***__Chαpitre 18__ *** « A côté d`elle, αvec elle ... »

***__Chαpitre 18__ ***  « A côté d`elle, αvec elle ... »
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_____POV Bill


Elle sourit. C'est donc la deuxième Nadia qui est venue. Ou peut-être qu'elle compte me faire ma fête en privé. Ouais, je penche pour cette deuxième possibilité. Là il y a trop de monde. Depuis qu'elle est arrivée je n'arrive pas à détacher mon regard d'elle : Je veux mémoriser chaque trait, pour assouvir mon envie de la revoir lorsque cette soirée touchera à sa fin. Elle est irrésistiblement belle ce soir. Si elle s'en foutait tant que ça, comme elle le prétend, elle n'aurait pas pris la peine de ... Ouais, nan. Je continue de l'observer, elle a l'air intimidée.

- Alors on va où ?, demande le prétendu Quentin.

A cette intervention, elle profite pour détacher son regard du mien et regarde son ami. Pourquoi elle m'évite autant ?

- On va dans une boîte qui s'appelle Stern. C'est la où se déroulent normalement nos aftershows ..., répond mon frère.
- Ouuuh, très VIP tout ça ...

Je ne fais pas vraiment attention à sa remarque, mais le fait que Leila essaye de lui écraser le pied me fait esquisser un sourire. Je regarde Marco, qui se trouve à coté de Quentin. Il lui ressemble beaucoup. Ils ont la même couleur des yeux. Et repenser au gris de ses yeux me donne envie de me perdre dans son regard une nouvelle fois. Je les retrouve sans difficulté. Je lui indique la voiture. On ne va pas rester toute la soirée devant l'hôtel quand même.

- On est beaucoup donc on va se séparer. Nadia et Leila venez avec moi, Tom et Emma. Georg, Gus, Andréas, Marco et Quentin, vous montez dans l'autre voiture, okay ?
- Hein ? Aucune fille avec nous ?, s'exclame Quentin. Partage un peu!

Ce Quentin me fait rire malgré les conneries qu'il sort. Il va bien s'entendre avec Tom je pense ; enfin, avec tous.

- Ne fais pas attention à lui.

Me rassure Leila, et moi j'ai toujours mon sourire accroché aux lèvres. Elle est très mignonne ... et est fort susceptible d'être la victime de Tom si je me base sur le regard qu'il lui lance en ce moment même. Nadia entame le chemin vers la voiture et je la rejoins. Je ne sais pas quoi lui dire, je veux juste marcher à côté d'elle, avec elle ...

- Merci, je laisse échapper.

Mon Merci a l'air de la surprendre car elle me regarde et me demande :

- Merci de quoi ?
- D'être venue.

Les mots sont sortis tous seuls de ma bouche, sans que je puisse me rendre vraiment compte de ce que j'ai dit. Elle me lance un dernier regard chargé de reproches et monte dans la voiture. Je lève mon sourcil: En effet, j'aurai droit à une scène d'après ce dernier regard. Je m'installe dans la voiture à mon tour, suivi d'Emma, Leila et Tom, qui étaient derrière nous. Mais comment peut-elle m'en vouloir autant ? D'accord, j'ai triché pour que l'on se revoie. Ce n'est pas la mort, merde ! Je ne comprends pas sa « phobie » me concernant. Je n'ai pourtant pas été désagréable vendredi. Cette situation me dépasse. Encore toutes ces questions qui me tourmentent. J'ai quand même hâte de pouvoir lui parler en privé, de la voir changer d'émotions dans l'espace de quelques secondes, de la voir s'énerver [bon peut être pas quand même], de la voir sourire, de l'écouter parler, de voir la timidité ressurgir et disparaitre aussi vite elle s'est manifestée, de ...

- Alors tu t'appelles Emma, c'est ça ?, sociabilise Leila.
- Oui, je suis la s½ur d..., s'apprête à répondre Emma.
- D'Andréas, je sais... Enfin, je connais Andréas ... Enfin, non je ne le connais pas, mais étant donné que je suis fan du groupe, bah forcément je connais l'existence de leur meilleur ami. Il est très mignon au passage, je ne l'imaginais pas comme ça...
- Pas aussi craquant que moi, rassure-moi ?, intervient Tom.
- Tom, tu ne vois pas qu'elle me parle à moi ? Et puis si c'est pour faire ce genre de remarques, abstients toi s'il te plaît, le taquine Emma.

Tom affiche son air boudeur devenu habituel lorsqu'il se fait casser.

- Et toi Laila si je ne me trompe ?, continue Emma.
- Leeeeila, c'est pas pareil ..., rectifie Leila, gesticulant.
- Ah d'accord, réplique Emma à son tour, souriante. Et donc toi, tu es la fameuse Nadia ?, interroge-t-elle, s'adressant à Nadia.

Putain merci Emma. Tu ne voulais pas me foutre un petit peu plus la honte ? Non, non ? Je pense qu'elle fera l'affaire ta petite intervention. Je regarde par la fenêtre, ne sachant pas où me foutre. J'ai n'ai qu'une envie : c'est de disparaitre sous Terre. Je ne sais pas comment Nadia a réagit, ni quelle tête elle a fait. J'entends juste le son de sa voix lorsqu'elle répond :

- Euh, je ne sais pas si je suis « la fameuse », mais en tout cas je m'appelle bien Nadia oui ...
- Bah en fait, ça dépend de ce que tu sous-entends par la « fameuse » ?, demande Leila.

Mein gott. Elle est pareille qu'Emma cette fille ! Allez, continuez à m'enfoncer un peeeeu plus, c'est fun les filles ! Je lance un regard terrifié à Tom, qui, ce con, toujours aussi compréhensif, affiche un sourire en coin.

- Bah, c'est bien toi la fille qu'il a connu vendredi passé et qui rend notre Beul ..., commence Emma.
- Aaaaaaah les filles .... Euh ... connaissez-vous l'angle sous lequel un satellite peut observer l'Afrique du Sud ?, intervient Tom, remarquant mon malaise ET celui de Nadia.

Emma et Leila le regardent incrédules, se demandant sûrement quelle substance illicite a-t-il consommé ce soir. Putain Tom, t'aurais pu trouver mieux pour dévier le sujet. Toutes les paires d'yeux sont posées sur lui.

- Bah quoi, c'est une question comme une autre... En plus vous ne savez même pas, bande d'incultes, va !, se défend-il.

Emma et Leila se regardent et éclatent de rire à l'unisson de l'absurdité de ses dires. J'ose enfin regarder dans sa direction. Elle a la tête penchée vers ses mains, qui se triturent entre elles. Ce geste attire mon attention vers elles et je les observe quelques secondes. Elle a des très jolies mains, fines et parfaitement soignées. Je reste bloqué sur elles quelques instants. Le fait qu'elle bouge légèrement met fin à mon hypnose sur ses mains et je lève les yeux vers elle. Elle le fait aussi et nos regards se croisent inévitablement. Elle rougit ... Et moi je dois me rappeler comment fait-on pour respirer, à croire qu'il me faut un mode d'emploie.

- Ahem, exagère Tom.

Ce qui me ramène à moi. Je regarde les autres qui, eux, n'ont raté aucune miette de cet échange de regards entre Nadia et moi. Leila me regarde ravie, un sourire accroché aux lèvres. Emma dévisage attentivement Nadia et Tom fixe Leila. Le silence s'installe dans la voiture, mais est vite brisé par Emma, qui, bavarde comme elle est ne reste pas plus de cinq secondes la bouche fermée :

- Et vous faites quoi comme études les filles ?
- Je suis en fac de Sciences de la Communication, s'empresse de répondre Leila.

Sciences de la Communication ? Je ne savais même pas que cela existait, mais ça lui va à merveille je trouve.

- Sciences de la Communication ?, reprend mon double. Je ne savais même pas que ça existait ! Ca consiste en quoi ?

Je souris. Il a eu la même pensée que moi.

- Bah c'est pour travailler plus tard dans la communication d'entreprise, ou la communication publique ... ou Editions et librairies, etc. C'est pas mal, j'aime bien en tout cas !, explique Leila.

Mes yeux se posent sur Tom, qui l'écoute parler, concentré dans ce qu'elle raconte, sans arrêter de jouer avec son piercing. Emma pose ses yeux sur Nadia, attendant sa réponse. J'ai enfin une excuse pour laisser mon regard savourer la beauté de son visage. Alors que je la scrute, elle joue distraitement avec les bouts de ses doigts, et répond tranquillement. Plus aucune trace de cette timidité d'il y a quelques minutes.

- Je suis en fac de Sciences Humaines et Sociales. Je veux travailler dans le milieu Social plus tard, mais je ne sais pas exactement quelle spécialité. Je verrai comment ma vocation évolue, répond-elle. Et toi ?

Ses yeux se posent quelques instants sur moi, ce qui me fait penser qu'elle me pose la question à moi. Mais non, elle regarde Emma tout de suite.

- Je veux faire fac de Psychologie. J'ai encore quelques années devant moi pour y réfléchir de toute façon. Le droit m'intéresse aussi, ou ... Bouah, je ne sais pas encore, finit-elle.
- Moi je suis guitariste à temps plein si jamais ça vous intéresse, intervient Tom.
- Et moi chanteur. Je replique, rentrant dans le jeu de mon double.
- Ouais voilà. On a fait une fac de guitares et de voix, explique Tom, très sérieux malgré les conneries qu'il débite.
- Tsss, c'est bien l'humour Kaulitzien ça. On est arrivés les boulets!, intervient Emma.

On sort tous un à un. Je laisse ma casquette dans la voiture et prends soin de me coiffer. Les autres sont déjà là.

- Vous êtes tous là, c'est bon ? Personne ne s'est perdu en chemin ? On peut y aller ?, demande excité Andréas.

Je vois Gus lui répondre avec un simple hochement de tête. Andréas tourne les talons et se dirige vers l'entrée du Stern. Tom s'empresse de rejoindre Andréas tout devant pour qu'on nous laisse entrer. Georg et Gus parlent avec Quentin et Marco. Emma est avec Leila et moi, tout derrière avec Nadia. Elle m'ignore et se contente d'avancer. Ca commence à m'agacer son attitude.

- Tu comptes bouder toute la soirée ? Non parce que bon ... Si j'ai t'ai « obligé » à venir en quelque sorte c'était pour passer une bonne soirée. Alors si tu as des reproches à me faire, je préfère que tu le fasses maintenant, que tu vides ton sac le plus tôt possible, comme ça, c'est fait et on peut parler et faire connaissance comme des gens normaux.

Elle s'arrête de marcher, ce qui m'oblige à me retourner pour voir ce qu'elle fabrique, ou entendre ce qu'elle a à dire. Je la vois écarquiller les yeux :

- Ce que tu ne sembles pas avoir saisi c'est que moi je ne voulais pas passer cette « bonne soirée » avec toi. Si je suis là, c'est pour mon frère. Et J'hallucine ... Que je vide mon sac pour pouvoir « faire connaissance comme des gens normaux » ? Depuis quand les gens normaux imposent ses caprices aux autres ? Parce que oui, ça ne peut être qu'un caprice ton obstination pour que l'on se revoit ! Tu sais, ce n'est pas parce que tu es une star mondialement connue que ...

Elle commençait à hausser la voix en pleine rue et on allait se faire repérer. Je lui mets mon index sur la bouche, l'incitant à se taire.

- Euh ... C'est plus long de ce que je croyais. On va continuer dedans, comme ça tes cris seront amortis par la musique.

Avant qu'elle ne proteste, je lui prends la main et l'entraîne dans la boîte. Le vigile me reconnait tout de suite et nous laisse entrer sans problème. Tom a dû lui donner nos deux entrées aussi. Je cherche les autres des yeux, mais je ne les vois pas. Ils doivent être allés s'installer quelque part, dans une des zones VIP. La musique rempli l'atmosphère dense qui encercle la boîte. Je traverse la piste de danse, où plusieurs personnes se déchainent et se laissent envahir par le rythme. J'aperçois au loin une porte qui donne accès à la zone découverte. Je serre toujours sa main dans la mienne. Je ne sais pas pourquoi, par reflexe sûrement, j'entremêle mes doigts aux siens. Je me retourne vite fait pour voir si elle arrive à me suivre, mais je n'arrive pas à distinguer son visage. Je continue d'avancer parmi la foule qui nous entoure. Une fois arrivé à cette porte, je la pousse doucement et sors, suivi d'elle, toujours agrippée à ma main. Quelques personnes sont dehors en train de fumer leur clope. Je continue de marcher pour trouver un endroit discret. La musique, atténuée, se fait encore entendre. On arrive à un endroit où il n'y a que deux ou trois personnes en train de discuter tranquillement. Elles ne font pas attention à nous. Je me retourne enfin et la lâche malgré l'agréable chaleur que ce contact me provoquait.

- Je n'avais pas fini !, attaque-t-elle.
- Ah, bah ça, je m'en doutais, lui répondis-je calmement.

Ses yeux gris se transforment une nouvelle fois. Elle me fusille du regard et ses yeux semblent lancer des flammes. Je sais, elle est plus qu'énervée en ce moment même, c'est peut-être ma fin même, mais je ne peux pas éviter de regarder cette transformation fasciné. Je me rapproche instinctivement d'elle, mais elle recule au même temps.

- Je... Je ne sais plus où j'en étais, arrive-t-elle à articuler, malgré la colère qui la ronge.
- Hum, tu ne tiens pas trop à tes reproches alors ...

Dis-je simplement. Mais je crois que ce n'était pas une bonne idée ...

- Ca va pas? Ca me revient ! Tu crois qu'une fois que j'aurai « vidé mon sac » comme tu dis si bien, on parlera comme si de rien n'était et on passera une soirée tranquille et pleine de bonne humeur et...
- Oui... Pourquoi pas ?

Je croise les bras alors que je lance cette simple phrase, ce qui la met encore plus hors d'elle-même.

- Tu m'énerves ! Tu...
- Ca, tu peux me croire, je l'avais remarqué ...
- Chut ! Laisse-moi parler ! Je n'arrive pas à croire que tu vives aussi bien ton chantage, comme si c'était la chose la plus normale au monde. Je n'arrive pas à croire que tu sois aussi arrogant, aussi sûr de toi ... Je n'arrive pas à croire que tu te crois tout permis. Etre une star ne te donne pas le droit d'utiliser les gens à ta guise !

Je la regarde vociférer toute sa haine envers moi. Son beau visage est rouge de colère et elle tremble légèrement. Je ressens un lourd pincement au coeur et un noeud se forme dans mon estomac. Je m'en veux d'être la cause de sa rage. Mil formules d'excuses défilent dans ma tete, mais aucune en ressort. Je ne sais pas comment m'y prendre. Je ne sais pas quoi lui dire ... Elle a tort. Je ne suis pas comme ça, comme elle le prétend. Je fixe ses yeux, et j'arrive encore à déceler cette furie qui s'y installe dès qu'elle me voit. Je soupire face à ce sentiment d'impuissance, à ce manque de mots. Je tente plusieurs fois de dire quelque chose, mais aucun son. Je passe nerveusement ma main sur mon front, et essaye de reprendre le rythme normal de ma respiration. Quant à elle, elle se limite à me dévisager, ses lèvres tremblant d'emportement encore ... C'est dans cette observation de ses lèvres que je lance enfin:

- Bon, calme-toi... Je... Je ne voulais pas te mettre dans cet état. Et surtout, je ne voulais pas que tu penses tout ça de moi. Je dois t'avouer que je ne comprends pas ta phobie envers moi. Pour le chantage, d'accord ... Je m'en excuse, je ne savais pas comment faire pour te revoir. Ce n'était pas un caprice, non, je t'assure. J'y tenais. Ne me demande pas pourquoi, je tenais à te revoir. C'était important pour moi. Je sais très bien que ce n'était peut-être pas le meilleur « chemin ». Mais comment aurais-je pu faire ?
- T'aurais pu respecter mon refus. Tu ne sais pas pourquoi j'ai refusé.. Tu ne sais rien ! Et... Tu t'es quand même permis de...

Elle s'arrête quelques instants. La colère semble s'estomper peu à peu. Je ne comprends plus rien. Mes mots ont-ils réussi à traverser cette paroi Anti-Bill? Je reprends :

- Bah non, je ne sais pas pourquoi tu refusais... Je ne savais pas qu'il y avait une raison particulière ... Je pensé que c'était un simple « non » parce que tu ne me connaissais pas, c'est tout ... Et non, je ne pouvais pas me contenter de cela, d'un « non » gratuit comme ça. Je ne pouvais pas savoir qu'il y avait vraiment une raison ... Excuse-moi.

Ses yeux se posent sur les miens. Et cette colère qui y habitait n'y est plus. Je me perds dans son regard et attends qu'elle me réponde quelque chose... Elle se mord la lèvre inférieure et soutient mon regard. Dis quelque chose s'il te plaît...

- C'est facile s'excuser ..., lance-t-elle abattue.
- C'est pourtant des excuses sincères. Néanmoins, je t'avoue que je suis quand même content que tu sois en face de moi, en train de m'engueuler à tout va, de crier comme une folle ... Non, je ne suis pas masochiste, mais ça me fait plaisir que tu sois là ... J'aime bien tes transformations.

Cette fois, les mots sont venus tous seuls ...

- Hein ? Quelle transformation ?, m'interroge-t-elle, d'une voix calme cette fois.

J'esquisse un sourire, qui la fait rougir, mais pas de colère cette fois. Elle dévie le regard. Je baisse moi aussi les yeux, content de me rendre compte que je lui fais de l'effet quand même.

- Je peux savoir pourquoi tu ne voulais absolument pas me revoir ?
Je n'aurais peut-être pas dû poser cette question, mais c'était plus fort que moi.

- Je ..., commence-t-elle, gênée.

Nos yeux se confondent une nouvelle fois. Je ne la presse pas et me contente d'attendre qu'elle se décide à se lancer. Je profite pour la dévisager, comme j'adore faire. Cette gêne soudaine me fait craquer ...

- Je ne veux pas en parler.

Lance-t-elle finalement. Nos regards restent accrochés quelques secondes, qui me semblent éternels, et mon c½ur bat tellement fort que j'ai peur qu'elle l'entende malgré les centimètres qui nous séparent. Je hoche la tête et lance :

- Comme tu veux. Bon allez viens, on va aller boire quelque chose et rejoindre les autres ...

Je m'apprête à prendre le chemin de retour, mais je m'arrête et lui demande :

- Plus de haine ? Plus de rancune ? On signe la paix ?, demandai-je, un sourire en coin.

Elle me lance un regard perçant, accompagné d'un sourire malicieux tracé sur ses belles lèvres et reprend le chemin du retour, me laissant planté là, comme ELLE adore faire. Euh, je suis censé comprendre quoi là ?



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Impressions ?

Cette suite je l'ai retravaillé plusieurs fois et je ne suis toujours pas satisfaite du résultat =S
J'espère qu'elle vous plaira quand meme =$ ...

Merci
infiniment pour tous vos commentaires ...
remplis de compliments,
encouragements,
humour,
& j'en passe ...
Merci de respecter mon travail =)

Encore une fois, je vous demande de me faire part de votre passage préferé =)
J'adore !! Danke !

Love You ...

# Online seit Freitag, 16. Mai, 2008 um 14:00

Geändert am Sonntag, 01. November, 2009 um 16:35

***__Chαpitre 19__ *** « Tαnt que j` existe mαintenαnt ...

***__Chαpitre 19__ ***  « Tαnt que j` existe mαintenαnt ...
*

« Les scrupules sont contrαires
αu désir et à l'existence. »

Pierre Garçonnat.

_____POV Leila



Alors que tout le monde est installé autour de deux tables consécutives, moi je n'en reviens toujours pas. Eux. Ils sont là, à côté de moi, à parler, rigoler, boire leur verre, le plus naturellement du monde. Je suis dans la même pièce qu'eux, je respire le même air qu'eux. Eux... leur musique, qui m'a tellement aidé ces deux dernières années. Pendant très longtemps ils ont été ma raison de vivre. Pendant très longtemps, c'est grâce à eux si je suis parvenue à avancer. Eux qui m'ont tellement apporté sont là, à quelques centimètres et discutent tranquillement avec Quentin et Marco, comme s'ils se connaissaient depuis une éternité. Je souris ravie et pour la troisième fois de la soirée je me pince le bras, pour être sûre que je ne suis pas en train de rêver.

- Tu comptes te pincer le bras tout le reste de la soirée ? Je n'aimerais pas être ton bras quoi ... Qu'est-ce qu'il t'a fait ce vilain ?

M'interroge une voix à ma gauche. Je reconnais tout de suite la voix de mon guitariste préféré. Un frison parcourt mon dos. Il me parle... Mein gott. Je souris et me tourne vers lui.

- Oh il ne m'a rien fait le pauvre, il est plus qu'innocent. C'est vous les coupables si je martyrise mon bras , expliquai-je, souriante.

Il me fait un sourire en coin, et laisse entrapercevoir le bout de sa langue, ce qui me fait frissonner une nouvelle fois.

- Ah ... Intéressant. Tu es donc fan de notre musique ..., dit-il calmement, unissant les bouts de ses doigts.
- Exact ! Je pense que vous n'avez même pas idée de tout ce que vous nous apportez... Je n'en reviens pas ! Je suis en train de parler avec TOM KAULITZ ..., une pointe d'euphorie se laisse entrevoir dans ma voix.

Son beau sourire s'étire et répond, toujours jouant des bouts des doigts :

- Hum, tu sais ... On est des mecs comme les autres. On n'a rien d'exceptionnel, rien d'un autre Monde quoi... On mange comme des porcs, on chie, on..
- Oh, merci pour les détails, le coupai-je ne pouvant pas éviter de rire.

Sa langue fait une nouvelle apparition à la commissure de ses lèvres et mes yeux se posent sur eux inévitablement.

- Ce que je veux dire, c'est qu'on est des ados comme tout le monde donc ...
- Tu me fais quoi là? C'est ta technique drague ? Non parce que je me doutais bien que tu étais un être humain hein ...

Il sourit encore et ses mains se posent sur le viscère de sa casquette.

- Parfois les fans nous idéalisent tellement qu'elles oublient qu'on est juste des gars comme ça... Et non, ce n'est pas une technique drague ... Malgré ma réputation de tombeur, je ... Hum, tu veux que j'aille te chercher quelque chose à boire?

Me demande-t-il, remarquant mon verre déjà vide. Je souris et réponds :

- Si tu insistes, je veux bien ...

Me rendant le sourire, il se lève et disparait de ce coin VIP où l'on se trouve. Je fais un tour des yeux. On se trouve dans un coin un peu éloigné de la piste de danse et il y a deux tables colonisées par le groupe, Quentin, Marco et Emma. Bill et Nadia sont toujours pas là. Qu'est-ce qu'ils foutent ces deux là ? Ils ne doivent pas être bien loin mais bon, j'espère qu'ils nous retrouveront facilement. A ma droite il y a Gus en pleine conversation avec Marco et Andréas. A ma gauche, à coté de la place vide de Tom, il y a Quentin, Emma et Georg... et si je me base sur les fous rires qui s'emparent de Georg en ce moment même, Quentin doit être en train de débiter son stock de super blagues. Ca me fait sourire la façon dont Georg est littéralement plié en deux. Sa tête est penché en arrière et avec ses mains fait un extraordinaire mélange : Une fois il applaudit, une autre il tape ses cuisses avec ses poings. Ouh, je paierais pour savoir ce qui le met dans cette position si... sexy. Le fou rire de Georg contamine très vite Emma et Quentin. Mes yeux se posent sur l'autre petit groupe, à ma droite, qui a l'air beaucoup plus sérieux. C'est Gus qui parle et Andréas et Marco l'écoutent attentivement, avec des hochements de tête de temps en temps. La musique est vraiment atténuée depuis où on est, ce qui permet la conversation facile. Je me retourne et dévisage la foule qui danse sur la piste, essayant de retrouver Tom des yeux. Ca sera facile le trouver avec sa casquette et ses dreads, mais je ne le vois pas. Je cherche donc Nadia ou Bill.... Mais en vain aussi.

- Under my umbrella... ella ... ella... eh eh eh eeeeeh..., chante Quentin, se levant. Tu viens?

Demande-t-il à Emma, lui prenant la main et l'entraînant vers la piste, sans lui laisser le temps de répondre. A son tour, je vois Georg se lever et partir en dansant, lorsqu'il arrive à mon niveau, il se penche vers moi et susurre :

- Je pars à la chasse ... Je ne reviendrai pas avant longtemps.

Ce qui me fait éclater de rire. Je le regarde s'éloigner et se confondre à la foule. Je reviens sur ceux qui restent, pas nombreux et toujours à fond dans leur conversation. Ils m'ont tous abandonnés. Je repense à Georg et explose de rire une nouvelle fois. Une voix derrière, au niveau de mon épaule, murmure au creux de mon oreille :

- Qu'est-ce qui te fait autant rire ?

Ah bah c'est pas trop tôt Tomi, t'as pris ton temps...

- Oh rien, je rigole toute seule !

Il pose entre mes mains un verre XL, couleur rouge et vert ... A croire que tout est XL chez lui. Non mais Tomi, tu veux me bourrer la gueule là ou quoi ? Si c'est ton plan, eh bien tu pourrais te la jouer un peu plus discretos... mais là ça saute aux yeux ! Quel vilain ...

- Ca t'arrive souvent de rigoler toute seule ?, m'interroge-t-il, reprenant sa place à côté.
- Bah euh .. Ouais, je suis une comique dans l'âme et je suis la première fan de mon humour, que veux-tu ... Je sais, les gens risquent de me prendre pour une folle mais je fais avec hein ... Dis Tom, tu voudrais pas me bourrer un petit peu la gueule toi ?

Lui demande-je, lui montrant le verre qu'il vient de poser sur mes mains. Lui, qui sirotait calmement son verre, risque de s'étouffer lorsque je lui fais part de mes idées.

- Non, trop pas. Mais c'était la galère au bar, il y a trop de monde, donc pour pas retourner avant longtemps je lui ai demandé le verre le plus grand. Et aussi, tu sais comment s'appelle ton cocktail ?
- Bah non, mais tu vas me le dire ?

Tom sourit et prend un air mystérieux.

- Ah bah vous êtes là ! Mein gott, ça doit faire quinze minutes que je vous cherchais. Cette boîte est immense ! Et j'ai du dégager deux ou trois lourdes qui s'agrippaient à moi comme des sangsues alors que j'étais en pleine mission : vous trouver. Oh j'interromps quelque chose ?, débite Nadia, s'asseyant à côté de Tom.

Je la regarde souriante, admirant sa beauté. Oui, ce n'est pas ma meilleure amie pour rien. Rah, non. Mais ce soir, elle est sublime. Je suis plus que satisfaite de tous mes efforts pour l'habiller et tout le tralala. Elle enlève son délicat petit pull gris, et ses longs cheveux lui tombent en masse sur ses épaules dénudées.

- Et Bill ? Je croyais que vous étiez ensemble ...,l'interroge Tom, levant un sourcil.
- Oh oui, on était ensemble en train de régler nos comptes tu sais, mais ... Euh, là, je ne suis plus avec lui...
- Sérieux ?, ironise Tom.
- Bah il va arriver, il ne va pas se perdre hein ..., lui répond Nad, sous le même ton.
- Tu t'es bien perdue toi, nan ?, lui demandai-je, la taquinant.
- Oui, mais c'est différent. Il connait cette boîte lui, nan ? ... D'ailleurs, c'est vrai, ça m'étonne qu'il ne vous ait pas encore rejoint ..., elle fronce les sourcils en disant cela.

Elle a l'air préoccupée tout d'un coup et moi j'ai hâte de savoir ce qu'elle et Bill se sont dit !

- Vous étiez où ?, demande une nouvelle fois Tom.

Je trouve trop chou comme il s'inquiète pour son jumeau.

- Dehors ... Enfin, dans la zone découverte tu sais... Mais ça fait à peu près dix minutes que je l'ai laissé là bas...
- Je vais le chercher , réplique Tom, se levant.
- Tu vas chercher qui ?, questionne une voix derrière nous.

On se retourne les trois au même temps et on aperçoit Bill, souriant.

- Bah toi boulet ... J'ai vu Nadia arriver sans toi donc ..., commence-t-il, mais il ne finit pas sa phrase.

Je vois Bill lancer un regard espiègle à Nadia et ensuite répondre :

- Ah bah, me laisser planté alors qu'on parle, c'est sa spécialité.

Je regarde Nadia cette fois, incrédule. Elle a laissé Billou en plan ? Elle lui sourit pourtant. Putain, je ne comprends rien à ces deux là.

- Je vais te chercher quelque chose à boire.

Annonce Bill, s'adressant évidemment à Nadia, je suppose. Je ne pense pas qu'il s'adressait à moi, étant donné qu'avec le verre que Tom m'a amené, j'en ai pour toute l'année. Ah oui ! Le verre ...

- Alors, c'est quoi mon cocktail ?

Lui demande-je. Nos yeux se confondent, et son sourire en coin refait son apparition.

- Seulement si tu viens danser. Je te préviens, je suis très mauvais danseur, je ne sais pas danser et ... On s'en fout, j'ai envie de danser avec toi ce soir ...
- Seulement si tu me dis sous quel angle un satellite peut observer l'Afrique du Sud.

Tom éclate de rire, et moi avec lui. Je lui prends la main et l'entraîne avec moi, alors qu'il prend soin d'enlever sa casquette et la laisser sur le canapé.


_____POV Tom



Elle prend ma main et me guide vers la piste de danse. Elle marche devant moi et je profite de cette vue qui s'offre à moi. Elle marche avec un léger balancement des hanches, ultra féminin, qui a pour effet immédiat de me mordre la lèvre inférieure. C'est justement ce moment qu'elle choisit pour se retourner et me dédier un sourire, et ... je suis pris en flagrant délit. Grillé Tom. Tu ne peux pas être plus discret ? Elle, ça la fait rire et continue à tirer de ma main vers ce tumulte qui bouge dans tous les sens. On se faufile entre la foule qui danse serrée, tous collés les uns aux autres. J'ai l'impression d'étouffer. Je commence à regretter mes mots, de lui avoir proposé danser. Surtout que je ne sais pas danser. Que je n'aime pas danser. Qu'est-ce que je fais ici ? Elle lâche ma main et se retourne vers moi. Et se laisse très vite emporter par le rythme. Je me contente de la regarder bouger, alors que je me fais bousculer de tous les côtés. Elle ferme les yeux et sourit. Et danse. Je me sens un peu pommé là, planté au milieu de tout le monde sans rien faire. Elle rouvre ses yeux et me fixe. Elle rigole, une nouvelle fois. Elle se fout de ma gueule en plus ? Ses mains atterrissent soudainement sur mes hanches et les entraînent dans sa danse endiablée. Elle me rapproche d'elle et continue à me faire bouger. Je la vois refermer ses yeux et continuer ses pas réguliers. Et moi avec. J'essaye maladroitement de la suivre. Mais je suis nul. Je lui écrase les pieds une fois, deux fois, trois. J'arrête de compter. Ses yeux retrouvent les miens encore une fois. Un sourire en coin, elle se rapproche de moi. Encore. Et encore. Mais elle passe à côté de mon visage. Je sens son souffle saccadé caresser mon cou. Je la sens se mettre sur la pointe des pieds, vu qu'elle prend son équilibre sur mes épaules. Elle s'arrête à quelques centimètres de mon oreille et crie pour se faire entendre.

- Laisse toi aller.

Et s'éloigne aussi vite elle s'est rapprochée. J'imite ses mouvements et me laisse aller peu à peu. Elle a les yeux fermés donc elle ne voit pas mes pas timides. Sachant qu'elle ne me regarde pas, je laisse la musique prendre possession de mon corps et commence rapidement à avoir terriblement chaud. Lorsqu'elle remarque que je suis plus à l'aise, elle se rapproche considérablement pour danser avec moi. Elle se colle à moi, m'entraînant dans sa danse enragée une nouvelle fois. Je sens son petit corps osciller dans tous les sens. Mais elle n'a pas les yeux fermés cette fois, elle me fixe, tout en dansant. Je soutiens son regard et me concentre de ne pas écraser ses pieds comme tout à l'heure.

La voir bouger de cette façon aussi ... Hum. Ca chauffe. Je sens chaque partie de mon corps éveillée à ce contact plus que provocateur. Voilà. Je n'avais jamais compris pourquoi les gens aimaient danser. Maintenant j'assimile. J'aime danser. Non, ce n'est pas vrai. C'est nul. Mais voir une fille se remuer contre moi, je ne suis pas contre. Elle a réussi. La moindre hormone de mon corps est en alerte. Mais je dois garder le sang froid. Contrôle-toi Tom. Pense à Georg... Beurk non. Je souris face à mes pensées intérieures. Un sourire radiant traverse ses lèvres aussi. Ses lèvres m'obnubilent. Tes lèvres m'obnubilent. Je sais que je ne résisterai pas. Bill va me tuer. Il me l'a interdit ce soir. Pas avec les amies de Nadia. Oh, il doit bien s'amuser lui aussi avec la Folle. Je monte ma main droite, posée sur tes hanches, le long de ton corps. J'arrive facilement à la placer sous ton menton, pour que tu relèves ton visage vers moi. Je replonge dans tes yeux, que je devine verts, malgré la faible lumière qui scintille. J'ai vu la couleur de tes yeux tout à l'heure. Je la devine dans cette obscurité. Tes yeux brillent et me regardent amusée. Tu ne sais pas ce que je m'apprête à faire. Tant mieux. Je colle mon front au tien, sans délaisser notre danse. Nos bouts de nez s'effleurent, ce qui te fait sourire. Ne souris pas. Tu vas me faire précipiter les choses et je veux prendre mon temps. Ne me fais pas craquer s'il te plaît. Pas encore. Une fine larme coule le long de ta joue. Pourquoi tu pleures ? Avec mon pouce, qui soutient toujours ton menton, je l'essuie. Tu fermes les yeux, et une autre larme vient mourir à la commissure de tes lèvres. Je suis désolé. Je sais que je ne devrai pas. Mes yeux ne te quittent pas pourtant.

Ton souffle chaud et saccadé caresse mes lèvres. Tu ouvres les yeux et me regardes naïvement. Je ne sais pas ce que tu décèles dans les miens, mais tu commences à comprendre. Je me perds dans tes yeux brillants. Ma main, toujours posée sous ton menton glisse dans ton cou. Je sens ton pouls accéléré. Mes doigts caressent ta peau fine. Dénudée. Transpirée. Tu ne souris plus. Et continues à me regarder. Effrayée ? Maintenant c'est moi qui te dis Laisse toi Aller. Tu danses toujours, pourtant je te sens crispée. Détends-toi. Je te fais mon sourire en coin pour te voir sourire à ton tour. Et ça marche. Ton pouls commencent à me faire peur quand même, il tape frénétiquement sur la peau de ton cou. J'essaye de le soulager en passant mon pouce dessus plusieurs fois. Tu t'humidifies les lèvres et moi je me mets à jouer avec mon piercing. Mes yeux fixent ta bouche. Je décolle mon front du tien et balance dangereusement mes lèvres près des tiennes. Et je sais que tu es en train de me maudire intérieurement. Ma bouche semble éterniser sa danse près de la tienne. Je sais que je vais t'embrasser. Bientôt. Mais je me dois de te prévenir de quelque chose. Je m'éloigne de ta bouche et sens ta déception lorsque tu fermes les yeux, laissant échapper l'air retenu dans tes poumons. Je me rapproche de ton oreille ...

- Tu es consciente que tu n'existeras plus pour moi demain ?

Te crie-je. Direct, efficace. Message clair et cru. Il vaut mieux. Je ne veux pas qu'on vienne me dire que je brise des c½urs encore. Je ne veux pas que Bill me fasse la morale demain. Je lui dirai que je t'ai prévenue. Je ne veux surtout pas avoir mauvaise conscience. Tu sais à quoi t'y attendre. Tu te rapproches de mon oreille à ton tour.

- Tant que j'existe maintenant. Ces quelques secondes, minutes. Ca me suffit.

Bien. Je reviens donc à la position initiale. Front contre front. Nez contre nez. Souffle contre souffle. Et reprends ce petit jeu. Tu danses encore, mais tu n'écoutes plus la musique. Tes yeux fixent mon piercing. Et moi les traits de ton visage. Mes lèvres effleurent enfin les tiennes. Et tu retiens ta respiration encore une fois. Respire ou tu vas mourir en plein milieu de mon super baiser ma belle. Je prends du recul et te sourit. J'imagine à quel point tu dois peter un cable. Ma bouche s'impatiente de savourer la tienne aussi. Mais j'aime prendre mon temps. J'aime profiter de chaque seconde. Tes mains se posent soudainement sur mes joues et tu viens enfin à ma rencontre, approchant mon visage du tien. Tu as perdu tout ton self-control. Tu poses tes lèvres sur les miennes brusquement. Je ferme les yeux et savoure de leur douceur. J'explore chaque coin de la bouche qui me vaudra un sermon de la part de mon double demain. Des petits baisers doux et lents se succèdent et j'entrouvris mes lèvres pour approfondir le baiser. Ma langue s'entremêle très vite à la tienne. Je goûte ton agréable saveur à cocktail. Je frémis quand ta langue se met à jouer avec mon piercing. Et je mords doucement ta lèvre inférieure. Le baiser devient intense et il faut que je m'arrête sinon je vais partir en cacahouète. C'est toi pourtant qui mets fin à ce baiser. Tu te détaches avec difficulté. J'ouvre mes yeux et vois ton regard brillant me percer. On se focalise quelques instants sur notre respiration. On reprend notre souffle et tu souris. Je te le rends. Je m'approche de ton oreille ...

- Angel lips * ... Angel lips était le nom de ton cocktail.

____________________________________________________

Impressions ?

Comme d'habitude, je tiens a vous remercier ...
Oui. Car vos nombreux commentaires me motivent énormément ...

* Angel Lips = "Lèvres d'ange" (Si jamais) ... & C'est un cocktail qui existe vraiment XD

Moment préféré ?
Moment détesté / pas aimé ?

& Celles qui voulaient lire Tom et Leila, satisfaites ?
Que pensez-vous du comportement de Tom ?

Merci
pour tout ...

Mouak_S

# Online seit Freitag, 23. Mai, 2008 um 12:37

Geändert am Donnerstag, 26. November, 2009 um 07:44

***__Chαpitre 20__ *** « L` αlcool ne peut pαs m` αtteindre ...

***__Chαpitre 20__ ***  « L` αlcool ne peut pαs m` αtteindre ...
*

_____POV Nadia



Je regarde Leila et Tom partir main dans la main vers la piste de danse, tous deux éclatés de rire. Un sourire se trace sur mes lèvres. Leila doit être aux anges. Après cette soirée ça va être dur pour elle revenir à la réalité. Un sentiment de bonheur s'empare de tout mon être: Leila a réalisé un de ses rêves. Parler à ce fichu groupe, en vrai. Je ne sais pas vraiment ce qu'elle peut ressentir à ce moment même, avec Tom, son amour platonique... Normal, je n'ai jamais été aussi fan d'un groupe quelconque. Non je ne sais pas ce qu'elle vit. Mais je la connais. Elle va se rappeler de cette soirée toute sa vie. Elle va me parler de cette sortie pendant très longtemps. Malgré toutes mes réticences pour venir ce soir, je suis contente d'être présente dans un moment si important pour Elle. Je suis profondément contente pour toi ... Ma Leilou, tu dois nager dans le bonheur. Songe à ne pas te noyer quand même.

Mes pensées sont interrompues lorsque je croise le regard persistant d'un des blonds qui parle avec mon frère. Comment il s'appelait déjà? C'était facile en plus .. Alors que j'essaye vainement de me rappeler de son prénom, je reste accrochée à son regard. Pourquoi il me dévisage comme ça? C'est comme s'il essayait de lire en moi. Ca devient presque gênant. Je le vois abandonner son petit groupe et se rapprocher de moi. Aller Nadia, rappelle toi comment il s'appelle ...

- Gus , se présente-t-il tranquillement, s'installant à côté de moi.

Je reste pétrifiée et sens mes joues se colorer. Je lui dédie un sourire maladroit et détourne le regard.

- Toi, je suppose tu dois être Nadia, n'est-ce pas?

Pourquoi tous me posent cette question ce soir? Des questions qui se veulent innocentes mais qui veulent clairement dire "AAAhhh c'est TOI Nadia, hein??", accompagnées d'un regard chargé de sens. Je ne sais pas ce que Bill a dû raconter à son petit comité mais ça me met plus que mal à l'aise. Je me tourne vers Gus et hoche la tête.

- Tu supposes bien.

Me contente-je de lui répondre, avec un sourire forcé.

- Enchanté alors, dit-il calmement, sirotant son verre.

Je le contemple et me rends compte qu'il n'est pas venu s'asseoir à côté de moi avec des intentions derrière la tête. Non, il ne semble pas vouloir des réponses, ni me parler de quelque chose en particulier. En l'observant, son air paisible et imperturbable m'inspire confiance. Mes muscles se décrispent à cette idée, la méfiance se dissipe et je laisse enfin mon regard errer ailleurs. Et il se pose sur mon frère ... Je vois Marco parler avec Andréas. Il a l'air bien, content; il sourit. Marco, interview ... Bill.

Instinctivement je me mets à rechercher Bill des yeux. Petit détail qui ne passe pas inaperçu aux yeux spectateurs de Gus, qui, je remarque lorsque je recroise son regard, m'observe. Un teint rosé vient colorer une nouvelle fois mes joues. J'espère qu'il n'a pas compris mon geste. Mais il ne dit toujours rien. Je commence à imaginer tout ce que ce blond assis à côté de moi peut être en train de penser, ce qu'il racontera à Bill ...

- Tu sais, si je suis ici c'est pour mon frère.

Argumente-je. Je ne sais pas pourquoi j'ai lancé ce sujet. Je ne sais pas pourquoi je cherche à justifier ma présence ici, ou ma quête de Bill parmi la foule. Je ne veux pas qu'il croit ce que Bill ait pu raconter. Mon intervention ne semble pas surprendre Gus. Il continue à me scruter sans rien dire. Il est bizarre ce mec ... Mais pourtant je suis apaisée, en sécurité ...

- Je dis ça car je ne veux pas que tu ...
- Bill n'a rien dit sur toi ... Rien de bien précis si tu veux savoir. Il a juste dit qu'il a demandé à te revoir et que tu as refusé.

Me coupe-t-il. Je lui souris soulagée et intriguée au même temps. Il arrive vraiment à lire dans mes pensées et ça me perturbe.

- Ah ... Tu ne connais donc pas l'histoire de l'interview ...
- Si. Bill nous a vite fait parlé du truc. Il compte négocier avec David et voulait savoir si on était d'accord.
- D'accord ...

Murmurai-je. Mon attention est captivée par les cinq verres déjà vides sur la table qui appartiennent à Andréas et Marco. Tout en me disant que Marco va finir par terre ce soir, je lance à mon interlocuteur:

- Marco avait besoin de cette interview pour être accepté dans son école de journalisme. Je ... Je n'ai pas voulu me servir de Bill. C'était vraiment une coïncidence, tu sais? Et ... Je me sentais un peu coupable d'avoir donné le numéro de Bill à mon frère. Mais après, avec le chantage de Bill ... Ca m'a sidérée ...

Mes yeux reviennent sur le blond qui semble m'écouter très attentivement. Encore une fois j'ai cherché à me justifier. Mais pourquoi? Je ne le connais pas ce mec.

- Chantage tu as dit ?

M'interroge-t-il levant un sourcil. Je soupire: il ne connaît pas toute l'histoire de l'interview donc...

- Bill n'acceptait de faire l'interview que si l'on ...
- Oh ...

Dit-il simplement. Gus semble assimiler la suite de l'histoire et un sourire vient se pointer sur ses lèvres. Pourquoi il sourit? Il trouve ça drôle lui? Putain mais dans ce groupe ils sont tous adeptes du chantage ou quoi ? ...

- Je peux te dire que tu te trompes sur Bill ...

Cette remarque de sa part me fait immédiatement froncer les sourcils. Je suis d'autant plus perplexe lorsqu'il se lève et disparaît du coin VIP. Je reste là, les mots à la bouche. Me tromper sur Bill? Mais ? Quoi sur Bill ? Je ne pense rien sur lui ! Enfin, rien de bon ... Et Il va où comme ça le blond?

Un bruit assourdissant attire tout de suite mon attention alors que j'essaye de comprendre quelque chose aux paroles énigmatiques de Gus. C'est Andréas qui vient de se peter la gueule. Il est tombé de sa chaise et gît par terre. Il est pourtant éclaté de rire. Je souris face à la scène qui se déploie sous mes yeux. D'accord, mon frère ne sera pas le seul bourré ce soir. Marco, mort de rire également, tente bien que mal de ramasser Andréas. Mais cet abruti tombe sur lui. J'éclate de rire ne pouvant plus me retenir et quelqu'un s'unit à nous. Je ne fais pas attention à cette présence, bien trop concentrée à me foutre de la gueule des gars. Je ne remarque qui c'est que lorsque je vois une main parfaitement manucurée relever Andréas et Marco. Et là, mon corps se contracte. Un revenant tiens. Bill ...

Il les dépose sur leurs places comme il peut, un sourire accroché aux lèvres. Et vient me rejoindre. Il pose entre mes mains un verre rougeâtre, avec quelques fruits dedans.

- Ils sont déjà morts ces deux là.

Me dit-il, observant les deux en face de nous.

- Merci, lui dis-je, machinalement, observant la même scène que lui.

Il se retourne vers moi, interloqué.

- En quel honneur ?

Je m'enfouis dans ce regard noir alors que j'essaye de me rappeler pourquoi je viens de prononcer ce mot. Ce regard perçant que je ne connais que trop bien. Je dévie le regard, et réponds un peu plus sèchement que prévu.

- Pour le verre.
- Oh, ce n'est rien. J'ai mis du temps à revenir, désolé .. J'ai dû m'arrêter signer deux ou trois autographes.

Il dit ça distraitement, revenant sur Andréas et Marco qui rigolent à tout va, comme si c'était la chose la plus normale. Mais pas pour moi. Je me rappelle à ces mots qui il est. La vie qu'il mène. Et un frisson parcourt mon dos. Je centre mon regard sur ses mains qui se reposent tranquillement sur ses cuisses. Des longues mains fines, minutieusement soignées. Je ne peux m'empêcher de sourire lorsque je me dis qu'il les a mieux soignées que moi, alors que je suis une fille ....

- J'étais censé comprendre quoi tout à l'heure?

Me demande-t-il, ayant suivi mon regard et ayant remarqué que j'admirais ses mains.

- Simplement que je ne suis pas prête d'oublier le fait que tu aies triché Bill. Je n'ai pas digéré ton chantage. Et je peux te dire qu'elle est loin d'être finie la partie.

Lorsque je finis d'énoncer ces simples phrases, je lève la vue de ses mains et cherche ses yeux, pour voir sa réaction. Il arque son sourcil surpris. L'expression de son visage illustre parfaitement son incompréhension.

- Hein? Quelle partie?

Je ne réponds pas et goûte enfin le verre qu'il m'a apporté. Il m'imite et guide son verre vers ses lèvres, tout en attendant une réponse de ma part. Je dévie le regard. Bill ... Tu veux un dessin ou quoi? Et arrête de me fixer comme ça. Tu ne dis rien pendant quelques instants et sembles réfléchir... mais tu t'aventures enfin:

- Tu ne peux pas être aussi rancunière ...

Me lance-t-il. Je manque de m'étouffer en l'entendant débiter cette connerie. Rancunière? Mais il n'a rien compris !

- Laisse tomber, dis-je, prenant une autre gorgée de ce délicieux cocktail.
- Non , répond-il fermement. Je veux comprendre au moins quelque chose à ton comportement.

Il a raison. Il ne peut que mal interpréter ma conduite. Car il ne peut pas comprendre pourquoi je m'obstine à éterniser ce froid entre nous, à garder cette distance infinie qui nous sépare. Il ne sait pas l'effet qu'il a sur moi, il ne connaît pas mon passé. Il ne connaît pas mes faiblesses. Il ne connaît rien ... Et je ne veux pas qu'il connaisse quelque chose à mon existence ...

- Et bien, ça ne sera pas pour ce soir.
- Tu insinues qu'il y aura un autre soir?, m'interroge-t-il amusé tout d'un coup.

Merde Nadia. Je bois un longue gorgée alors que je réfléchis comment réparer cela. Je sens son regard posé sur moi, et mon c½ur se brusquer tellement peur que je crains qu'il ne sorte.

- Non, je n'ai pas dit ça. Ne transforme pas mes propos .

Réponds-je souriante, pour cacher mon mal aise soudain. Son amusement éphémère d'il y a quelques secondes a déjà déserté les lieux. Il semble encore plus perdu qu'avant et affiche une expression enfantine sur son visage qui me faire rire. C'est un air d'incompréhension qui s'empare de son visage, d'incrédulité. Il éternise sa contemplation cherchant des réponses, des explications, et son tic du sourcil refait son apparition. Lorsque j'assimile que nos yeux sont trop confondus, que nos regards sont accrochés depuis un bout de temps, mon sourire se fane et je focalise mon attention ailleurs, rapprochant mon verre. Je bois pour ne pas devoir à subir ce regard pénétrant me transpercer. Je bois pour le fuir. Comment fait-il pour me déstabiliser rien qu'en un regard ? Mes yeux rivés sur mon verre, je commence à paniquer : il est déjà vide. Machinalement je repère rapidement le verre de Leila qui est sur la table. Alors que je m'apprête à le saisir, sa voix me questionne :

- Tu es toujours aussi énigmatique ou c'est moi qui suis un boulet qui ne comprend rien à rien ?

Je lui lance un regard rapide et ris.

- C'est toi qui es un boulet.

Lui réponds-je, capturant le verre de Leila.

- Je me disais aussi.

Dit-il souriant, puis, observant attentivement le moindre de mes gestes, il reprend :

- Tu ne devrais pas boire autant, tu vas finir comme nos deux collègues d'en face.

Je continue à rire alors que je déguste le cocktail de Leila. Hum, c'est délicieux. Moi, finir comme eux ? Troop paaas ...

- Oh Bill... Je tiens l'alcool sûrement mieux que toi ... Tu serais surpris de voir à quel point l'alcool ne peut pas m'atteindre ...

Ripostai-je alors que je commence à tituber légèrement ...
Tituber ? Oh non. En faisant attention, je me rends compte que ma vue n'est pas aussi nette qu'il y a quelques instants. Non. Ma vue semble décalée aux mouvements de ma tête. Oui, elle se déplace moins vite. Je m'éclate à bouger ma tête de droite à gauche juste pour constater cela. Le coin VIP semble plus grand et viser quelque chose de précis m'est impossible.

- Tu es sûre ? Je ne dirais pas ça en te voyant ... , affirme-t-il fronçant les sourcils.
- Quoi en me voyant? Je suis très bien, arrête, mentis-je.

Je prends l'initiative de me lever pour qu'il ne me voie pas comme ça, mais lorsque le sol commence à tourner sous mes pieds, je change vite d'avis. J'arrive à entrapercevoir Georg revenir trempé à cause de la transpiration et prendre place à côté d'Andréas et Marco. Je l'entends vaguement débiter :

- C'est la foliiiiiiiiiiiiiiiiie !!!

J'éclate de rire alors que ça n'a rien de drôle. Je m'amuse à regarder le trio en face de moi qui se distribue des claques gratuites. Enfin, « gratuites », je n'ai pas trop suivi à vrai dire. Pourquoi ils se tapent ? Je rigole encore. Je sens une main se poser sur mon épaule dénudée. Je sens l'agréable chaleur que celle-ci émane. Je me retourne et me rends compte que c'est Bill qui me regarde préoccupé. Qu'est-ce qu'il veut lui ? Je lui souris et lui tapote la main. Ce n'est qu'en faisant cela que je me rends compte que je ne suis pas crispée à ce contact, comme je le serais dans mon état normal. Non, je suis détendue et tous mes sens sont focalisés sur cette main, posée tranquillement sur mon épaule. A cette agréable chaleur qu'elle me procure. A ces doigts fins que j'imagine posés sur moi, à ce simple toucher ...

- Je dirais qu'il t'a déjà atteint moi ...
- Qui ça ?

Lui réponds-je scrutant le noir de ses yeux. Ce noir parfait qui les entoure. De quoi il parle ? Je continue vainement à chercher le sens de sa phrase. Ma question semble l'amuser car il sourit.

- L'alcool Nadia, m'explique-t-il doucement.
- Mais tu vas arrêter oui, je te dis que je suis nickel !! Tu veux que je fasse de l'équilibre pour te le prouver ?

Han ? Qu'est-ce que tu viens de dire Nadia ? Dieu, qu'il ne me demande pas de faire de l'équilibre, s'il te plaît, zappe ce que je viens de dire, s'il te plaît... Il rigole et me demande :

- Pourquoi lorsqu'on est bourrés on s'obstine à dire qu'on est sobre ?
- Ne prends pas ton cas pour une généralité Bill, lui répondis-je, soulagée qu'il ne me demande pas de faire des acrobaties.
- Si tu étais sobre tu aurais dégagé ma main tout de suite je pense ...

Sa main. C'est vrai ... Nadia, reprends toi... Fais un effort.

- J'allais la dégager, t'inquiète ... Chaque chose à son temps ... Allez houst !!

Je lui enlève délicatement sa main. Elle a l'air fragile tellement elle est soignée à la perfection. Mais lorsque je tiens sa main dans la mienne pour l'écarter, je la retiens un peu. Je la mets devant moi pour l'apprécier de plus près. Face à mon air émerveillé, Bill ne peut s'empêcher de rire.

- Tu m'apprendras à faire ça ?, lui demandai-je fascinée.
- Euh ouais ... Mais pour cela faudrait que l'on se revoit et ...
- Non. Non.

Je me détache rapidement de sa main me rendant compte de ce que je suis en train de faire. Je suis en train de sociabiliser avec lui alors que je m'étais juré qu'il allait regretter son chantage. Mais ça fait tellement du bien être indifférente à sa proximité, à son contact ... Ca fait du bien ne pas me sentir perturbée par son regard ou sa voix. Ca fait du bien ne pas sentir mes muscles se contracter ou mon c½ur battre la chamade rien qu'en sentant son souffle si près.

- Bonsoir.

Lance une voix qui m'est inconnue à ma gauche. Je me retourne pour voir à qui elle appartient et je suis surprise de voir qu'il s'agit de ...

____________________________________________________

Impressions ?


Moment préféré ?
De qui s'agit-il selon vous la personne qui entre en "scène" ? x)
Et dernière question ... D'après vous une Nadia bourrée, ça donne quoi ? ... ^^

MERCI
pour tous vos commentaires,
toujours un plaisir vous lire ♥

# Online seit Donnerstag, 26. Juni, 2008 um 12:04

Geändert am Donnerstag, 26. November, 2009 um 07:45

***__Chαpitre 21__ *** « Fre jumeαu tu αs dit ? ... »

***__Chαpitre 21__ *** « Frère jumeαu tu αs dit ? ... »
*

_____POV Nadia



... Personne d'autre qu'Andréas qui vient de se joindre à nous. J'essaye de le viser, mais en vain. Je lui souris pourtant :

- Bonsoir.

Malgré le fait que l'alcool monte de plus en plus, j'arrive à entrapercevoir le regard malicieux qu'il lance à Bill, et le clin d'½il qui s'ensuit. Euh, tu étais censé être discret Andréas ?

- Alors, tu vas me dire que, vraiment, tu ne connaissais pas le groupe Tokio Hotel ?

Me demande-t-il souriant. Chouette, l'étape du « Alors c'est toi Nadia ? » est omise. On progresse. Tout en buvant encore un peu du verre de Leila, je m'adresse à lui :

- Non. Je ne suis pas Fan. Evidemment, j'en ai entendu parler, normal ... Avec Leila qui raffole d'eux, mais je n'ai jamais entendu leur musique.
- Oh, ce n'est pas un problème ça. Je suis sûr que Bill te fait un concert en privé quand tu veux !

Lance-t-il, un sourire en coin. Posant ses yeux pétillants sur Bill, il continue :

- N'est-ce pas Bill ?

Je me retourne vers Bill et remarque qu'il est mal à l'aise tout d'un coup. Je souris. Pour une fois que ce n'est pas moi à qui ça arrive. Non, l'alcool a des pouvoirs magiques sur moi. Je suis détendue et la situation dans laquelle se trouve Bill me diverti. Le sourire aux lèvres, je continue à dévisager Bill qui reste muet.

- Il n'a pas l'air du même avis on dirait, dis-je amusée.

Ma tête commence à tourner mais j'essaye quand même de tenir sur place et ne pas m'écrouler sur l'un des deux. J'aère ma nuque en jouant avec mes cheveux et vois que Bill tente de dire quelque chose à Andréas. Mais il n'émet aucun son. Je regarde Andréas intriguée, celui-ci trop concentré à lire sur les lèvres de Bill. Dans mon état normal cela m'aurait dérangé qu'ils se parlent devant moi comme ça, m'excluant. Mais dans mon état actuel, je me laisse tomber en arrière, m'appuyant au dossier du canapé. Toujours le verre agrippé à ma main droite. Andréas m'adresse un dernier sourire et se lève pour rejoindre une nouvelle fois Marco. Je me redresse et me retourne vers Bill.

- Pourquoi tu l'as viré ?

Je lui ai vraiment demandé ça ? ... Non Nadia. Fais un effort pour censurer tes pens ...

- Parce que je voulais te parler . Et puis on m'a déjà assez ridiculisé pour toute la soirée je crois .

Dit-il simplement, plongé dans mon regard vitreux.

- Me parler de quoi ?
- De rien en particulier. De toi, parle-moi de toi ...
- Humm ... Tu veux savoir quoi ?
- Je ne sais pas, ce que tu veux.

J'essaye de soutenir son regard. Et malgré tout l'alcool qui se trouve dans mes veines, il me fait de l'effet. Un putain d'effet. Maintenant, comme ça ... à attendre innocemment une réponse, une réponse qui lui apprenne quelque chose de moi, une réponse qui n'arrivera pas; ses yeux rivés sur les miens.

- Tu as aussi des beaux yeux.

Laisse-je échapper. Je soupire. Ca ne sert rien à rien que j'essaye de me censurer, ça ne marche pas. Tout ce que je pense sort automatiquement de ma bouche, sans que je puisse vraiment contrôler. Je bois tranquillement sans le quitter des yeux. Un sourire en coin fait surface à la commissure de ses lèvres. Il semble intimidé tout d'un coup.

- « Aussi » tu as dit ? Il me semble que j'ai raté la première chose que t'as trouvé belle chez moi ...
- Tes mains.

Son sourire en coin s'étire, dévoilant des dents blanches un peu tordues. Encore un détail de son jeune visage qui ne me passe pas inaperçu. Les rires étourdissants d'Andréas et Marco attirent notre attention. Regardant Andréas, je me rappelle de ce qu'il a dit tout à l'heure. J'en profite pour taquiner Bill.

- Alors ça ne t'enchante pas l'idée de me faire un petit concert ?

Avant qu'il ne puisse répondre, une autre pensée fait irruption et bien sûr, la censure étant hors service je lui en fais part :

- En fait, aujourd'hui j'ai entendue une de vos chansons. Enfin, je ne sais pas si c'était de vous. Et je ne l'ai pas vraiment entendu puisque ce n'est pas toi qui la chantais.. C'était Leila ...

Je fais une pause, essayant de me rappeler les paroles.

- Ah bon ? Ca disait quoi ? Je te dirai si c'est une de nos chansons ou pas ...

Alors que j'essaye de me rappeler de quoi parlait la chanson, son sourire ne cesse de s'accroître. Il sourit tout le temps, lui donnant cet air enfantin qui me plaît tant. Je me perds dans la contemplation de ses lèvres parfaitement dessinées. Mais lorsqu'il lève son sourcil face à mon silence, je reviens à moi. La chanson .. :

- Elle parlait de la nuit . D'ombres ... Ca disait genre « Tu es tout ce que je suis .. Tout ce qui coule dans mes veines » . Je ne me rappelle pas exactement...
- Même là où nous chuterons... Peu importe la profondeur .... Je ne veux pas être seul ici ... Soyons ensemble dans la nuit ... ?
- Oui voilà ! C'est une de vos chansons alors ?
- Oui ... In die Nacht.
- Oh .. Elle est belle. Tu m'avais dit lors de ces fameux vingt minutes que tu t'inspirais de tes expériences personnelles ... C'est le cas ?
- Ouais .. Cette chanson est très personnelle ... Je raconte un bout de ma vie si tu veux ...
- Hum .. Je vois . Mais c'est assez bizarre comme déclaration d'amour. Enfin, je ne critique pas, mais ...
- Hein ? Ce n'est pas une déclaration d'amour.
- Tu m'avais dit que la plupart parlaient d'amour ...
- Pas toutes. Celle là témoigne de la relation que j'ai avec mon frère jumeau.

Alors que j'écoutais attentivement chaque phrase sortie de sa bouche, je sirotais le verre de Leila, bientôt vide. Je manque donc de m'étouffer lorsque j'entends sa dernière intervention.

- Frère jumeau tu as dit ? Ca veut dire qu'il n'y a pas UN Bill sur Terre, mais DEUX ?

Je le regarde incrédule. J'imagine que ma phrase n'a ni queue ni tête pour lui. Mais pour moi si.

- Deux êtres aussi troublants ? Oh mon dieu .. Je ne veux pas imaginer l'effet que ça me ferait avoir les deux en face. Si déjà UN seul fait bien l'affaire.. Deux .. Mon dieu. Il a un jumeau. Un deuxième Bill ...
- Pardon ?

Son presque inaudible « pardon » attire mon attention. Quoi pardon ? Je t'ai posé une quest ... Non. Non ... Je n'ai pas pensé tout ça à voix haute. Je n'ai pas fait ça. Machinalement, je mets une main sur ma bouche, m'obligeant à me taire. J'écarquille les yeux. Et l'alcool ne peut pas me sauver cette fois. Un rouge vif colore mes joues. Et le regard de Bill n'améliore pas les choses. Il me regarde amusé, son sourire en coin, comme à son habitude.

- Intéressant. Je peux te dire que tu as déjà eu mon jumeau en face.

J'enlève lentement ma main de ma bouche et finis le verre. Il faut vraiment que je parte prendre l'air. Encore une fois, lorsque je me lève et sens le sol bouger sous mes pieds, je décide de me rassoir.

- Je n'ai pas vu ton jumeau non. Crois moi je l'aurais remarqué, merci.
- Bah apparemment non.

Il se retourne, cherchant des yeux je ne sais qui. Moi je me suis toujours pas remise de la honte que je viens de me taper toute seule. Je mets les paumes de mes mains sur mes joues brûlantes pour les rafraîchir. J'aimerais devenir invisible en ce moment même. J'aimerais ...

- Le voilà. Il arrive mon jumeau ...

Hein ? Je suis son regard. Mais il y a trop de monde. Mon c½ur s'accélère. Dans ma tête je m'imagine un clone de Bill débarquer. Mais je ne vois personne dans cette foule. Ah si, j'aperçois au loin Tom et Leila se rapprocher. Enfin, il était temps ces deux là ! Mais mes yeux les quittent pour repartir à la recherche de l'autre Bill. Du Bill bis. En vain. Bill se retourne souriant pour voir si je l'ai aperçu. Je hausse les épaules en signe de négation. Leila et Tom nous ont enfin rejoints. Leila cherche de la place pour s'asseoir et débite, s'adressant à moi je suppose :

- Tu as bu MON COCKTAIL ?
- Oui, mais bouge de là, je ne vois pas le jumeau de Bill.

Mes yeux se posent sur Bill, pour qu'il me guide. Il sourit.

- Mais il est là Tom. Pourquoi tu le cherches ?, me demande Leila, s'asseyant à côté de moi.
- Je ne chercher pas ton TOM.

Je lance un regard agacé à Tom qui lui, lance un regard d'incompréhension à Bill. Tom prend place à côté de Georg ; ce dernier subjugué dans les trips éternels de Marco et Andréas.

- Bah c'est Tom le jumeau de Bill, réplique Leila, confuse.

J'allais répliquer, lui dire que j'étais sérieuse, mais lorsque mes yeux se posent sur Tom, qui esquisse un sourire en coin, je referme la bouche. Ce sourire en coin. Il n'y en a pas six mil. Non. Juste un. Bon, deux maintenant. Mon dieu ... Mon regard passe de Tom à Bill et de Bill à Tom plusieurs fois. Leila éclate de rire. Tom et Bill se regardent complices avec leur sourire à Eux. C'est vrai, ils sont jumeaux ! Je les détaille incrédule. Et d'un coup, je me sens trop conne. Bill a dû bien se foutre de ma gueule quand je cherchais son clone dans la foule alors qu'il était sous mon nez. Il me regarde toujours amusé.

- Ca va hein. Ok, vous vous ressemblez, mais ça ne saute pas aux yeux !, répliquai-je pour ma défense.
- J'ai rien dit, dit-il souriant.

Rah. Il m'énerve. Mais j'éclate de rire, ainsi que Tom et Bill.

- De quel droit tu as bu mon cocktail ? Il était spécial tu sais ?!

Me demande la voix de Leila à ma gauche. Je me retourne vers elle et commence ma phrase:

- C'est clair, il était troooop spécial ! Il était sacrément bon et ...
- Nadia .. Nadia t'es bourrée !! C'est génial !! Mon dieu ; ça faisait ... Attends ..., elle compte de ses doigts. Six mois !!! Six mois que tu n'as plus touché une goute d'alcool et que tu étais devenue une none !!! Elle se retourne, afin de s'adresser à Bill. Je te félicite ! Vraiment ! Je n'avais pas réussi à la faire boire moi depuis des siècles !!
- Six mois c'est des siècles pour toi ?, demandai-je confuse.
- Alàlà Billou, t'es pas con toi hein, tu sais vraiment comment t'y prendre !, continue-t-elle, ignorant ma remarque.
- Ah non non non, c'est pas moi qui l'ai fait boire.
- Alàlà Billou ... Pas Twins pour rien vous deux, hein Tom ? Parce qu'à la base le verre XXL était pour MOI, hein Nadia ?
- Oh ça va, tu n'étais pas là, j'en ai déduit que tu n'avais pas soif.
- Pas mal la déduction, intervient Bill souriant.
- ET je ne voulais pas te bourrer moi, se défend Tom.
- ET ce n'est pas moi qui l'ai fait boire, continue Bill.
- J'ai bu toute seule ! Arrêtez de débattre sur cette connerie les gens ! ET je ne suis pas bourrée !

Bill et Leila partent dans un fou rire. Qu'est-ce que j'ai dit de drôle ? -__- Je m'apprêtais à leur demander mais je vois Quentin et Emma revenir eux aussi, main dans la main. Eh bien, petite réunion on dirait. Il ne manque plus que le blond mystérieux qui m'a dit que .. je me trompais sur Bill.

Bill s'approche et me demande à l'oreille :

- Alors, il t'a fait autant d'effet que moi ce deuxième être troublant ?

Alors qu'il débite lentement cette phrase, je sens son souffle chaud caresser ma peau. Je sens même le bout de son nez effleurer mon oreille. Et c'est reparti. Non mais il était obligé ? Je sens me joues se colorer, et encore une fois, malgré tout l'alcool dans mon sang, mon c½ur s'accélère. Il bat tellement fort que j'ai peur qu'il lâche. Je me retourne pour l'affronter et je me perds dans le noir de ses yeux.

- Tu ne me fais pas d'effet Bill. Pareil pour Tom. Je dis beaucoup de conneries quand je suis bourrée.

Leila, qui apparemment a entendu la dernière partie de la phrase s'incruste :

- Ahhh, tu avoues que tu es bourrée, hein ? Viens avec moi, on va se chercher à boire. La fiesta est loin d'être finie ma belle ..

Leila me prend la main et tire pour que je la suive. J'appréhende mes mouvements, mais avec beaucoup de concentration j'arrive à maintenir l'équilibre. Après un dernier sourire dirigé à Bill, je m'éclipse avec Leila, direction : le bar.

_____POV Bill



Un sourire niais accroché à mon visage, je la regarde s'éloigner avec Leila. Je repense à ce dernier sourire qu'elle m'a dédié. Je repense surtout à ce qu'elle a avoué sans faire exprès. Je ne suis donc pas indifférent à ses yeux. Vraiment pas. Je revis ces quelques secondes de bonheur, ces quelques instants si courts mais si intenses, si forts en émotions que je me demande si c'était vraiment réel, si je n'ai pas halluciné, si elle a vraiment prononcé ces quelques phrases qui m'ont bouleversé, qui ont fait sombrer mon c½ur. «Je ne veux pas imaginer l'effet que ça me ferait avoir les deux en face. Si déjà UN seul fait bien l'affaire ... » Elle l'a bien dit. Non je n'ai pas halluciné. Ces phrases résonnent dans ma tête, comme si je voulais m'auto-convaincre que je n'ai pas rêvé. Mais alors pourquoi ... Le regard interrogateur que Tom m'adresse me sort abruptement de mes pensées. Je n'ai pas envie de débattre de tout ça avec lui, maintenant. Je lui lance donc pour changer le sujet qui s'avoisinait :

- Tu crois que je ne t'ai pas vu avec Leila ? ... Les regards que vous vous lanciez chaque deux secondes ?

Tom sourit. Il sait parfaitement que j'ai dévié son sujet.

- Ah bon ? Je pensais que tu ne voyais qu'Elle, me taquine-t-il.
- Non, je t'ai vu. Tu n'as rien fait avec elle, rassure-moi.
- Rien qui va te plaire tu veux dire.

Me répond-il cachant ses yeux sous son viscère.

- Putain Tom. Avec toutes les gonzesses qu'il y a dans la boîte, il faut que tu te tapes l'amie à Nadia ?
- Je n'ai pas vu une autre rousse sexy.
- Tu n'as pas cherché trop loin non plus. Depuis quand tu aimes les rousses ?
- Depuis que je l'ai vue. Mais t'inquiète, je l'ai prévenue, je lui ai dit que c'était juste comme ça. Et toi depuis quand tu aimes les filles tout court ?

Ok. Pour qu'il me sorte ça, j'ai touché un point sensible puisqu'il touche le mien. Je ne vois pas pourquoi il est sur la défensive. Des filles entrent et sortent de sa vie tous les jours. On parle souvent de ses conquêtes, ou victimes devrais-je dire ? Jamais il ne réagit comme ça. Je ne dis rien et baisse les yeux. Je déteste ce genre de situations : Les rares fois où l'on ne se comprend pas, où même les mots nous semblent insuffisants, alors que la plupart du temps un regard suffit. Un pour lire dans l'autre. Je déteste qu'il cherche à me vexer en abordant ce sujet.

- Excuse-moi. Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire... C'est juste que je n'ai pas envie que tu me fasses la morale ..., me dit-il se rapprochant de moi.
- T'inquiète, lui dis-je, retrouvant mon reflet.
- Pour en revenir à Leila, ne te prends pas la tête. Je lui ai clairement dit que c'était une fille de plus.
- Mouai, elle se fera quand même des films. T'assures pas Tom ...

Je le vois rouler des yeux. Je l'observe et il reprend :

- Et toi alors? Moi aussi je t'ai vu avec Nadia. Limite t'as le filet de bave; il illustre l'image posant son index sur la commissure de se lèvres et le faisant descendre d'un mouvement lent, qui coule quand tu lui parles.

Je rigole et lui mets un léger coup de coude. Qu'est-ce qu'il est con quand il veut.

- Je te rassure, elle bave aussi, complète-t-il.

Je le regarde surpris.

- Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
- Bill ... Je vous ai vu. Je te jure qu'on dirait que vous êtes dans une bulle, où il n'existe que vous deux. C'est pour ça aussi qu'avec Leila on n'arrêtait pas de se regarder.
- Oh, vous vous foutiez de notre gueule, concrètement, répliquai-je souriant.
- On peut dire ça comme ça oui.
- Petit con.
- C'est toi le petit con. Moi je suis le grand con, je suis né dix ...
- Ca va.

On s'échange un sourire complice. Ce sourire que l'on connaît depuis toujours. Ce sourire qui nous lie. Ce sourire qui nous aide à affronter la réalité à deux, qui nous aide à survivre dans cette routine qui s'est emparé de nos vies, et qui, malgré le temps qui l'use, nous suivra toujours, même

In Die Nacht .


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Impressions ?

Moment / Réplique préfére(e) ? ...

Merci pour vos nombreux commentaires .
C`est grâce à vous que mes personnages vivent .
Merci . Du fond du coeur =)

Léa :
Ton commentaire m`a agréablement surprise . Il m`a beaucoup intrigué concernant cette amie qui a tant insisté pour que tu viennes me lire x) ... Dans tous les cas, merci d`avoir effreint l`une de tes règles d`or pour ma fiction . Pour me laisser au moins une fois ton avis. Tu te dis sûrement qu`un avis de plus ou de moins, parmi 8000 commentaires ne change rien à ma ma fiction, à ma motivation, ou autre.
Détrompe-toi.
Chaque commentaire est pour moi différent, & je les lis tous toujours avec un sourire niais sur mon visage. Toujours émerveillée par tout ce que vous me dites. Toujours fascinée par tous ces compliments qui me sont adressés ( & j`avoue que j`ai toujours du mal à réaliser que vous aimez vraiment me lire). Oui, merci encore & encore .. Ton commentaire m`a touché . Pas grave que tu ne te manifestes plus ... Je saurai qu`il y toujours une Léa parmi mes lectrices qui prend un réel plaisir à me lire ...

Bisous .

•oOo•

# Online seit Mittwoch, 02. Juli, 2008 um 17:05

Geändert am Donnerstag, 26. November, 2009 um 07:47

***__Chαpitre 22__ *** « On tombe αmoureux de l` αmour ... »

***__Chαpitre 22__ ***  « On tombe αmoureux de l` αmour ... »
*

« Il y α dαns lα vie de chαcun de nous
des mots qu'on regretterα toujours d'αvoir prononcés,
des mots qu'on n'αurαit jαmαis dû sortir,
des mots qu'on αurαit dû αvαler:
les mots qui chαngèrent notre destin. »

Ahmadou Kourouma

_____POV Leila



Agrippée à ma main, Nadia suit mes pas incertains. Il m'est difficile de me frayer un chemin jusqu'au bar avec toute cette foule. Je resserre sa main et me retourne. Le fait de la voir bien trop concentrée sur sa démarche pour ne pas vaciller me fait sourire. Je cherche le bar des yeux et l'aperçois au fond. Je continue à me faufiler parmi les gens. Je me demande qu'est-ce qui lui a pris de boire autant... d'en être arrivée là.

- Deux « Angel Lips » s'il vous plaît !, demandai-je au barman lorsqu'on arrive enfin au bar.

Je me retourne vers Nadia.

- Nad ... Tu vas halluciner !, m'exclamai-je, ehphorique.
- Je ne crois pas que mon cerveau soit en état d'halluciner ... Je crois bien que la fonction hallucinage est désactivée, répond-elle d'un air grave.

Je rigole. J'avais presque oublié ce que c'était une Nadia bourrée. Ca faisait tellement longtemps qu'elle ne se laissait pas aller comme ça. Toujours acharnée à ne jamais vouloir perdre le contrôle, elle passe à côté de beaucoup de choses. Instinctivement je la prends dans mes bras et prise d'un élan d'euphorie, je ne peux arrêter de rigoler. Mes yeux s'humidifient et je sens mes larmes perler mes yeux. Très vite, elle se met à rire aussi.

- Pourquoi tu ris ?, lui demandai-je alors que je me défais de son étreinte.
- Bah je ne sais pas, parce que tu ris boulette.

Je la scrute amusée, savourant ce moment. Je ne sais pas quand est-ce que je la reverrai ainsi, insouciante et détachée ; souriante à tout moment, sans laisser son passé la rattraper.

- Tenez demoiselles vos cocktails, nous interpelle le barman.

Je lui adresse un sourire et lui tends un billet sans y prêter attention. Prenant possession de mon verre je lance :

- Tom m'a embrassé ! ... Enfin ... JE l'ai embrassé. Mais euh .. C'est lui qui m'a incité je te jure, je ...

Je vois Nadia écarquiller les yeux. Je sais parfaitement qu'elle est en train de penser tout bas -& qu'elle ne tardera pas à dire tout haut- que je suis folle, que le réveil va être dur –pour ne pas dire mortel-, que demain tout sera fini, que ...

- Tu es grave Leilou. Tu es dingue. Complètement inconsciente. Tu te rends compte que demain ça sera ...
- Je sais, l'interromps-je. Je sais tout ça Nad. Mais toi et moi on a des personnalités très différentes. Je vis chaque instant. Je profite de l'instant présent. Si demain je dois souffrir, eh bien tant pis. Après demain je ne souffrirai plus.

Je la vois rouler des yeux.

- Tu sais très bien que ce n'est pas après demain que tu oublieras ce ... Tom.
- Nad, c'était un euphémisme, lui dis-je l'ai faussement blasée.

Je la regarde articuler ce geste de la bouche qu'elle a l'habitude de faire lorsqu'elle n'est pas convaincue. Ce geste en forme de bisou qui me fait délirer à chaque fois. Mais cela n'enlève en rien à sa beauté presque irréelle. Elle est exactement comme ces filles en papier glacé que l'on voit en couverture des magazines de mode. Alors que j'admire sa beauté, elle me lance un regard qui se veut inquiet. Je lui souris pour la rassurer et déguste mon fabuleux cocktail.

- Et avec Bill alors ? Je ne vous comprends pas. Vous vous fightez mais vous souriez entre deux rounds ... C'est ... Nan. Je ne comprends pas.

Elle éclate de rire je ne sais pour quelle raison. L'alcool y est pour quelque chose j'imagine.

- Bill ... Je te raconte demain, c'est trop long et là ... Il faut que je m'assoie. Mes jambes se dérobent sous moi et je sens que je vais tomber.
- Tu peux me raconter assise banane, lui dis-je, remarquant l'absurdité de ses dires.
- Nan. Ma tête tourne trop pour que je ... pour que je... débite un discours cohérent. Hum. Trop bon ce Angel .. Angel quoi déjà ?
- « Angel Lips ». C'est le cocktail que Tom m'avait apporté. T'as vu comme il est chou ? Franchement il a ass...
- Mouai. Mouai. Il a vraiment intérêt à se comporter en « chou » sinon c'est moi qui lui ...
- T'inquièèète kekette. Allez, viens. On va les rejoindre. Et au fait, Tinou ? Il ne fait aucune des siennes ? Il est sage même sans la laisse !
- Bah ouais. Nouvelle proie oblige, me dit-elle comme explication.

On commence à traverser la foule une nouvelle fois. Ce que lorsque je rejoins le petit groupe que je remarque que Nad ne me suis pas. Elle a dû sûrement s'arrêter aux toilettes ... ou danser.


_____POV Quentin



Je vois Leila revenir enfin. Un verre à la main. Je l'observe prendre place depuis où je suis. Elle n'a des yeux que pour ce fameux Tom. Je dévisage à mon tour le dreadeux. Qu'est-ce qu'elle lui trouve ? Il fait peine avec ses robes et ses slips sur sa tête. Et pourquoi je ne pense qu'à ça depuis qu'on est arrivés ? Je ne sais pas ce qu'il m'arrive. Mais je me détends en me disant que ce n'est pas possible. Tout ça ne peut pas être possible. Ce que j'ai sous-entendu l'autre soir en présence de Marco et Niko ne peut pas être possible. Elle est comme ma s½ur.

Et pourtant ...

Je fronce les sourcils en la regardant sourire à Tom, rire avec lui, et la mélodie de son rire arrive jusqu'à moi malgré le mètre qui nous sépare. Elle a l'air tellement heureuse. Ses yeux pétillent et dégagent cette joie de vivre qui les caractérise. Mais ce soir c'est des yeux incandescents qu'elle affiche. Des yeux lumineux, remplis de vie, de bonheur.

Me regardera-t-elle un jour comme ça ?

Pas que j'aimerais qu'elle me regarde ainsi. Non. J'aimerais juste marquer un temps d'arrêt. J'aimerais juste qu'elle soit heureuse comme à cet instant précis tout le temps.

Elle est comme ma s½ur, je ne cesse de me le répéter.

Ce n'est pas de la jalousie. Quelle jalousie ? Je ne veux que son bien. C'est normal. Ce que j'éprouve c'est des sentiments de protection. Oui, voilà. Elle ne mérite pas souffrir encore. Et cette tapette la fera souffrir. Je serre mes dents et une main se pose sur mon bras.

- Est-ce que ... Leila est ton ex ?, me demande une voix douce à mes côtés.

Je détourne mon regard de Leila pour le porter vers celle qui vient de m'interroger. Emma.

- Non, m'empressai-je de répondre. Non, non. Ca va pas. C'est ... C'est ma meilleure amie. Pourquoi tu demandes ça ?
- Bah ... A en juger de comment tu la regardais quand on dansait sur la piste ... Lorsqu'elle a embrassé Tom, j'ai cru que t'allais t'effondrer sur place. Et là, tu ne la quittes pas des yeux ...
- Ce n'est pas ce que tu crois. J'ai juste peur de ce Tom. Je me méfie de lui. Tu sais, elle vient de sortir d'une relation et elle en souffre beaucoup. Je ne veux pas devoir à la ramasser à la petite cuillère lorsque Tom l'aura jeté.

Lui réponds-je calmement. Et soulagé au même temps. Cette réponse est venue toute seule, comme si c'était une évidence.

- Je vois. Moi je pense que parfois c'est difficile de situer les limites entre l'amitié et l'amour ... Quand est-ce c'est simplement de l'amitié ? Quand est-ce qu'on éprouve des sentiments amoureux ? Ce sont deux sentiments tellement proches que ça devient très facile les confondre ...
- Je ne confonds rien du tout. Elle est comme ma s½ur. J'ai toujours été très protecteur. Avec Nadia c'est pareil. Ainsi qu'avec ma petite s½ur. C'est naturel chez moi.

Lui réponds-je voulant mettre fin à cette conversation gênante.

- D'accord. Désolée de t'en avoir parlé, c'est juste que tu avais l'air confus ... Mais je comprends que tu sois inquiet concernant les intentions de Tom ...
- Ouais ... Toi tu le connais bien, non ?
- Oui. Depuis que je suis née à peu près. Andréas, Bill et Tom ont toujours été inséparables. Moi, étant la petite s½ur d'Andréas j'ai toujours été la cible Number One de ses diableries. Mais très tôt je me suis liée d'amitié avec Tom particulièrement. Avec Bill aussi, mais c'est différent. Tom et moi nous ressemblons beaucoup.
- Leila et moi aussi ...
- Tom ne fera pas de mal à Leila. Pas volontairement en tout cas. Et puis, Leila est une fan. Elle sait à quoi s'en tenir. Elle sait ce qu'elle risque ... Arrête de t'inquiéter.

Je plonge mes yeux dans les siens pour la première fois de la soirée. Oui, depuis le début je suis avec elle, et depuis le début je contrôle chaque geste de Leila, sans prêter la moindre attention à ce qui m'entoure. Depuis le début j'ai traité Emma comme toutes ces filles qui défilent dans ma vie. Je l'ai dragué, je l'ai fait rire. Mais je n'étais pas là. Trop concentré ailleurs. Et là je découvre ces yeux sombres qui me fixent. Mais ce n'est pas la couleur qui captive mon attention, c'est son regard. Tellement mystérieux. Tellement indéchiffrable. Tellement impénétrable. Que cache-t-elle ?

- Je suppose que tu as raison, lui dis-je, ne détachant pas mes yeux des siens.

On soutient le regard quelques instants puis elle le dévie, gênée, un sourire timide au bout de ses lèvres. Je lui souris à mon tour. C'est reparti. On recommence la soirée Quentin. Je lance un dernier regard furtif à Leila qui parle énergétiquement à Bill cette fois. Et je reviens sur les yeux clairs d'Emma.


_____POV Bill



- Ca va pas. Je te chanterai une chanson le jour où vous jouerez nus sur scène. C'est ça le deal, réplique Leila à mon défi.
- Ca marche, dis-je, éclatant de rire lorsque je vois l'expression de Tom.
- Hein ? Nan mais ce n'est pas équitable ton deal ! Chanter c'est trop facile !, intervient mon double.
- Oh oui... C'est pour ça que tu chantes comme une casserole, le taquinai-je.
- Ta gueule, ordonne Tom, me pinçant la joue.
- Se déshabiller c'est facile aussi.
- Ouuuuuuuh . Ca devient intéressant là. Tu nous fais une petite démo ?, demande Tom.
- Toi Tomi faut que tu arrêtes de prendre tes rêves pour de la réalité ! Je disais que c'est facile se déshabiller sur scène ... Pourquoi ce n'est pas équitable ?
- Les rêves deviennent parfois de la réalité ... Je pensais que tu étais bien placée pour ça.

Je regarde Leila amusé. Ces deux là me font rire avec leurs interminables sous-entendus. Alors Leila, que répliques-tu ?

- Tu te prends pour un rêve toi maintenant ? Décidément on aura tout vu !, lance-t-elle souriante.

J'éclate de rire alors que Tom écarquille les yeux pour ensuite afficher sa mine boudeuse. Bien Leila ! Elle a du répondant. Ils ne doivent pas s'ennuyer ces deux là ensemble. Je l'observe boire délicatement son verre. Je comprends pourquoi elle plaît à Tom. Non seulement elle est sacrément mignonne mais aussi énergétique, et terriblement spontanée. Et surtout, ça change des groupies qui se laissent timidement faire, trop hallucinées de ce qui leur arrive.

- Ce n'est pas équitable car se déshabiller devant 40 000 fans n'est pas la même chose que chanter devant Bill et moi, explique Tom, ignorant la dernière question de Leila.

Il n'a pas répliqué. Tu t'avoues vaincu Tomichou ? Oh, ça ne te ressemble pas. Et puis, t'es con ou quoi ? TU vaux les 40 000 fans à ses yeux ... Mais ça on ne va pas le dire. Leila allait répondre, mais je la coupe :

- Et Nadia ?

Je n'osais pas, mais c'est fait. Depuis le temps que cette question me trotte dans la tête ...

- Elle est restée danser il me semble ..., répond Leila calmement.

Je lève un sourcil. Danser ? Si elle ne tient même pas débout ! Ca fait un moment que Leila est revenue du bar, seule. Je me lève et pars à sa recherche, lançant un « à toute les tourtereaux » par-dessus mon épaule.

J'élimine de mon « itinéraire recherche » la zone de danse. Ca m'étonnerait qu'elle puisse danser vu comme était bourrée. Je me dirige donc vers le bar. Quand on est bourrés, on n'arrête pas pour autant de boire. Au contraire. Mais non, aucune trace de sa longue chevelure brune. Je la cherche des yeux sans succès. Peut-être au toilettes ? ... Je me dirige donc vers elles lorsque j'aperçois la porte au fond de la salle, celle qui donne à la zone découverte. Instinctivement, je tourne les talons pour la joindre. Une fois tout ce monde traversé, je sors de la boîte. Je sens une légère brise caresser ma peau. Je plisse les yeux toujours la cherchant. Je distingue finalement au fond, où on était au tout début de la soirée, une silhouette familière.

Ella est là. Assise, le regard dans le vide. Je me rapproche doucement d'elle. Lorsque j'arrive à moins d'un mètre d'où elle se trouve, elle lève ses magnifiques yeux de façon à rencontrer les miens. Elle paraît si fébrile. Elle est passée où toute sa férocité, sa vivacité, et son caractère de feu ? Mon c½ur se serre face à tant de fragilité. Son regard embué se détache du mien pour retrouver le vide, une nouvelle fois. Je me perds dans l'observation de son doux profil. Quelque chose de spéciale se dégage d'elle, cette façon qu'elle a de m'ignorer. Cette façon qu'elle a d'être plusieurs personnes à la fois. C'est dans ce silence immaculé, bercé seulement par la musique atténuée, que je prends place à côté d'elle. Je n'arrête pas pourtant de la contempler perdue dans ses pensées. Elle se retourne vers moi, souriante. Ca y est. Cette vulnérabilité apparente s'est effacée. Je suis ensorcelé par ses transformations. Je ne sais pas comment elle fait.

- Comment tu m'as retrouvé ?

M'interroge-t-elle, brisant l'ambiance magique qui régnait. Toujours ses yeux gris plantés dans les miens, elle sourit. Et boit.

- Je t'ai cherché dans le bar et ici. Je n'avais aucune idée d'où tu pouvais être. Et tu devrais arrêter de boire.
- Oh, ne t'inquiète pas. Je t'ai dit que je tiens parfaitement à l'alcool.
- Théorie qui s'est avérée fausse ...

Cette phrase me fait penser au premier sms que je lui ai envoyé. Je ne sais pas si elle s'en rappelle également. Elle ne dit rien pendant quelques instants qui me semblent éternels, mais ne dévie pas son regard. Ce regard qui m'envoûte. Ce regard troublant et dont je suis prisonnier.

- Toutes les théories s'avèrent fausses selon toi , réplique-t-elle toujours souriante.

Elle s'en souvient. Une boule se forme dans ma gorge sans que je sache vraiment pourquoi.

- Avec toi oui ..., dis-je dans un soupir.

_____POV Nadia



- Avec toi oui ..., dit-il dans un soupir.

Ses yeux assombris viennent sonder mes pensées jusqu'au plus profond de mon âme, ce qui me fait frissonner. Malgré mon mal de tête assourdissant, je continue à boire ... Au point où on en est. Je ne contrôle plus rien. Depuis le début de cette fichue soirée je traverse un tourbillon de sensations fortes sans que je puisse y remédier. Sans que je trouve le bouton STOP.

Le moindre souffle m'oppresse, le moindre frôlement me fait frémir, le moindre regard fait mon c½ur bousculer. Toutes sortes d'émotions à fleur de peau dès qu'il est à côté.

- Tu m'expliqueras un jour pourquoi cette phobie envers moi ?

Me demande-t-il pensif. Je le regarde, anéantie. Ca a vraiment l'air de lui tenir à c½ur ces explications.

- Tu sais, moi non plus je ne comprends pas pourquoi tu t'acharnes autant.

Laisse-je échapper. Je le vois lécher ses lèvres, comme il fait si souvent. Je regarde sa bouche, ses lèvres entrouvertes et, malgré moi, je tremble d'envie.

- Si j'avais les explications moi-même, je t'en ferais part volontiers. Qu'est-ce que je t'ai fait pour que tu te montres aussi glaciale envers moi ?

Glaciale ? Si tu savais ...

- Ce n'est pas toi. Enfin, en partie. C'est ...

Moi ? Damien ? Mon père ? ... Oh non Bill ... Ne m'oblige pas à parler de tout ça. Pas maintenant, je suis prête à tout te dévoiler et ... Je ne le ferais jamais dans mon état normal. N'en profite pas ... S'il te plaît ...

- C'est ... ?

M'incites-tu à continuer. Tes paroles font remonter en moi un flux de souvenirs qui me glacent le sang. Je sens mon estomac se contracter. Je bois une longue gorgée de ce liquide qui contribue à ma perte. Ce liquide qui brûle ma gorge. Ce liquide qui m'aide à oublier.

- Je n'ai jamais fait confiance aux ... mecs. Jamais. Je .. Je pense que cela vient de mes rapports avec mon père. Il ... Enfin.

Je sens les larmes monter aux yeux, mon regard s'humidifier. Bill s'empresse de se rapprocher de moi et passer un bras réconfortant autour de mes épaules dénudées. Ce simple contact me fait sursauter mais je décide de continuer.

- Chut... N'en parle pas si ça te fait du mal.

Me susurre-t-il. Je sens son odeur contre moi. J'aimerais me soûler de son parfum. Tous mes sens sont enivrés par sa proximité. Je sens l'agréable chaleur que son corps frêle émane. J'entends son c½ur battre la chamade. Dans ses bras, un sentiment de sécurité prend possession de tout mon être. Un sentiment de sérénité que je n'éprouve depuis bien trop longtemps. Cette assurance qu'il dégage me fait sentir en confiance. Je savoure quelques instants de ce sentiment de protection. J'aimerais que le temps s'arrête.

- Il ne m'a rien fait à moi. J'ai seulement été spectatrice du chagrin qui conduisit ma mère à sa perte. Elle l'aimait, tu sais ? Elle l'aimait. Comme on aime rarement. Il n'a fait que marcher sur son amour. Il n'a que trépigner ses rêves. Il n'a fait que la détruire. Je me suis juré de ne jamais tomber amoureuse. Pourquoi ? Je refusais d'être dépendante d'un sentiment aussi abstrait et dévastateur qu'est l'amour. Je refusais de vivre comme Elle. Et puis ... J'ai connu Damien.

Je relève la tête pour retrouver ses yeux maquillés à outrance. Je les retrouve facilement et plonge dans son regard. Je sens la prunelle de ses yeux me dévisager. Mais il ne dit rien. Encore une fois je me retrouve secouée de frissons face à ce regard noir. Je sens son souffle chaud se répercuter sur mon visage. Ce qui a pour effet d'accélérer mon pouls. Je recale donc ma tête dans ses bras et continue :

- Et j'ai été piégée. Piégée par l'amour. Alors que je l'ai toujours fui. Je suis tombée amoureuse de lui. J'ai été faible. Comme ma mère. Tellement faible ... Et ... Malgré mes éternelles réticences, il m'a appris à lui faire confiance. Comme une faible, j'y ai cru. Je me suis laissée emporter par ce sentiment meurtrier. Damien m'a redonné des ailes. J'ai appris à voler à ses côtés. Mails il me les a coupé aussitôt. Il a rapidement repris ce qu'il m'avait apporté. J'ai mis du temps à m'en remettre. C'est dur s'avouer qu'on a été trompés pendant tellement longtemps. Je suis arrivée à la conclusion que l'amour n'est autre qu'une illusion. Une illusion à laquelle l'être humain s'efforce d'y croire. La personne « aimée » n'est autre que celle que l'on veut qu'elle soit. On l'idéalise et on « aime » cette image. Très peu pour moi les illusions. On tombe amoureux de l'amour. Je ne retomberai pas dedans. J'ai enterré la Nadia vulnérable. Et avec toi ...

Je fais une pause. Ca va trop loin ... Comment je peux lui révéler tout ça ? A lui ? ... Pourquoi lui ? Je n'ai jamais confié tout cela à personne. Ni Leila, ni Quentin. Même pas mon frère. Encore une fois j'échoue. Je m'étais promis ne jamais laisser quelqu'un lire en moi, jamais laisser quelqu'un percer en moi. J'échoue___ .

Je sens les bras de Bill m'encercler complètement et me serrer contre lui. Encore une fois je sursaute et je me défais de son étreinte. Je me redresse et finis mon verre d'un trait. Ma vision se trouble et ma tête recommence à tourner. Je laisse mon regard errer. Dans le vide. Je sens ses yeux posés sur moi.

Alors que je m'apprête à continuer, une voix brise mon élan :

- Bill ! Ca fait une heure qu'on te cherche ! Appelle David ! Il n'est pas content qu'on soit venus sans Saki et compagnie !

Je regarde à qui appartient la voix. C'est Tom. Son jumeau ...

- Quoi, maintenant ?, demande Bill.
- Oui ! Il n'arrête pas d'appeler pour voir si on t'a retrouvé. Ton portable est éteint apparemment.
- Il est quelle heure ?
- Trois heures. Appelle-le.
- Okay, okay.

Tom me lance un regard que je ne sais pas trop comment interpréter et s'éclipse. Je regarde Bill sortir de son pantalon son portable et l'allumer. Je me lève pour aller rejoindre les autres. Faut que je m'éloigne ...

- Tu vas où ?, m'interroge-t-il, me retenant par le poignet.
- Loin de toi.

Lui réponds-je, me détachant de sa fine main et prenant le chemin de retour. L'unique pensée qui occupe mon esprit lorsque je rentre dans la boîte est

__J'ai échoué .

____________________________________________________

Impressions ?

Moment préféré ? Réplique préférée ?
Quentin amoureux ? 0_o
Nadia au bout de ses révélations ? x__X
& Bill ? Comment prendra-t-il les confesions de Nad ?
Tom & Leila, Finito ?

•oOo•

Merci
encore pour vos nombreux commentaires, ça me fait délirer car vous avez toutes des passages préféré(e)s / répliques différent(e)s ! Je me marre tellement en vous lisant =)
Danke
pour tous ces compliments =$ .

Concert Magnifique ... ♥
Le groupe avait l` air en forme & j` ai [beaucoup] plus aimée que le PDP (concert dont j` ai un peu été déçue) ..
Cette fois je n` ai pas eu l` impression que c` était des robots sur scène {avec des sourires forcés, mêmes gestes que d` habitude, aucune spontanéité} . Ils étaient bien & prenaient un réel plaisir à jouer (Même si les mimiques de Billou étaient les mêmes) ...
Présence de Tom sur scène bien meilleure que celle du PDP (où il avait l` air absent 0_o) . Aves ses éternels sourires de Chouetty Boy . Beaucoup de regards vers le public .
Un Gustav à fond comme d` habitude =) & un Georg en forme .
Bill qui taquine Tom sur "In die Nacht" avec son nounous . Chouetti aussi .
Par contre Billou, faudrait songer à te changer d` habits de temps en temps x__X
Pourquoi as-tu besoin d` autant de valises si à chaque concert tu affiches ton éternel t-shirt rouge & co ?
AH ! Par contre l` entrée sur scène avec tes lunettes de Soleil, c`était marrant ^^

MERCI
MERCI
MERCI
MERCI
pour tous vos commentaires ... xD

# Online seit Donnerstag, 10. Juli, 2008 um 14:13

Geändert am Donnerstag, 26. November, 2009 um 07:49