***__Chαpitre 23__ *** « Tu ne le reverrαs plus ... »

***__Chαpitre 23__ ***  « Tu ne le reverrαs plus ... »
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_____POV Nadia



Dedans, ma vision se trouble, gênée par les flashs des stroboscopes qui me renvoient des images saccadées et les larmes qui perlent mes yeux. J'avance sans savoir exactement où je vais. Ce n'est pas grave. N'importe où, loin de lui. Je ne veux pas qu'il me voit comme ça, ni lui ni personne. Je cherche la sortie, en vain. Je traverse des couloirs où gisent des couples qui cherchent un peu d'intimité, qui mènent à d'autres pistes de danse. Cette boîte est immense. Tant mieux. J'arrive à une petite salle où il n'y a pas beaucoup de monde. Normal, la musique de cette salle est pourrie. Je soupire et traverse la salle. J'allais m'assoir dans un coin lorsque quelqu'un me prend violemment le bras. Paniquée, je me retourne et découvre un visage inconnu. Un mec grand, brun, des yeux globuleux posés sur moi. Il empeste l'alcool.

- On dirait que vous avez perdu votre sourire Mademoiselle.

Dit-il affichant un sourire qui me dégoute. Ses yeux débordant de désir me dévorent de haut en bas et ça me donne envie de vomir. Mon c½ur s'accélère de frayeur. J'essaye de me défaire de sa main qui m'oppresse et me fait mal, sans succès. La peur s'empare de tout mon être.

- Et toi tu vas perdre ta main si tu ne la lâches pas.

Menace une voix derrière nous. Pas besoin de me retourner pour savoir que c'est Lui. Il m'a suivi ? Putain mais ce mec ne comprendra-t-il jamais que je ne veux pas de sa présence ? ... Pourtant, je ferme les yeux, soulagée, et les fines larmes qu'inondaient mes yeux coulent le long de mes joues. Peu à peu la crainte déserte les lieux. Lorsque je les rouvre, je vois l'inconnu tourné vers Bill et le regarder avec mépris, un sourire moqueur tracé sur ses lèvres. Je n'ose pas regarder Bill à mon tour. Enervée contre lui de m'avoir suivi, honteuse pour tout ce que je viens de lui avouer, et terrifiée de ce que je pourrais lire dans ses yeux, vis-à-vis de cet inconnu.

- Ouh... Toi ? Tu comptes me faire quoi toi gamin? Mange de la soupe et on reparle mon gars.

Lance-t-il le défiant. Il revient sur moi, toujours ce sourire dégoutant aux lèvres et commence à tirer de mon bras pour partir.

- Lâche-la je t'ai dit.

Affirme Bill une nouvelle fois. Je ne vois toujours pas son visage, mais le ton de sa voix laisse entrapercevoir de la haine. Mon c½ur recommence à trépigner d'inquiétude. Je n'aime pas ça. C'est la première fois que j'entends Bill parler comme cela. Le visage de l'inconnu se transforme, amusé et dédaigneux au même temps. Il se détache de moi pour se retourner complètement et faire face à Bill. Je me retourne à mon tour, paniquée de ce qui va sûrement arriver. Je découvre enfin le visage de Bill qui, lui, fixe le mec. Tous ses traits sont contractés par la colère qui le ronge et il lance des flammes avec ses yeux obscurs. L'inconnu se rapproche davantage et arrête son visage à quelques centimètres de celui de Bill. Je regarde autour de nous, angoissée, cherchant de l'aide, mais personne ne semble faire attention à ce qu'il se passe. Personne ne semble étonné.

- Si tu y tiens. Réglons ça, vocifère l'inconnu .

Ca risque d'exploser d'un moment à l'autre. Je me mets derrière Bill, lui prends la main et commence à tirer vers moi.

- Viens Bill, on s'en va.

Lui supplie-je d'une voix tremblante.

- Non.

Me répond-il, sans détacher son regard haineux de l'inconnu qui a l'air de prendre son pied de voir Bill fou de rage. Le mec continue à le provoquer, à le défier du regard. Quant à moi, la peur commence à laisser place à l'hystérie. Je maudis Bill : Il est con quand il s'y met. J'ai envie de lui foutre quelques baffes pour qu'il réagisse, pour qu'il arrête de rentrer dans son jeu.

- Bill, putain, viens ! On y va ! Ne rentre pas dans son jeu. Il n'en vaut pas la peine. Arrête tes conneries !, criai-je.

Le message semble l'avoir atteint car il détache enfin son regard de l'inconnu et le pose sur moi, déconcerté, surpris sûrement que je lui aie parlé comme ça. Sans lui laisser le temps de répondre quelque chose je lui prends la main et commence à partir. Cette fois il me suit, mais se retourne plusieurs fois pour dédier quelques derniers regards méprisants au mec. Quant à l'autre, on l'entend crier « tapette ! », mais heureusement on est déjà trop loin pour que Bill veuille réagir. C'est lorsque l'on est dans un des couloirs du retour que je sens la main de Bill tirer sur la mienne, pour qu'on s'arrête.

- Non, tu ne vas pas y retourner.

Lui dis-je déterminée, supposant que c'est de cela qu'il s'agit. Il me regarde confus, mais amusé. Quoi, qu'est-ce qui le fait sourire maintenant ?

- Explique-moi comment tu fais.

Me dit-il. Hein ? Comment je fais quoi ? Je le regarde lever son sourcil attendant la réponse.

- Je ne vois pas de quoi tu parles.
- De tes éternelles transformations ! Tu étais paniquée et d'une seconde à l'autre, plus rien. Tu t'es métamorphosée en furie et tu m'as ordonné « d'arrêter mes conneries ».

Je sens mes joues se colorer.

- Ah, c'est pour ça que tu m'as regardé déconcerté quand je t'ai proposé d'arrêter tes conneries.
- Proposé ?, demande-t-il élargissant son sourire. J'aurais plutôt dit que je n'avais pas le choix avec le ton que tu as util...
- Oui, en effet. Je ... Désolée ... C'est juste que tu ne réagissais pas, j'ai pété un câble.

Il continue à me dévisager amusé. Je fronce les sourcils. Moi je lui ai gueulé dessus et lui ça le fait rire ? Il ne dit rien, et se limite à me scruter avec son sourire en coin. Je lève les yeux au ciel et reprends le chemin de retour. Mais je m'arrête aussitôt, revenant sur mes pas pour me mettre face à lui. J'allais presque oublier :

- Et tu m'as suivi ! Quand je t'ai dit que je partais loin de toi, c'est parce que je voulais être loin-de-toi !, lui lancai-je insistant sur la fin.
- Encore heureux que je t'aie suivi, tu ne penses pas ?,demande-t-il ironique.
- Non ! Enfin ...
- Et si tu ne veux pas que je te suive, t'as qu'à arrêter de me laisser planté à chaque fois.
- Je fais ce que ...
- Et tu pourrais au moins me remercier d'être arrivé à ce moment là.

J'étais tellement absorbée par ses reproches que je ne m'étais pas rendue compte que je m'étais approchée dangereusement de lui sous l'emprise de la colère. Ses yeux plantés dans les miens, je revois les flammes qu'il lançait tout à l'heure à l'inconnu. Maintenant elles me sont adressés et un frisson parcours mon dos. Son regard est tellement froid d'un coup. Ses yeux encerclés de noir me glacent le sang. Te remercier ... Bien sûr que j'allais te remercier ... Si je n'étais pas si orgueilleuse.

- J'allais le faire !

Lui dis-je, ne sachant pas quoi répondre.

- Eh bien j'attends.
- Merci ! Content ? Je ne t'ai rien demandé en plus !
- Je m'attendais à un Merci sincère. Mais bon ... Tu es trop arrogante pour cela.

BAM. Ses mots ont pour effet de me produire un désagréable pincement au c½ur. Il me poignarde du regard et part. Je reste là, anéantie, la bouche ouverte prête à protester. Protester quoi ? Je ne sais pas. Il a raison. Pour l'énième fois de la soirée, mon regard s'humidifie. Après quelques minutes de non-réaction, je me décide à aller au bar, chercher quelque chose à boire. J'y arrive sans difficulté et commande un verre quelconque.

- Ah tu es là ma Nadichou d'amour ! Tu t'es éclipsée il y a longtemps, tu commençais à me manquer.

Je me retourne et découvre le visage jovial de mon Quentin. Je lui souris faiblement et retourne à mon verre.

- Ca ne va pas toi. Qu'est-ce qui t'arrive ?

Me demande-t-il prenant place à côté et demandant d'un signe de la main un verre au barman.

- Je vais bien.
- Et mon cul c'est du poulet. Et tu ne trouves pas que tu y vas un peu fort niveau alcool ?, m'interroge-t-il une nouvelle fois.
- Je vais bien je te dis.
- Et mon cul c'est du poulet je te dis !

Je lui souris vraiment cette fois. Mais là, ma tête commence à me faire terriblement mal. Ca commençait à aller mieux et voilà que l'alcool remonte.

- Je me suis embrouillée avec Bill ...
- Ah ... C'est pour ça que lui aussi tire la tronche ?; il marque une pause et reprend. Ne te prends pas la tête Nad... Tu ne le reverras plus.

« Tu ne le reverras plus » résonne cruellement dans ma tête et je ressens un nouveau pincement au c½ur qui me déchire. Oui, il a raison. Maintenant que Bill est énervé il n'insistera plus pour que l'on se revoit, il me laissera tranquille, c'est ce que je voulais, non ? Je soupire et me noie une nouvelle fois dans mon verre.

- Et Leila ?, demandai-je distraite.
- Leila ... Elle se chamaille avec Tom depuis ... Euh ... Toute la soirée, dit-il faisant une grimace que je ne sais pas comment interpréter.
- Hum ... Ils se sont encore embrassés ?
- Non, répond-il fermement.
- Et mon frère ?
- Il danse depuis un moment avec Georg, Gus et Andréas. Oui, ils sont en pleine gay-attitude, dit-il levant les yeux au ciel.
- Et toi ?
- Et moi je suis en train de consoler la fille la plus belle de la boîte, ça se voit pas ?

J'éclate de rire.

- T'es con. Je demande qu'est-ce que t'as fait avec Emma abruti ...
- Oh ... Rien. On a beaucoup parlé. Elle est chouette ...
- Hum ... Tu vas me dire que tu n'as pas attaqué ? Allez Tinou ...
- Rolala, c'est quoi cette FAUSSE image que tu as de moi ma belle ?, dit-il l'air faussement vexé.
- Tinou ...
- Ca va. C'est tellement incroyable ce que je raconte ?
- Aha ...
- Bon. Non c'est juste qu'elle est quelqu'un d'intéressant.
- Et alors ? Tu n'embrasses pas les filles intéressantes ?, lui demandai-je confuse, l'alcool se faisant sentir de plus en plus.
- C'est pas ça ... Je ne sais pas en fait. Je n'ai pas envie que ce soit comme aves toutes les autres ... Tom, par exemple, a fait ça de Leila : une fille de plus ...
- Ouais. Mais Leila sait à quoi s'attendre..
- Mouais ... Et tu n'as pas oublié de me demander pour quelqu'un ?

Mon c½ur s'accélère rien qu'en faisant allusion à Lui. Je ne dis rien et continue à siroter le liquide de mon verre. Il reprend :

- Et Bill, il boudait quand il est revenu s'assoir. Il s'est assis tout seul. Emma est allée le voir parce qu'elle a bien remarqué que quelque chose n'allait pas et moi je suis venu te sauver. Tu viens danser princesse ?
- Danser ? Avec tout ce que je viens de boire encore je ne pense pas que je tiens débout.
- T'inquiète. Tu t'accroches à moi !

Je rigole et me laisse trainer dans la piste de danse avec mon blond d'amour.


_____POV Bill


- Elle a eu le culot de me reprocher de l'avoir aidé avec ce gars !

Explique-je à Emma qui est venue s'assoir à côté de moi pour voir ce qui n'allait pas. Elle m'écoute depuis le début sans rien dire et je me défoule comme je peux. Là, Elle m'énerve.

- « Merci ». C'est trop dur à prononcer ? C'est trop dur ? Ce n'est pas difficile, merde ! M e r c i !
- Ce n'est pas le fait qu'elle ne l'ait pas prononcé qui t'a dérangé Billou ..., me répond Emma.

Non, et alors ? Faut bien que je minimise un peu la chose ! La vérité c'est que j'aurais aimé qu'elle me soit reconnaissante, même sans prononcer les mots magiques, qu'elle le ressente au moins. J'aurais aimé qu'elle se sente bien avec moi, en sûreté ... J'aurais aimé l'aider et qu'elle se laisse aider. J'aurais aimé lui dire qu'elle se trompait par rapport à l'amour, que ...

- Ce qui t'a dérangé c'est ...
- Je sais, la coupai-je ne voulant pas entendre ce que je sais déjà.
- Mais t'as quoi avec cette fille ? Tu la connais à peine ! Et en plus elle est tellement hostile envers toi ... Je ne te comprends pas...
- Moi non plus. Elle est juste tellement ... intrigante. Et puis elle a une façon de m'ignorer et de ... de m'envoyer chier qui me fascine.
- T'es complètement dingue Bill. Fou. D é m e n t . La fille elle t'envoie chier et toi ça te fascine !
- Je n'ai pas l'habitude Emma ... En fait elle me traite comme si j'étais un gars comme ça, un voisin, le boulanger du coin, je ne sais pas. Je ne suis pas Bill Kaulitz à ses yeux, mais le Bill Le Relou qui lui pète les couilles, tu me suis ?
- D-i-n-g-u-e ! Tu es D-i-n-g-u ...
- Non. C'est des petites choses de la vie de tous les jours qui me manquent. Etre quelqu'un de normal. Elle me fait sentir comme ça. Comme si je n'étais pas seulement le chanteur du groupe Tokio Hotel. Comme si j'étais un mec comme les autres. Et ça m'énerve aussi. Car elle me met dans le même sac que tous les mecs qu'elle a connu et qui lui ont fait du mal. Tu vois ? Ce genre de contradictions n'arrivent qu'avec elle. Tout est comme ça.
- Mouais. Fais attention avec cette fille. Elle ne m'inspire pas vraiment confiance. Tu ne devrais pas lui donner autant d'importance. Tu ne la connais pas.

Je ne réponds rien. Elle a peut-être raison. Ca ne peut mener nulle part tout cela. Pourquoi je m'obstine ? Je soupire et me prends la tête entre les mains. Emma me prend la main pour me réconforter et pose sa tête sur mon épaule.

Mes yeux se posent par hasard sur Leila, qui se cache les yeux et demande quelque chose à Tom, sûrement la couleur de ceux-ci. Mais depuis où je suis, je n'entends pas leur conversation. Mon frère et elle éclatent de rire à l'unisson. Je fais un tour des yeux. Les autres ne sont pas là. Elle n'est pas revenue. Et si elle a encore des problèmes ? Avec le même gars ou un autre ? Mes muscles se raidissent à cette idée et je commence à la chercher des yeux parmi la foule qui s'étend dans mon champs de vision. Mais Leila abandonne Tom pour se rapprocher d'Emma et moi.

- Billou, t'as l'air tendu. Ca s'est mal passé avec Nad ?

Me demande-t-elle, joviale. Tom se rapproche également, ne voulant pas rester tout seul j'imagine.

- Euh, pas trop bien on va dire ...

Elle s'apprêtait à répondre lorsque Tom intervient :

- Au fait Bill, il a dit quoi David ?

Merde. David. J'ai complètement zappé avec Nadia qui s'est barré tout à l'heure.

- T'as oublié ! Bill ! On va se faire défoncer !
- C'est bon. Je l'appelle maintenant, tentai-je de le calmer.
- Non, laisse. Je vais le faire.

Me répond-il et s'éloigne du groupe le portable à la main. Leila reprend la conversation :

- Tu sais, par rapport à Nadia ... Elle fait souvent sa petite crotte, mais au fond elle est adorable, je t'assure. Ne la juge pas trop vite ...
- Sa petite crotte ?, demandai-je déconcerté.
- Très au fond alors ..., rajoute Emma.
- Pardon ?, demande Leila, fusillant Emma du regard.
- Rien Leila. C'était de l'humour. Explique-moi ton expression de carottes là ?

L'interroge-je. J'essaye de porter l'attention sur moi sinon ces deux là, elles vont partir en cacahouète. Et qu'est-ce qui lui prend à Emma de réagir comme ça ?

- Crotte Bill, pas carotte !, corrige Leila, levant les yeux au ciel. Hum .. Faire la crotte c'est .. Euh .. Je ne sais pas comment expliquer. C'est un état d'esprit, tu vois ? En fait, tu ne peux pas comprendre si tu n'es pas une crotte ...

Mes yeux se posent sur le verre vide qu'elle tient et j'assimile. Elle est archi-bourrée. Car je ne comprends rien à son délire des carottes... ou crottes, peu importe. Je fais quand même un oui affirmatif de la tête du genre « Ah oui, j'ai tout compris, ça y est » et elle sourit satisfaite.

Je vois Tom se rapprocher enfin et prendre place à côté de nous.

- C'est bon. J'ai tout réglé mais on va avoir droit à un joli sermon demain. On doit le voir à 9h.

M'informe-t-il. Neuf heures ? Mein gott. Beau le réveil. Je vois Tom échanger un regard complice avec Leila et l'envie de les taquiner s'empare de moi :

- Alors ? Vous avez conclu quoi pour le défi que j'avais lancé ? J'ai envie d'entendre Leila chanter moi !

C'est Leila qui allait répondre mais Tom lui met une main sur la bouche et répond à sa place :

- Elle chantera le jour où je me tromperai d'accords sur scène. C'est-à-dire jamais. Mais bon, elle a déjà plus de chances de me voir faire un faux accord que jouer la guitare tout nue sur scène.

Je souris. Leila proteste mais à part des « TToohhhllmmmpp », rien de très précis ne sort de sa bouche. Apparemment Leila a mordu Tom car celui-ci enlève sa main de sa bouche et fait une grimace de douleur. J'allais dire que Tom se trompait dans un concert sur deux, au moins une fois, mais Leila est plus rapide :

- Non ! Ce n'est pas ce qu'on a conclu ! Tu te trompes dans tous les concerts presque ! C'est ton deal qui n'est pas équitable maintenant !
- C'est moi qui décide étant donné que c'est moi qui ai lancé le défi, et cela me paraît équitable, donc marché conclu !, interviens-je.

Je vois Tom tirer la langue à Leila et celle-ci éclater de rire en lançant un « T'es con » au passage. J'éclate de rire à mon tour mais mon sourire se fane lorsque je vois Nadia revenir main dans la main avec Quentin, morte de rire. Son sourire se estompe également lorsqu'elle croise mon regard. Eh bien, ça fait plaisir se retrouver apparemment.

- Vous vous amusez sans moi ? Je ne pensais pas que cela était possible !, lance Quentin, s'asseyant près du groupe.
- Pas moi. Ils sont dans leur trip. T'étais passé où ?, demande Emma.
- Je dansais avec Princesse bourrée. Marrante sur la piste d'ailleurs.
- Pas que sur la piste !, rajoute Leila, faisant un câlin à Nad qui a pris place à ses côtés.
- On avait pas l'air cons surtout, lance Nadia rigolant.
- C'est-à-dire ?, demande Tom, intrigué.
- Bah vu que Mademoiselle tient presque pas débout, on était accrochés et ça donnait quelque chose de ... Spécial on va dire !, explique Quentin.

Je fronce les sourcils en visualisant la scène qui n'est pas pour me plaire.

- A ton tour Leilou d'être ma cavalière !, annonce Quentin.

Leila lui sourit, tape dans les mains –manifestant sa joie- et rejoint rapidement Quentin. Les deux amis s'éclipsent en chantant à tue tête « I like the move it move it, you like the move it move it ... » et Leila failli s'écrouler par Terre avant d'arriver sur la piste de danse. Ce qui me fait sourire, mais pas à Tom, qui regarde également la scène, les sourcils froncés :

- Il ne perd pas son temps Quentin ... D'abord Emma, ensuite Nadia, puis Leila ..., lance-t-il comptant avec ses doigts.
- T'es jaloux Tomi ?, demande Emma pour le taquiner.

Tom lui lance un regard voulant dire « Moi ? JALOUX ? S'il te plaît, Je suis Tom Kaulitz Bébé » et Emma éclate de rire. Les deux partent dans un délire que je ne suis plus.

Je me concentre à éviter ces yeux gris qui n'errent pas très loin. Elle aussi, je suppose, évite mon regard. C'est assez gênant d'être que les quatre, Tom et Emma dans leur délire, Nadia et moi à s'éviter. J'ose un regard furtif dans sa direction et je la vois regarder mes mains. Ca me fait sourire la fascination que j'arrive à lire dans son regard. Lorsqu'elle les yeux vers moi, je dévie le regard gêné.

Je la regarde ensuite se lever et vaciller, et, naturellement, je la retiens par le bras pour la rattraper, que je lâche aussitôt lorsqu'elle plante ses yeux dans les miens.

- Je ... Je vais rentrer. Je suis fatiguée et je ne me sens pas très bien, me dit-elle d'une voix faible.

Déjà ? ... Je la vois chercher des yeux Leila, ou Quentin, je ne sais pas. Elle se prend la tête entre ses mains et reste débout quelques secondes. Je ne dis rien et continue à observer chacun de ses gestes incertains. Elle met son délicat pull gris et prend ses affaires. Elle se rapproche de Tom en titubant pour lui dire au revoir, ainsi qu'à Emma. Tom me lance un regard inquiet. C'est bon Tomi, j'ai compris. Lorsqu'elle se rapproche de moi pour me dire au revoir, elle me fait un bisou sur la joue, qui me rappelle la première fois que l'on s'est vu.

- Tu ... Tu diras à Marco que je suis rentrée s'il te plaît ?, me demande-t-elle, plongeant dans mon regard préoccupé.
- Tom s'en chargera. Moi, je t'accompagne.

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Impressions ?

Alors ... Vous aimez toujours? =s ...

Moment préféré ? / Réplique préférée ?
Que pensez-vous du personnage Emma ? (Nein, elle n` est pas là par hasard ^^) Que cache-t-elle?
Bill, finir la soirée avec Nad ? ...

Merci énormément pour tous vos commentaires & compliments ...
Merci pour toutes ces petites choses qui me donnent la pêche et l` envie de continuer <3

See you Soon ♥

# Online seit Mittwoch, 23. Juli, 2008 um 08:58

Geändert am Donnerstag, 26. November, 2009 um 07:50

***__Chαpitre 24__ *** « Nos derniers insnts ... »

***__Chαpitre 24__ ***  « Nos derniers instαnts ... »
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_____POV Nadia



- Tom s'en chargera. Moi, je t'accompagne.

Le souffle coupé, mon c½ur tremble d'anxiété, affolé soudainement. M'accompagner ? ... Non. Non ... Alors que je m'apprête à refuser de plus belle ses intentions, je le vois s'éloigner de moi et récupérer sa veste, ainsi que ses affaires qui traînent éparpillées un peu partout. Lorsqu'il me rejoint à nouveau, je nie avec ma tête. Aucun son ne sort de ma bouche pourtant.

- Quoi non ? Je ne vais pas te laisser toute seule. Premièrement car il est quatre heures, il fait encore nuit ; deuxièmement car tu ne tiens pas débout. Et troisièmement je m'en fous de tes protestations, on y va.

Affirme-t-il sous un ton ferme. J'écarquille les yeux, prête à objecter cette fois mais, anticipant mes dires, il s'empresse de poser son index sur mes lèvres. Et encore une fois, je frémis à ce simple contact, dépourvu de toute signification, autre que « Ta gueule », évidemment. Je lui enlève délicatement son doigt et affirme :

- Non Bill. Ca va aller. Ne t'inquiète pas. Je prends un taxi juste devant la boîte et ...
- Je préfère t'accompagner. Mets ton côté acharnée en « Off » pour une fois s'il te plaît.

Me coupe-t-il croisant ses longs bras. Le ton froid qu'il utilise ne me passe pas inaperçu. S'il est encore vexé pour tout à l'heure, pourquoi ne me laisse-t-il pas partir tranquille ? Je soupire et observe les alentours, cherchant des arguments valables pour qu'il lâche prise. Je croise alors les regards de Tom et Emma qui ne ratent aucune miette de ma conversation avec Bill. Dès que nos visions se mêlent, les deux tournent rapidement la tête, gênés et font mine d'être en pleine conversation. Malgré moi, ça me fait sourire mais lorsque je reviens sur les yeux troublants de Bill, j'affiche un air de désapprobation. Je ne partirai pas de cette boîte avec toi B i l l .

Je ne compte pas rester plantée là à débattre avec toi. Je tourne donc les talons et cherche la sortie. Mais, ce que je n'avais pas remarqué en étant immobile face à Bill, c'est que, encore une fois, je sens le sol sous mes jambes faire des siennes. Ma tête tourne et ma vision est troublée. Je trébuche avec un mec et manque de m'écraser par terre, mais une main agile me rattrape. Je n'aperçois que des doigts fins, ornés d'un vernis noir parfait retenant ma taille. Sans un regard en arrière, je me défais de ses mains et continue à avancer parmi tous ces gens qui s'agglutinent autour. J'ai terriblement chaud et l'air commence rapidement à me manquer. Je panique. J'ai peur de tomber dans les pommes et me faire écraser par toute cette foule. Des gouttes de chaleur perlent mon front et je commence à me sentir de plus en plus faible. Les gens me basculent de tous les côtés et l'air me semble épuisé dans cette immense boîte. J'aperçois, enfin, pas trop loin la sortie, longée de mecs de la sécurité. Je m'accroche aux dernières forces qui me restent et continue à me frayer un chemin.

J'arrive enfin et vacille sur le videur à côté de la porte. Il me regarde préoccupé et demande :

- Vous allez bien Mademoiselle ?

Je luis fais un signe affirmatif de la tête, lui dédie un dernier sourire faible et sors. Je sens enfin l'air frais caresser mon visage et remplir mes poumons. Je m'arrête quelques instants. Cette brise effleure chaque parcelle de mon corps et ça me fait un bien fou. Je ferme les yeux pour retrouver l'équilibre et les forces regagner mon corps. Mais je me sens toujours aussi faible, aussi fragile. Et ce putain de sol qui n'arrête pas de bouger sous moi. Lorsque je rouvre les yeux, je découvre le visage de Bill planté devant moi, inquiet. Oh non ...

- Bill ... Je ...
- Arrête d'être aussi obstinée ! Rends-toi à l'évidence. Tu n'arriveras pas chez toi entière.

Entière ? Han ? Trop d'alcool dans mon sang pour comprendre le sens de sa phrase. Je me déclare vaincue, n'ayant plus les forces de lutter contre lui. Je l'esquive donc et me dirige vers l'un des taxis qui se trouvent stationnés devant la boîte. Je prends place et Bill s'installe à côté. Je ferme les yeux et laisse le sommeil s'abattre sur moi. J'ai tellement mal à la tête. Tellement mal partout ... Tellement peur de Lui surtout ...

- Euh Nad ... L'adresse ?

Interloquée, je regarde Bill :

- Quelle adresse ?
- Ton adresse, c'est quoi ... ?

Quoi ? Pourquoi il veut mon adresse ? Mais ...

- Pour le chauffeur Nadia. Il a besoin de ton adresse pour nous conduire.

Reprend-il doucement. Il n'a plus ce ton cru d'il y a quelques instants. Non. Il me parle délicatement, presque en chuchotant. Il a l'air presque inoffensif. Presque. ___Encore une fois, c'est son sourcil arqué qui me rappelle que je dois répondre. Ce n'est pas ma faute si je me perds dans son regard à chaque fois. Si à chaque fois je nage dans ces yeux couleur noisette qui me fixent. Je débite automatiquement mon adresse, sans décrocher mes yeux des siens. Malgré mes paupières qui me paraissent péniblement lourdes, je fais l'effort surhumain de les garder ouvertes ; pour enregistrer ce beau visage parfaitement proportionné. Chaque trait, chaque grain de beauté. Notamment celui en dessous de sa lèvre inférieure. Mes yeux se baladent dans chaque coin de ce visage qui m'observe à son tour. De son grain de beauté je passe inévitablement par ses lèvres et me demande quel goût doivent-elles bien avoir. J'admire ensuite son petit nez, droit, parfait. Pour remonter sur ses yeux, et replonger dans ce regard déstabilisant. Ce regard persistant, qui sonde comme à son habitude mes pensées. Je suis en pleine admiration et il le sait. Oh oui, il le sait. Ca explique son soudain sourire en coin accroché sur ses lèvres. Je ne sais pas pourquoi, je lui souris également.

Je me détache enfin de ce regard fascinant, pour poser ma tête sur son épaule. Je ferme les yeux et me laisse bercer par ce léger mouvement de la voiture en marche. Elle a déjà démarré depuis un moment. Je ne saurais pas dire combien ... Je me rends compte qu'en sa présence, je ne fais jamais attention à ce qui se passe autour. A chaque fois, soit je suis subjuguée par tant de beauté, soit je dois me concentrer sur ma respiration et/ou ordonner à mon c½ur de reprendre son rythme normal lorsqu'il me touche ou regarde ... Soit je me bats avec lui... Soit je lui gueule dessus. Non, le monde extérieur ne fait pas partie de cette bulle dans laquelle je rentre avec lui. Je soupire, fatiguée. Fatiguée de maintenir ce mûr entre nous tout le temps. Fatiguée de subir cette peur quand il est aux alentours. Cette peur d'y succomber. Oui, je suis fatiguée de travailler cette couche protectrice tout le temps.

Je repense à lui. A notre rencontre. A son regard. A ses sms. A ses questions. A ses yeux. A sa voix au téléphone. A sa chanson. Aux prises de tête. A son obstination. A ces émotions à fleur de peau en sa présence. A son sourire. A ses traits. A ses mains. A son air enfantin. A sa fascination. A sa façon de parler, passionnée. A son côté borné. Protecteur. Doux. Lunatique. Râleur. Mystérieux.

- Nad ?
- Hum ?
- On est arrivés. Tu as tes clefs ?

Sans ouvrir les yeux, je lui passe mon sac. Je n'ai pas les forces de les cherches moi-même et puis je suis bien là, à penser à toi ...

Je l'entends fouiller, les trouver et payer au chauffeur. Je n'ai pas envie de bouger Bill. Laisse-moi dormir dans le Taxi s'il te plaît.

Mais il ouvre la porte de la voiture et, délicatement, me relève la tête. J'ouvre enfin les yeux. J'ai tellement sommeil. Je vais m'écrouler sûrement dans le chemin vers ma chambre. Peu importe. Il me tend la main, et, sans hésiter, je la prends et sors du Taxi. Mes jambes répondent « Absent » aux ordres que lui envoient mon cerveau. Bill me tient par la taille et avance avec moi jusqu'à la porte. Il ouvre, et on rentre accrochés, tant bien que mal. Il ferme derrière lui et attend que ses yeux s'habituent au noir. Maladroitement, j'allume la lumière du couloir.

- C'est où ta chambre ?

Me demande-t-il, regardant autour de lui.

- En haut.

Te réponds-je dans un soupire, presque endormie debout. Tu entames le chemin vers ma chambre, toujours me tenant par la taille. La mission « monter les escaliers » s'annonce difficile et tu décides de me lever dans tes bras, d'un mouvement rapide. Mais tu vacilles et attends quelques instants de reprendre l'équilibre. J'enfouis ma tête dans ton cou et sens ton parfum inonder mes narines. Mes lèvres effleurent la peau tiède de ton cou. Je sens contre elles son pouls accéléré. Je suis si bien au creux de ton cou, rien ne peut m'atteindre. Tu montes, non sans difficultés, les marches qui nous séparent de ma chambre. Je te susurre un « à droite » et tu te diriges vers la porte indiquée. Tu l'ouvres et ... Tu t'arrêtes net.

- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Te demande-je, les yeux fermés, ma tête toujours enfouie dans ton cou, m'enivrant de ton parfum inlassablement.

- Euh. On dirait qu'une tornade est passée par ici.

Me réponds-tu. Han ? Une quoi ? Tornade ? Il n'y a pas de tornades par ici ... & j'assimile. Le bordel de ma chambre. Leila. Avant de sortir en boîte. Elle a tout déglingué. Je soupire.

- Tu ne savais pas quoi mettre apparemment.

Me dis-tu, content, si je me fie au ton de ta voix. Je devine ce sourire sur tes lèvres.

- Oh non. Ce n'est pas moi qui suis à l'origine de ce bordel. C'est Leila ! Je te jure.

Te dis-je tout bas, essayant de me justifier. Je ne me redresse toujours pas, beaucoup trop bien là où je suis.

- Mouais, mouais, c'est ce qu'on dit. Tu ne t'en foutais pas tant que ça de cette soirée ...
- Bill ... Euh ... C'est quoi ton nom déjà ?, te demandai-je fronçant les sourcils.
- Kaulitz. Bill Kaulitz. Enchanté.

Il commence à avancer comme il peut parmi tous ces habits étalés par terre.

- Ok. Bill Kaulitz, ce n'est pas moi qui ai fait tout ça je te dis. Et ne marche pas sur mes chaussures vertes s'il te plaît. Je t'ai vu.

Te dis-je pour te taquiner. Je t'entends sourire.

- Ca va être difficile tout esquiver.

Il me dépose lentement sur mon grand lit et je me vois obligée de me décrocher de son cou. Quant à lui, il s'affale sur la chaise du bureau. Je fais encore une fois l'incroyable effort pour garder mes paupières ouvertes et le regarde démoli sur ma chaise. Lui aussi a l'air fatigué. Terriblement fatigué.

- Pourquoi tu me regardes comme ça ?

Me demandes-tu. Parce que tu es beau ...

- T'as l'air fatigué...

Te réponds-je au lieu de te faire part de ma vraie pensée. Tu te redresses d'un coup.

- Oui. J'avoue .. Je vais te laisser, vu que maintenant tu es en sûreté, espèce de Folle-qui-voulait-rentrer-toute-seule ...

Me laisser ? ...

- Bill Kaulitz ?

Susurre-je. Entendre ton nom complet te fait sourire, et tu as l'air attendri.

- Oui ?
- Reste ...

Je n'arrive pas à croire que c'est moi qui ai dit cela. Qui ai demandé cela. Qui ai eu cette envie surtout. Je ferme les yeux, essayant de me convaincre que je suis en train de rêver, que je n'ai pas osé.

Je les rouvre et découvre ton regard posé sur moi. « D'accord » susurres-tu à ton tour. J'essaye encore une fois, péniblement, de garder les yeux ouverts, pour que cette image de toi sur ma chaise –me fixant- ne s'estompe pas, pour que ta présence ne s'envole pas. Pour que mes yeux prennent une photo visuelle de cet instant et ainsi le temps s'arrête. Pour savourer ce moment et te dévorer des yeux comme je le fais. Mais c'est plus fort que moi et mes yeux commence à se fermer, malgré ma lutte.

- Bill ?
- Oui ? ...
- Merci ... Merci pour tout, lancai-je dans un dernier soupir.

Et sur ces mots, je succombe dans les bras de Morphée, un sourire aux lèvres.

_____POV Bill



Je te regarde te laisser enfin emporter par cette force apaisante qui est le sommeil. Je voyais bien pourtant au fond de tes prunelles tes efforts pour rester éveillée. Je reste figé à t'observer dormir paisiblement voulant retenir chaque détail. Chaque fragment qui constitue cette beauté sauvage. Je savoure ces derniers instants en ta présence, nos derniers instants.

Te reverrai-je ? J'en doute.

Un pincement me déchire le c½ur. Mais c'est mieux comme ça. Je le sais.

J'entends ton souffle s'apaiser et mener un rythme régulier et lent. C'est l'unique bruit qui berce le silence. Je m'approche instinctivement de toi, et remets en place quelques mèches rebelles qui reposent sur tes joues rosies. Tes longs cheveux légèrement ondulés s'étalent sur tes deux oreillers. Mes yeux se détachent de ton visage pour scruter ta chambre. Je cherche désespérément quelque chose qui me parle de toi, de comment tu es, de ta vie quotidienne.

Je me lève et me dirige vers ce mûr où tant de photos sont accrochées. Il y en a tellement. De Leila principalement ... De Quentin ... De son frère ... Des amis que je ne connais pas ... D'Elle. Oui, beaucoup de photos d'elle, en compagnie de Leila, Quentin ou les deux. Des grimaces qui ne font qu'accentuer sa beauté. Des sourires heureux, que je n'ai pas eu la chance de voir traverser ses lèvres. Des délires immortalisés. Une de ces photos attire particulièrement mon attention. Il n'y a qu'elle dessus. Un sourire captivant accroché aux lèvres, des yeux gris, rieurs, brillants de joie. Je reste un moment contemplant cette photo, sans pouvoir décrocher mes yeux de celle-ci. J'hésite à l'emporter avec moi, en guise de souvenir. Mais non. Je pose mes doigts sur la photo, songeur. Que pouvait la rendre si heureuse lors de cette photo ? Comment peut-elle être aussi belle ?

Je continue à dévisager les photos une à une, et quelques sourires font irruption lorsque je tombe sur des photos drôles. Je soupire. Ca ne sert à rien que je continue à m'imprégner de son univers. Ca ne pourra que me rendre nostalgique lorsque ces images hanteront mon esprit. Je m'éloigne du mûr à contre c½ur et reprends ma place sur la chaise.

Même en étant à côté d'elle, avec elle, elle occupe mes pensées. Les révélations sur ses parents. Ses peurs. Sa notion de l'Amour. Toutes ces confessions qui me faisaient sentir tellement impuissant et con de ne pas pouvoir l'aider. Le regard dans le taxi qui m'a fait tant d'effets. Sa demande pour que je reste. Ses « Bill Kaulitz » prononcés avec tant de douceur et innocence.

C'est perdu dans ces pensées que je succombe malgré moi, malgré cette envie de la regarder dormir le peu qui reste de la nuit, malgré cette chaise inconfortable ... Malgré l' envie d' éterniser cette soirée .


____________________________________________________

Impressions ?

J` espère que cette suite vous a plu ? ... =s
J` ai l` impression que vous êtes toutes en vacances là xD ...
Moment / Réplique préféré(e) ?

Merci encore & encore pour vos commentaires .
Pour la joie que vous me procurez en vous lisant .
Merci =)

Bisous *

# Online seit Donnerstag, 31. Juli, 2008 um 18:06

Geändert am Donnerstag, 26. November, 2009 um 07:52

***__Chαpitre 25__ *** « Moins d'effet que toi en tout cαs ... »

***__Chαpitre 25__ ***  « Moins d’effet que toi en tout cαs ...  »
*

« Le seul péché est de ne pαs
se risquer pour vivre son désir. »

Françoise Dolto.

_____POV Tom



Du coin de l'½il j'aperçois enfin sa silhouette se dessiner dans mon champ de vision. Pas que je l'attendais, non ... Mais une soirée à deux, avec pour unique compagnie Emma qui somnole dans le canapé... On a connu mieux on va dire. Sans regarder directement dans sa direction ; je la distingue s'approcher vers nos tables, sans négliger sa danse. J'ose me tourner vers elle et découvre son délicat corps gracile, qui ondule, ses hanches qui se balancent, ses mèches rousses qui lui lèchent le visage. Ses yeux perdus ne me voient pas. Elle est suivie de près de Quentin, un verre à la main. Je donne un léger coup de coude à Emma pour qu'elle se réveille. Faut dire que tout le monde a déserté les tables. Marco, Andréas et Gus sont sur la piste –ou à la chasse- depuis un long moment déjà. Bill a raccompagné Nadia depuis une bonne demi-heure aussi. Et Emma s'endort à côté. Voilà pourquoi je me réjouis de revoir son sourire illuminer la soirée.

- Nadia s'est encore envolée ?

Débite-t-elle enfin arrivée et s'affalant sur le canapé d'en face.

- Et comme par hasard, Bill aussi ! Biiiizarreeee ; n'est-ce pas ? C'est pas comme si l'on s'y attendait, hein ?

Intervient Quentin, faisant le tour pour s'asseoir à côté d'Emma. Je souris fatigué et remettant ma casquette en place :

- Nadia est rentrée.

Leila se redresse d'un coup affolée et une mèche vient se coller sur ses lèvres.

- Quoi ? Comment ? Pourquoi ? Quand ?

M'interroge-t-elle regardant dans tous les sens, cherchant Nadia partout, croyant sûrement que je délire.

- Euh ..., commencai-je. Elle ...
- Elle a laissé Bill en plan ? J'hallucine ! Cette fille est vraiment incroyable. Elle est vraiment têtue, elle a besoin de se faire soigner à L'Organisation de Crottes Anonymes ! En plus elle était bourrée ! Elle ne tenait même pas débout ! Comment va-t-elle faire pour arriver chez elle ? Quelle inconsciente mon Dieu ! Je vais l'appe ...
- Bill l' raccompagné.

L'interromps-je calmement, face à ce flux de paroles débitées à toute vitesse, pour la tranquilliser.

- Ahhhhh Ouuuff ...

Lâche-t-elle dans un soupire soulagé, se laissant à nouveau tomber en arrière. Mais ce calme éphémère se voit brisé par une nouvelle irruption. Se redressant une nouvelle fois et plantant ses yeux verts sur les miens ; elle rapplique, raffolée :

- Quooooooooiiiiiiiiiiii ? Bill ??? Bill l'a raccompagnééééééééé ? Bill Kaulitz ???
- Le même, lui dis-je souriant face à sa réaction.
- Et elle a accepté ??? ... Wahouh, reprend-elle stupéfaite.
- Ca se voit qu'elle était bourrée, opine Quentin, amusé.
- C'est clair, faut qu'on la bourre plus souvent !
- Ce n'est pas mon frère qui dira non, dis-je en rigolant.

Au son de nos rires réunis, s'ajoutent ceux de Georg et de la grande blonde qui l'accompagne, qui reviennent de la piste.

- Tiens, tiens ... Un revenant !, dis-je, m'adressant à lui.
- Que veux-tu ? Quand on a un tel succès ... Dur, dur de choisir ...

Explique-t-il, sans se soucier de ce que la fille à ses côtés puisse penser. Il l'encercle par la taille et pose un baiser furtif sur ses lèvres. Lorsqu'il la lâche, il s'assoit avec nous. La fille, qui affiche un sourire niais sur son visage angélique, prend place sur ses genoux. J'entends Emma lâcher un « Pfff » discret qui me fait sourire.

- Vous êtes tous au taquet ce soir les gars ... Vous êtes si désespérés que ça ?

Nous taquine Emma, sans prêter la moindre attention à la fille non plus ; sans se préoccuper si ses remarques la dérangeront ou pas.

- On-est-des-mecs, explique Georg, posant sa main baladeuse sur les cuisses découvertes de la blonde.
- Et alors ? Ca ne vous excuse pas.

Intervient Leila, prenant la défense de cette pauvre fille -qui ne dit pas un mot-, trouvant sûrement scandaleux le fait qu'ils puissent parler ainsi devant elle, comme si elle était un objet ou tout simplement invisible. Mes yeux se posent sur Leila, qui affiche un air révolté. Elle me regarde à son tour, me défiant du regard à répliquer. Ses yeux insolents me narguent. Le vert foncé de ses yeux vire à un vert vif.

- Peut-être. Mais le fait d'être une rock-stars si , reprend Georg, sans se rendre compte du duel visuel qui s'est emparé de Leila et moi.

Ses yeux incendiés de colère se posent désormais sur Georg, et je me précipite à intervenir :

- Il rigole Leila. C'est de l'humour ... Ne ...
- Mais ...
- Je rigole. C'est boooon ...

Leila ne semble pas convaincue, mais la flamme de ses yeux s'apaise.

- Oui mais bon ... Vous n'êtes pas du tout diplomatiques, affirme-t-elle*
- Diplomatiques ? , demandai-je, ne voyant pas ce qu'elle veut dire.
- Délicats ...
- Délicats ?, répètai-je une nouvelle fois ... De quoi elle parle ?
- Oui, Tom, délicats ! On ne parle pas comme ça aux filles !, s'explique-t-elle roulant les yeux.
- Mais on ne lui a pas parlé !, me défends-je.
- Non mais vous parlez d'elle comme si ...
- Il faut vous parler comment ?, l'interromps-je, intéressé soudainement/
- Avec du respect. Ce n'est pas trop demander, nan ?

Me répond-elle, me défiant une nouvelle fois du regard. Mais pourquoi elle s'en prend à moi, je n'ai rien dit moi ! C'est Emma et Georg qui ont fait passer cette fille pour un bouche trou. Je ne vois pas pourquoi elle me provoque, et m'attaque comme ça. Mais la voir scandalisée et outrée à ce point, la rend encore plus sexy à mes yeux et des idées pas très catholiques traversent mon jeune esprit. Elle continue à me fixer défiante, sans guère se douter des idées qui germent en moi en ce moment même.

Systématiquement, je me mets à jouer avec le piercing qui orne ma lèvre inférieure. Comme prévu, ses yeux se posent machinalement sur celui-ci et je souris, sans délaisser ma langue et sa danse diabolique. Pour la première fois de la soirée je remarque ses joues se colorer intensément. Se douterait-elle enfin de mes intentions ? Elle dévie plusieurs fois le regard, mais revient inévitablement tel un aimant vers le piercing à chaque fois. Pensant à ses mots sur le respect, la diplomatie, et bla-bla, je décide de la taquiner, sors mon portable et pianote, sous son regard intrigué :

« M'accorderais-tu l'honneur de passer le reste de cette soirée en ta présence, Ô combien agréable ?»

Je lui passe ensuite mon portable pour qu'elle puisse lire ce que je viens de marquer. Au fur et à mesure qu'elle lit mon message, ses yeux s'agrandissent. Mais elle éclate de rire lorsqu'elle finit.

- Te fous pas de ma gueule ! Faut pas exagérer non plus, me dit-elle en rigolant et me rendant le portable.
- Plus « diplomatique » que ça, il n'y a pas, avoue.
- Arrête, tu sais très bien ce que je voulais dire, arrive-t-elle à me lancer suffoquée entre deux rires.

Je marque un temps d'arrêt et lorsque son rire s'éteint peu à peu, je lance :

- Mise à part ça, le fond du message était une vraie proposition.

J'assiste une nouvelle fois à la transformation de son visage. Elle affiche une expression dubitative. Elle doit sûrement penser que je me fous encore de sa gueule, mais non. Cette fois je suis sérieux. Elle ouvre la bouche pour me répondre mais elle se voit interrompue par l'arrivée d'Andréas, Marco et Gus. Jetant un ½il autour de moi, je me rends compte que Georg est en pleine action avec sa blonde de service, nullement gêné d'être parmi tant de monde. Je me demande comment arrive-t-il à respirer, la blonde est en train de le manger littéralement. Cette vision me dégoûte et me retourne donc vers Quentin et Emma qui sont immergés dans une conversation.

- Exhibitionniste, va !

Exclame Andréas passant derrière Georg et lui tapant légèrement la tête. Ce à quoi Georg sourit se détachant de sa proie. Ses yeux soudain espiègles cherchent désespérément une arme sur la petite table qui gît au milieu, où reposent une grande quantité de verres vides. Il s'empare d'une des pailles fluorescentes qui servent à décorer les cocktails et la lance dans la direction du blond. Elle atterrit sur les cheveux d'Andréas, qui la récupère rapidement et attaque à son tour. Mais la paille atterrit cette fois dans la figure de la fille assise sur Georg. Georg étouffe un fou rire et tire la langue à Andréas qui, lui, s'excuse auprès de la blonde, tout en rigolant. J'esquisse un sourire épuisé et les laisse se chamailler en toute intimité. Mes yeux se posent sur Gustav qui suit la scène également d'un air blasé et bâille manifestant son sommeil et ses envies de rentrer.

- Bon les gars. Moi je rentre, j'en peux plus.

Annonce Gustav, confirmant mes pensées. Georg lâche Andréas pour scruter sa montre et affiche un air stupéfait :

- Il est cinq heures les gars. On se lève dans ... Un, deux ... trois heures.
- Cool. Tu sais compter jusqu'à trois, réattaque Andréas.
- Hein ? Quoi ? Trois heures ? D'où ?, interroge Gus, sortant de son monde.
- David veut nous voir à 9h, annoncai-je.
- Haaaaan ? Pourquoi ?, demande une nouvelle fois Gus, terrifié.
- Je ne sais pas, répondis-je baissant la tête et me frottant les yeux.
- Autant ne pas dormir moi je dis ! Qui me suit ?, débite Andréas, excité.
- Ah nan, il me faut une petite sieste quand même. Tu ne sais pas ce que c'est d'être une rock star.
- C'est dur, j'imagine; se moque Andréas. T'inquiète, je penserai à vous dans mon lit toute la journée.
- Bon bah on y va alors ! On traîne, on traîne là ...

Intervient Gus, se levant d'un coup énergique. Tout le monde commence à faire de même. Quentin, remarquant le mouvement autour de lui, et sortant de sa conversation avec Emma demande, alarmé :

- Qu'est-ce qu'il se passe ?
- On part, lui explique Marco. Il est tard et ils doivent se lever tôt.

Quentin fait un tour des yeux et acquiesce. Je croise le regard de Leila, qui se prépare aussi. Elle me sourit resplendissante, comme depuis le début de la soirée. Elle doit être la seule à ne pas avoir la tête dans le cul, à péter la forme. Je lui rends le sourire et commence à avancer parmi la foule déjà moins dense qu'il y a quelques heures. Je me retourne quelques fois pour vérifier que la troupe me suit. Lorsqu'on arrive dehors, l'air matinale se fait rapidement sentir et me fait frémir. L'air frai envahit mon corps et je me réfugie complètement dans ma veste géante pour me réchauffer, tête comprise. Je vois Georg et Gustav dire au revoir à Marco, en se tapotant le dos. Ils se sourient, et promettent de se revoir. Andréas fait de même avec Quentin et Leila. Ma bouche et mon nez enfouis dans le col de ma veste, j'attends qu'ils finissent de se saluer pour prendre Leila à part. Je me dirige vers Quentin pour lui dire au revoir à mon tour. On se serre poliment la main, mais le sourire n'y est pas. Je ne m'attarde pas et me dirige vers Marco qui me sourit chaleureusement. Lorsque Georg s'approche de Quentin pour le saluer, ils partent dans un vieux trip, ignorant complètement la blonde à ses côtés, qui nous a suivit. Andréas s'y met aussi. Je soupire, on va partir dans une heure si on continue comme ça. Je m'approche discrètement de Leila qui se réchauffe avec ses mains. Elle me voit arriver vers elle et lance :

- Ah ! Je croyais que tu ne comptais pas me dire au revoir ... Quand même.
- Je ne compte pas te dire au revoir.

Elle me regarde ahurie, ses grands yeux verts fixant la seule partie visible hors de ma veste: mes yeux. Elle remplit ses poumons pour répondre vigoureusement mais je finis ma phrase :

- Je ne compte pas te dire au revoir car la proposition tient toujours. Tu viens ?

Elle ferme sa bouche et fronce les sourcils. Elle ne me croit pas. Je soupire de nouveau. Je pense que je vais perdre la patience.

- Oui ou non ?, insistai-je pressé de connaître sa réponse.
- Non.

Me répond-elle contre toute attente. Hein ? Quoi ? Mais qu'est-ce qui lui prend ?

- C'est ton dernier mot ?

Lui demande-je, la fixant. Je m'approche encore un peu pour tuer ces quelques centimètres qui nous séparent. Je sors les mains de mes poches, les pose sur ses bras et continue le mouvement qu'elle fait pour se réchauffer. Elle continue à me regarder, anéantie. On s'observe quelques instants comme ça, yeux dans les yeux. Encore une fois je prends tout le temps d'admirer ces grands yeux verts qui me percent. Elle ouvre la bouche pour répondre et mes yeux se posent sur ses lèvres rosies par le froid. Elle remarque mon geste et referme sa bouche. Je reviens donc sur ses yeux en attendant qu'elle se décide.

- Non .. Ce n'est pas mon dernier mot. Je viens.

Me lance-t-elle enfin. Je lui souris, et même si elle ne peut pas me voir derrière ma veste, mes yeux traduisent. Je passe un bras sur ses épaules et me retourne vers les autres:

- Bon, on Y VA ?

Ils ne font pas attention à ce que je viens de dire mais commencent à sortir de leur stagnation et bougent vers les taxis. Je remarque Quentin adresser un regard interrogateur à Leila. Quant à elle, elle se contente de lui faire des signes de la main pour lui expliquer. Toujours mon bras autour d'elle j'accélère le pas. Je m'arrête devant un taxi, ouvre la porte pour que Leila s'immisce dedans et me retourne pour faire un dernier signe de tête à Quentin et Marco. Quentin continue à regarder dans la direction de Leila se demandant sûrement qu'est-ce qu'elle a fumé pour qu'elle me suive. Marco s'empresse de conduire rapidement Quentin dans un autre taxi. Je rentre à mon tour et m'installe à côté de Leila. Andréas et Emma partent ensemble de leur côté. Gus et Georg rentrent dans notre taxi. Gus à côté de nous et Georg devant. Ce dernier se charge de donner les indications au chauffeur, et on part direction l'hôtel. Je me retourne vers Leila qui affiche un sourire XL. Je souris et lui fais un clin d'½il.

- Euh ... Et Bill ?, demande tout d'un coup Gustav, se redressant.
- Je crois qu'on a oublié Bill et Nadia ! Hihi !, se réjouit Georg.
- Nan ... Ils sont rentrés ensemble il y a un moment, répondis-je.
- Ouuuuh. Rapides les Kaulitz !

Exclame Georg, rigolant. Mais son rire s'éteint lorsqu'il s'aperçoit qu'il a oublié sa blonde devant la boîte. Il débite un « merde » tout bas et somnole le reste du chemin. Comme nous tous d'ailleurs.

Arrivés à l'hôtel, on s'empresse de rentrer par les portes de derrière pour passer inaperçus. Enfin, « inaperçus » est un grand mot. Un mot qui ne fait plus partie de nos vies. En effet, deux ou trois filles campent devant et s'excitent dès qu'elles nous voient arriver. On ne leur adresse aucun regard, aucun sourire, bien trop fatigués pour faire les divas. Le chemin vers les chambres se fait également en silence. Arrivés au deuxième étage, où se trouvent nos chambres respectives, on se fait un signe de la tête pour se souhaiter « Bonne sieste ».

Je prends Leila par la main et la conduis vers la mienne. J'introduis mes mains dans mes poches, cherchant la clef magnétique de la chambre. Je lance un coup d'½il rapide à Leila, qui admire émerveillée le couloir luxueux. Je souris, nostalgique. Cet émerveillement lorsqu'on découvre quelque chose d'inhabituel, de rare, de grandiose, je l'ai perdu il y a bien longtemps. L'étincelle qu'illumine en ce moment les yeux de Leila n'habite plus les miens. Je la fais rentrer et ferme la porte derrière moi. Je lui prends la main et lui fais parcourir la « chambre », qui pour elle doit être plus que ça. Il y a trois pièces. En la faisant découvrir cet endroit, je vis à travers elle son émerveillement. Et ça me fait putain de bien. Ses yeux se posent sur tout au même temps, ne sachant pas quoi admirer d'abord. Sa bouche s'ouvre et se ferme à chaque instant, laissant son souffle manifester lui aussi son éblouissement. Je la lâche pour qu'elle aille où ses pas le désirent ; et elle se rapproche des tableaux du salon pour les observer. Je la regarde souriant. Je contemple à mon tour les tableaux et je me rends compte que depuis le temps que je suis dans cette chambre, je ne les ai jamais remarqués.

- C'est fantastique.

Dit-elle fascinée. Elle se dirige ensuite vers la grande cheminée qui décore le salon, et passe ses doigts sur le marbre immaculé. Puis se place devant la grande fenêtre, où elle demeure quelques instants admirant la vue. Le grand canapé, les meubles. Tout, elle observe tout. Je continue à sourire et me dirige vers la salle de bain pour me laver les dents. Depuis où je suis, j'entends ses « woows » qui me font encore sourire. J'entends ses pas se rapprocher. Elle s'arrête à l'encadrement de la porte et me regarde, à travers le miroir.

- Dis-moi, ça fait quoi ?

Me demande-t-elle, ne me lâchant pas des yeux. Je finis ma toilette et réponds, la regardant également à travers le miroir :

- Ça fait quoi quoi ?
- Tout ça ... Cette vie. Ce luxe ?

Je me retourne abandonnant nos reflets dans le miroir et me dirige vers elle. Je la prends par la taille, descends lentement ma tête vers son cou et commence à déposer des doux baisers. Je ne veux pas parler de ça. Pas maintenant.

- Moins d'effet que toi en tout cas.

Lui murmure-je, sans arrêter d'embrasser son cou tiède et légèrement parfumé. Je l'entraîne vers le grand lit sans lâcher sa peau, les baisers, les yeux fermés, connaissant parfaitement la distance qui nous sépare du lit, connaissant parfaitement le chemin. Elle trébuche et faillit tomber sur lui mais je la retiens. Ses mains jouent délicatement avec mes dreads. Je monte enfin mon visage vers le sien, cherchant assoiffé sa bouche que je trouve rapidement. Ses lèvres caressent les miennes avec une douceur qui me consume. J'entrouvre les miennes pour qu'elle vienne s'introduire en moi, mais elle continue à embrasser délicatement mes lèvres impatientes. Elle les mordille et sa langue joue avec mon piercing. Ses mains délaissent mes dreads pour défaire ma veste et l'enlever. Elle continue à coller ses lèvres contre les miennes, à embrasser chaque coin de ma bouche en déposant des courts baisers mais intenses et sensuels. Mes mains, qui se sont filtrées sous son t-shirt caressent son dos. Les siennes se posent sur mon visage. Nos soufflent deviennent rapidement saccadés et l'envie s'empare de tout mon être. Ne pouvant plus attendre, je vais à la rencontre de sa langue, et explore à mon tour sa bouche. Nos langues ne tardent pas à entamer un jeu diabolique qui me fait perdre le control. Je l'allonge doucement sur le lit et me pose délicatement sur elle.

Mes mains caressent ce corps que j'ai tant désiré ce soir, cette peau affreusement douce qui me fait trembler. Sa langue abandonne sa danse avec la mienne pour dériver vers mon cou. D'un mouvement agile, elle se retrouve sur moi. Ses lèvres me manquent déjà et j'attends impatiemment qu'elle vienne m'embrasser à nouveau. Mais elle ne fait rien. J'ouvre les yeux et la vois sourire amusée. Je lui souris à mon tour et lève une main pour câliner ses lèvres de mes doigts. Mais elle m'arrête et capture mes poignets, qu'elle dépose sur le lit. Sans les lâcher, elle descend lentement vers moi et prend possession de ma bouche. Je savoure l'agréable chaleur de ses baisers intenses, sensuels. Je deviens dépendant de ses caresses et ses baisers. Je ne tiendrai pas plus longtemps. J'ai envie d'elle. Terriblement envie d'elle. De ses mains habiles elle parcourt mon torse et arrive à la ceinture qu'elle défait rapidement. Mon souffle est coupé pendant quelques instants. Je ferme les yeux et me pince les lèvres pour ne pas précipiter les choses. Elle enlève la ceinture et joue un moment avec. Elle se concentre sur mon t-shirt qu'elle enlève lentement. Pour ensuite s'occuper de mon baggy. Elle vient jouer avec mon piercing et mes lèvres. Je respire difficilement pour tenir encore, mais ça devient presque impossible. Je roule sur elle et la déshabille à mon tour. Je caresse ses hanches et ses longues jambes de mes mains trépidantes de désir. Le contact avec sa peau chaude me fait encore une fois trembler. Plus que quelques bouts de tissus me séparent de l` Extase.

La « nuit » s'annonce longue.


____________________________________________________

Impressions ?

Merci infiniment à celles qui m` ont laissé des messages pour me soutenir ♥ ]
Je n` ai pas pu répondre à tous vos commentaires, mais dès que j` ai le temps, je le ferai .
En tout cas merci pour tout . C` est toujours un plaisir vous retrouver & vous lire .

Alors? Ce chapitre vous a plu ?
Je vous laisse imaginer la fin, hein ? ; )
Vous vouliez pas un dessin quand même x) ...
Moment préféré ? / Réplique préférée ? ...

Je vous embrasse très fort et vous dit à bientôt mes cocottes x)

# Online seit Donnerstag, 14. August, 2008 um 11:36

Geändert am Donnerstag, 26. November, 2009 um 07:55

***__Chαpitre 26__ *** « Absence qui m` empoisonnerα jusqu` à l` oubli ... »

***__Chαpitre 26__ ***  « Absence qui m` empoisonnerα jusqu` à l` oubli ... »
*

« Et où que j'αille, dαns l'univers entier,
je rencontre toujours,
- hors de moi comme en moi, -
L'irremplαçαble Vide,
L'inconquérαble Rien. »

Larbaud Valéry


_____POV Nadia


Une douleur mitrailleuse à la tête m'arrache violemment de mon sommeil. J'émerge lentement malgré cette terrible douleur qui ne cesse d'augmenter. Une faible lueur du jour se filtre par la fenêtre. J'ouvre péniblement un ½il que je referme aussitôt, la lumière étant quand même agressive pour mon réveil difficile et ma gueule de bois. Je sens mon visage se contracter dans une pénible grimace face à la douleur agonisante qui s'est emparé de ma tête encore engourdie.

Je lève lentement une main vers mon front avec l'intention de soulager la migraine. En vain. Je me retourne de façon à être dos à la lumière matinale. Dans ce pénible mouvement je remarque, les yeux fermés, que je suis encore habillée. Je tâte de mes mains le lit où je me trouve tout en me demandant où j'ai bien pu atterrir. Je constate soulagée que je suis bien dans mon lit lorsque mes mains palpent plein d'habits autour de moi. Mais je n'ai pas le souvenir d'être rentrée. Je n'ai pas de souvenirs concernant la fin de la soirée non plus ... Et là. Soudainement, une succession d'images s'entrechoquent dans mon esprit à nouveau.

Des images, des paroles, des regards, des émotions, des rires, des confessions, des frissons, des sensations.

Sans chronologie apparente.


Panique, affolement, impuissance, agitation, fuite, frayeur, assurance, enivrement, délectation, enchantement, euphorie, extase, sérénité
en sa présence ...


Le trajet en taxi
Dans ses bras
La chambre
Son odeur
Son cou
« Reste »

Bill

J'ouvre les yeux effarée tout en me redressant et vois, encore plus pétrifiée qu'il y a quelques instants, Bill qui dort paisiblement sur ma chaise de bureau. Il est tout replié sur lui-même et sa tête tombe délicatement de côté. J'écarquille mes yeux, pour m'assurer que je ne rêve pas. Que je n'hallucine pas. Que ce n'est pas une illusion. Une main hystérique vient se poser sur mes lèvres, signe d'altération. Plein de questions naissent en moi formant un tourbillon d'incertitudes. Comment est-il arrivé là. Comment ai-je pu accepter. Comment a-t-il osé. Comment ai-je osé plutôt. Instantanément, le mot « reste » fait un horrible écho sans fin dans mon esprit moribond.

Je reste glacée devant l'image de Bill -qui dort- quelques instants essayant de retrouver l'ordre des événements. Essayant de trouver la faille. Ca ne peut pas être possible. Il ne peut pas être là, devant moi, endormi comme un bébé. Le rythme cardiaque décuplé, je me prends la tête entre les mains pour ne pas paniquer davantage. Pour trouver une explication plausible. Je ferme les yeux, et la soirée prend de plus en plus forme dans mes souvenirs. Souvenirs qui deviennent de plus en plus précis, et le flou qui les caractérisait il y a quelques minutes se dissipe peu à peu. Mes joues virent à un rouge vif lorsque des images s'offrent clairement à moi : Bill et moi dehors la boîte. Assis. Dans ses bras. Je lui ai expliqué plus ou moins pourquoi je le fuyais. Je lui ai parlé de mes faiblesses ... De Damien. Je suis envahie d'une bouffée de stupeur et d'effarement. Je me laisse retomber sur le lit, accablée.

Assommée. Anéantie. Atterrée.

Je maudis furieusement Leila, l'alcool, et Bill. Bill Kaulitz.

Brisée. Résignée. Oppressée.

Mais inévitablement, son visage danse parmi toutes ces images saccadées, dans ce combat intérieur. Des souvenirs me remontent à la gorge. Son visage si près du mien lors du trajet dans le taxi. Yeux dans les yeux. Ce moment suspendu. Coupé du reste. Encourageant. Horrifiant .

Ces regards échangés timidement & ces regards accrochés. Ces moments arrêtés. Magiques. Uniques.
Terrifiant .

Ces frôlements innocents. Anodins. Banals. Inoffensifs. Furtifs. A couper le souffle .

Ces non-dits. Explicites. Inquiétants. Angoissants. Embarrassants. Effrayants .

Cette faiblesse renaissante, qui déterre, qui refait surface. Malgré moi. A cause de Lui. Insupportable.
Détestable .

« Kaulitz. Bill Kaulitz. Enchanté » .
Espoir de nouveau départ. Absurde. Ridicule.
Impossible .

Une larme s'écrase dans la commissure de mes lèvres. Je me sens comme une faible. Encore.

Mon c½ur s'ébranle furieusement lorsque j'entends, les yeux fermés, un portable qui vibre. Longtemps. Ce n'est pas un sms mais un appel. Je ne cherche pas à savoir si c'est le mien ou celui de Bill. Peu importe. La peur que Bill se réveille m'envahit. Je cesse de respirer pour ne pas faire du bruit. J'attends, le c½ur serré, le souffle coupé.

Et Je l'entends bouger. Je l'entends émerger à son tour.

- Allo ?

Décroche-t-il d'une voix endormie.

- Ah, c'est toi ... Aha ... Oui .... Euh .. Merde.... J'arrive.... Ne dis rien à David.... T'inquiète ... Je suis là dans quinze minutes maximum... Ouiii ... Tchus.

Il raccroche. Je tends l'oreille. Je fais l'endormie. Je panique.

Je le devine se lever. J'aimerais ouvrir un ½il pour suivre ses pas, mais non. Il marche. Et s'arrête. Je ne sais pas ce qu'il fait et l'envie de le savoir me ronge. Mais je contrôle. Je ne bouge pas et attends toujours.

Après quelques instants, il se rapproche. Il fait cruellement grimper mon taux d'adrénaline. Mon c½ur s'accélère. Tellement vite que j'ai peur qu'il me trahisse. Tellement vite que j'ai peur qu'il me lâche. Et cela s'empire –si c'est encore possible- lorsque je sens ses lèvres tièdes se poser sur mon front.

Un baiser furtif. Ephémère. Fugace. Doux. Néfaste .

Je reste immobile. Figée. Le c½ur trépidant. Il reste un moment près de moi. Je peux entendre son souffle saccadé et irrégulier. Je peux entendre ses hésitations.

Je ne sais pas combien de temps il reste là, mais ses pas s'éloignent enfin. La porte de ma chambre s'ouvre et se referme discrètement. J'entends ses pas entamer l'escalier. Le couloir. Et franchir la porte d'entrée. Je soupire soulagée et ouvre les yeux.

Je me redresse, le c½ur très gros. La chambre est imprégnée de sa présence, de son odeur, de son parfum.

Mais ton absence ne tardera pas à remplir ce vide. Absence qui sera, désormais, omniprésente. Chaque nouveau jour, sera une nouvelle occasion pour me rappeler que tu n'es plus là. Que cela n'a duré qu'un instant. Un court instant.

Absence qui m'accompagnera jusqu'à l'oubli.
Absence qui m'empoisonnera jusqu'à l'oubli.

Jusqu'à ce que je t'oublie. Enfin. Absence dans laquelle je me blottirai pour oublier chaque regard, chaque mot, chaque sourire, chaque fois que mon c½ur a chaviré.

La sonnerie de mon portable me sort de mes pensées et me fait sursauter. Je cherche maladroitement mon sac dans ce bordel qui régit ma chambre. Je le trouve, et d'une main impatiente je m'empare de mon portable.

Je me gonfle d'espoir.
Déception.

Ce n'est pas son nom qui s'affiche mais celui de Leila. Je regarde l'heure : 9h10. Je soupire et décroche :

- Je dors à 9h du matin, un samedi, ma chère compatrio ...
- Tu ne dors pas, voyons ! Comment ferais-tu pour répondre dans ce cas là ? Naaaaddddia, je viens de partir de l'hôtel où j'ai passé les trois heures les plus magnifiques de ma courte existence ! Oui, oui, oui, j'ai passé le reste de la soirée avec TOM ! Il faut que je passe te voir. C'est impératif. Je ne trouverai pas le sommeil même si je n'ai pas fermé l'½il depuis plus de 24h. Non je ne dormirai pas et faut que je te raconte tout ça.

Je bâille pendant que tout ce flux de paroles arrive jusqu'à mon cerveau. Je ne suis pas sûre de comprendre. Elle veut débarquer, maintenant ? Elle semble deviner mon manque de compréhension et s'empresse donc de reprendre :

- J'arrive ! Bisous. Ne te rendors pas ma belle !

Et raccroche comme si de rien n'était. Comme s'il n'était pas vachement tôt et qu'on ne venait pas pratiquement de se coucher. Je me lève en ricanant quelques futilités sur Leila et son manque de considération, et me dirige vers la salle de bain. Nouvelle journée qui commence. Nouvelle occasion.

_____POV Leila


Je sens ton souffle irrégulier et chaud caresser ma nuque. Ta main droite repose tranquillement sur mon ventre. Tu ne dors pas, non. Tu te remets de ces quelques heures de folie, comme moi. Il fait jour depuis un long moment déjà et pourtant ça nous a pas arrêtés. Je ne saurais décrire dans quel état je suis. Partagée entre rêve et réalité ; incrédulité et euphorie ; déception et effervescence. Je n'arrive pas à réaliser ce qu'il m'arrive. Je n'arrive pas à croire que c'est moi, une insignifiante fan parmi tant d'autres qui suis dans ton lit. Avec toi. Néanmoins quelque chose me tracasse depuis que l'on somnole sans rien dire, juste écoutant les mélodies de nos respirations qui en disent long, qui nous apaisent. Je suis quelque part déçue. Déçue de m'être laissée faire. Je m'en veux de m'être laissée emporter par cet amour platonique, irréel, impossible. Mais si j'avais refusé ... L'aurais-je regretté ? Je n'en sais rien. Je ne veux pas y penser. Je veux juste voir le côté positif. J'ai passé trois heures magiques avec le mec qui hante mes nuits depuis longtemps. Peu importe que j'aie trépigné moi-même mon amour propre. Comme on dit :

On blesse l'amour propre ; on ne le tue pas.

Peu importe ... Je ne veux pas me prendre la tête. Comme Ils* disent : Leb die sekunde. Et Scheiße à ma dignité. Juste pour une nuit. Quelques heures. Quelques instants. Ce n'est pas si grave s'oublier un peu, non ? J'ai existé à tes yeux pendant un éphémère instant. Ca me suffit.

Tu te retournes et te lèves, me sortant de mes pensées. Je me retourne à mon tour pour retrouver tes yeux qui ne m'ont pas quitté une seconde pendant ce bref séjour au paradis. Tu m'entends bouger et tournes le regard vers moi. Tes yeux souriants me souhaitent un « Bonjour » espiègle. Je te souris mais ne dis rien. Tu regardes l'heure : 8h35. Tu te diriges vers la salle de bain et je profite pour décoller des draps qui m'ont vu toucher les étoiles. Je m'habille à toute allure. Je veux partir par initiative propre et ne pas devoir attendre que tu me vires. J'en suis à mes chaussures lorsque tu réapparais dans l'encadrement de la porte de la salle de bain.

- Hum ... «Tu comptais partir sans me dire au revoir ? »

Me demandes-tu te moquant de moi. C'est la phrase de reproche que je t'ai sorti il y a quelques heures devant la boîte. Non, je ne comptais pas partir sans te dire au revoir, boulet. Je te souris pour cacher ma mélancolie croissante.

- Bien sûr que si. C'est juste que je suis pressée.
- Pressée ?, m'interroges-tu fronçant un sourcil.
- Tomi, tu as du mal avec les mots toi dis donc. Je dois partir quoi.
- Oui, merci, j'avais compris. Mais tu dois aller où, si pressée, à 8h du matin ?
- Il n'y a pas que Monsieur qui a des obligations.

Te réponds-je déviant le regard. Je ne dois aller nulle part, Tom. Je ne veux pas attendre que tu me vires gentiment. C'est tout. Mon regard croise le tien et je remarque que tu fronces toujours les sourcils. Bref. Je ne dois pas m'attarder, je n'ai pas le temps de m'occuper de ton incompréhension. Surtout qu'il n'y a rien à comprendre. Je me dirige vers la porte, en suppliant tous les Dieux que tu me suives. Je pose la paume de ma main sur la poignée dorée et commence à ouvrir lorsque ta main se pose dessus, bloquant le mouvement.

- C'est comme ça que tu dis « Au revoir » toi ?, me dis-tu faussement vexé.
- Oh non. Je ... J'ai oublié.

Je dis n'importe quoi. A vrai dire, je ne sais pas comment je suis censée me comporter avec toi. Je ne sais pas ce que je suis censée dire ou faire. Et ma nervosité fait tout à ma place. Tu t'approches lentement et poses tes lèvres sur ma joue. Sur la joue ?! Je reste figée. Je perds mes moyens, toute ma spontanéité. Je ne comprends pas grand-chose. Pourquoi m'embrasser sur la joue alors que ses lèvres ont brûlé les miennes inlassablement toute la nuit ? Une façon de me dire « A jamais » peut être. Mais même, j'étais déjà au courant, que c'était fini. Je me reprends :

- Okay. Tu sais, j'avais compris hein. Je ne me fais pas de films.
- Tant mieux. Je te l'ai dit hier soir.
- T'inquiète. Bon, bah ... à un jour peut être.

Te dis-je maladroitement. Merde. Ce n'est pas ce que je voulais dire. Je suis tellement mal à l'aise ...

- Non, pas à un jour. Je préfère ne pas revoir les filles avec qui je ... Enfin. Ce n'est pas contre toi. Crois-moi, ce n'est pas personnel. Tu es une fille adorable mais c'est la règle du jeu.

M'expliques-tu désolé. Désolé. C'est horrible. Tu as pitié de moi ou quoi ? Je sens la colère monter en moi :

- Tu n'as pas à te justifier. Et puis je vais survivre, hein ? Arrête de croire que le Monde tourne autour de toi.

Cette désolation qui habitait tes yeux n'y est plus. Ma colère se dissipe. Je quitte ton regard troublant et essaye une nouvelle fois de tourner la manette. Ta main ne me laisse toujours pas.

- Tu pars énervée ? Ce n'est pas ce que je veux non plus.

Mes muscles se décrispent. Il a raison ; à quoi bon ? Pense plutôt à la chance que tu as eu Leila ... Je marque un temps d'arrêt pour repasser dans ma tête tous ces moments avec toi. Inévitablement, un sourire étire mes lèvres.

- Non, voyons ... Moi ? Enervée ? Jamais.

Je te fais un clin d'½il, auquel tu réponds avec ton magnifique sourire en coin. Ta main me libère enfin et j'ouvre la porte. Dès que je mets un pied dehors, je me retourne une dernière fois :

- Au revoir Tom.
- Au revoir.

J'entame le chemin qu'on a pris il y a quelques heures, lorsqu'on est rentrés. Je n'ai jamais été si heureuse que maintenant. Lorsque j'entends ta porte se renfermer, j'accélère le pas, pressée d'appeler Nadia pour tout lui raconter.

Une fois dans la rue, je sors mon portable et compose le numéro de ma Billouphobe adorée. Au bout de deux sonneries, elle décroche :

- Je dors à 9h du matin, un samedi, ma chère compatrio ...
- Tu ne dors pas, voyons ! Comment ferais-tu pour répondre dans ce cas là ? Naaaaddddia, je viens de partir de l'hôtel où j'ai passé les trois heures les plus magnifiques de ma courte existence ! Oui, oui, oui, j'ai passé le reste de la soirée avec TOM ! Il faut que je passe te voir. C'est impératif. Je ne trouverai pas le sommeil même si je n'ai pas fermé l'½il depuis plus de 24h. Non je ne dormirai pas et faut que je te raconte tout ça.

Malgré la distance, je peux sentir sa torpeur matinale. Je ne suis pas sûre qu'elle ait tout suivi, donc je reprends joviale :

- J'arrive ! Bisous. Ne te rendors pas ma belle !

Et je raccroche. Laissant le paradis derrière moi .

____________________________________________________

Impressions ?

J` aimerais savoir si ça vous a plu ?
Sachez que ce n` est pas la quantité de commentaires qui m` importe mais vos Avis .
Les vrais . Sincères .
Ecrire me prend énormément de temps .
Alors prennez deux minutes pour me dire ce qui vous plaît, ce qui ne vous plaît pas .

Moment préféré ? / Réplique préférée ?
Alors, que pensez-vous de la réaction de Nadia au réveil ?
C` est trop mignon parce que vous attendiez toutes de savoir comment ça allait se passer entre Bill & Nad le matin .. Mais j` avais prévu depuis longtemps qu` ils se louperaient ; )
& Bill ? Qu` est-ce qu` il a fait dans la chambre juste avant de partir ? =o [ Quel Vilain ]

Quant à Tom & Leila .
Comportement de Leila ?
Comportement de Tom ?

A bientôt pour le chapitre suivant .
Des Bisous *
& Merci de me lire =)

# Online seit Freitag, 05. September, 2008 um 14:22

Geändert am Donnerstag, 26. November, 2009 um 08:04

***__Chαpitre 27__ *** « Cαr je l` αi αimé, αimé à ne plus pouvoir respirer ... »

***__Chαpitre 27__ ***  « Cαr je l` αi αimé, αimé à ne plus pouvoir respirer ... »
*

« Les humαins ont un don pour désirer
ce qui leur fαit le plus de mαl. »

J.K. Rowling

_____POV Gustav



Lorsque je referme discrètement la porte derrière moi, et me dirige vers ce petit salon que je ne connais que trop bien, je ne suis pas surpris de remarquer que je suis le premier à arriver. Ni de voir David marcher de long en large, guettant sa montre toutes les deux secondes, bouillant d'impatience. Et quand ses yeux pressés se posent sur moi, il ne semble pas étonné non plus. Je murmure un « Bonjour » endormi, auquel il me répond d'un signe de la main, m'indiquant de m'installer.

J'obéis et prends place dans ce canapé devenu habituel, lors des réunions Davidriennes. Ca n'arrive pas souvent, mais assez pour que je connaisse cet endroit par c½ur. La chambre de notre manager illustre parfaitement son côté maniaque, perfectionniste jusqu'au bout des doigts. L'ordre règne même dans le moindre recoin de l'immense pièce. Chaque objet a sa place, et si par malheur quelqu'un a la mauvaise idée d'altérer un quelconque emplacement –comme ont l'habitude de faire les femmes de ménage-, le pauvre individu aura affaire à la mauvaise humeur orageuse de notre cher David. Je jette un coup d'½il rapide dans sa direction. Il joue avec les bouts de ses doigts comme il fait lorsqu'il est en réflexion intense. Et guette l'heure. Toujours l'heure.

Je soupire et prie pour que Bill arrive à temps. Pour que mon appel ait suffit à le sortir du coma dans lequel il devait sûrement être plongé. Pour que le Calamar ait réussi à se séparer de sa jolie rousse. Pour que le Hobbit ait entendu le réveil. J'aurais peut être dû passer les réveiller. Ou passer un coup de ...

Mais la porte se rouvre une nouvelle fois, et le visage moribond de quelqu'un qui n'a pas fermé l'½il apparaît derrière l'embrassure de la porte. Des grosses poches violettes sous ses yeux fatigués manifestent une longue nuit agitée.

Tom murmure un « Salut » presque inaudible et s'installe dans le canapé d'à côté, sous les yeux ahuris de David.

- Toi, tu n'as pas dormi , constate David.

Tom réprime un bâillement et réplique :

- Si, si. Toute la nuit, comme un bébé. Ca ne se voit pas ?, se moque-t-il face à l'évidence énoncée par notre manager.

David ne rapplique pas à l'humour matinal de Tom, mais désapprouve en faisant un signe négatif de la tête et continue à faire les cent pas.

Je somnole dans mon canapé lorsque je me prends dans la gueule un bout de papier lancé sûrement par le Calamar de service. J'ouvre un ½il pour voir qu'est-ce qu'il me veut et je lis sur ses lèvres un « Et Bill ? » muet. Je lui indique –toujours dans ce silence pesant- que je l'ai appelé et qu'il arrive. Il passe son index horizontalement sur son cou, et je comprends le message. Bill va se faire défoncer si David apprend qu'il n'a pas dormi à l'hôtel. Je referme les yeux pour continuer à somnoler dans mon monde onirique. Et pour Bill, eh bien ça ne sera pas faute d'avoir essayé.

La porte s'ouvre sur un Zombie-Georg, qui avance vers le milieu du salon les yeux fermés.

- Eh bien, eh bien, on progresse ! Plus qu'un ! On va y arriver !, ricane David.

Zombie-Georg, toujours les yeux fermés, s'assoit sur Tom sans faire exprès.

- Wo, wo, wo ... Tu m'as pris pour ta blonde là ou quoi ?

Lance Tom et le dégage sur le côté. Georg ne semble vraiment pas réveillé car il ne bouge pas d'un poil, et reste dans la position que Tom lui a infligé, bien qu'il soit sur le point de s'écraser la gueule par terre. Mais lorsque Tom réattaque en lui donnant un coup de coude, il sursaute et se remet en place.

David ne perd pas une miette quant à ce cirque qui se déroule sous ses yeux. On peut lire sa désapprobation sur son visage crispé. Le temps passe et toujours pas de trace de Bill. Ca doit faire trente minutes que je l'ai appelé et je commence moi aussi à m'inquiéter.

David regarde une nouvelle fois sa montre et pose la question qui lui brûle les lèvres depuis quelques minutes, sous une intonation de désespoir :

- Bon, il est où B I L L ?

Tom et moi avons le même réflexe –sauver le (petit) cul de Bill- et répondons à l'unisson :

- Il se coiffe, lancai-je.
- Il se maquille, lance Tom.

On se regarde gênés et commençons à appréhender la réaction de David.

- Il se fait beau quoi ..., lance Georg depuis son rêve.

_____POV Tom


- Il se fait beau quoi ... , lance Georg.

Notre manager soupire contrarié. J'imagine que ne pas savoir ce qu'il se passe doit le torturer. Mais on ne peut pas le calmer en lui disant:

« Ooooh il est juste allé dormir chez une fille qu'il a connu il y a quelques jours. Il devrait arriver d'une minute à l'autre s'il ne s'est pas fait tuer dans le chemin de retour ».

Non. On va éviter cette méthode je crois. C'est pour le bien de tes petits nerfs David. Parce que crois-moi que la vérité te ...

- Bon. Je vais le ramener par la peau du cul. Restez ici, annonce David.

Une panique générale se fait ressentir au sein du groupe. On se regarde tous atterrés, même Georg a réussi à ouvrir les yeux pour paniquer avec nous. Je me lève machinalement et bloque son passage:

- Non ! Laisse ! J'y vais ! Je ... Je sais comment le réveiller moi ... Toi, il ne va pas ...
- Tom, tu restes ici. Laisse-moi passer.

Voyant que je ne bouge pas, David force le passage et se précipite sur la porte. Je cours derrière lui et m'agrippe à ses épaules, vociférant des « Noooon, David, j'y vaiiiiiiissssssss ». Là, on est grillés. Mais je tente le tout pour le tout. David ouvre la porte dans un élan décidé, moi cramponné à son dos.

Quel soulagement lorsqu'on tombe nez à nez avec personne d'autre que mon jumeau. Un « OULA » s'échappe des lèvres de notre manager à la vue –pétrifiante- de Bill. Putain. Ca ne m'a jamais fait autant plaisir le voir à 9h du matin ! Bon. Il fait vraiment peur avec sa tête dans le cul, mais ... Il est là !

Bill nous regarde abasourdi, sûrement à cause notre position à David et moi. Ah oui. Je repose mes pieds sur le sol et souris soulagé.

- Bill ?

Demande déconcerté David, le jaugeant de la tête aux pieds. Dans sa tête il s'imaginait sûrement déjà au pire. Que Bill avait fugué, qu'il avait pris l'avion, je ne sais pas moi. C'est pour ça que le voir planté devant la porte de la chambre le surprend. Ou c'est peut-être l'aspect de Billou qui lui fait cet effet. J'en sais rien.

- C'est quoi ce cirque ?, nous interroge Bill, arquant son sourcil.
- C'est ce que je me demande aussi, tiens !, réplique David, suffoquant un petit rire hystérique.

Je dépasse David et me mets au niveau de Bill. Je lui passe un bras autour de ses épaules pour le faire rentrer.

- Alàlà Bill, rappelle-moi que le prochain premier septembre je t'achète un réveil hein ! Parce que celui là, il ne marche pas très bien, hein ? Heinnn ?

Lui dis-je, tout en avançant vers les canapés et lui donnant un coup de coude.

- Oh merci Tom. Quelle preuve de générosité absolue. Vraiment, je suis touché face à cet altruisme de ta part, répond-il, haussant la voix pour que David, derrière nous, nous entende.

David referme la porte se pinçant les lèvres et se retourne vers nous, sidéré :

- Vous allez arrêter vos conneries. Tu étais où ?, demande à Bill, le pointant du doigt.
- Sous mes draps. Chambre 214. Deuxième étage, première à droi ... , commence le brun.
- BILL ! Je te le demande une dernière fois. Tu étais où ?

Georg, Gus, Bill et moi nous échangeons un dernier regard avant de passer aux aveux. Mais non. Nos yeux espiègles en décident autrement. Bill soupire et lance, sous un ton sûr de lui :

- David. Calme-toi ... Tu ne vois pas qu'ils te font marcher depuis le début ?
- Et toi tu cours !, interviens-je pour donner plus de véracité à la chose.
- J'étais dans la chambre, reprend Bill; c'est vrai. Je n'ai pas réussi à me réveiller. Pardon pour ce petit retard.

David fronce les sourcils, se demandant sûrement si c'est vrai ce mensonge. Il pose ses yeux sur chacun d'entre nous, un à un, essayant de déceler dans nos regards quelque chose qui nous trahisse. Il soupire et répond :

- Vous êtes vraiment des sales gosses.

Dit-il sous un ton qui se veut sévère, mais son sourire en coin de ses lèvres le dénonce.

- T'as vu ta tête ?, demande David, toujours un brin de suspicion dans sa voix.

T'as vu la tienne ? Haaan. Ce n'est pas le moment de faire des blagues pourries Tom. Reste silencieux pour une fois.

- Je ne voulais pas te faire attendre davantage.

Argumente Bill, d'un air sérieux mais réprimant un sourire. Il a pensé la même chose que moi, j'en suis sûr. C'est vrai, notre cher manager n'est pas « au top de lui-même » aujourd'hui. Je souris bêtement. J'ai entendu cette expression débile dans la bouche d'une fille. Ca m'a fait délirer. Soit. Lui non plus il n'a pas dû beaucoup dormir.

Georg, qui a l'air d'être replongé dans un sommeil intense, lève un doigt, sûrement signe qu'il aimerait prendre la parole –même s'il dort-. Il n'attend pas qu'on approuve qu'il lance déjà :

- Juste comme ça ... Une petite question toute bête, anodine, comme une autr ...
- OUI Georg ?, s'impatiente David.
- Pourquoi ... Pourquoi devait-on se voir à NEUF HEURES, un jour OFF à la base des bases ? C'est vraiment PAS que mon lit me manque mais ...

Je me retourne soudain vers David, intéressé moi aussi pour le coup. C'est vrai. Avec ce réveil agité j'avais oublié qu'il tenait absolument à nous parler.

- Ah ! Enfin quelqu'un qui se rappelle que je voulais vous parler ! Merci Georg de penser à moi.
- Oh. De rien. You are Wilkommen. Hmmhgguump .

La fin de sa phrase reste indéchiffrable –il se rendort- mais peu importe. David se racle la gorge. Mauvais signe. Cela augure un discours chiant en perspective.

- Tout d'abord, Georg réveille toi. Voilà, je préfère contempler les prunelles de tes yeux.
- Elles sont belles hein ?, sourit Georg.
- Chut. Blague à part, je voulais d'abord vous parler d'hier soir. Je n'ai pas fermé l'½il à cause de vos gamineries. Sortir en boîte sans garde du corps c'est vraiment être des inconscients. Aux dernières nouvelles vous êtes sous MA responsabilité. S'il vous arrive quelque chose je dis quoi moi ? « Oh, ils sont JUSTE allés en boîte tous seuls, pas de quoi s'inquiéter. Ou si en fait ». Je n'aurai pas l'air con ; nan.
- C'est la première fois, c'est bon ... On voulait pour une fois sortir comme des gens normaux, m'aventurai-je.
- Non Tom. Tu sais très bien que ce n'est plus possible. Donc descends de ton petit nuage et reviens sur Terre. J'ai passé une de mes pires nuits à stresser comme un con alors que vous étiez pépère en boîte. C'est de la connerie extrême. C'est de l'insouciance, de la négligence. Vous ne pouvez plus vous permettre tout cela. C'est comme ça et vous le saviez très bien. Il n'y aura pas de prochaine fois, pas du moment où vous êtes sous ma responsabilité. Après, si pendant les vacances, chez maman et papa vous voulez faire les cons, pas de problème. Pas ici. Est-ce clair ?

Nous acquiesçons tous d'un signe de la tête, et n'osons rien dire, sachant qu'on est fautifs. Autant on se permet un petit mensonge de temps en temps -insignifiants et sans importance-, autant nous avons énormément du respect pour lui.

- Je comptais ensuite vous parler du nouveau programme, mais vu vos têtes de morts vivants, je préfère vous lâcher pour aujourd'hui. Demain on a pas mal de choses à faire, donc allez rattraper votre nuit, n'est-ce pas Tom ?

J'ouvris la bouche pour répondre mais il reprend aussitôt, levant son doigt :

- Lundi jour OFF également, car je dois revoir le planning et organiser quelques petits détails.

Jour OFF LUNDI AUSSI ? Youhooooooou. Je fais un tour des yeux et, à part Georg qui est dans le coma, Bill et Gus semblent partager ce bonheur avec moi, affichant des sourires XXL.

- Allez vous coucher les gosses. Demain, huit heures PILE dans le hall d'entrée. Bill, répare ton réveil.
- Oui, oui.
- Bien.

On se lève emplis d'une énergie soudaine, qui provient sûrement de la nouvelle du Lundi. Sans me soucier des activités des autres, je m'éclipse dans ma chambre pour enfin entamer ma nuit.
_____POV Gustav


Enfin sorti de la petite réunion privée, je m'empresse d'aller dans ma chambre, histoire de me changer et aller faire mon footing quotidien. Mais un brun échevelé me retient par le bras dans le couloir.

- Merci mon blondinet pour l'appel ce matin. Je ne sais pas ce que je ferais sans toi !
- Tu dormirais encore sans doute. Dis-moi alors, comment ça s'est passé ?

Lui demande-je alors qu'on entame le chemin vers ma chambre.

- Bien ? Mal ? J'en sais rien. Il s'est passé tellement de choses et au même il s'est tellement rien passé. Je suis toujours aussi perdu. Mais on a parlé ... Elle était bourrée, donc elle s'est laissée approcher un peu plus que d'habitude ... Elle ... Je ne sais pas. Je ne pense pas l'intéresser.

M'explique-t-il haussant les épaules. Il fait vraiment une moue enfantine qui me fait sourire. Pourtant il est tout ce qu'il y a de plus sérieux au monde en ce moment. Je cherche à le rassurer, mais je ne sais pas comment. Je repense à mon court échange avec elle, au début de la soirée.

- Tu sais, je lui ai parlé vite fait.
- Ah bon ?, me demande-t-il, faisant les grands yeux.

On rentre dans ma chambre et je commence à fouiller dans les valises pour trouver ma tenue de sport. Lui, il s'assoit tranquillement en tailleur sur mon lit.

- Tu ne la laisses pas indifférente Bill. Cela saute aux yeux même d'un aveugle. Mais ... J'ai l'impression que même elle ; elle ne veut pas le voir. Elle se justifiait tout le temps lorsqu'elle te cherchait ... Laisse-moi finir boulet , lui dis-je lorsque je vois qu'il s'apprête à m'interrompre. Elle essayait de se convaincre elle-même. De quoi ? Je ne sais pas. Elle croit vraiment que tu lui veux du mal ... Oui, du mal ... C'est bizarre, hein ? Pourquoi tu lui inspires ça alors que tu ne fais pas peur à une mouche? J'en sais rien ... Et elle m'a parlé de ton chantage, tu avais omis ce petit détails dis donc.

Je retrouve mon jogging, le t-shirt et me dirige vers la salle de bain pour me changer. Je continue :

- Elle a pris ça négativement alors que, pour que toi tu te vois obligé d'avoir recours à cette issue, c'est que vraiment tu tenais à la revoir. Ca n'a rien de mal, non ? Et pourtant, elle a cherché le mauvais côté ... Le côté manipulateur, égoïste, et j'en passe. Elle se fait des fausses idées sur toi, mais consciemment. Elle fait exprès. Pourquoi tu t'acharnes ?

Étant donné qu'aucun son ne me parvient, je passe ma tête par l'encadrement de la porte de la salle de bain pour checker qu'il est toujours là. En effet, il est toujours sur mon lit.

- Je ... Ouais, je ne sais pas. Tu as raison, pourquoi je m'acharne ? Si seulement j'avais la réponse ... Je vais vous écouter, toi et Emma.

Je reste glacé au son de ce prénom. Il a bien dit Emma ? Qu'est-ce qu'elle a à voir avec tout ça ? Je sors de la salle de bain préparé et lui demande de préciser. Il répond machinalement :

- Elle m'a dit que Nadia ne lui inspirait pas confiance. Elle m'a dit de me méfier et d'arrêter de m'acharner.

Un n½ud d'amertume se forme dans ma gorge. Encore une des siennes sûrement. Elle ne le lâchera pas ...

Et ces souvenirs cachés, enfouis, chassés de ma mémoire refont surface.

Comme hier lorsque je l'observais ou l'entendais rire aux blagues de Quentin.
Comme hier, je revis ce regard enfin croisé, un sourire simple illuminant son visage, un souffle échappé de mes lèvres ... le jour où je l'ai vu pour la première fois.
Comme hier, cette sensation de suffoquer s'empare de moi. Hier, je m'isolais, pour l'effacer, une nouvelle fois.

Sensation de suffoquer encore. Encore. Car je l'ai aimé, aimé à ne plus pouvoir respirer.

Je me dirige vers la fenêtre pour l'ouvrir et prendre de l'air.

- Bill ... N'écoute pas ce qu'elle te dit Emma. Tout ce qu'elle te pourra te dire à propos de Nadia ne sera pas sincère.

Je me retourne et pose mes yeux embués sur Bill. Il arque son sourcil, signe d'incompréhension chez lui. Je suis désolé Bill, je ne peux pas te dire davantage. Et faut que je sorte. Je suffoque.

Je traverse la chambre à grand pas et me perds dans les couloirs, ignorant les appels répétitifs de Bill.
De l'air, j'ai besoin d'air.

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Impressions ?

Voilà un premier POV Gustav
( Je n` ai pas oublié ce PointDeVue spécial pour toi ma petite Gémeaux ^^ ) ...
Qui introduit l` histoire d` Emma .
[ On va laisser Nad & Bill / Tom & Leila respirer un peu hein xD )
Alors, Gus semble avoir été lié à Emma dans le passé ...
Mais ... Il a l` air ... méfiant à présent ? ^^
Des idées ?

Moment préféré ? / Réplique préférée ?

Merci beaucoup beaucoup beaucoup
pour tous vos commentaires qui me font
TOUJOURS
autant plaisir ...

Kussi *

# Online seit Dienstag, 16. September, 2008 um 16:22

Geändert am Donnerstag, 26. November, 2009 um 08:05