... Ils sont tellement vrais. C'est pour ça que je ne voulais pas en parler avec lui, ni avec personne. Il me lance toutes ces vérités en pleine figure, comme ça. Mais... Il n'y a que la vérité qui blesse, on dit ? Eh bien, on dit bien. Je me lève avec peine de ma chaise et m'allonge à ses côtés. Il m'entoure les épaules avec l'un de ses bras.

- Ce qui me tracasse moi c'est... Comment il fait ce mec pour faire mouiller les culottes d'autant de filles ? Tu as vu sa gueule !?

Je ne peux m'empêcher d'éclater de rire.

- Ne sois pas jaloux Tinou. Il est beau... Aussi beau que toi, je te rassure, dis-je pour le consoler.
- Ah non, arrête... Je suis mieux quand même ! Lui... On dirait une fille franchement !
- Moi je trouve ses traits parfaits... Fins.... Proportionnés...
- Oulala... ça se voit qu'il t'a fait de l'effet oui...

Je lui donne un léger coup de coude entre ses côtes, ce qui a pour effet de le fait rire. Je me sens mieux. Il sait tout maintenant. Le fait d'avoir parlé m'a enlevé ce poids. On reste quelques instants comme ça, dans les bras l'un de l'autre, savourant ce moment.

- Quentin ?
- Hum ?
- Merci.

Pour unique réponse il me fait un bisou sur ma joue. Et c'est là que la porte s'ouvre dans un fracas assourdissant pour ensuite laisser entrevoir un Marco vêtu seulement d'un jean.

- Ouuuuh, pardon... Alors comme ça, on fait réunion et on ne m'invite pas ?, lance-t-il d'un air amusé.
- Et moi alors ?, dit derrière lui une voix que je reconnais immédiatement.

Leila se glisse sous le bras de Marco pour entrer dans la chambre. Deux paires d'yeux nous fixent Quentin et moi, allongés sur le lit.

- Bah pas besoin de vous inviter puisque vous le faites très bien tous seuls.. C'est la fête ici dites donc... , annonce Quentin jovial.
- Nadia, dois-je te rappeler à quoi sert un portable ?, demande Leila s'adressant à moi, les bras croisés sur sa poitrine ; un sourcil levé.
- Et toi Marco, dois-je te rappeler de m'avertir lorsqu'on est admis dans une des meilleures écoles de journalisme du monde ?, demande à son tour Quentin.
- Eh bien, vu qu'on est dans la lancée des reproches, dois-je vous rappeler qu'on frappe à la porte avant d'entrer ?, exclamai-je à mon tour.

On éclate de rire tous les quatre à l'unisson. Marco et Leila viennent nous rejoindre sur le lit, comme on faisait lorsqu'on était petits. Sauf qu'à l'époque on rentrait les quatre dans un lit deux places... Là, ça commence à devenir un peu serré.

- Qu'est-ce que tu fais là Leila ?, demande Quentin, une fois que l'on s'est calmés.
- Bah je suis venue parler avec Nadia... Marco m'a ouvert la porte et on est montés ensemble. On ne savait pas que tu étais là... Et toi ?
- Bah je suis aussi venu parler avec Nadia...

Je les vois échanger un regard complice, de complot je dirais... Mais je dois être en train de me faire des films.

- Eh bien ma s½ur est très sollicitée, c'est le moins qu'on puisse dire... Personne ne vient me voir moi ?, demande Marco, sous un air faussement boudeur.
- Je serais venu te voir moi si j'avais su que tu étais accepté dans cette école sale gosse ! Oh oui... et t'inquiète, je comptais passer après te faire chier un peu : Alors comme ça on va interviewer Bill des Tokio Hotel ?, demande Quentin moqueur.
- PARDOOOOOOOOONNNN ?, exclame Leila, se redressant d'un coup.

Mon dieu, elle va me laisser sourde si à chaque fois qu'on prononce le prénom « Bill » elle réagit comme ça... Merde ! Bill ! Je ne lui ai pas répondu !!! J'ai complètement zappé. Bon, il faut que je l'appelle après..

- Leilou, mon c½ur, tu peux désactiver ton micro intégré ?, réplique Marco. Oui, pas de bol, il se trouve juste à côté d'elle.
- Très drôle ! Déjà, de une, moi non plus je n'étais pas au courant pour ton école, commence Leila, sous un ton accusateur. Et de deux, tu rigoles ?! Tu vas inter...
- Mais arrêtez de me faire un caca nerveux pour l'école, je n'ai su qu'aujourd'hui ! Et oui, je vais interviewer ce gars..., répond Marco, mais il s'empresse de rajouter, repérant le sourire moqueur de Quentin. Mais parce que je n'ai pas le choix ! Et puis il me sauve la vie, donc je l'aime ce mec. Peu importe qu'il chante de la merde.

Leila inspire tout l'air dont ses poumons sont capables, les sourcils froncés. Ouille, je la sens venir.

- Attention à ce que tu dis ! Il chante super bien ! Et puis, ne parle pas si tu ne connais pas, d'accord ? Je ne te laisserai pas les insult...
- Ok, j'ai compris chérie, caaalme toi... Ca vous dit on descend manger ?, la coupe mon frère.
- Marrrccccoooo !!!, crie Leila s'agrippant à lui. Je pourrai être présente à l'interview ? S'il te plait !! Je te promets je serai sage, je ne dirai pas un seul mot, je prendrai calmement des notes, s'il te plait, s'il te plait !!!

Quentin et moi nous contentons de nous délecter de ce spectacle qui se déroule sous nos yeux.

- Et si on continuait cette passionnante conversation devant une bonne pizza ?, lance enfin Quentin, en se levant.

Marco et Leila font de même, tout en continuant à débattre sur cette interview et se dirigeant vers les escaliers. Quentin, encore dans la chambre et remarquant que je ne bouge pas me demande :

- Tu ne descends pas ?
- Si, j'arrive... J'ai un appel à faire. Je vous rejoins dans deux minutes.

Il me fait un clin d'½il et répond :

- Comme tu veux.

Il ferme la porte derrière lui et moi je cherche des yeux mon portable. Lorsque je le trouve, je cherche dans le répertoire le numéro de Bill et appelle. Je sens le stress monter en moi, mon c½ur se met à battre à mille à l'heure. Ca sonne...

- Allo ?

Cette voix...

____________________________________________________

Impressions ?

Comment seront, selon vous, les retrouvailles B&N ?

Gracias . Merci . Danke . Thanks
pour tous vos commentaires...

Love You ♥

# Online seit Sonntag, 13. April, 2008 um 09:02

Geändert am Freitag, 30. Oktober, 2009 um 21:25

***__Chαpitre 14__ *** « Personne ne gâcherα mα soirée αujourd`hui ... »

***__Chαpitre 14__ ***  « Personne ne gâcherα mα soirée αujourd`hui ... »
*


_____POV Nadia


Cette voix...

Celle qui me hante depuis quelques jours... Comment ai-je pu croire l'avoir oublié ?

- Allo ?, répète-il.

Oops...

- Euh... Bonsoir Bill, C'est... C'est Nadia... Euh, excuse-moi, je te dérange ?
- Non, pas du tout... Ca me surprend que tu m'appelles...
- Oh, c'est juste que ce que j'ai à dire c'est un peu long pour l'écrire par sms... Mais si tu veux, je raccroche et je te l'écris quand même...

Putain... Ma nervosité, additionnée à ma timidité soudaine me font dire de la merde. Je l'entends rire discrètement à l'autre bout du téléphone. Je peux très bien imaginer ce sourire tracé sur ses lèvres...

- Mais non... C'est juste que vu ton dernier -et unique- message, je te croyais énervée... C'est pour ça que ça me surprend, agréablement...
- Ah... Euh, oui je dois avouer que je l'étais et je le suis toujours d'ailleurs. Mais ça, on en parlera face à face. C'était pour te dire que ce soir ça va être compliqué pour moi, voire impossible. Je n'ai pas trop dormi hier et...
- Ah bon ? T'aurais pu me répondre à mon sms alors...
- Et demain j'ai cours.
- Hum.. Je vois que tu n'as pas changé tes habitudes : tu ignores toujours ce qui te convient. Je t'avoue que ça m'a manqué. Quand alors ?
- Je ne sais pas, ce week end ?
- Ce week end est chargé pour nous. J'aimerais que l'on se voit que nous deux, mais ça va être impossible. Je n'ai que vendredi de libre et avec les gars, on avait prévu une soirée, en boîte. T'as qu'à venir avec nous. Et viens avec quelqu'un si tu veux... Certes, je me répète mais j'aurais préféré que l'on se voit tous seuls mais...
- Boîte ?, le coupai-je. Il parle vraiment trop et faut qu'il arrête de répéter qu'il veut qu'on se voit que nous deux, ça me met mal à l'aise. Ca me va parfaitement. Bon, on se rappelle pour se tenir au courant... Eh bien, bonne soirée.
- Tu me laisses déjà ?
- Oui... Je... On m'attend. Mais sache qu'on a quelques comptes à régler, si tu vois ce que je veux dire...
- Hum... J'ai une petite idée oui..., me répond-il d'une petite voix, trainant ses mots.
- Parfait. Salut..

Finis-je d'une voix sûre. Mais... Il ne veut pas me retenir un peu?

- A vendredi Nadia..

Apparemment nan. Tant mieux. Tant mieux Nadia ! Ca va pas ou quoi... Mon Dieu.

Je raccroche et laisse mon c½ur reprendre son rythme normal. Je reste figée là, le portable à la main, à repasser cette conversation dans ma tête. Vendredi. Mon Dieu, c'est dans seulement quelques jours. Je ne sais pas si j'aurai le courage d'y aller. Mais si. C'est bon Nadia... Arrête de paniquer et de fuir tout ce qui te fait peur, écoute pour une fois les conseils de Quentin. Je souris lorsque je repense à Quentin, cette transformation... Il devrait faire son numéro plus souvent, même si ça ne lui va pas du tout, c'est mignon. Mon sourire se fane lorsque mes pensées reviennent à la conversation. Ca me rassure d'un côté que ce soit en boite cette« prochaine fois », Il y aura plein de monde, la musique à fond... Il ne pourra même pas me parler avec le bruit autour... Oui c'est bon. Pas de panique. Et puis après vendredi soir, je pourrai enfin...

- NADIAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!

Vocifère une voix féminine depuis l'étage d'en dessous. La délicatesse -inexistante- dont Leila fait preuve m'arrache de mes pensées. Je soupire, laisse tomber le portable sur le lit et descends les rejoindre. La scène qui s'offre à moi lorsque j'arrive dans la salle à manger me fait rire : Leila vient de renverser son verre d'eau en pleine figure de Quentin. Marco a l'air de se régaler du spectacle, un sourire en coin, tout en dégustant sa portion de pizza. Des vrais gamins. Je m'installe à côté de Marco et me sert une portion.

- Tu vas arrêter de parler d'eux sans les connaitre !, lance-t-elle, se rasseyant.
- Ah parce que TOI tu les connais peut-être ?, répond-il, s'essuyant avec sa serviette le visage.

J'observe Tinou, sa mèche de côté mouillée lui colle au front, ce qui lui donne un air enfantin. Ses yeux pétillent de malice.

- Plus que toi sûrement. Et puis on t'a pas sonné !, réplique mon amie à son tour pour ensuite bouger sa tête gracieusement vers mon frère. Alors Marco ? Tu comptes me faire poireauter pendant encore longtemps ?
- Ca ne dépend pas de moi Leilou, je verrai avec le fameux chanteur demain.

Je viens de me rendre compte qu'ils parlent encore de Lui. Décidément, je ne comprendrais jamais la fixation que Leila fait sur ce groupe.

- Promets-moi alors que tu feras tout ton possible..., supplie-t-elle, se concentrant sur sa pizza.
- C'est ridicule, recommence Quentin.

Leila lui lance un regard noir qui veut tout dire. Je manque de m'étouffer avec ma pizza lorsque Marco, ignorant les deux gosses qui n'arrêtent pas de se chamailler, me demande naïvement :

- Alors tu le vois quand Bill, toi ?

Leila se détache donc vélocement du regard de Quentin, provocateur, et pose ses yeux sur moi, incrédule. Marco, remarquant sa maladresse et prévenant ce qui va se passer, se bouche machinalement ses oreilles :

- QUOI !!? Mais c'est pas vrai !, déclare-t-elle légèrement énervée. Tu me dis rien Nadia !!! Marco fait une interview à Bill, toi tu le vois je ne sais pas quand..., continue-t-elle, appuyant ses dires avec des gestes de la main qui se veulent ironiques. Et je dois vous supplier de me laisser les voir alors que vous savez combien c'est important pour moi ! Visiblement vous n'en avez rien à foutre.
- Je ne savais pas que j'allais le revoir Leila... Me regarde pas comme ça, c'est vrai. Et je le fais pour Marco. Bill n'accepte de faire cette interview que si je viens vendredi ET.. attends je n'ai pas fini ! Tu peux venir avec moi si tu ve...
- Si je veux !? Bien sûr que je veux !!!

Elle se lève brutalement de la table -renversant sa chaise- et fait le tour pour m'entourer de ses bras, tout en me faisant des bisous sur tout le visage.

- Hum, ça doit être bon des bisous à la pizza ..., opine Quentin, ironique.
- J'avoue, arrivai-je à dire, malgré le fait que Leila me suffoque dans ses bras.

Elle se détache enfin et reprend sa place, un grand sourire dessiné sur ses lèvres.

- Je peux venir aussi ?, demande contre toute attente Quentin.

Marco, Leila et moi le regardons, arrêtant tout mouvement et attendant qu'il finisse sa blague. Parce que ça ne peut être que ça, une blague. Mais il se contente de hausser les épaules et dire :

- Bah quoi ? J'ai envie de tripper moi aussi...
- T'as cru ?, l'attaque Leila. Tu ne viendras pas, tu veux sûrement venir te foutre de leur gueule et...
- Et rien, je viens avec vous... Sauf si ça te pose un problème Nad ?

Euh... Qu'est-ce qu'il mijote celui-là ? Ca ne doit être rien de bon... Mais après la petite séance conseil d'avant, je lui dois bien ça.

- Pas de soucis. Il m'a dit de venir avec qui je voulais donc... Pourquoi pas.

Leila s'apprête à protester mais Quentin la devance :

- Merci Nad, dit-il, accentuant mon prénom, mais ne quittant pas Leila des yeux. Je ne vois pas pourquoi tu pourrais assister à ce superbe événement et pas moi...
- Eh bien, je m'abonne aussi.

L'attention générale se focalise désormais sur Marco qui vient de lancer cette dernière phrase. Je ne comprends rien. Pourquoi ils veulent venir ces deux là ? Je me contente d'hausser les épaules et continuer à manger. Je verrai bien vendredi sur place. Mais Leila a vraiment l'air de s'inquiéter :

- Les gars, ça ne sert vraiment à rien si vous comptez venir pour foutre la merde, je vous préviens, dit-elle avec un air qui se veut menaçant.
- Tu fais pas trop peur tu sais mon amour ?

Leila lève les yeux au ciel et continue, ignorant l'intervention de Tinou :

- Ahh.. Soit. Je suis trop heureuse de savoir que je les reverrai !! Personne ne gâchera ma soirée aujourd'hui, annonce-t-elle euphorique tout d'un coup.

Et c'est là que quelqu'un frappe à la porte. Marco me lance un regard, signifiant « Vas-y toi », mais je lui en renvoie un signifiant « Nan, toi ». Il s'avoue vaincu et se lève pour disparaitre derrière la porte et aller ouvrir. Pendant ce temps, Quentin et Leila se lancent des regards meurtriers mais ils ne tiennent pas longtemps car les deux craquent et sourient synchroniquement. Marco revient sur la pièce, accompagné. Il s'arrête à quelques mètres de nous et lance à Leila :

- T'es sûre Leilou de ce que tu viens de dire ?

Elle ne semble pas comprendre tout de suite. Moi non plus. C'est que lorsqu'on aperçoit Niko derrière lui qu'on assimile. Je lance un regard furtif à Leila, qui a l'air de regretter ses mots.

- En effet, je retire. Il y a UNE personne qui peut le faire, lance-t-elle avec mépris.

Mes yeux reviennent sur Nikola, qui la regarde vexé, même s'il ne doit pas trop comprendre ce qu'il se passe.

- Et qu'est-ce que tu viens de dire ?, réplique Niko, fixant Leila.
- Qu'est-ce que tu fais là Niko ?, demande Quentin, attirant l'attention de l'intéressé.
- Je suis passé chez toi et ta mère m'a dit que tu étais ici, alors je suis venu vous voir... Je ne savais pas que...

Il s'arrête là... Mais on connait tous la suite. L'ambiance s'est refroidie d'un coup.

- On monte Leila ? On va les laisser entre mecs..., dis-je pour éviter que ces deux-là s'entretuent comme ils adorent faire.
- Non.. Ca tombe bien, je voulais te parler Leila, intervient Nikola, se rapprochant de la table.
- Dommage que moi pas, dit-elle avec un sourire forcé, et se levant pour partir.

Je me lève à mon tour et entreprends le chemin pour monter dans ma chambre, en espérant que Leila me suive. Ce qu'elle s'apprête à faire mais lorsqu'elle arrive au niveau de Niko, il la retient par le bras.

- Leila, arrête... Il faut que je te parle.

L'ambiance est vraiment tendue... Quentin, Marco et moi observons la scène, craignant que ça explose à n'importe quel moment. Mais Quentin se lève à son tour et arrive à leur niveau, prend la main de Niko, qui, elle, retient toujours le bras de Leila, et lance :

- Elle ne veut pas te parler Niko.

Je ne sais pas si c'est une bonne idée que Quentin l'affronte comme ça ... Mais c'est fait. Quentin lui lance un regard perçant, que Niko ne se gêne pas de lui renvoyer. C'est vraiment rare que Tinou contredise son meilleur ami, pourtant il le fusille des yeux. Marco est aussi perplexe que moi.

- Ne te mêle pas s'il te plait..., lance enfin Niko.
- Lâche-la, maintenant, réplique Quentin.

Il n'a pas l'air content mon beau blond. Le duel visuel entre les deux amis continue, alors que Leila ne sait pas quoi faire et les regarde incrédule. Nikola se décide enfin à la lâcher et Leila court vers les escaliers, se refugier dans ma chambre je suppose. Quant à eux, ils continuent à se défier du regard sans parler... Je fais demi-tour et m'apprête à rejoindre Leila laissant les trois seuls dans la salle.



____________________________________________________

Impressions ?


Tous les commentaires que vous m'avez laissé m'ont vraiment touchée.
Merci, encore & encore.

Bises :)

# Online seit Samstag, 19. April, 2008 um 20:11

Geändert am Freitag, 30. Oktober, 2009 um 22:08

***__Chαpitre 15__ *** « J`oublie tout ... »

***__Chαpitre 15__ ***  « J`oublie tout ... »
*


_____POV Bill


- Parfait. Salut..

Me répond-elle froidement. Pourquoi se sent-elle obligée de se montrer aussi désagréable à chaque fois ?

- A vendredi Nadia..

Lance-je pour mettre fin à son supplice. Je raccroche et manque de jeter mon portable par terre. Elle m'énerve. Vendredi j'ai bien vu qu'il y avait plusieurs « Nadia's » qui habitaient son corps... J'ai envie de revoir la deuxième moi !! Bon, non... Ce n'est pas vrai, sinon elle ne m'aurait pas autant intrigué. C'est la première Nadia désagréable et chiante qui a éveillé ma curiosité. Je suis masochiste, vraiment. Ce genre de personnalité hostile et insolente n'attire personne, sauf les cons comme moi. Et la deuxième, celle qu'elle s'efforce de cacher, est douce et mystérieuse... Et cette fille me rend plus con que d'habitude.

Je reste figé sur le couloir, à penser à tout ça, à vendredi, avant d'aller rejoindre les autres, au restaurant de l'hôtel. J'ai quitté la table dès que j'ai senti mon portable vibrer dans mon poche et ai vu que c'était Elle. Au début, j'ai jeté un simple coup d'½il en pensant que c'était sûrement Andréas qui appelait et je m'apprêtais à répondre vite fait et lui dire que je le rappellerai. Mais à ma plus grande surprise, ce n'est pas le nom d'Andréas que je vis s'afficher sur mon écran mais celui qui me hante : « Nadia is calling » -ouais, j'ai mon portable en anglais pour improve my english-. Alors que mon c½ur s'emballait, je me levai de la table et sorti dans le hall, sous le regard étonné des gars.

Je retourne donc dans ce luxueux restaurant de l'hôtel. Je reprends ma place -à côté de Georg- et les trois arrêtent de parler pour ensuite m'interroger du regard.

- C'était Nadia. Euh, elle vient avec nous vendredi, ça ne vous dérange pas ? Elle viendra sûrement avec une copine...
- Oh yeah, lance Georg, tout en sirotant le liquide de son verre. Je verrai enfin la fille qui t'a mis ce gros vent mémorable, faudra que je me rappelle de la féliciter.

Je le tape derrière la tête ce qui a pour effet de lui faire murmurer un « Aiieeuh »

- Oh yeah, reprend Tom. Elle vient avec une copine ? Ca promet, s'aventure-t-il.

Je lui aurais bien mis une tarte à lui aussi, mais il se trouve en face de moi, donc c'est plus compliqué.

- Ca ne me dérange pas, non.

Lance Gus naïvement. C'est le seul des trois qui a pris la peine de répondre à ma question. Je hoche la tête tout en continuant à manger. Je commence à appréhender la soirée de vendredi ; et si c'est la Nadia-Furie qui vient ? Je n'ai pas envie qu'elle me tape un scandale à cause de mon petit chantage.

- Alors Bill... Ils m'ont expliqué vite fait ce qu'il s'est passé. Mais pourquoi tu tiens tellement à la revoir ? C'est le coup de foudre ou quoi ?

Continue Gus, avec son air innocent.

- C'est pas censé être réciproque le coup de foudre ?, demande Tom, fronçant les sourcils.
- Je sais pas, j'y crois pas à ces conneries moi..., répond Georg.

Coup de foudre ? Euh... En effet c'est censé être réciproque donc non. Ou peut-être que j'ai développé ce nouveau coup de foudre qui va que dans un sens ? Quand je disais que cette fille me rend con... Je souris. Je n'y crois pas non plus de toute façon.

- Normal, il faut le vivre pour y croire.

Ou tout du moins c'est ce que je pense croire. Gus a lancé cette dernière réplique comme s'il parlait du temps, comme si c'était la chose la plus évidente sur Terre. Il attire machinalement notre attention et trois paires d'yeux se posent sur lui.

- Tu parles en connaissance de cause mon blondinet ?, lance Tom tournant la tête vers lui, un sourire en coin.

Gus sourit, fier d'avoir créé cette atmosphère de mystère autour de lui et répond simplement :

- T'as cru que c'était noël ou quoi ? Les confidences c'est pas tous les jours de l'année tête de poulpe.

Georg rigole alors que Tom affiche un air boudeur de s'être fait casser. Alors il y croit ? Gus croit à ce mythe ? Je crois que je vais avoir une conversation sérieuse avec lui plus tard. Il saura mieux faire le Psy que Tomy.



_____POV Leila


Dès que cet abruti me lâche je m'éclipse vers la chambre de Nadia. Je sens les larmes me monter aux yeux. Mais de quoi veut-il qu'on parle ? Pourquoi il ne veut pas me laisser l'oublier une fois pour toutes ? Pourquoi cette relation me poursuit ? Nadia a raison, ça fait six mois qu'on a cassé, faut que je passe à autre chose. Il ne faut pas que je retombe dans son jeu. Et pauvre Quentin... s'être mêlé de tout ça va lui coûter cher. Putain, il n'aurait pas dû. Alors que je suis étalée sur le lit de Nadia, ma tête cachée sous l'oreiller, j'entends la porte de la chambre s'ouvrir. L'instant de quelques secondes je panique, de peur que se soit Lui. Mais lorsque le parfum de Nadia parvient jusqu'à mes narines, je sais que c'est elle. Je sors de ma cachette et lui lance un regard vitreux, dû aux larmes qui coulent au long de mes joues sans que je puisse les retenir. Elle me regarde mais ne dit rien. Je sais -à travers son regard- qu'elle est encore vexée par ce qui s'est passé avec Bill. Je sais que malgré le sourire -qui se veut réconfortant- qu'elle m'adresse, elle m'en veut. Mais je ne peux pas la comprendre si elle ne me parle pas. Je ne sais pas pourquoi ça a été si catastrophique le coup du numéro de téléphone.

- Excuse-moi ... Je... Pardon Nad.

Au lieu de me répondre, son sourire se fane et elle dévie le regard. Elle a compris que ce n'est pas de Niko que je lui parle mais de nous. De notre engueulade. De Bill. Oui, revoir Niko ce soir a massacré mon moral, mais être en froid avec Nad me tue.

- C'est bon Leila... Je t'ai pardonné, vraiment. C'est juste que tu n'as pas idée de tout ce qui va avec ce petit acte anodin -pour toi-. Mais tu es comme ça, impulsive. Tu ne réfléchis jamais avant d'agir. Je ne peux pas t'en vouloir.

Finit-elle replongeant son regard dans le mien.

- Comment veux-tu que je sache si tu ne m'en parles pas ? Je ne comprends rien à ...
- Je t'en parlerai quand je me sentirai prête. Je n'ai pas envie de reparler de ça maintenant. Allez viens là...

Elle ouvre ses bras, m'incitant à me réfugier entre eux. La question ne se pose même pas, je les rejoins aussi vite que je peux. Je m'enivre de son parfum et me sens mieux tout d'un coup, peu importe que Niko ait débarqué comme ça il y a quelques minutes. Je me suis vraiment réconciliée avec Nadia, c'est tout ce qui importe. Elle caresse mes cheveux alors que mes larmes coulent de plus belle.

- Pleuuuurreeeee passsss petiteeee sirèènnnneeee ...

Commence à chanter Nadia. Malgré mes larmes, j'éclate de rire : elle se fout de ma gueule. Nadia pleure très rarement, ou pas devant les gens en tout cas. Le peu de fois où je l'ai vu pleurer c'était à cause de Damien.. Et pour la faire rire je lui chantais cette chanson horrible. Je me détache de son étreinte, toujours en rigolant et sèche mes larmes. Je ne sais même pas pourquoi je pleure... Tout va bien avec Nadia, c'est tout ce qui compte, pas vrai ?... Mais malgré moi, au fond, je sais que non. Maintenant que ça s'est arrangé avec Nadia, le « soucy-Niko » me torture à nouveau. J'ai peur de ne jamais l'oublier, j'ai peur de toujours souffrir pour lui.

- Arrête de penser à lui. Tu finiras par passer à autre chose, crois moi. J'ai bien oublié Damien, non ? La preuve que tout est possible. C'est dur. Ca fait mal. Ca prend du temps, mais il faut que tu aies la volonté. Si on veut, on peut. Allez, arrête de pleurer ou sinon je recommence à chanter...

Je rigole une nouvelle fois à ses mots. Elle a raison... Elle a réussi à oublier Damien, pourquoi je n'y arriverais pas ? J'arrête de rigoler comme une conne lorsque je vois Nad poser son index sur ses lèvres pour m'indiquer de me taire. Elle fronce les sourcils. Je ne comprends pas tout de suite pourquoi mais lorsque j'entends des voix qui proviennent d'en bas vociférer j'assimile. Quentin et Niko. C'est parti en grosse fight. Comme tirées par les mêmes ficelles, Nadia et moi nous levons et nous précipitons vers la porte. Elle l'ouvre doucement et les voix arrivent nettement à nous :

- POURQUOI ? PARCE QUE J'EN AI MARRE DE TES CONNERIES ! TU NE TE RENDS PAS COMPTE DU MAL QUE TU LUI FAIS ? OUVRE LES YEUX MERDE !
- C'EST TOI QUI DIS CA ? MONSIEUR « JE BAISE TOUT CE QUI BOUGE » ET LE LENDEMAIN TU NE LES CONNAIS PLUS ?
- JE NE JOUE PAS AVEC ELLES !
- NON ! TU LES BAISES ! TU LES REDUIS A CA, A DES OBJETS, TU N'ES PAS BIEN PLACE POUR DONNER DES CONSEILS ! TU N'ES PAS MIEUX TU SAIS !
- Les mecs... Calmez-vous.. NON QUENTIN ! LACHE LE !

Je panique. Ils vont se défoncer. Je regarde Nadia qui affiche un air préoccupé. Sans plus réfléchir, je me précipite sur les escaliers et les descends quatre à quatre. J'arrive où se trouvent les garçons et je commence à trembler devant la scène qui se déroule sous mes yeux. Quentin tient Niko par le col de sa chemise. Marco essaye vainement de les séparer et Niko n'attend que ça explose. Je me jette sur eux.

- Quentin ! Lâche-le s'il te plaît. C'est bon.. S'il vous plaît. Nikola, tu veux me parler, d'accord.. Viens, on parle, mais arrêtez, je vous en prie.
- Leila monte, me répond Quentin, sans lâcher Nikola des yeux.

Je pose ma main sur celle de Quentin, qui prend le cou de Niko.

- Quentin, s'il te plaît, suppliai-je avec la voix cassée. Niko, viens avec moi, s'il te plaît !
- Vous n'allez pas vous battre devant Leila les gars. Allez Quentin, viens..., murmure Marco.

Quentin, après quelques secondes, lâche enfin Niko et se passe nerveusement une main sur les cheveux. Il serre les poings et se mord la lèvre inférieure. Marco lui passe un bras autour de ses épaules et l'entraîne dehors, dans le jardin. Quant à moi, je prends Nikola par la main et sors de la maison -dans le sens contraire-, laissant Nadia plantée au milieu du salon, qui apparemment est descendue aussi et a assisté au spectacle. Une fois dehors je le lâche et me retourne pour l'affronter. Mon c½ur bat encore à une vitesse inhabituelle.

- Ca va pas d'en arriver là !? Qu'est-ce qui t'est passé par la tête, tu m'expliques ?, lui dis-je, essayant de retrouver mon calme, en vain.
- Il m'a cherché Leila ! Il n'a pas à se mêler de ce qu'il se passe entre nous !
- Il ne se passe rien entre nous NIKOLA ! Et c'est notre ami, c'est normal qu'il se préoccupe.. Tu es allé trop loin. Mon dieu, si je n'étais pas descendue...
- Je ne l'aurais pas frappé Leila... Ca a dérapé.. La situation m'a glissé des mains.. Excuse-moi.
- Ce n'est pas à moi à qui tu dois dire ça. Putain, vous m'avez tellement fait peur...
- Non je ne m'excuserai pas avec lui. Pas après ce que j'ai appris ce soir.

Je le regarde déconcertée. De quoi il parle ? Je l'interroge du regard, l'incitant à être plus explicite.

- Je ne te dirai pas. Leila, je voulais te parler. Pourquoi tu me fuis comme ça ?, me demande-t-il, se rapprochant de moi.
- Je n'ai pas digéré la dispute de vendredi soir. Je... J'essaye vraiment de passer à autre chose Niko. Et tu ne me facilites pas la tâche tu sais ?
- Peut-être parce que je me suis rendu compte que je ne veux pas que tu passes à autre chose...

Il se rapproche encore plus dangereusement de moi. Moi, troublée par ce qu'il vient de dire, je recule. Comment peut-il me dire ça ?

- Niko... Arrête s'il te plait. Tu ne peux pas être aussi égoïste. J'ai besoin d'avancer, tu comprends ça ?
- Non Leila. C'est toi qui ne comprends pas ce que je veux te dire. Je regrette. Tout. Je... je pense avoir encore des sentiments pour toi. On pourrait...

Je laisse échapper un rire hystérique.

- Tu PENSES avoir encore des sentiments ? Oh mais c'est super ! Et ? Tu attends quoi de moi ? Que l'on se remette ensemble pour que dans deux semaines tu me dises « Ah bah en fait non, je pensais mal ! Ciao ! » Quel culot, mais quel culot ! Tu me l'as déjà faite celle là... Tu as perdu la mémoire peut-être ? Je vais te la rafraichir dans ce cas : UN mois après la rupture, tu...
- Je me rappelle. C'est différent cette fois Leila. Et puis cette fois là, je ne t'avais pas dit que je pensais avoir encore des sentiments.
- Laisse-moi rire ! Tu m'as dit que tu n'étais pas sûr d'avoir fait le bon choix en mettant fin à notre relation. Ca revient au même mon chou ! J'en ai marre Niko. J'en ai marre que tu ne saches jamais ce que tu veux. J'en ai marre de me réveiller chaque jour avec l'espoir que tu me dises « Leila, je le sais : Je t'aime. Je suis un con ». Oui, je tiens à ce que tu sois conscient à quel point tu es con et... et... manipulateur !, lancai-je dans un ton hystérique.

J'ai éclaté. Les larmes regagnent une nouvelle fois mes yeux fatigués de pleurer. Je m'en veux d'être tombée amoureuse d'un boulet comme lui. Je m'en veux d'être aussi faible. Il s'approche lentement de moi, et pose sa main sur ma joue, essuyant avec son pouce une larme rebelle qui vient de couler. Et moi je frémis à ce simple contact.

- Ne pleure pas.

Se contente-il de dire d'une voix presque inaudible. Avec son pouce il caresse mes lèvres et se rapproche doucement ne me quittant pas des yeux. Mon c½ur s'exalte lorsque j'assimile ce qu'il s'apprête à faire. Et je me laisse faire... Malgré moi, je me laisse faire. Je ferme instinctivement les yeux et attend ce contact qui m'a autant manqué. Ce contact qui fait partie de mes cauchemars depuis des mois. Ses lèvres chaudes se posent sur les miennes et j'oublie de respirer... J'oublie tout.



_____POV Marco


J'ai rarement vu Quentin perdre le controle comme ce soir. Surtout face à Niko. Ca doit faire maintenant une bonne dizaine de minutes que je l'ai entrainé dehors afin de les séparer. Je ne dis rien, j'attends qu'il se calme et qu'il parle s'il en ressent le besoin. Mais rien. Il est assis par terre adossé contre le mur, le regard dans le vide. Je ne me trouve pas loin de lui, débout. C'est le silence total... Je me demande si Leila et Niko sont partis... J'écrase ma clope par terre et entends Quentin soupirer.

- Il est vraiment con quand il veut.

Lâche-t-il enfin. Je me laisse moi aussi glisser contre le mûr et m'assois près de lui.

- Ouais... Tu le connais. Peut-être que ce n'était pas une bonne idée te mêler de leurs histoires.

Ses yeux se posent sur moi et me répond :

- Faut bien que quelqu'un le remette à sa place, et c'est certainement pas Leila qui le fera.

Il a sûrement raison, mais bon... C'est dégueulasse que la situation se soit retournée contre lui. Je sais que c'est parti de bonnes intentions ; ce n'est jamais facile se retrouver au milieu d'une dispute entre des amis. Amis... Je repense à ce que Quentin a laissé sous-entendre au début de la dispute à Niko.

- Dis... C'est vrai ce que tu as ... Euh...insinué concernant Leila ?, l'interrogeai-je pensif.

Il dévie le regard et commence à jouer avec les bouts de ses doigts.

- Non... Je ne sais pas pourquoi j'ai sous-entendu ça. Il m'énervait tellement à faire son idiot que je voulais l'énerver à mon tour je pense...
- Il était déjà énervé Quentin... T'es sûr que ce n'est pas sorti tout seul ? De l'ordre « Lapsus Révélateur » ?, répliquai-je exagérant sur les derniers mots.

Il sourit pour enlever toute crédibilité à cette possibilité.

- Non Marco..., il s'arrête un instant, songeur. Enfin je ne sais pas. Je...
- Qu'est-ce que tu ne sais pas ?

Demande une voix féminine, s'incrustant dans la conversation. Automatiquement, Quentin et moi levons les yeux vers elle : C'est Nadia qui vient de sortir et nous a rejoint.



____________________________________________________

Impressions ?


Comme d'habitude... Je tiens à vous remercier d'être toujours là...
Pour tous vos commentaires & vos encouragements ... =)
MERCI

Quelques questions concernant le chapitre :) :

- Coup de foudre ou pas pour Billou?
-> Vous y croyez ?
- Leila... est-elle retombée dans le piège de Niko ? Qu'en pensez-vous?
- ETT !! Qu'est-ce qu'il a bien pu sous-entendre Quentin lors de sa dispute avec Nikola ? ^^

Merci .

# Online seit Freitag, 25. April, 2008 um 10:04

Geändert am Mittwoch, 25. November, 2009 um 16:46

***__Chαpitre 16__ *** « Lα voix de lα sαgesse ... »

***__Chαpitre 16__ ***  « Lα voix de lα sαgesse ... »
*

« Pour tous les éléments qui dαns lα vie et ses situations contrαstées se rαpportent à l'αmour,
le mieux est de ne pαs essαyer de comprendre, puisque,
dαns ce qu'ils ont d'inexorable comme d'inespéré,
ils semblent régis pαr des lois plutôt mαgiques que rαtionnelles. »

Proust.



_____POV Nadia


- Qu'est-ce que tu ne sais pas ?

Demande-je lorsque j'entends la voix de Quentin dubitative s'adresser à Marco. Etant donné qu'ils m'ont tous abandonnée en plein milieu du salon, je me suis enfin décidée à rejoindre l'un des deux clans. Et c'est le clan Quentin-Marco pour lequel j'ai opté. Parce que Leila-Niko c'est dangereux, et je n'ai pas trop envie de tenir la chandelle moi. Enfin bon... Mon attention est enfin captivée par le regard gêné que Quentin me dirige. Euh, pourquoi il ne me répond pas celui-là ? Je lève un sourcil, manifestant mon attente de réponse. De quoi ils parlaient ? Il me regarde comme s'il venait d'être surpris en flagrant dél...

- Il ne sait pas ce qui lui a pris... De... De s'être affronté à Niko comme ça. N'est-ce pas Quentin ?, demande mon frère, lui donnant un léger coup de coude.
- Euhh.. Ouais.. Euh, oui voilà. Je ne sais pas ce qui m'a pris, reprend Quentin.

Mon regard se balance de l'un à l'autre. Huum, ils ne savent vraiment pas mentir ces deux là. Mais bon, je vais rentrer dans leur jeu, j'extorquerai Quentin plus tard pour obtenir la vraie réponse.

- Ah... J'avoue ça m'a surprise de ta part. Mais tu as bien fait... Je ne connais pas les intentions de Niko, mais il faudrait qu'il la lâche une fois pour toutes...

Répondis-je. Aucun des trois ne parle, pensifs. Je soupire fatiguée et lance :

- Bon, je vais vous laisser, j'ai une nuit à récupérer moi...

Je m'approche des garçons, et m'accroupis pour embrasser leurs joues. Je fais demi-tour et rentre. Les cris de Niko et Leila ne s'entendent plus... Ils sont sûrement rentrés... Je préfère ne pas vérifier. L'unique pensée qui absorbe mon esprit est celle d'aller rejoindre mon lit et vite. Pour une fois, personne ne vient perturber mon sommeil. Même pas Bill...



_____POV Leila


Je me détache doucement de ses lèvres me rendant vraiment compte de ce que je fais. Je suis ensorcelée par ses baisers, mais je ne peux pas me laisser aller comme ça. Il ne faut pas. Quentin vient de s'engueuler avec Niko pour me défendre et moi je tombe dans ses bras. Putain qu'est-ce que je peux être conne quand je m'y mets... Pourquoi est-ce que je ne suis pas capable de le repousser ? Pourquoi suis-je aussi faible ? Pourquoi je l'aime encore ? Lui... Il a toujours sa main posée sur ma joue, et me fixe... mais ne dit rien. Il colle son front au mien et reprend les caresses de tout à l'heure, son pouce effleurant ma joue. La proximité à laquelle il se trouve trouble mes sens. Son souffle chaud et saccadé caresse ma peau, mes lèvres... mon c½ur. On reste en silence pendant un moment, savourant cet instant.

Il fait nuit et il commence à faire vraiment froid. Je m'apprête à mettre fin à ce moment rêvé mais Niko murmure :

- Alors ? Tu comptes faire quoi... ?
- Je ne sais pas Niko... Laisse-moi du temps... J'ai besoin du temps voilà..., arrivai-je à articuler.
- D'accord..., dit-il dans un soupir, s'éloignant de moi. Tu veux que je te dépose chez toi ?
- Non, merci. Je vais rentrer... Je veux voir comment va Quentin ....Tu devrais t'excuser avec lui...

Je ne sais pas ce que j'ai dit de faux, que je n'aurais pas du dire, mais il me lance un regard chargé de reproches ; il me fusille des yeux. Je ne comprends pas trop ce changement radical d'un coup.

- Pourquoi tu veux aller le voir ? Viens, je te ramène...

Je fronce les sourcils. Niko a toujours été de nature jalouse, mais là... Etre jaloux de Quentin, c'est vraiment exagéré. Je croise les bras et réponds tout simplement :

- Parce qu'il doit se sentir un peu mal de s'être pris la tête avec toi. Et c'est de ma faute s'il est intervenu donc je veux aller lui parler... Arrête de me regarder comme ça, c'est Quentin...
- T'es sûre que tu le vois que comme... un ami ?

Hein ? Mais qu'est-ce qu'il a fumé lui ce soir ?

- Evidemment ! Niko, tu es grave..., répliquai-je du tac au tac. Pourtant sa question reste dans ma tête... Non, Quentin d'amour n'est pas que mon ami. Bon non, je ne réduirais pas la relation que j'ai avec Tinou à de la simple amitié... C'est encore plus beau, plus complice, plus ...
- Non mais tu t'entends parler ?, me coupe-t-il.

Qu'est-ce que j'ai encore dit ?... Je reprends :

- Non mais c'est vrai... Je le connais depuis tellement longtemps Niko ! Il est mon meilleur ami... Il est comme mon frère si ça peut te rassurer... donc arrête tes conneries. Bon allez, je rentre. On s'appelle...

Il n'a pas l'air rassuré du tout, mais se rapproche pour me déposer un bisou sur la joue. Je le regarde s'éloigner vers sa voiture et rentre enfin, refermant la porte derrière moi. Je ne sais pas du tout combien de temps s'est écoulé depuis que j'ai entraîné Niko dehors. Je cherche Quentin des yeux, mais sans succès. L'obscurité qui m'entoure ne me laisse pas voir plus loin d'un mètre. La maison semble dormir paisiblement sous tous ses angles. Lorsque mes yeux s'habituent au noir accablant, je me dirige vers le salon... Tinou ? Tu ne peux pas être parti, j'étais devant la maison ! Je murmure des « Quentin », « Sale blond », « Mon amour », « Banane »de droite à gauche mais en vain. Alors que je suis en pleine recherche de mon cher blond, je repense à la question de Niko... sur Tinou. Comment pourrais-je le voir autrement que comme mon meilleur ami de tous les temps ? Hein ? La vérité c'est que je ne me suis jamais posée la question. Moi... Quentin ? C'est... ridicule !

- Bouh !, murmure une voix derrière moi, accompagnée d'un mouvement de mains sur mes épaules.

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH PUTAIN QUENTIN !! JE VAIS TE ...,criai-je.

Je ne peux pas finir ma phrase puisque MONSIEUR vient de me bâillonner la bouche avec sa main. Je continue quand même à parler, ce qui donne quelque chose de « Arrumpphhtuu Quntiiunhhhh aaafffuuurreeemm ». Je m'en fous ! Mon discours est très cohérent dans ma tête ! Avec sa main libre, il me fait signe de me taire, posant son index sur ses lèvres. Malgré l'obscurité, j'arrive à entrapercevoir son sourire en coin, fier d'avoir réussi à m'avoir fait peur. Espèce de crotte, dès que je pourrai parler, tu vas m'entendre ! Apparaître comme ça, par derrière, en plein nuit comme ça... Il veut ma mort. Il n'y a que lui pour faire ce genre de choses, mon dieu... Je lève les yeux au ciel. Lorsque je reviens sur ses yeux, je découvre un regard espiègle posé sur moi. C'est pas vrai... Quentin !! Tu veux jouer à cache-cache ou quoi ? Tu vas enlever ta main de ma JOLIE bouche s'il te plaît, pour que je te gueule dessus une fois pour toutes ? Avec sa main libre, il prend la mienne cette fois et m'entraîne dehors, fermant la porte d'entrée. On traverse le petit jardin où j'étais il y a quelques instants avec Nikola. Une fois complètement sortis de la demeure de Nad & company, on s'arrête juste devant. Quentin, toujours avec sa main sur ma bouche, se plante devant moi. Avant de m'expliquer ce qu'il fait, il remet en place sa mèche rebelle –qui a séché avec le temps- qui lui cachait les yeux.

- J'enlève ma main, mais promets-moi de ne pas gueuler comme une tarée ! Marco et Nadia sont allés se coucher depuis un moment. Moi je t'attendais... Je.... Ne voulais pas interrompre ta discussion avec Niko... Et je ne voulais pas le voir. C'est pour ça que je ne suis pas sorti.... Tous les voisins dorment Leila, crie pas, ou je te jure, euuh... Je verrai ce que je fais vendredi soir à tes idoles !

J'écarquille les yeux ! Il ose me menacer avec mes chéris ! Quel culot... Il va m'entendre... Mais je hoche la tête avec un signe affirmatif, promettant d'être sage... Il hésite avant de l'enlever, et il a bien raison de se méfier :

- QUENTIN ! CA VA PAS DE M'AVOIR FAIT PEUR COMME...

Arg !!! Je vais lui couper ses mains moi.. Ouais voilà, il arrêtera de me faire taire à sa guise ! Sale blond qui se croit tout permis...

- Leila ! Quelle partie de « tout le monde DORT » tu n'as pas compris ?
- Jeeeuuhhmoonnfffhhhaaiiiiaaa !!!!
- Oh oui, ça a l'air super intéressant ce que tu racontes, mais maintenant, tu vas venir avec moi jusqu'à la voiture, bâillonnée, puisque tu ne sais pas te comporter comme une personne civilisée...
- Hhuurrkkleepppan !
- Tout à fait. Tu es une non-civilisée ... Je te dépose chez toi, il est tard.
- Guummppsshttuiii !
- Aha, ouais.... Hmm, j'ai laissé où la voiture moi ?...
- Huuummpsshuuuty !
- Quoi ? Leila, mon amour, je ne sais pas si tu as remarqué, mais je ne comprends rien à ce que tu dis, on ne parle plus la même langue désormais... Mais si tu vois ma voiture, fais-moi signe avec ta main.

Si tu enlevais ta main de ma bouche je pourrais te dire que la voiture est dans l'autre sens ! Non, pas vers là-bas QUENTIN ! A l'autre bout de la rue !! Il s'arrête –et donc je m'arrête puisqu'il ne semble pas vouloir me lâcher- et fait un tour des yeux. Avec ma main je lui indique où se trouve la voiture, mais il ne fait pas attention à mes mouvements désespérés, accompagnés de « lllaaauuuhhhbb », qui veulent dire « Là-bas ». Mais on dirait que je suis invisible.

- Hein ? Oui Leilou, oui, oui... Mais concentre toi je te dis, aide moi à trouver la voiture !

Putain, il me désespère. Je lui écrase un pied avec mon talon pour qu'il me regarde enfin.

- AUUUUUUUUUUUUUUHHHHHHHHHHH, quoiii !!?? Ah... euh, la voiture ? Par là ? D'accord, merci chérie... Mais la prochaine fois, évite de m'écraser les pieds... T'avais juste à lever la main et j'aurais compris, tu sais.

C'est ce que je fais depuis quinze minutes sale crotte. Les mecs...

- Bon alors... Qu'est-ce qu'il voulait te dire Niko ?

Me demande-t-il, oubliant un petit détail : sa main sur ma bouche. Il semble attendre une réponse. Mon dieu, ses neurones sont en vacances ou quoi ?

- Maaabbboookkkuuu !!
- Ah oui... Bon, tu ne cries pas... C'est bon, tu n'as plus peur maintenant. Et, si tu gueules, crois moi, vendredi je rase la tête à Bill et à toute la Bande Boy entière.

Je hoche une nouvelle fois la tête et il me libère enfin. Ahhh... Ca fait du bien pouvoir reparler.

- Ok... Je ne crie pas, mais tu vas me le payer !, lancai-je, heureuse de retrouver ma voix.
- Oh tu sais, toutes les choses que je dois te payer... La liste est longue. Ca va me revenir cher dis donc , répond-il, plus tranquille impossible.
- Raison de plus.. La vengeance sera terrible.
- Je m'en doute cocotte. Allez monte.

Raah il m'énerve... Je ne fais vraiment pas peur visiblement. On s'installe dans sa belle voiture et il démarre, prenant le chemin qui nous mène chez moi. Il me lance un regard furtif et sourit. La dispute avec Niko n'a pas l'air de l'avoir touché.

- Niko... Il voulait me dire qu'il...

Commence-je, mais je m'arrête. C'est tellement incroyable qu'il m'ait dit tout ça... Surtout que je ne m'y attendais vraiment pas... Il est tellement biza...

- Qu'il.... ?, m'interroge Quentin, me sortant de mes pensées.
- Qu'il croyait avoir encore des sentiments... Et voilà... Il veut une énième chance...

Quentin ne dit rien. J'aimerais savoir à quoi il pense, mais son expression est indéchiffrable. J'arrive quand même à entrapercevoir sa mâchoire se serrer, et son muscle se tendre.

- Merci d'avoir voulu me défendre Quentin. Merci vraiment... Je suis désolée d'avoir été la cause de votre dispute.. Je...
- Ce n'est pas grave, ce n'est pas une grande perte...

J'écarquille les yeux à ses mots.

- Quoi ? Mais... Pourquoi tu dis ça ? Qu'est-ce qui t'arrive ? C'est Niko, ton ombre de qui tu parles...
- Ouais mais je n'aime pas son attitude. Alors, tu lui as répondu quoi ?

J'hallucine. J'arrête de le dévisager et regarde en avant.

- Que j'avais besoin du temps. Quentin, arrête, tu ne vas pas gâcher votre amitié pour une connerie... Il va sûrement s'excuser, tu verras... Ca va s'arranger..
- Aha...

Il ne répond plus rien et son attitude joviale de tout à l'heure s'est estompée. Je ne comprends plus rien... Je trouve un peu exagérée sa réaction. Pourquoi tant de haine d'un coup ? Comment peut-il envisager mettre vraiment fin à son amitié avec Niko ? Ils ont toujours été très proches... Et c'est ma faute. C'est ma faute s'ils ne se parlent plus... Va falloir que je remèdie ça et très vite. Un silence pesant s'installe. Reparler de Niko a refroidi l'ambiance... De toute façon, on est arrivés. Je me retourne vers lui.

- Je te promets, ça va s'arranger. Je suis désolée, vraiment...
- Ne t'inquiète pas. Allez, rentre.. On se voit demain.
- Oki Doki Honey. Souris... Je te jure je vais tout arranger...
- Arrête de te prendre la tête avec ça ! Je te dis que je m'en fous..., dit-il, déviant le regard.
- Ouais, ouais et moi je suis Mère Te...

Ses yeux reviennent sur moi et me coupe :

- Je n'aime pas comment il te traite Leila. Voilà.. Tu tiens vraiment à savoir ce qu'il se passe ? Il joue avec toi. Il te prend et te rejette quand il veut. Et toi, t'es trop innocente, pour ne pas dire une grosse conne quoi...

Ses mots me font vraiment du mal. Mon sourire se fane direct.

- Quentin... Ce n'est pas ce que tu m'as dit vendredi en rentrant, tu te rappelles ? Tu me disais qu'il était super orgueilleux.. Qu'il avait trop d'amour propre et que... Il ne revenait jamais sur ses décisions.
- Justement. Je ne pense pas qu'il soit revenu sur sa décision... Qu'il veuille réellement se remettre avec toi. C'est juste qu'il sent que tu l'oublies peu à peu, ou en tout cas que tu essayes. Pourquoi est-ce que tu crois qu'à chaque fois il te refait le coup ? Parce que ça doit bien être la troisième fois depuis que vous avez cassé, non ? Il veut que tu sois toujours là, c'est égoïste, mais c'est ça. Si vraiment il t'aimait et tout le blabla qu'il te sort, il se serait déjà remis avec toi. C'est ma théorie, je n'en ai pas parlé avec lui. Peut-être je me trompe... Enfin bon Leila... Tu fais ce que tu veux, mais réfléchis bien avant de prendre une décision, d'accord ?
- Euh,... Oui... Okay...

Son petit discours m'a carrément anéantie. Je pose mes lèvres sur sa joue et descends de la voiture sans rajouter quoique ce soit. Il a été plus que clair je pense. Maintenant, s'il a raison ou pas... C'est autre chose. Je lui fais signe de la main une dernière fois et m'enfouis derrière la porte.



_____POV Bill


J'aperçois Gus du coin de l'½il taper du pied, près de la porte, attendant l'explication du pourquoi je l'ai entrainé dans ma chambre juste après le dîner. Quant à moi, je m'éclate à faire les cent pas dans la chambre... Comment aborder le sujet ? Si je lui demande direct ce qu'il en pense par rapport au coup de foudre, il va être sur la défensive, comme avec Tom ... Mais euh... Je pourrais éventuellement lui parler de...

- Tu accouches Billou ? Parce que c'est pas que demain je dois me réveiller super tôt pour aller faire mon footing matinal, mais c'est tout comme si !!

Hein ? Ah oui... Son footing. Toujours réveillé à 6h notre blond. Bon, accouche Bill... Mais comment lui demander ce qu'il en pense s'il ne connait pas toute l'histoi...

- C'est par rapport à ce que j'ai dit sur le coup de foudre ? C'est ça ?, m'interroge-t-il, distrait.

Mes yeux se posent sur lui... Comment il a su ? Ca se voit tellement ? Suis-je aussi prévisible ? Je remarque qu'il a arrêté de tapoter du pied...

- Hum ouais... Je voulais savoir ... Euh, pourquoi t'avais dit ça ? Enfin, tu y crois ?

Mes yeux ne le quittent pas. Je le vois parcourir le salon, prendre place tranquillement et prendre la parole.

- Si j'y crois ? Comme j'ai dit tout à l'heure, il faut le vivre pour y croire. Pour ma part, oui, je considère l'avoir vécu. Normalement, on a une idée fausse de ce qu'est réellement le coup de foudre. On le voit comme l'image idéale de la rencontre amoureuse. Flasher sur quelqu'un arrive tout le temps, mais ça relève plus du désir que de l'amour. Bien sûr, l'amour peut s'installer après. Moi je pense que le coup de foudre est plus une reconstruction qu'une réalité... Tu me suis ?

Je l'écoute fasciné. Comment il sait tout ça lui ? Oui d'accord, il dit l'avoir vécu... Mais, wouah .. Je me sens un peu ignorant tout d'un coup... Le grand Bill Kaulitz ne connait en vérité rien à l'amour...

- Youhou ?
- Oh oui, je te suis... Mais encore ?, l'incitai-je à continuer.
- Encore ? Bah écoute... C'est un phénomène mystérieux. C'est intrigant car on ne comprend pas vraiment... C'est quelque chose qui nous arrive et que l'on ne peut contrôler ni expliquer...

Il s'arrête quelques instants, pensif, et moi je continue à le fixer ébloui.

- En fait, lors du coup de foudre on a tendance à sublimer la personne rencontrée, on l'admire si tu veux. On est alors privés de tout jugement objectif et on ne perçoit de la personne que ses qualités, même ses défauts, lorsqu'on les voit, deviennent des charmes..., continue Gus, tout à fait concentré dans ce qu'il explique.

Il se tait et ses dires travaillent encore dans ma tête. C'est dans ces moments-là que je me dis que l'on ne connait jamais assez bien personne. Gus... Qui l'aurait cru ? Lui, me parler de l'amour comme s'il me parlait de sa nouvelle batterie... me dévoiler ce côté de lui car il sait que j'avais besoin de l'écouter... Ca ne m'a pas vraiment avancé concernant Nadia, mais c'est ce que je voulais savoir...

- Bah alors Billou... T'as l'air submergé par cette histoire de coup de foudre. Arrête de chercher une explication, ou simplement de chercher à comprendre. Tu ne l'as vu qu'une fois. Attends de la revoir, peut-être tes idées seront plus claires...

Mais comment il fait ? Il est vraiment balèze sous son air de timide coincé du cul mon Gugus. J'esquisse un sourire. Il a raison.. Comment il a fait pour comprendre ce qui me tracasse ? Je ne sais pas, ça reste un mystère, mais en tout cas... Il fait mieux le Psy que Tomy, ça c'est sûr.

- Bon allez mon kiki, je te laisse réfléchir à ce que vient de te dire la voix de la sagesse, moi en l'occurrence... Je dois être en forme demain matin ... Bonne nuit.

Il se redresse et prend le chemin vers la porte. Moi je reste figé là... Avant qu'il ne ferme la porte derrière lui, je l'interpelle et lui murmure un « Merci », à quoi il répond avec un signe de tête...

Et moi j'analyse ses paroles jusqu'à sombrer dans un sommeil étourdissant.



____________________________________________________

Impressions ?

J'ai une question cette fois ... Bon pas vraiment une question ^^
J'aimerais que vous me disiez le passage que vous avez le plus aimé, ou celui qui vous a particulièrement fait rire ... Ou la réplique, n'importe ...
Merci de votre collaboration xD

Je vous embrasse fort ... Et dès le prochain chapitre... C'est la soirée ♪
La Fiesta !!! ♪

Merci
[Ah bah oui, vous croyiez que j'avais oublié?]
pour tous vos commentaires ...
pour tous vos compliments ...
pour toutes vos interprétations ...
pour toutes vos réponses ...
de me suivre toujours ....
d'aimer ce que j'écris ...
d'être aussi adorables quoi ^^

# Online seit Donnerstag, 01. Mai, 2008 um 18:46

Geändert am Sonntag, 01. November, 2009 um 16:13

***__Chαpitre 17__ *** « Soyons ensemble dαns lα nuit ...

***__Chαpitre 17__ ***  « Soyons ensemble dαns lα nuit ...
*



_____POV Nadia


Ca doit faire dix minutes que je me trouve là, plantée devant mon placard entourée d'une serviette, le regard dans le vide, fixant je ne sais quel vêtement. Le dilemme fatidique s'offre à moi, quoi mettre ? Je n'ai vraiment pas idée d'où l'on va précisément, il n'a rien voulu me dire au téléphone Bill hier, lorsqu'il m'a appelé pour confirmer et me donner rendez-vous à un endroit précis, vers minuit.


__Flash Back__

- Tu sauras y arriver ?, m'interrogea-t-il, de cette voix qui m'est si familière, malgré que je ne l'aie entendue que peu de fois.
- Oui, ne t'inquiète pas. Simon-Dach-Straße, en face de l'hôtel, vers minuit, c'est ça ?
- Exact ... Si jamais, tu m'appelles, n'hésite pas.
- Oui, oui.. Ah et au fait... Hum ... Je viens avec... Euh... quelques amis ... Ca te dérange ?
- Nan c'est bon. Vous êtes combien ? Pour que j'aie vos entrées ...

Hein ? Depuis quand on a besoin d'entrées pour aller en boîte ?, me souviens-je d'avoir pensé.

- On est quatre, dont deux mecs. Tu ne vois toujours pas d'inconvénient ?
- Non, devrais-je ?, me demanda-t-il l'air de rien.
- Euh non ... Bon ce n'est pas tout mais...
- On t'attend ... Ou t'as des choses à faire ... Ou ...
- Exact ! T'as tout compris ... A demain soir alors ...
- Bisous, fini-t-il.

__Fin du Flash Back__


Je soupire. Ca ne le fait pas chier que j'amène toute ma tribu ? J'espérais que le fait que j'amène autant de monde le saoulerait, mais non, rien, aucune réaction ! Il me force à le revoir et malgré mes efforts pour qu'il regrette, aucun résultat... Enfin non, ce soir il va regretter, je ne sais pas comment je vais m'y prendre mais comptez sur moi pour qu'il ne veuille plus jamais entendre parler de moi. Car pour l'instant il a l'air de le vivre très bien son chantage. Il gagne la partie pour le moment, mais elle n'est pas finie, crois-moi ... Chanteur de Tokio Hotel ou pas. C'est dans cette guerre mentale contre Bill que quelqu'un fait irruption dans ma chambre, sans frapper à la porte. Ca me fait sursauter étant donné que je suis vêtue d'une minuscule serviette. Je me retourne et m'aperçois que c'est de Leila dont il s'agit. Soulagée, je la regarde fascinée : elle s'est lissée les cheveux, est maquillée à la perfection et porte un slim noir, avec un simple haut vert foncé, qui va parfaitement avec la couleur de ses yeux.

- T'es encore à ce stade là toi ?, me demande-t-elle joviale.
- Je ne sais pas quoi mettre ..., répliquai-je revenant sur le placard.
- T'inquiète, laisse-moi faire !

Je me retourne une nouvelle fois vers elle et lui lance un regard interrogateur.

- Alors déjà mets des sous-vêtements, ça nous avancera un peu. Et pendant que je choisi tes habits, va te sécher les cheveux. Aller, hop hop hop on s'active ! Arrête de me regarder comme ça petite crotte, tu es dans des bonnes mains, tu oses douter ? Matte moi ce résultat, hein ?, se vante-t-elle faisant un tour sur elle-même. Si Tom craque pas franchement, c'est qu'il est pédé ! Euh .. Tom, pédé ?, elle continue à se parler toute seule, et pose son index sur ses lèvres, réfléchissant. Bon, un pédé refoulé étant donné qu'il a couché avec la moitié des filles de la planète ... Ouais voilà, car franchement, je ne suis pas trop WOW ce soir ?

Je la regarde amusée. C'est vrai qu'elle fantasme sur ce fameux Tom... Je me demande lequel de tous c'était. Non je ne vois qui c'est ce Tom ...

- Oui tu es magnifique Leilou ... Bon, je vais me sécher les cheveux chef ...

Lançai-je, prenant les premiers sous-vêtements que je trouve dans le tiroir et pars vers la salle de bain. Alors que je suis en plein séchage des cheveux, Marco rentre dans la salle de bain pour me demander conseil sur comment s'habiller. Malgré le bruit étourdissant du sèche cheveux, j'arrive à me faire entendre :

- Je suis dans la même merde que toi, va demander à Leila, elle adore habiller tout le monde.

Marco hoche la tête et se dirige vers ma chambre consulter la styliste. Une fois fini, je me dirige à mon tour dans ma chambre. L'image qui s'offre à moi me laisse étourdie. Tout mon placard se trouve étalé sur le lit, bureau, chaises, étagères ... Et Leila au milieu de tout ça, très concentrée à tout désordonner. J'ouvre la bouche pour protester, mais elle lève les yeux vers moi, un sourire accroché aux lèvres.

- J'ai trouvé poulette. Alors ce pantalon, tu sais que c'est mon préféré. Il te fait un cul d'enfer et en plus il est super taille basse. Tu devrais le mettre plus souvent tu sais ? Et puis ce haut noir, sans bretelles j'adore... Normal, c'est moi qui te l'ai offert ... Mein gott Nad, tu seras won-der-ful, gesticule-t-elle s'aidant de ses mains. Et puis après c'est la séance maquillage... Allez ! Active-toi !
- Mais ...

Commençai-je ... Mais je ne finis pas ma phrase. Mon attention est captivée par tout ce bordel qu'elle est arrivée à faire en moins de cinq minutes. Mes yeux se posent finalement sur le pantalon qu'elle me tend.

- Non.. Trop fashion tout ça. Je ne veux pas qu'il pense que je cherche à lui plaire, t'es folle ou quoi ? Je vais lui faire comprendre clairement que je ne veux plus jamais le ...
- M'en fous de ce que tu racontes, va t'habiller, me coupe-t-elle.

J'écarquille les yeux. Elle s'en fout ? Eh bien pas moi ! Nan, si elle croit vraiment que ...

- Tu préfères que je lui donne ton adresse aussi peut-être ?
- HEIN !!!, m'écriai-je.

Elle me lance un regard malicieux et me dit :

- Allez cocotte, assez protesté. Je vais m'occuper de ton frère. Cette famille sérieux ... MARCOOOOO ! T'ES OUUUUUUUUUUUUUUUUUUU ?

Elle sort de la chambre gueulant comme une demeurée alors que Marco est juste dans la chambre d'à côté. Elle me laisse plantée là, au milieu de tous ces habits étalés partout. Je m'avoue vaincue et m'habille. Lorsque je suis en train de mettre des petites boucles d'oreilles noires, Leila refait son apparition. Elle chante quelque chose que je suppose doit être du Tokio Hotel, ça a l'air mouvementé, mais je n'y prête pas vraiment attention. Quant à elle, tout en continuant sa chanson, elle me tend une paire de talons noirs très chics, s'approche de moi et m'enlève les boucles. Mais qu'est-ce qu'elle fo..

- Elles ne se verront pas avec tes longs cheveux. Mets les grises, les grandes là-bas, annonce-t-elle les pointant du doigt. Ca va ressortir la couleur de tes yeux et elles vont bien aussi avec le petit pull gris que tu vas mettre.

Ah bon, je n'étais pas au courant. Je la laisse faire malgré moi. Je m'attache les cheveux afin de les boucler un peu avant de partir. Leila me regarde satisfaite du résultat, se vantant de son bon goût. Je lève les yeux au ciel et soupire. Elle ne changera jamais. Je reviens sur elle et me rends compte qu'elle me dévisage de la tête aux pieds, se mordant la lèvre inférieure. Qu'est-ce qu'elle mijote encore ?

- C'est parfait. Maintenant viens, je vais te maquiller !
- Je sais me maquiller, merci .
- Je sais, mais j'aime le faire ... S'il te plaît !?

Elle me prend la main et m'entraîne vers la salle de bain où se trouve la trousse de maquillage.

- Je vais te mettre un peu de fond de teint pour cacher les imperfections de la peau, ensuite un peu de blush doré, pour que tu aies l'air bronzée ... De l'eye-liner, un peu de crayon noir en bas et du fard à paupières gris, pour faire ressortir encore plus tes yeux. Dans les lèvres, juste du baume à lèvres. Ca te va ?

Je l'écoute m'annoncer tout ce qu'elle compte me faire et me contente de hocher la tête. De toute façon, elle fera ce qu'elle voudra. Toute cette cérémonie dure à peu près trente minutes et je commence à m'endormir assise alors qu'elle me tripotte en chantant. Je regarde ma montre : 23h15

- Bouge paaaas !!
- Je voulais voir l'heure rolala...
- Nan mais bouge pas, tu ne vois pas que je travaille ?

Et elle reprend sa chanson. Cette fois je fais attention aux paroles : « Les ombres veulent m'emporter... Mais si nous y allons... Allons-y seulement à deux...» Elle s'arrête pour vociférer un : «Tourne ta tête Nadia ! » puis reprend sa chanson ... « Tu es tout ce que je suis ... Et tout ce qui coule dans mes veines ... Nous nous soutiendrons toujours ... Même là où nous chuterons... Peu importe la profondeur .... Je ne veux pas être seul ici ... Soyons ensemble dans la nuit ... Cela arrivera tôt ou tard... Soyons seuls dans la nuit » ... J'écoute fascinée ces paroles fredonnées par Leila. Cette chanson n'est pas comme celle qu'elle chantait tout à l'heure, elle est douce. Les paroles m'intriguent. Je repense à ce fameux vendredi... Lorsque je lui ai demandé qu'est-ce qui l'inspirait et il m'avait répondu l'amour... et que la plupart de ses chansons étaient basées sur des expériences personnelles ... Cette chanson parlait-elle d'un amour ancien ? « Soyons ensemble dans la nuit »... Ouais, possible.. Mais « Tu es tout ce que je suis ... Et tout ce qui coule dans mes veines », c'est un peu bizarre comme déclaration d'amour... Mais elle est belle... Leila continue de fredonner et je me laisse emporter par cette douce mélodie. Je ne sais pas si c'est d'eux, je ne sais pas si c'est de Lui ... Je ne sais pas s'il parle d'un amour ancien... Mais je m'en fous, j'aime.

- Alors fais voir ? Mein gott !!! Trop canon ma crotte !! Parfaiiiiiiiite !! Putain je suis trop forte quand même...

Alors qu'elle continue à se la péter, je me dirige vers la glace pour apprécier le résultat. Je reste figée devant le miroir, à contempler le reflet qu'il me renvoie.

- Admire choupette ... J'ai des mains magiques, je sais ..., continue-t-elle derrière moi.

C'est à ce moment là que quelqu'un frappe à la porte de la salle de bain et nous interpelle :

- Hey vous deux ! Ca fait plus de trente minutes que vous êtes enfermées là-dedans. Quentin vient d'arriver, on PART !!! Il est minuit moins quart, on va être en retard si vous ne vous grouillez pas !, lance Marco, toujours derrière la porte.
- Le premier commandement de toute Fille qui se respecte est « Toujours en retard tu seras » .. et Toc !, réplique Leila, tout en me détachant les cheveux.
- Le premier commandement je vais te le foutre au ..., crie une voix, qu'on reconnait être celle de Quentin.
- Hélas, l'interrompt Marco, pas de chance, le premier commandement de tout Mec qui se respecte est « Toujours à l'heure tu seras » Donc on y va tout de suite, puisque c'est Quentin qui conduit ! Sinon on part sans vous !
- HA HA HA ! Tu pars passer la soirée avec Tokio Hotel ? Fais-moi rire !!!, dit-elle, rigolant et ouvrant enfin la porte. Mais c'est vrai quoi, toute fille se doit de se faire désirer, Oh Marco, tu es trop beau ce soir, on se demande qui t'a conseillé mon chou ...

Elle lui fait un clin d'½il et se dirige vers le salon. Marco et moi la suivons derrière.

- WAOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUH LES FILLES les quatre heures que vous avez prises en valaient la peine !, s'écrie Quentin lorsqu'il nous voit.
- On a pris une heure trente boulet, le coupe Leila, l'embrassant sur la joue.

Quentin continue à nous dévisager, souriant. Il parle lui, mais il a pris autant de temps que nous, j'en suis sûre. Il a fait son brushing parfait et est vêtu d'un jean Diesel et d'un polo bleu. Simple mais efficace. Il est canon, il va faire des ravages lui ce soir.

- Vous êtes vraiment magnifiques ... Ces ados pré-pubères vont mouiller leur slip, lance-t-il, alors qu'on commence tous à sortir de la maison.
- Tu les appelles encore une fois comme ça, c'est pas dans ton pied qu'il va atterrir mon talon cette fois, mais dans ta jolie tronche !!!!, attaque Leila. Mais sinon, merci pour le compliment ... Et t'as vu comme il est beau Marcounet aussi ? C'est moi qui l'ai ...
- Mais oui, lui aussi est magnifique ! Ils vont mouiller avec toi aussi mon chou, dit Quentin, pinçant les joues de Marco.

Je me contente d'observer la scène d'un air amusé. Leila lui met une claque amicale dans la tête, et Quentin s'empresse de se recoiffer. Quant à Marco, il se délecte de la scène autant que moi. Quentin démarre enfin dans cette ambiance détendue. Mais je commence à stresser. Ca y est ... Dans quelques minutes je serai en face de Lui. J'espère qu'il ne me fera pas encore cet effet déstabilisant. Non, Mon Dieu, je ne veux pas revivre les émotions de vendredi dernier. Je commence à me tordre les mains, l'esprit complètement ailleurs. J'entends vaguement Leila menacer Quentin, ce dernier se foutre de sa gueule et Marco exploser de rire [scénario typique] ... Je ne suis plus dans le trip. J'angoisse vraiment ... Je commence à avoir chaud, et l'air me manque. Je regarde autour de moi, cherchant quelque chose pour me rassurer. Mais rien, je ne vois que Leila, qui se trouve à côté de moi, et Quentin et Marco qui sont devant et rigolent. Mon regard fuit cet enfermement et je regarde les rues se faufiler sous mes yeux. Non, il ne faut pas que je me laisse déstabiliser comme ça, je dois reprendre le contrôle. Je pense au chantage, et à cette seule pensée la colère s'empare de moi. Voilà, je suis décidée à gagner la partie. Ce mec m'embrouille : je panique, je m'énerve, je veux le défier, ... Tout ça en quelques minutes. Je ne sais pas combien de temps s'est écoulé mais on arrive enfin. Dans la rue, il y a quand même du monde à cette heure-ci. Je le cherche des yeux...

- IL EST LA BAS !! C'EST BILL !!! IL EST CAMOUFLÉ !!!
- Les tympans Leila, Les tym-pans !, réplique Marco.

Elle a raison. Je le vois. Il est seul, avec un garde du corps qui l'accompagne. Il a une casquette et des lunettes de soleil. Mec, niveau discrétion j'ai vu mieux. Lunettes de soleil à minuit ... On gare la voiture dans cette même rue et on s'apprête à le rejoindre. Mon c½ur commence à s'emballer. Non, non ... On a dit sang-froid Nadia. Pourtant c'est plus fort que moi, je commence à trembler legèrement. Alors qu'on marche vers lui, il semble nous apercevoir et nous fait signe de la main. Oui Bill, on t'avait vu hein. Déguisé comme ça, on ne voit que toi. Alors qu'on se trouve à quelques mètres de lui, plusieurs personnes le rejoignent. Il n'y a pas seulement les membres du groupe. Il enlève ses lunettes :

- Enfin ...

Annonce-t-il comme formule de Bonsoir, me lançant un regard insistant. La situation est vraiment embarrassante. Des « Salut » sont débités dans tous les sens, et remplissent cette atmosphère gênante. Ses amis me dévisagent de la tête aux pieds, qu'est-ce qu'ils ont à me regarder comme ça ? Je souris malgré ma timidité, la situation incommode, et lutte de toutes mes forces pour contrôler la situation.

- Salut les Tokio Hotel ! On s'est déjà vu il y a quelques jours, vous vous rappelez de moi quand même !?, lance Quentin.

L'attention se focalise sur lui désormais. Je profite pour regarder un peu les visages qui accompagnent Bill. Quatre mecs et une fille. Bill ne semble pas reconnaitre Quentin tout de suite, mais lui sourit en tout cas.

- Mais siii !!! Je me rappelle de toi !!! Tu es celui qui a filé le numéro lors des dédicaces !!

Mes yeux se posent sur la personne qui a débité cette phrase. Il porte des vêtements bien trop larges pour lui : un T-shirt qui lui arrive jusqu'aux pieds presque et un baggy. Il a des dreads. Ouais, je me rappelle l'avoir aperçu ce fameux vendredi.

- Hein ? Nan trop pas, tu me confonds mon pote. Euh, moi c'est Quentin, dit-il nerveusement.

Pourquoi il est stressé lui tout d'un coup ? Ce n'est pas son genre. Le dreadeux s'apprête à lui répondre mais Bill le coupe :

- Alors on va se présenter quand même. Moi c'est Bill, dit-il en souriant et ne me lâchant pas des yeux, pour ensuite désigner du doigt ses compagnons, Tom, Gus, Georg, Andréas et ...
- Mais OUIII !!! Je me rappelle de toi aussi !!! Tu es celle qui m'a fait un bisou sur la joue et t'es partie en courant pour échapper à Saki!!! C'était le même jour ... !!!, s'écrie une nouvelle fois le dénommé Tom.
- Mein gott, tu te rappelles de moi ?, répond Leila, affichant un sourire radiant.
- Bah faut croire. C'était une fuite mémorable, lui répond Tom, lui rendant le sourire.
- Et elle c'est Emma ... S½ur d'Andréas, finit Bill, ignorant les mots échangés entre Tom et Leila.

Mon attention se focalise désormais sur cette fille. Elle est vraiment très jolie. Elle sourit timidement à son tour. Je sens le regard de Bill posé sur moi, mon c½ur bat à toute vitesse et ma respiration devient saccadée. Je retrouve ses yeux et comprends que c'est mon tour de présenter mon clan...

- Alors Leila, ma meilleure amie ... Quentin, vous le connaissez déjà, meilleur ami et mon frère, Marco, les présentai-je, souriant pour cacher ma timidité.
- Alors on va où ?, demande jovialement Quentin.

Je regarde Quentin, pour fuir le regard persistant de Bill. Nos regards se croisent chaque deux secondes et je n'arriverai pas à garder mon sang froid comme ça. Quentin, lui, affiche son sourire dragueur, adressé à Emma. Il ne la quitte pas des yeux. Putain, ça y est, Quentin a trouvé sa victime pour ce soir. Il ne perd pas son temps lui.

- On va dans une boîte qui s'appelle Stern. C'est la où se déroulent normalement nos aftershows ...
- Ouuuh, très VIP tout ça ..., ironise Quentin.

Leila lui écrase le pied discrètement. Bon, d'un mouvement qui se veut discret, mais tout le monde l'a remarqué. Ca me fait sourire malgré mon malaise.

- Tu vas plus me laisser des doigts si tu prends ce petit acte comme une habitude hein, murmure Quentin.

Ces deux là vraiment. Je regarde Georg et Gus échanger quelques mots entre eux. Emma regarde amusée Quentin et Leila, et moi je croise une nouvelle fois son regard. Il me fait signe me désignant la voiture qui nous amène.

- On est beaucoup donc on va se séparer. Nadia et Leila venez avec moi, Tom et Emma. Georg, Gus, Andréas, Marco et Quentin, vous montez dans l'autre voiture, okay ?
- Hein ? Aucune fille avec nous ?, s'exclame Quentin. Partage un peu !

A ces mots, Leila le fusille du regard et, s'adressant à Bill, lance :

- Ne fais pas attention à lui.

Bill sourit suite à l'intervention de Leila. Mon attention est captivée par Tom, qui n'arrête pas de jouer avec son piercing, et regarde Leila amusé. Oulàlà, je reconnais ce regard. Il est à la chasse lui aussi. Bah oui, avoir grandi avec Quentin, le dragueur par excellence, m'aide à les reconnaitre tout de suite. Je commence à marcher vers la voiture et Bill se met à mon niveau rapidement. Et mon c½ur est reparti dans sa course devenue habituelle en sa présence ou son regard posé sur moi.

- Merci ... , susurre-t-il.
- Merci de quoi ?, l'interrogeai-je déconcertée et d'une voix tremblante.
- D'être venue, finit-il dans un murmure presque inaudible, tout en souriant.



____________________________________________________

Impressions ?

Alors ... Qu'est-ce que vous en pensez? =s
Vous aimez toujours ? =s

Je vais vous redemander pour ce chapitre de me dire le passage préferé car je me suis beaucoup amusée à lire vos réponses dans la chapitre précédent ...

MERCI [toujours là lui xD]
pour tous vos commentaires =), compliments, encouragements ...

# Online seit Samstag, 10. Mai, 2008 um 07:25

Geändert am Donnerstag, 03. Dezember, 2009 um 22:41