***__Chαpitre 33__ *** «J` αi toujours ce que je veux. Je t` αurαi B i l l ... »

***__Chαpitre 33__ ***  «J` αi toujours ce que je veux. Je t` αurαi B i l l  ...  »
*


_____POV Emma


- Je croyais que tu avais laissé tomber, dit-elle d'une voix lasse.
- J'avais laissé tomber. J'étais convaincue que ce vieux spaghetti était pédé. Mais il n'est pas si pédé que ça, finalement; répondis-je, feuilletant le dernier Vogue, sans y prêter attention.

C'est vrai. J'avais réussi à me l'enlever de ma putain de tête. Je m'étais faite à l'idée que je n'existerais à ses yeux que comme la Petite s½ur d'Andréas et pas autrement. La petite s½ur d'Andréas a grandi, merde. J'avais laissé tomber la partie ; un cruel « game over » résonnant dans ma tête. Mais, je m'étais vite consolé, argumentant qu'il était sûrement homo, après tout. Les médias avaient raison. Je n'avais pas perdu, donc.

Mais il fallait que cette conne fasse irruption pour qu'il recommence à me hanter. Cette conne, qui a su, par je ne sais quel moyen, réveiller les hormones endormies du Kaulitz. Ce n'est pas bien grave, je recommencerai mes efforts. J'ai toujours ce que je veux. Je t'aurai Bill.

- Tu comptes revenir avec Porcinet ?
- Non, t'es conne ou quoi ? Il a tout compris lui. Il me déteste.

Et pour cause. Je revois fugacement ses yeux rougis par les larmes ce jour là. Oui, Gustav, tu m'as démasqué. Pas si blond que ça. Je t'ai utilisé. Ce n'est pas la fin du monde. Tu as bien survécu, non ? Tu as pleurniché quelque temps, mais tu t'en es vite remis. Je ne vois pas pourquoi tu m'en veux autant en fait.

- Alors ? Je ne vois pas qu'est-ce que tu pourrais encore ...
- Je sais, moi. Il faut que je connaisse cette brune. Il faut que je sache qu'est-ce que Spaghetti lui trouve. Si c'est faire la difficile, tout le monde sait faire ça.
- Hum, ouais. Mais tu m'as dit que tu ne lui as presque pas parlé pendant la soirée.
- Non. Mais je compte m'y prendre subtilement, connasse. Il y a ce ... Quentin. Il est déjà plus mignon que Porcinet, ça ne sera pas une tâche difficile, cette fois.
- Arrête, il est mignon ce petit Gugus.
- Tu parles. C'est pas toi qui le supportais.

Je fais un bond, et m'acharne sur mon potable, qui repose tranquillement sur la table de chevet. Je vérifie que son numéro est toujours là.

__Flash Back__

- On se reverra ?, demandai-je, faussement intéressée.
- Je n'en doute pas. Laisse-moi ton numéro, je t'appellerai.
- Oh non. Je connais ça. Je vous connais. Donne-moi le tien. Tu ne m'échapperas pas; dis-je, un sourire en coin.

Il sourit, prit mon portable entre ses mains, entra son numéro et me tendit le portable. Je lis « Le Beau Gosse Qui ne te Rappellera Pas ».

__Fin du Flash Back__

Mes yeux fixent l'écran où le numéro de « Le Beau Gosse Qui ne te Rappellera Pas » s'affiche. Il se croit drôle, en plus. Enfin, bon, ça ne devrait pas être trop difficile. J'appuie sur la touche verte sous les yeux interrogateurs de Nicole. Il ne se fait pas prier.

- Allo ?, chuchote-t-il.

Pourquoi il murmure ce con ?

- Oh Quentin, salut, c'est Emma. Tu dormais ?, demandai-je d'une voix amicale.
- Non. Je suis en cours ma petite blonde. Rappelle-moi dans une heure.
- Pas de soucis. A tout à l'heure !
- Bye.

Je raccroche, un sourire épanouit sur mes lèvres. « Ma petite Blonde ». Qu'est-ce qu'on va s'amuser avec T o i Quentin.


_____POV Bill



Il me conduit dans un bureau juste à côté du salon. Une immense bibliothèque et quelques canapés ornent la pièce. Il s'appuie nonchalamment sur le bureau et croise les bras. Hum, ça doit être du Nadia, tout ça. Et tout à coup, je m'en souviens. L a c o n v e r s a t i o n . Je déglutis avec difficulté et m'appuis à mon tour contre la porte fermée. Je ne sais pas ce qu'il lit sur mon visage, mais il sourit.

- Je veux juste des explications, dit-il calmement.
- J'imagine bien, dis-je automatiquement.
- Tu sais de quoi je veux te parler ?
- Je crois; je marque une pause, cherchant les mots. Laisse-moi te dire qu'il s'agit d'un malentendu. Je ... Enfin, on parlait de Leila & ta s½ur, oui. Mais on était tous les deux énervés, on arrivait pas à se comprendre. Lui avec ses idées à la con, moi avec les miennes. Je ne sais pas ce que tu as entendu, mais c'est faux.
- J'ai cru comprendre que vous vous foutiez de leur gueule. Je pense que Leila savait à quoi s'en tenir. Elle est comme ça, un pétard. Elle agit sans réfléchir, mais elle assume. Nadia, c'est pas du tout ça. Ce n'est pas le moment de se fouttre de sa gueule Bill. Ce n'est pas le moment de jouer avec elle. Je suis désolé de te dire ça, mais je préfère que tu gardes tes distances. Elle est très fragile malgré ce qu'elle laisse entrapercevoir.
- Non Marco, essaye de ne pas mal interpréter mes propos. Je ne me fous pas de sa gueule. Loin de là. Je sais qu'elle a eu des périodes difficiles après ce Damien.

Son regard gris reflète une surprise soudaine.

- Elle t'a parlé de lui ?, me questionne-t-il confus.
- Oui. A la soirée. Je ne veux pas de mal à ta s½ur, vraiment pas. Je veux juste lui parler, être avec elle.
- Explique-moi ce qu'il se passe entre vous. Pourquoi tu tiens tellement à la voir, lui parler ?, me demande-t-il fronçant les sourcils. Et ne me sous-estime pas, je ne demande pas tout ça pour m'immiscer dans votre histoire. Je suis préoccupé, c'est ma s½ur. Tu ne sais pas à quel point elle a été anéantie quand Damien l'a plaqué. Pour toi il s'agit sûrement d'un premier amour tout con. Mais il était plus que ça pour elle. Elle a très mal vécu l'histoire de mes parents. Leur séparation, la mort de ma mère. Elle a sombré pendant une éternité. Il n'y avait que moi pour la relever, mais ce n'était pas suffisant. Et il a fallu qu'elle rencontre ce con. Elle s'est retrouvée et perdue en un rien de temps. Je ne veux pas qu'elle souffre encore, Bill. Reste en dehors de tout ça. Mais, je tiens quand même à connaître tes intentions, comprendre ton acharnement.

Je bois ses paroles adossé à la porte. Je me sens terriblement mal à l'aise de voir qu'aucun des deux frères me fait confiance. Qu'ils ne veulent pas de moi, qu'ils sont enfermés dans leur bulle & que personne ne peut entrer. Je soupire, résigné :

- D'accord. Je ne parlerai plus à ta s½ur, si tu crois que c'est mieux pour elle. Mes intentions ? Je voulais simplement faire sa connaissance. Je ne vois pas ce qu'il y a de grave là dedans. Je sais qu'avec la vie que je mène, tu peux penser que ça ne servirait à rien. Mais je reste un mec comme un autre Marco. J'ai été captivé par Elle & son univers. Par ses non-dits, ses silences, ses refus. Elle m'a intrigué, j'ai voulu la découvrir. Tu dois me prendre pour un psychopathe ; mais pour moi c'était nouveau : cette envie irrépressible de vouloir la connaître. Cette envie de sortir de ma routine, de m'imprégner d'un autre monde que celui que je traîne chaque jour. Je rencontre beaucoup de personnes dans ce milieu, et je peux te dire qu'aucune ne m'a jamais autant intrigué que ta s½ur. C'est con, incompréhensible, tout ce que tu veux, mais c'est comme ça. Je n'ai pas l'explication moi-même.

Il me regarde pensif, mais ne rajoute rien. On se regarde quelques instants, moi réfléchissant à ce que je viens de dire et lui, analysant mes paroles, sûrement. Je soutiens ce regard gris familier qui me fixe à l'autre bout de la pièce. Ce n'est pas un silence lourd, mais apaisant, par tout ce qui vient d'être dévoilé dans ces quelques mètres carrés. Je le vois se rapprocher, un sourire aux lèvres :

- Tu ferais un bon avocat Bill. Tu ne sais pas que chanter, je te rassure. Va la voir, mais garde toujours en tête ce que je t'ai dit.

J'arque un sourcil face à la nouvelle situation. Il me laisse aller la voir, maintenant ? Il pose une main sur mon épaule et ouvre la porte, pour rejoindre les autres. Je reste là, ne sachant que faire. Mais cela ne dure pas bien longtemps puisque j'entame le chemin vers les escaliers. Le même chemin que dans la nuit de vendredi. Des voix me parviennent depuis le salon ; des rires, des vannes de Georg. Plus je monte, plus le silence s'empare de l'atmosphère. La porte de sa chambre est fermée. Je me plante devant, j'hésite avant de toquer. J'hésite.


_____POV Nadia



Mes yeux fatigués survolent les lignes du livre qui repose entre mes mains. Je n'arrive pas à me concentrer, sachant que toute la troupe ennemie est en bas. Je relis les phrases plusieurs fois, sans en comprendre le sens. C'est des mots alignés qui ne veulent rien dire. Des mots qui ne m'atteignent pas. Je m'apprête à laisser tomber la lecture quand on toque à la porte. Mon c½ur fait un bond, mais ça ne peut être que Marco ou Leila. Non, pas Leila, elle ne toque pas à la porte. Je me lève, laissant le bouquin sur le lit et j'ouvre.

A sa vue, le souffle suspendu, j'ai le reflexe de la refermer aussitôt, mais il est plus rapide ; il met un pied à l'embrassure de la porte, l'empêchant ainsi de fermer. Ses noisettes me regardent défiantes. Il arque son sourcil droit, et je ne me gêne pas à l'imiter.

- Rends-moi ma photo, dis-je d'une voix autoritaire.
- Viens avec moi.
- Quel rapport ?
- Aucun.
- Ma photo, Bill.
- Viens et je te la rends.
- Aller où ?
- Faire un tour.
- Tu rêves.
- Je ne crois pas. Je sens très bien la douleur au pied. Arrête de pousser la porte, ça ne fermera pas.
- Qu'est-ce que tu me veux ?
- Te parler.
- On a pas assez parlé l'autre jour ?
- Si. Mais pas assez, non.
- Tu es encombrant, Bill, tu le sais ?
- Tu es têtue, Nadia, tu le sais ?

Je laisse échapper un soupire d'exaspération. Il me tape sur le système ce brun, mais à un point.

- Je ne t'arrive pas aux chevilles Bill. Plus borné que toi, tu meurs.
- Ah bon ? Tu m'as l'air bien vivante pourtant.
- Dégage, Bill Kaulitz.
- Je vois que tu te rappelles de la soirée en « entier ».

Un sourire malicieux s'installe sur son visage angélique ; ce qui fait un putain de contraste. Ce mec est le Diable. Je continue de faire pression sur son pauvre pied, mais il ne recule toujours pas.

- Malheureusement, reprends-je.
- C'est pourtant toi qui m'as demandé de ... rester.
- J'étais bourrée.
- Justement.
- Quoi justement ?
- Ton mûr était tombé. Tu ne te censurais pas. Tu ne te forçais pas à dire des choses que tu ne penses pas.

Je laisse échapper un rire hystérique.

- Que je ne pense pas ? Tu crois que je n'ai pas envie que tu t'éclipses une fois pour toutes de ma vie ?
- Exact.
- L'arrogance est un vilain défaut Bill.
- La mauvaise foi aussi, Nadia.
- Tu veux jouer à ça ? Tu veux que j'énumère tes défauts ?
- Et moi les tiens ?
- Manipulateur, égocentrique, râleur, arrogant, égoïste, lourd, prétentieux, borné, lunatique, chiant. Et j'en oublie sûrement.
- Tu as tiré toutes ces conclusions dans une soirée ? Tu es forte. Tu as d'ailleurs oublié « encombrant ».
- Je n'ai pas de défauts apparemment.
- Menteuse, têtue, antipathique, hypocrite, impulsive, râleuse, rancunière, lâche.
- C'est bien, focalise-toi là-dessus et laisse-moi tranquille.

Il ne rapplique pas. La lueur de ses noisettes s'éteint abruptement. Pourtant, il ne détache pas son regard du mien. Mais son allure défiante n'y est plus. Il sonde en moi comme il a l'habitude de faire. Il se demande si je suis sincère. Tu es trop transparent, Bill. Il me dévisage quelques instants à travers ses longs cils noirs. Je ne dévie pas le regard, décidée, hermétique, sans laisser apparaitre aucune émotion. Aucun souffle qui pourrait me trahir, aucun battement trop rapide qui pourrait l'avertir de ma mauvaise foi. Il détourne enfin ses prunelles résignées. Un air fragile sur ses traits, il enlève le pied. Je reste stupéfaite devant cette renonciation. Hypnotisée par ce changement, je le scrute rester planté là et relever les yeux vers moi lorsqu'il s'aperçoit que je ne ferme toujours pas. Un éclair traverse à nouveau l'obscurité de ses yeux. Je ne sais pas pourquoi, je souris. Et, impulsivement, sans y réfléchir, je lance:

- Faisons-le ce tour. Et prépare ma photo, Kaulitz.

J'ouvre la porte entièrement et le dépasse, sans regarder derrière moi.


_____POV Quentin


Je sens mon portable vibrer encore une fois dans ma poche. Je vois le nom d'Emma s'afficher. Je souris. Avec le téléphone fixe, je dis rapidement à la rousse :

- Désolé ma belle, je dois te laisser, je te rappelle !
- Mais ...

Je lui raccroche au nez, alors qu'elle s'apprêtait à me dire je ne sais quoi sur Tom.

- Toi, tu rappelles à ce que je vois, dis-je d'une voix sexy.
- Tu ne m'échapperas pas je t'ai dit.
- Je vois ça. On s'est quittés vendredi soir que tu veux déjà me revoir ?
- Exact. Dis-moi, ça serait possible ... Hum, ce soir ?
- Hum, attends, je regarde mon agenda ... Aha, Hum ... Oui, je suis libre. On ira boire un verre, ça te va ?
- Et comment. Je te rappelle plus tard alors pour te donner un endroit de rendez-vous. A tout à l'heure mon beau blond.
- A toute, ma belle Emma.

Je raccroche, et souris avec malice. Pourquoi pas après tout ? Elle est canon. Je monte les escaliers à toute vitesse afin de commencer à me préparer. & J'oublie que je dois rappeler Leila.

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Impressions ?

Réponses à some questions :

► Oui, le nouveau personnage est bien Emma . Je voulais dire par là qu'elle fait désormais partie de l'histoire autant que Nadia / Leila / Quentin / TH .
► L'écriture en Italique désigne les personnages qui n'apparaisent qu'une fois dans l'histoire . Dans ce chapitre elle s'appelle Nicole, c'est une amie d'Emma; personnage sans importance .


Moment préféré ? Réplique préférée ? :D
Que pensez- vous du nouveau personnage qui entre en jeu ? ;)
Dites-moi tout :D

J'attends vos critiques .

Merci infiniiiiiment pour tous vos commentaires :D .



Ps : Je n'ai pas eu le temps de valider les commentaire dans le chapitre précédent .
Je ferai ça avec du temps :)


Pour une certaine Marine
(Laisse ton blog la prochaine fois, ça évitera de polluer mon blog :)

Chère Marine,

Ton commentaire m'a surprise . Je ne sais pas trop comment le prendre . Bien, mal ? Je sais pas, à vrai dire.
En tout cas, premièrement, je vais te dire que j'apprécie ta franchise . Cela dit il y a l'art et la manière de dire les choses & un peu de diplomatie dans tes mots, ne te ferait pas de mal, ma chère .

Mes chapitres de plus en plus petits ?
CE chapitre est plus court que les autres, nuance .
& c'est parce que je ne pouvais pas faire autrement .
Si ça ne te plaît pas, tant pis . Je ne t'oblige pas à me lire.
Vu comme tu me parles, ce n'est pas une
lectrice de ce genre qui va me manquer .

Que tu me dises que mon histoire perd le control, me laisse un peu perplexe.
C'est par rapport à ce chapitre que tu insinues cela? Si tu argumentais ne serait ce qu'un peu
tes critiques, je comprendrais quelque chose à tes propos.
Si c'est à cause d'Emma que tu dis ça, j'avais déjà prévu ce personnage depuis un moment .
Que tu n'aimes pas la tournure des choses, c'est autre chose.

Amicalement,
S_



Réponse de
( THE lectrice rêvée que tout Auteur de Fictions aimerait avoir ) :

Je sais pas ce que cette Marine a exactement dit, mais on en devine le sens par ta reponse.
Cette Marine, elle s'attend juste a ce que Billou et Nadia se becottent sans cesse, se disent des "je t'aime" a te faire vomir, et qu'ils se marient.
Marine, si tu me lis, tu n'es pas sur la bonne fiction.

Les fictions de ce genre sont ecrites par des gamines de 11 ans qui sont folles amoureuses de Biiiiiiiill mais qui ne savent meme pas ce qu'est l'amour. -j'ai rien contre les gamines de 11 ans, j'en ai ete une aussi.- Mais c'est juste une constatation.
A 11 ans tu peux pas avoir des idees aussi profondes qu'une fille agee de 17 ans voire plus.

La tienne, petit Soleil, elle respecte des standards tels que : la realite, la logique, entre autres.
Et c'est ca qu'on devrait -tous- rechercher dans une bonne fiction.
Une fiction qui soit plausible. Et pas qui ressemble a un conte de fees. -oui, desolee de vous decevoir, les contes de fees n'existent manifestement pas.-

Et-si-cetait-possible c'est ca. Une histoire. Une histoire qui pourrait exister. Une histoire que tu pourrais vivre. Une histoire simple. Une histoire attachante.
Mais par dessus tout une BONNE histoire.

Parce que Tu mets de Ton ame dans chacun de tes chapitres. Parce que Tu y places du vecu. Tu y places tes idees. Des idees sensees. Des idees vraies.

Tu te renouvelles sans cesse. Jamais je ne me suis ennuyee en te lisant. Que ce soit les plus longs ou les plus courts chapitres.
L'arrivee d'un nouveau perso est necessaire a un moment. Sinon on tourne en rond et on s'emmerde.
Emma, meme si je ne la porte pas dans mon coeur ^^, elle va apporter des reponses a nos questions anterieures. Elle va renouveller l'intrigue. Apporter de nouveaux elements. En prendre certains avec elle.
On va decouvrir une autre facette de l'histoire.
Et tout ca dans une continuite parfaite.

Enfin, un dernier point, quand a la taille du chapitre. [que personnellement, je ne trouve pas si court que ca]
Marine, j'sais pas ce que tu fais de ta vie et j'en ai rien a foutre -bah oui pour poster des commentaires desagreables, ca donne pas envie de te connaitre-. Mais Sol, elle est a la fac. Elle a une vie a cote de sa fiction.
Donc pardonne la de vouloir se concentrer d'abord sur des choses importantes et utiles a sa vie que sur une fiction. Qui, comme son nom l'indique n'est qu'une FIC-TION et donc irreelle.
Si t'as que ca a foutre d'etre sur le net toute la journee, c'est ton probleme.
Mais concoit que des gens aient une vie.
Je sais pas si tu as remarque mais le chapitre 32 date du 15 Novembre. Et celui ci du 28 Novembre. C'est plutot proche etant donne que tu cases des partiels entre deux..

Hey, et comme on dit "c'est pas la taille qui compte". !
Je prefere lire un petit chapitre qui soit bon plutot qu'un chapitre de 25 pages qui ne vaut rien.
Apres, chacun son trip.

Ce n'est pas un message de haine, juste une petite reflexion.
Je te vois deja repondre "Ouais mais elle a qu'a accepte la critique. Elle est naze".
Oui, si on veut. Mais il y a critique et critique.
Si tu nous sors une jolie critique argumentee, la, on te prendra en consideration. [et la, le traditionnel "Ouais bah si tu me prenais pas en consideration, pourquoi tu reponds alors ?"] Mais tout simplement, chere Marine, parce que quand on est desagreable avec Sol, ca m'enerve =o Je sais qu'elle essaye de faire au mieux pour satisfaire ses lectrices (aussi ingrates soient-elles !) au detriment parfois de certains aspects de sa propre vie.
Et apres tout, j'ai le droit d'exprimer aussi mon avis =)
La critique, elle l'accepte -a 20 ans, elle sait faire la part des choses...-
Elle attend juste des arguments derriere.

Alors, Sol, je m'adresse un peu a tout le monde dans ce commentaire, pardonne moi. Mais fallait que je reponde !
Je vois que ca te fout un petit coup quand meme -et c'est legitime au fond-. Mais oublie.
Oublie la. Ca n'en vaut pas la peine.
Fais un sondage si tu veux te rassurer ;-)
Mais moi, je te le jure sur ma tete -et je ne dis pas ca simplement parce que je t'aime bien =P- tu ne perds absolument pas le controle de ton histoire.
Tu evites les cliches, les "ca va trop vite", les "on s'emmerde".
On decouvre a chaque fois une nouvelle face des perso. -Tom fin chapitre 32-, Bill et Nadia sur ce chapitre la.
On "rencontre" enfin Emma.

[ ... ]
_________________________________

Ma chère A*, je te répondrai personnellement, as usual .
Merci pour ces quelques mots . Tu es adorable .

(Mouhahaha, la vague de pub's que tu vas recevoir, bonne chance xD)

Edit :

Si jamais ça vous intéresse, j'ai répondu à quelques questions :
Ici

Bises :)

EDIT pour Toi Marine

"nan mais tu vois, je te faisais part de mes remarques. t'acceptes pas les commentaires de gens qui sont francs et qui te disent la vérité ? ohhh :O sérieusement, faudrait apprendre a grandire, j'ai pas 11 ans, mais je ne te dirais rien sur moi, j'en vois pas l'interet. seulement, si c'est moi la gamine de 11, ans dans l'histoire, tout le monde est aveugle, c'est pas moi qui appelle les potes "au secours !! " dès qu'on me critique. parce que ça, franchement, c'est gamin. faut apprendre a grndir, a accepter les remarques, ça t'aid a avancer, très chère. "

=> Nan mais Chère Marine, tu commences à me taper sur le système.
Déjà par l'absurdité de tes mots & ensuite, car tu reviens sur MON blog (alors que tu es censée ne pas aimer), me faire CHIER.
Laisse ton blog ou ton mail si tu tiens à continuer cette conversation.
Je n'ai pas appelé mes potes pour qu'ils me défendent comme tu dis.
Mes lectrices ont commenté toutes seules. Ca te pose un problème ? Je ne peux rien pour toi.

Je veux bien accepter tes critiques ma belle, mais argumente, car je n'ai rien compris à tes pseudos critiques.
Alors si tu tiens tellement à en faire, APPREND à les faires & on reparle ;)
Lol, &c'est moi qui doit grandir. Alala. Tu es mignonne.
On est toutes aveugles sauf toi; tiens, tiens. Ce que tu m'apprends des choses dis donc.
Tu t'es assez ridiculisé je pense. Trace cocotte.
Tchus.

# Online seit Freitag, 28. November, 2008 um 14:17

Geändert am Samstag, 11. Juli, 2009 um 21:17

***__Chαpitre 34__ *** «Que je ne te reverrαi pas, idiot .»

***__Chαpitre 34__ ***  «Que je ne te reverrαi pas, idiot .»
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« Quelques mots pleins d'ombre peuvent chαnger une vie.
Un rien peut vous donner à votre vie,
un rien peut vous en enlever.
Un rien décide de tout. »

Bobin Christian.


_____POV Leila


Anéantie par l'indifférence et la cruauté dont Tom venait de faire preuve, les yeux embués, je sortis mon portable, par reflexe, et cherchai le numéro de Cacaboudin. Pourquoi faire, je ne sais pas. Je n'en sais rien. J'ai besoin d'entendre les conneries de Quentin. J'ai besoin de sa voix pour retrouver le sourire. Je fixe le petit écran pendant plusieurs minutes qui me semblent coupés du monde. Je reste figée, les paroles de Tom éclatant dans ma tête. Je ne veux pas rentrer à l'intérieur et le revoir. Je le hais. Je te Hais, Tom. C'est ce que tu voulais, n'est-ce pas ? Eh bien, tu as réussi. Qu'ai-je fait pour mériter tant de méchanceté de ta part ? J'entends Quentin décrocher, mais il ne parle pas & me fait entendre la chanson qu'il écoute [ - Chanson n°2 ]. Il fallait qu'il écoute ça maintenant, ce con. Sans plus me retenir, mes larmes coulent frénétiquement le long de mes joues mortifiées par la brise glaciale.

- I don't know why nobody told you how to unfold your love ... I don't know how someone controlled you, they bought and sold you ... *

Je me laisse bercer quelques instants par cette musique de fond, attendant patiemment que Quentin me dise quelque chose au bout du téléphone. Mais il a l'air de vouloir me laisser la chanson m'achever jusqu'à la fin.

- Quentin ... Tinou ... Réponds-moi ; suppliai-je, réprimant un sanglot.
- ... With every mistake we must surely be learning; still my guitar gently weeps ...*
- Quentin, mon amour. C'est bien beau Les Beatles, mais j'ai besoin de t'entendre toi.

Insistai-je, sachant pertinemment qu'il ne m'entend pas avec la musique aussi forte. Je renifle bruyamment et continue à parler dans le vide :

- Quentin ... Suis-je facile ? Oui. Je l'ai été avec Tom. Tu avais raison. Pourquoi ne t'ai-je pas écouté ? J'aurais dû rentrer avec toi ce soir là. Je n'aurais pas dû le suivre. J'aurais dû être raisonnable pour une fois dans ma putain de vie. Tinou, réponds-moi. Dis-moi quelque chose. Je ne sais pas quoi faire. Je ne veux pas le voir. Je ne veux pas rentrer. Il m'a blessé Quentin. Des simples mots qui m'ont foudroyé. Il m'a traité comme la pire des merdes. Je ne m'attendais pas à ça. Pas de sa part. Quentin, arrête cette putain de musique, s'il te plaît. Ca me fait encore plus mal. QUENTIN !

Je laisse échapper un sanglot, alors que la musique tourne toujours.

- I don't know how you were diverted, you were perverted too ... I don't know how you were inverted, no one alerted you ...*

La musique se fait de plus en plus douce, j'anticipe que c'est bientôt la fin et que Tinou me répondra enfin. Je sèche mes larmes du revers de la main et mon c½ur s'enflamme d'impatience de l'entendre.

- Tu as appelé à un moment cruciale ma belle, je n'avais pas envie de mettre pause. Tu as aimé ?

Je ferme les yeux et souris faiblement entendant Tinou. Je l'imagine dans sa chambre bordélique, allongé sur son canapé, les cheveux ébouriffés, à moitié nu comme il adore faire, s'enivrant de chansons déprimantes.

- Tu t'es endormie ma crotte ? Ou c'est l'effet Beatles ? Ca doit être ça. Mais remets-toi vite de tes émotions, ça va te revenir cher la conversation, dit-il joyeusement.

J'imagine ses lèvres étirées dans ce beau sourire que je ne connais que trop bien. Je prends une bouffée d'air et me lance :

- Qu... Quentin. J'avais besoin de te parler, banane. Ce n'était pas le moment de faire ta radio. Je ... Je veux te parler de Tom.
- Encore cette tâche ?
- Oui, il ...

Je me vois interrompue par la sonnerie de son portable qui brise notre conversation. Je referme la bouche, déçue.

- Désolé ma belle, je dois te laisser, je te rappelle !
- Mais ...

Trop tard. Il a déjà raccroché. Je laisse échapper un soupir d'énervement et m'accroupie sur le sol froid pour attendre son appel. Je croise les bras sur ma poitrine, afin d'augmenter la température de mon corps gelé. Ses mots reviennent inexorablement perturber le silence paisible qui m'entoure.

« Oublie que tu m'as vu ce soir» .
« Me fais pas chier Leila » .
« Le respect, ça se gagne » .

Malgré moi, je sens mes yeux se remplir d'eau une nouvelle fois. Si seulement j'avais le droit à des explications. Si seulement je comprenais quelque chose à ce comportement. A ces mots. A cette haine. Je le revois. Dressé devant moi. Ses yeux me regardant sans me voir, impénétrables, inexpressifs. Mains dans les poches. Le regard lassé. Je ferme les yeux, pour chasser cette image qui me remue les entrailles. Vous êtes vous déjà senti affreusement insignifiante ? Abominablement vide ? Atrocement inintéressante ? Monstrueusement imperceptible, inexistante, infime ? Le pouvoir des mots. Dans trois phrases, il a effacé toute mon existence. Ma fierté. Ma dignité. Ma décence. Que nous reste-t-il quand on est réduite à tel point ?

«On blesse l'amour propre ; on ne le tue pas. »

Faut croire que oui, lui aussi, il est mortel; après tout. Le dreadeux a assassiné le mien.

Le goût salé des larmes qui s'étale sur mes lèvres gelées me fait prendre conscience de mon état lamentable. Assise sur le sol, une noirceur accablante autour, des larmes pas méritées, et des pensées pitoyables. Je lève les yeux et un ciel orageux me fait face. Il ne va pas tarder à pleuvoir. Je sèche une nouvelle fois mes larmes et regarde mon portable. Vingt minutes sont passées depuis que Quentin m'a raccroché à la gueule. Il ne m'a pas rappelé cette vieille chaussette. Je me lève, m'arrange un minimum et rentre d'un pas décidé.

Ils sont tous là –à deux exceptions près ; toujours les mêmes d'ailleurs- autour de la petite table basse. Je l 'aperçois du coin de l'½il, assis tout seul près des autres. Mais je ne regarde pas dans sa direction ; sachant que je ne pourrais pas refreiner mes envies de le couper en morceaux et les vendre sur ebay par la suite.

- Ah tu es là ! Tu étais passée où ?; m'interroge Marco, souriant.
- Je prenais un peu d'air. Je vais monter voir Nad.
- Elle vient de sortir, avec Bill.

Je souleve les sourcils, incrédule
.
- Sortie ? Avec Bill ? Mais bien sûr & moi je suis le Père Noel en personne; dis-je finalement, convaincue qu'il se fout de moi.
- Tu arrives en avance dis donc. Noel c'est dans un mois. Et je te croyais plus gros que ça, tiens.
- Eh bah ça alors, m'exclamai-je, incrédule. Le monde à l'envers on dirait.

Dis-je, osant un regard vers le dreadeux. Il me lance un regard dédaigneux et continue à parler à Gus. Grrr. Connard. La voix gracieuse de Georg, à ma droite, me sort de mes pensées meurtrières.

- Ca vous dit un Strip Poker ?

Mes yeux narquois se posent sur lui, amusée et surprise à la fois :

- Georg, je suis l'unique fille. Cette traître de Nadia s'est envolée.
- Et alors ?
- Quel intérêt pour toi de voir des mecs se déshabiller ?
- Oh. Je propose dans ton unique intérêt, voyons. Tu as de quoi te rincer l'½il.
- Je ne sais pas jouer au poker; dis-je, haussant les épaules.
- Encore mie... Enfin, je veux dire, ça s'apprend super vite et puis, la chance du débutant, tu connais ça ?
- Je n'ai jamais de chance. Débutante ou pas.

Je ne sais pour quelle raison, à ce moment là, Tom daigne de m'adresser un deuxième regard. Je n'y prête pas vraiment attention et me concentre à nouveau sur Georg :

- Jamais dire jamais ; dit-il souriant.

N'importe quoi. Malgré l'absurdité de ses dires, je souris.

- Va pour le Strip Machin. Au fait, vous passez la soirée ici ?
- Ouais. Andréas a appelé Tom pour passer nous voir à l'hôtel mais quand il a su qu'on était ici, il s'est incrusté. Tom lui a passé l'adresse.
- Euh. Concrètement. Tu es en train de me dire qu'Andréas THE beau gosse débarque chez Marcoco ?
- Chez Nadia; rectifie-t-il, éclatant de rire.

Euh, j'ai pas tout compris là. Il semble lire mon incompréhension sur mon visage, car il s'empresse de continuer :

- Rien, désolé. Je rigole tout seul.
- Oh, toi aussi ! Je fais ça tout le temps !; lui réponds-je, souriante et heureuse de trouver un autre taré dans mon genre.
- Allez, suis-moi. Je vais t'apprendre les règles.

_____POV Nadia



Je saisis ma veste noire, l'écharpe blanche, ouvre la porte et sors, suivie de Bill, qui n'a prononcé aucun mot depuis. Une fois la porte fermée derrière moi, il s'approche doucement, ce qui me fait sursauter, et susurre :

- Une minute.

Je fronce les sourcils en le voyant s'éloigner vers la voiture noire garée juste en face. Lorsque je vois un géant en sortir, j'assimile. Je souris nerveusement. C'est le même qui me traitait comme une poupée le fameux vendredi où j'ai connu Bill. Je m'avance timidement vers le brun. On commence à marcher en silence. Aucun mot ne brise cette sérénité, cette bulle qui nous entoure, seulement apaisé par le bruit de nos pas. Il fait nuit, et terriblement froid. La température diminue considérablement à cette heure –ci. L'air glacial remplit mes poumons angoissés. Oui, je suis effrayée, apeurée d'avoir accepté de venir avec lui. Qu'est-ce qui m'a pris ? Pourquoi n'ai-je pas refoulé cette envie de sortir marcher en sa compagnie ? Il avait renoncé.___ Et cette fois, j'ai senti que c'était la bonne. J'ai senti qu'il me laisserait tomber, qu'il m'oublierait. J'ai senti qu'il abandonnait la partie. Que si je ne faisais pas quelque chose, je ne le reverrais plus. Cette évidence me prend aux tripes. Malgré toutes mes réticences, tous mes efforts, toutes ces résistances, il a réussi à s'immiscer en moi, doucement. Discrètement. Sans s'essuyer les pieds. Sans la permission. Bill Kaulitz. Sacré Bill. Je te regarde du coin de l'½il, tu marches, un air paisible sur ton visage faussement angélique –Non Bill, tu n'as rien d'un ange-, le nez enfouit dans ce tissus gris qui entoure ton cou. A quoi peux-tu penser à cet instant précis ? Je m'enfouis, à mon tour, dans mon écharpe, pour cacher un sourire irrépressible. Un sourire nerveux. Depuis quand tes pensées m'intéressent ? Depuis quand je passe des secondes, minutes, heures avec toi de mon plein gré ? Comment as-tu fait Bill ? Tu es la personne la plus obstinée sur cette Terre. Ca doit être ça. Et on est là, à marcher en silence, l'un à côté de l'autre, sans rien dire, juste savourant ce moment. Ma respiration se calme peu à peu. Mon c½ur arrête sa danse folle et décide enfin de battre normalement. Dans ce silence, tu ne m'agresses pas de questions, ni de regards. J'arrive à ne pas avoir peur en ta présence. Tu sors de ton refuge et tournes ta tête vers moi, l'instant de quelques secondes, mais tu reviens vite sous ton écharpe. Dans ces légers mouvements, ton parfum s'est détaché des tissus et répandu dans l'air qui nous encercle. Je le reconnais tout de suite. Le même que ce soir là. Quand tu m'amenais vers ma chambre, et ma tête reposait plaisamment sur ton cou, mon nez effleurant ta peau et mes narines s'enivraient de toi. Des bruits de pas autre que les nôtres m'interpellent. Effarée, je lance un regard en arrière. A ma grande surprise, il s'agit du Géant qui nous suit à quelques mètres. Lorsque je reviens, je croise ton regard gêné.

- Il doit te suivre partout ?

Demandai-je, brisant l'air froid, la quiétude, et ne m'attardant pas sur ton regard. Je préfère admirer les rues vides, la nuit accablante. Elle, au moins, ne modifie pas la cadence de mon pouls.

- Oui. Je suis désolé. Mais, ne t'inquiète pas, il n'écoute pas ce qu'on dit.

Je souris.

- On dit rien, Bill.

Tu souris malicieusement et marques un temps d'arrêt.

- Je n'ai pas envie de me noyer sous une pluie de reproches, tout simplement.
- Oh.

J'ose regarder dans ta direction. Tu lances de coups d'½il méfiants aux alentours. Qu'est-ce que tu regardes comme ça ?

- C'est un quartier résidentiel Bill. Il n'y a pas des groupies cachées derrière les arbres. La moyenne d'âge du quartier doit frôler la quarantaine.
- Ah; dit-il, d'une voix soulagée. Je n'ai pas l'habitude de sortir me balader.

Je te regarde surprise. Tu ne sors jamais marcher, prendre de l'air ? Comment fais-tu ? Je mourrais asphyxiée dans ton monde. Un « désolé » traverse mes pupilles.

- Ne me plains pas; me dit-il, ayant déchiffré le message. C'est la vie que j'ai choisi. Enfin, plusieurs aspects ne figuraient pas dans le contrat; confesse-t-il, souriant.

Je souris et me détache de ton regard hypnotisant.

- Pourquoi as-tu accepté cette fois ?

Je sens mon c½ur se serrer lorsque cette question traverse tes lèvres.

- Je ne sais pas, mens-je, le regardant subitement dans les yeux. Chose que je regrette aussitôt.
- Tu mens.
- Non ; affirmai-je, déviant le regard.
- Si. Les yeux ne mentent jamais.
- Tu les as pourtant cru tout à l'heure quand ils te disaient de te focaliser sur mes défauts et me laisser tranquille.
- Comment tu sais que j'essayais de voir à travers tes yeux si tu disais la vérité ?
- Tu es transparent, Bill.
- Ah bon. C'est bon à savoir. Alors, la vraie réponse ?
- J'ai su; laisse-je échapper.
- Mais encore ?
- Que ...

Que je ne te reverrais pas, idiot.

- Qu'il fallait que je vienne, finis-je.
- Pour ta photo ?

Je sens ton regard persistant posé sur moi. Non, pas pour la photo. Pas POUR LA PHOTO, putain.

- Oui.
- Regarde-moi.

Je tourne la tête vers toi, agacée.

- Pour la photo ? Vraiment ?, demandes-tu dans un murmure.

Tu t'arrêtes, et posant ta main sur mon bras, tu m'incites à faire de même. Je lève la vue vers toi. Tu es grand ; je me sens minuscule à côté de toi. Je t'arrive jusqu'aux épaules. Tes cheveux lisses te fouettent le visage, à cause du vent qui frappe. Je lance un regard au Géant, qui s'est arrêté lui aussi. Il fume une clope et manigance je ne sais quoi sur son portable. Je reviens sur la noirceur de tes yeux, et ton sourcil arqué me rappelle que je te dois une réponse. Et Dans les yeux. Rien que ça.

- Non, pas pour la photo; murmurai-je.

Ton sourcil revient dans sa position initiale et ton regard me transperce. Qu'est-ce que tu veux e n c o r e savoir ? Tu ne dis plus rien, mais tu ne bouges pas non plus. Avant que tu poses la question fatidique –« Pourquoi, alors ? »-, je profite du moment pour parler de ça .

- Bill. Tu as pris la mauvaise photo. Celle qu'il ne fallait pas. T'aurais pris une autre, ça n'aurait pas eu d'importance; expliquai-je d'une voix presque inaudible.

Tu te rapproches imperceptiblement, mais je le remarque. Je descends ma vue vers cette distance qui nous sépare. Je remarque chaque millimètre qui nous distance. Je les compte. Dans ma douleur, je rêve qu'ils se pulvérisent. Dans ma haine, je prie pour qu'ils restent intacts. Je relève la vue vers tes yeux ; qui ne me quittent pas, et tes longs cils n'arrêtent pas de battre.

- Elle a quelque chose à voir avec Damien ?

Je dévie le regard. Ce prénom, me fait encore du mal. Je hoche la tête et baisse les yeux. Je te vois sortir quelque chose de ta poche. C'est la photo. Tu me tends ce bout de papier où mon sourire est gravé à jamais. Et pourtant, il a été si éphémère. Beau paradoxe.

- Merci; je lâche, dans un souffle.

Alors qu'on se remet en marche, je range cette foutue photo dans ma poche. Le silence s'installe à nouveau, bercés par le rythme accéléré de nos souffles. On s'y remet, doucement. J'y pense. Inéluctablement. Tu étais si proche. Si doux. Si mystérieux. J'aimerais tant connaître tes pensées. J'aimerais tant savoir ce que tu caches derrière ce visage d'ange, Bill. Dommage, que ce ne soit pas possible. Soudainement, le ciel gronde furieusement, ce qui nous fait sursauter, nous, perdus dans nos pensées. On relève, machinalement, la vue vers le ciel, et lorsqu'on se rend compte qu'il ne tardera pas à pleuvoir, on éclate de rire en parfait accord. On rigole car on sait qu'on est très loin de la maison. On s'arrête pour que nos rires s'éteignent. On se dévisage ainsi, dans cette attente, et, sans un mot prononcé, dans ces rires impulsifs, on prend le chemin de retour. On passe à côté du Géant et on le laisse vite derrière nous. Il ne fait pas si peur que ça, finalement. La sonnerie du portable de Bill se fait entendre ; il le récupère rapidement, jette un coup d'½il à l'écran et me dit :

- C'est Tom. Allo ?, répond-il. Oui, on est dans le chemin de retour ... Oui, je suis avec Tobi, t'inquiète ... Un strip quoi ?

J'entends vaguement sa conversation. Je suis plus captivée par le ciel qui semble fébrile. Tout à coup, sans préavis, le torrentiel se déclenche. Je lève le visage, et ferme les yeux. Qu'est-ce que j'aime la pluie.

- Je te laisse, il pleut à mort. Tchus.

Finit Bill. Je continue à marcher les yeux fermés, le visage vers cette pluie qui me fouette la peau d'une force féroce. Je t'entends sourire, Bill.

- Tu es folle. Allez, viens. Un strip poker nous attend.

Tes mots remplacent rapidement ce sourire que j'imaginais sur tes lèvres. Je n'ai pas le temps de comprendre tes mots que tu as a déjà pris ma main dans la tienne et as commencé à courir. Mais je te retiens rapidement. Tu te retournes, tes cheveux noirs collés sur ton visage ; tes yeux interrogateurs.

- On va pas faire courir le Géant, quand même; dis-je pour toute explication.

Je me détache de ta main et marche tranquillement.

- Tu ... Tu veux qu'on rentre en marchant ?; me demandes-tu, incrédule.
- Pourquoi pas ? On est venus comme ça.
- Je ne sais pas si tu as remarqué, mais la météo a légèrement changé.
- C'est ça qui est beau !
- Tu aimes marcher sous la pluie ?; une pointe d'incrédulité transperce ta voix. On va être trempés ! Et malades, par la même occasion.
- Oh Bill, ne fais pas ta chochotte. On est déjà trempés. Une goutte de plus, une de moins.

Je te vois dire non de la tête, résigné, me prenant sûrement pour une folle. Malgré ton incrédulité, tu me souris lorsque je te regarde. Et t'enfouies sous cette espèce d'écharpe. Je ris.

- Ca ne sert à rien. Elle est mouillée aussi.
- Je réduis les dégâts comme je peux, okay ?
- Okay. C h o c h o t t e.

Je ne sais pas vraiment ce que j'arrive à lire dans tes yeux malgré la distance et l'obscurité qui nous encercle, mais mon instinct me fait accélérer le pas. Tu accélères aussi, du coup. Eh merde. Je n'ai pas envie de savoir ce que tu comptes me faire, donc je cours. Je cours malgré le fait que je veuille profiter de la pluie battante. Je me retourne de temps en temps, pour mesurer le danger. Tu es assez loin. Bill, tu ne cours pas souvent toi, dis donc. Je me retourne, et m'arrête pour te narguer.

- Les stars, elles ne font pas du sport, dis-moi ?

Je n'arrive pas à entendre sa réponse à cause de la distance, mais j'éclate de rire à la vue du Géant qui court derrière Bill. C'est vraiment comique les voir ces deux là. Bref, ce n'est pas le moment de jouer les malines, Bill se rapproche de plus en plus. Je tourne les talons et poursuit ma course.

J'arrive, essoufflée, devant ma porte. Je les attends, quand même. Mes poumons ont du mal à s'en remettre. Mon c½ur bat cent à l'heure. Le souffle coupé, les sens troublés. J'ai soif. Ma vue se trouble et ma tête tourne. Je déteste courir, mais c'était une question de vie ou mort. Je respire, tant bien que mal, et rigole lorsque je le vois arriver, encore plus essoufflé que moi. Quant au Géant, il se faufile dans sa voiture noire. Bill se rapproche lentement, complètement anéanti. Je ne peux éviter de me fouttre de sa gueule. Sa respiration saccadée, trempé des pieds à la tête, une expression triomphante sur son visage. Il se rapproche et me dit, à l'oreille :

- Tu as vu, j'ai gagné.

Je fronce les sourcils, ne comprenant pas pourquoi il dit ça. C'est moi qui ai gagné la course.

- On est rentrés en courant.

J'écarquille les yeux, me rendant compte qu'il m'a bien eu, ce salaud.

- Tu as triché, pour changer; me défends-je.
- Je n'ai rien fait. Tu t'es mise à courir toute seule.
- Tu mijotais quelque chose. Rien de bon. Je l'ai lu dans tes yeux. J'ai décidé de courir, au cas où.
- Tu ne pouvais pas voir mes yeux, tu étais trop loin.
- Non, je t'assure. Mon instinct ne se trompe jamais.
- Tu crois ?

Tu te rapproches dangereusement de moi, un sourire en coin. Je sais que tu ne feras rien, mais je panique quand même. Je recule et me vois enfermée entre t o i et la porte d'entrée.

- B i l l ?
- N a d i a ?
- Bonsoiiiiiir la compagnie !

____________________________________________________


Impressions ?

Rappel :
► Emma
► Quentin
► Andréas
► L'écriture en Italique désigne les personnages qui n'apparaisent qu'une fois dans l'histoire . Dans le chapitre précédant elle s'appelle Nicole, c'est une amie d'Emma; personnage sans importance
-OU les paroles de chanson, comme dans ce chapitre-

I M P O R T A N T
J` aimerais que chacune d` entre vous me laisse un commentaire -au moins- me disant ce que vous en avez pensé . Celles qui ne l` ont jamais fait, c` est l` occasion :)
C` est un chapitre important pour moi ...
J` ai besoin de savoir ce qu` il se passe dans vos têtes (Pour la suite .. )
J` ai besoin de savoir comment vous l` avez vécu .
Ca m` aiderait beaucoup .

Ne prennez pas l` habitude de voir Nadia comme ça ;)

Des pronostiques pour la soirée ?
Leila / Tom / Georg / Andréas ?
Nadia enverra-t-elle -encore- bouler Billou ?
Emma passer-t-elle à l` action dès ce soir ?
Moment préféré / Réplique préférée ?

Traduction Paroles du début du Chapitre

* Je ne sais pas pourquoi personne ne t` a appris comment avouer ton amour ... Je ne sais pas comment quelqu` un a pris le contrôle de toi, ils t` ont acheté et revendu ...

* A chaque faute commise nous devons sûrement en tirer des leçons ...

* Je ne sais pas comment on t` a détourné, on t` a aussi perverti ... Je ne sais pas comment on t` a inverti, personne ne t` a mis en garde ...

[The Beatles - While My Guitar Gently Weeps]

Chapitre posté assez tôt car week end & semaine à venir très chargé .

Merci pour tout . Encore . Toujours . As usual.

E D I T

UN BIG MERCI SPECIALE DE LA MORT QUI TUE
(Uh, quelle poésie ^^)
pour celles qui sont allées voter !!!
Merci Merci Merci .



# Online seit Donnerstag, 04. Dezember, 2008 um 06:31

Geändert am Mittwoch, 25. November, 2009 um 17:14

***__Chαpitre 35__ *** « Lα pαrtie commence ... »

***__Chαpitre 35__ ***  «  Lα pαrtie commence  ...  »
*


_____POV Bill


Je reconnais ces voix derrière moi et me retourne pour vérifier qu'il s'agit bien d'eux. Que je n'ai pas halluciné. A ma grande surprise, c'est bien Andréas, Emma et Quentin qui viennent d'arriver. J'arque un sourcil intrigué, alors qu'ils s'avancent vers nous sous la pluie poignante.

- Qu'est-ce que vous faites là ?; demandai-je, la surprise se manifestant dans ma voix.
- J'ai eu Tom au téléphone il y a une heure à peu près.

M'explique Andréas, faisant un sourire à Nadia comme formule de Bonsoir, accompagné d'un « Salut ». J'entends Nadia derrière moi répondre un faible « Bonsoir » à son tour ; et ouvrir la porte. Je me retourne alors pour rentrer. Andréas me rattrape rapidement, ainsi qu'Emma, qui se met à côté de nous dans le couloir d'entrée, le temps de se défaire des vestes, et autre.

- Je voulais passer vous voir, mais il m'a dit que vous étiez ici. Quand je partais j'ai croisé Emma qui sortait voir Quentin ; elle a voulu venir avec moi. Mais t'inquiète, j'ai parlé à Marco, hein.
- J'ai donc prévenu Quentin pour qu'il passe nous chercher à la maison puis on est venus direct. Et toi Billou, tu es trempé ! Qu'est-ce que tu foutais dehors ? Tu es fou !

Je souris à Emma, qui me regarde les yeux désorbités. Je plaque un bisou sur sa joue mouillée et serre la main de Quentin.

- On était sortis faire un tour, mais il a commencé à pleuvoir. Malheureusement, on était un peu loin.
- Entrez, intervient Nadia interrompant sa conversation avec Quentin. Une minute Tinou. Bill, je vais dire à Marco de te prêter des habits, tu vas attraper froid si tu restes ainsi.
- Je te l'avais dit, lui réponds-je provocateur.
- Pas si tu te changes.

Me répond-elle défiante. Je la dévisage un court moment. Si elle est belle habituellement, elle l'est encore plus à cet instant. Ses mèches chocolatées et légèrement ondulées se collent insouciamment contre sa peau encore mouillée. Pourquoi à chaque fois que nos regards se croisent, il m'est si difficile de décrocher ? Mon c½ur bouillonnant bat rudement contre ma poitrine rien que pour ce regard. Et je m'en veux d'être aussi faible en sa présence. Et je l'en veux de toujours me narguer de sa beauté impertinente.

Elle me sort de mes pensées brisant ce regard avant de tourner les talons & disparaître à travers l'embrassure de cette porte qui mène au salon. Les rires prononcés des autres me parviennent à ce moment là. Le monde qui m'entoure reprend peu à peu forme. Je me rends compte que Quentin et Andréas sont eux aussi disparus ; je ne saurais dire à quel moment. Il n'y a qu'Emma, qui se place devant moi, un air réprobateur sur son jeune visage.

- Alors ? Il s'est passé quelque chose ?; me demande-t-elle, pendant que je me défais de mon écharpe grise.
- Comment ça ?, réponds-je distrait.
- Avec cette fille.

Je la regarde surpris. Ses yeux clairs me semblent étrangement tumultueux et me fixent quelques instants.

- Non, trop pas; dis-je, fronçant les sourcils.
- Oh. Et elle te traite toujours aussi mal ?, me questionne-t-elle à nouveau, d'une voix grave.

Cette fois, sa question me fait sourire.

- Un petit peu moins. Pas de quoi t'inquiéter mon Andouille d'amour, la rassurai-je, lui pinçant la joue.
- Ne m'appelle pas comme ça, Spa; me répond-elle, les yeux rieurs, sa main se posant sur la mienne pour que j'arrête de lui triturer ses joues encore froides.

Juste à ce moment là, Nadia revient dans ce petit couloir et me regarde confuse. Mais son expression ne dure que quelques secondes, ses traits nébuleux laissant place à un sourire forcé et nous dit :

- Marco arrive. Je monte me changer. Emma, rentre, ils sont tous juste là.

Puis elle s'enfuit par les escaliers. J'arque un sourcil. Pourquoi m'a-t-elle dévisagé comme ça ? L'espace de quelques millisecondes, j'ai revu cette hostilité défiler sur son visage humide. L'eau grise de ses yeux m'a agressé un court instant. Un bref instant. Mais, elles l'ont fait. Je ne l'ai pas imaginé. Cette idée fait naître des doutes et une certaine appréhension. Et si elle redevient comme il y a quelques heures ? Si elle décide d'oublier ces moments dehors ? Si elle décide de revenir en arrière ?

- Tu es sûr que ça va, Bill ?; m'interroge Emma.
- Oui. Ca va.

Réponds-je machinalement. Je vois Marco apparaître derrière la porte.

- Suis moi; me dit-il souriant. Vous avez bien choisi le moment pour vous balader, dis donc.

Je fais une grimace et le suis vers les escaliers. J'aperçois du coin de l'½il Emma se diriger vers le salon, rejoindre le groupe. On passe devant sa chambre et on se retrouve vite dans la chambre de Marco. Il s'empresse de me passer de quoi me changer, une serviette, et me dit :

- Si tu as besoin de quelque chose, n'hésite pas.
- Ca va aller, merci.

Il s'apprête à partir lorsqu'il se retourne vers moi, un regard malicieux sur le visage :

- Je ne sais pas comment tu as fait. Mais c'est la première fois, depuis longtemps, que ses yeux brillent à nouveau. Et ce n'est pas la pluie, crois-moi.

A ces mots, il referme la porte derrière lui, me laissant figé sur place. Comme à chaque fois, les mots de Marco ont l'effet de me laisser quelques minutes hors service. Ils sont toujours chargés de sous entendus, de sens ; et j'ai toujours du mal à réaliser. Je soupire ; dépassé. Ses yeux ont beau briller, j'ai le mauvais pressentiment qu'elle va encore faire sa chieuse. Je sèche rapidement mes cheveux et enfile les vêtements de Marco. Heureusement qu'il m'a passé assez d'habits, car connaissant mon talent au Poker, je vais vite finir dépouillé de toute tenue. Je sors discrètement et descends retrouver les autres.


_____POV Leila



Je repasse dans ma tête les règles et les petites astuces que Georg m'a apprises lorsque je vois Quentin faire son entrée dans le salon. Qu'est-ce qu'il fait là lui ? Ca tombe bien, il va m'entendre ! Je m'apprête à sauter sur lui lorsqu' une deuxième personne fait également son entrée : Andréas. Oh. Je ne vais peut être pas faire ma barbare tout de suite.

- Bonsoir !; saluent gaiment les deux blonds à l'unisson –à savoir Quentin & Andréas-

Les mecs leur répondent d'un mouvement de tête, d'un bruit étrange de la bouche ou tout simplement d'un regard. Qu'est-ce qu'ils sont bizarres quand même les mecs. Quand les yeux d'Andréas croisent furtivement les miens, je lui souris aussi largement que ma bouche me le permet. CA c'est saluer. Mais mon sourire s'évapore lorsque c'est les yeux de Quentin que je croise maintenant. Mon expression est claire :

T U M A S P A S R A P P E L E

Il fronce les sourcils et s'avance vers moi –autour d'une table-; alors qu'Andréas s'assoit à côté de Tom et Gus –dans les canapés, à quelques mètres-.

- Ca m'est sorti de la tête.
- Tais-toi.
- Je t'aime, tu sais ?

Son expression sérieuse, contraste avec ses yeux inlassablement espiègles ; ce qui me fait sourire malgré ma colère.

- Moi aussi je t'aime sale crotte.
- Moi plus.
- Je sais.
- Non mais t'es trop pas romantique. On est censés se battre pour savoir qui aime le plus, comme dans les films d'amour.
- Tais-toi.

Lui dis-je secouant la tête. Il me regarde toujours avec cette expression sérieuse imprégnée sur son visage. Je sais combien il se retient de sourire. Ses lèvres tremblantes le trahissent.

- Excuse-moi. Tu voulais me dire quoi ?
- Rien.
- Allez ma rousse. Je suis désolé ! Combien de fois as-tu oublié de me rappeler ?; il marque un pause. Lorsqu'il identifie un éclair désapprobateur traverser mes pupilles, il revient sur son ancienne technique. Tu sais que tu es très belle ce soir ?
- Ta gueule.

J'ai, moi aussi, du mal à me retenir de rire. Car il est capable de passer la soirée à me complimenter rien que pour que j'oublie le fait qu'il ne m'ait pas rappelé. Mais moi. Jamais. Jamais j'oublie de le faire. Il le sait.

- Tu sais comme il te va trop bien ce petit haut rouge ? Il va parfaitement bien avec ...
- Ok. OK. Ca va. Tu es pardonné.

Il se laisse enfin aller et ses lèvres s'étirent dans ce sourire bien trop séducteur. Il me plaque un bisou sur le front. Je remarque à ce moment là que Tom nous regarde fronçant les sourcils. Et qu'il est assez près de nous pour avoir tout entendu. Nos regards se croisent mais il ne change pourtant pas son expression. Je soulève un sourcil, voulant dire « Un problème la méduse ? » ; auquel il répond détournant la tête. Comme depuis le début. M'y étant habituée à son indifférence, je reviens sur Quentin, qui lui, bave devant la vue d'une BLONDASSE qui vient de rentrer dans le salon. Sa tête me dit quelque chose ... Et ça me revient. La s½ur d'Andréas. Je mets un coup de coude à Quentin.

- La discrétion, tu connais ?; susurre-je ; afin que les oreilles du poulpe restent en dehors de cette conversation.
- La quoi ? Ah ouais ... Non mais elle est terrible, t'es d'accord avec moi; répond-il murmurant également.
- Elle est mignonne ouais. Réponds-je distraitement lorsque je la vois embrasser et rire avec Tom.
- Ouais. En plus c'est ELLE qui m'a rappelé & proposé que l'on se voit ce soir.

Ses derniers mots attirent toute mon attention. Je quitte Tom des yeux pour les poser sur sa bouille de sale blond.

- Tu veux dire que tu allais la voir ce soir et vous vous êtes retrouvés ici par hasard ?
- Mais non. Je suis venue avec elle. A la base on allait boire un verre. Puis elle m'a appelé pour changer de plans. Elle m'a dit que son frère venait voir les gars ici, donc elle m'a demandé si je voulais pas venir ici plutôt. J'ai dit oui, du moment que je la voyais ...

Une désagréable sensation naît dans mon ventre. Et une boule étrange à la gorge m'empêche d'avaler normalement. Cela s'empire lorsque dans ma tête tout s'éclaire.

- Tu ne m'as pas rappelé parce que tu étais trop occupé à fantasmer sur Elle !
- Euh, non. Enfin, peut être. Plutôt, oui, je dirais.
- T'es un bouffon; éclatai-je, plus fort que prévu.

Toutes les têtes se tournent vers moi. Je souris timidement aux autres et me concentre à nouveau sur Quentin qui me regarde blasé :

- La discrétion, tu connais ?
- A croire que c'est pas notre truc. Réponds-je soufflant bruyamment.

J'allais continuer à l'engueuler, lui dire combien ça ne se fait pas me zapper pour une fille qu'il aura oublié demain à l'aube. Mais encore une fois, mon regard se heurte avec celui de Tom, qui parle toujours avec Emma. Je ne dévie pas le regard, le mien haineux, le sien ... indéchiffrable. L'attention focalisée sur le poulpe, la boule au ventre qui s'était formée à cause des conneries de Quentin se dissout.

- Tu veux ma photo ou quoi ?; lui lance-je agressivement.

Oops. C'est sorti tout seul. Respire Leila. Tu perds tout ton self-control là ma poule. Non, mais ils m'énervent tous ! Quentin car il a un popole à la place du cerveau et Tom car ... Il n'a pas de cerveau tout simplement. Toutes les paires d'yeux sont, une nouvelle fois, posées sur moi. Sauf celle de Tom, qui s'est mis à jouer avec le viscère de sa casquette. J'entends les rires de Georg pas loin. Ce mec il est toujours mort de rire. Un jour il va nous faire une overdose. Et de quoi il rigole en plus ? Je m'apprête à lui demander, mais la vue de Bill habillé bizarrement attire mon attention. Ses cheveux sont mouillés, mais en bataille. Quelques gouttes coulent de son visage. On dirait une poule mouillée ! Hihi. Il fait le tour des yeux ; puis s'installe près de Quentin, Georg et moi.

- Tu es sexy comme ça dis donc, Billoutte; le nargue Georg.
- M'en parle pas. Je vais être malade demain, c'est sûr.
- Pauvre chouchou. Bon, puisque tout le monde est là ; on la commence cette partie ?
- Ouais !; s'empresse de répondre Andréas, qui se lève et s'approche de nous.

Hum. Je me perds dans ma contemplation. Je suis entouré de mecs canons. Ce Strip Poker va me tuer, je le sens. A consommer avec modération Lei, hein. Si tu sens que tu es trop proche de la crise cardiaque, tu fermes les yeux un coup, et hoplà.

Peu à peu, tous se regroupent autour de la grande table où j'étais toute seule avec Georg au début. A ma gauche il y a Georg qui n'a pas bougé, et à ma droite Quentin. Bill se place à côté de Tinou, suivi d'Emma, Tom –qui malheureusement se trouve donc en face de moi-, Andréas –qui heureusement se trouve en face de moi également-, Gus, Marco, et une chaise vide, qui sera destinée à Nad. Comme si mes pensées lui avaient crié de se dépêcher ; elle apparaît enfin. Les cheveux également encore mouillés, le regard perdu. Tandis que Georg demande si tout le monde connaît les règles, elle s'installe à côté de ce dernier et Marco.

- Je suis désolé, mais vous allez devoir vous défaire de quelques vêtements. Chaque joueur doit porter au maximum cinq vêtements. Donc choisissez. Pour les filles, les bijoux, les serre-têtes ou tout autre objet de ce genre ne sont pas admis comme vêtements.
- Quoi ? QUE cinq vêtements ?; interroge Nadia effrayée.
- Oui, mais les sous-vêtements pour les filles ne comptent pas. Par exemple, un pull, un t-shirt, une paire de chaussettes, un pantalon, et une écharpe, ça fait cinq. Pour les mecs, le caleçon compte. Capishi ?

Les yeux désorbités de Nadia amusent Bill.

- Une fois que le joueur a perdu tous ses jetons, il doit enlever définitivement un vêtement. Une fois le vêtement enlevé, le joueur est crédité à nouveau de cent jetons. Et ainsi de suite. Les filles s'arrêtent aux sous vêtements, les gars à la nudité complète.
- Non mais t'as fumé toi; surgit Tom.
- Aaaaaaaaaaaaaah, ça y est, il commence déjà à paniquer Tomichou; se moque Andréas.
- Non mais. Il y a trop de gens !
- Tais-toi. C'est la règle du jeu, s'impose Gus.
- C'est mort.
- Chochotte. C'est de famille alors. Les deux Kaulitz, des vraies chochottes.

Bill fixe Nadia ; amusé. Un sourire en coin, il s'adresse à son jumeau :

- Arrête Tom. On va gagner. On gagne toujours. Démontrons leur qui sont les rois du Poker.

Tom ne dit plus rien et acquiesce, pas convaincu du tout.

- Le joueur nu –ou en sous vêtements- ayant enlevé ses cinq vêtements et ne possédant plus de jetons doit quitter la table. La partie est définitivement perdue pour lui. Le dernier joueur à ne pas être entièrement nu gagne la partie. Bien sûr lorsque vous êtes presque à poil, vous avez le droit de cacher vos parties ahem, avec une serviette, ou autre. Mais seulement si vous avez complètement retiré le vêtement en question. Petit rappel : Lorsque vous abandonnez une partie, vous dites « Je me couche ». Des questions ?

Des regards fusent dans toutes les directions. Quelques uns amusés, d'autres impatients, d'autres morts de peur. Hein, Tom.

Georg distribue les cartes. La partie commence.

*

- Haaaaaaa ; j'adore ! «Le poker est l'activité la plus violente que l'on puisse faire assis... » Mouhahhaaa ..

Il bluff. Connard. Arrête de me faire stresser.

*

Il ne bluffait pas putain ! Mais je ne suis pas celle qui a le plus mauvais jeu de cartes... C'est ... Haha. C'est toi sale poulpe. Ca t'apprendra. Il enlève ses chaussettes, trop nul Tom. Tu es nul. M'enfous, plus que quatre vêtements.

*

- Je me couche; annonce Bill.
- Déjà ?
- Tais-toi.

*

- Je parie CENT jetons.
- Oh putain, il a un bon jeu sa mère. Je ... Je tiens aux vêtements qui me restent. Je me couche !
- Du bon Kaulitz.

*

- Oops. J'ai le pire jeu; annonce Nadia.
- Eh ouais, comme quoi, faut se coucher au bon moment, la nargue Bill.
- Tais-toi.

Nadia enlève son pull.

*

- Je suis. Cinquante jetons.
- Je suis.
- Je suis.

Bill perd. Il enlève également son pull.

- T'as raison. Faut savoir se coucher quand il faut.

*

Tom enlève son pull. HAN.

*

- Je parie cent jetons.
- Putain Georg, t'arrêtes de faire ton chaud. Tu nous stresses là !
- Il bluuuuuuffffff à mort, opine Gus.

Gus enlève son pull.

*

- Je me couche; annonce Emma.
- Toute seule ? Attends-moi.

*

Tom enlève son T-shirt. Putain. Putain. La crise s'annonce imminente Leila. Les yeux. Les yeux.

Arrête de perdre TOM. Je vais mourir.

*

- Naaan ! Merde Bill ! Tu m'as battu de peu !; m'exclamai-je.
- Mais il t'a battu. Tu as perdu. Enlève un vêtement; dit Tom.

Wahouh. Il me parle. Pour que je me déshabille, certes. Petit con.

Adieu cher Pull, on se reverra. Pleure pas.

*

- Je me ... Nan, en fait nan.

Bill tu aurais dû te coucher.

Nadia ouvre la bouche. Bill est plus rapide:

- Sans commentaire.

Au revoir chaussettes de Bill. A une prochaine.

*

Pourquoi Marco, Georg, et Quentin ne perdent JAMAIS ?

Au tour de mes chaussettes de quitter le jeu. Vous allez me manquer.

*

- MAIS. Tu triches là. C'est pas possible qu'à chaque partie tu aies des jeux de dingues.
- Tomi, on a la classe ou on l'a pas.
- Enlève-moi ce pantalon.

M e i n G o t t .

Tom franchement, tu n'as plus le droit à l'erreur là. Si tu perds encore, tu signes mon contrat de mort. Joli caleçon au passage. PUTAIN.

*

Les chaussettes de Nad rejoignent celles de Tom, Bill, et les miennes. Crotte.

*

C'est pas trop tôt !

Quentin enlève son pull.

*

- Je me couche. Il y a pas moyen que je finisse à poil.
- Quelque chose à cacher le Kaulitz ?
- Tais-toi.

_____________

Bilan . Tom n'a pas fini à poil, puisque depuis qu'il s'est trouvé en caleçon, il s'est couché dans toutes les parties restantes. Tricheur. Mais, je ne suis pas morte du coup. Bill, Quentin et Andréas ont fini en pantalon. Ca va. Gus, il a juste enlevé son pull. Nadia et moi, on a eu chaud : on a fini en pantalon et t-shirt. Emma juste en pantalon. Oui, ils se sont tous bien rincés l'½il. Marco et Georg n'ont rien enlevé.

Normalement la partie devait s'arrêter lorsqu'un de nous finirait à poil, mais il se faisait tard. On a décidé d'arrêter au grand regret de Georg.

Ils ne vont pas tarder à partir, mais sont tous nonchalamment affalés sur les canapés. Je suis assez fière de moi. Je n'avais jamais joué au Poker et j'ai battu presque tout le monde. Je m'affale à mon tour dans le seul endroit où il y a de place. Un « AIE PUTAIN » me fait prendre conscience que, dans ma terrible chute, j'ai écrasée la main de la personne qui occupe également le canapé. Je lève la vue : Il s'agit de la serpillère. Oh non. Pas toi. Il se dit sûrement la même chose lorsqu'il voit que c'est moi car il dévie immédiatement la vue et m'ignore. Youhou. Trop cool.

Je regarde Marco mettre de la musique [ - Chanson n°3]. Nadia et Bill se dévisager à tour de rôles. Georg observer ces deux derniers au bord du fou rire. Gus somnoler. Andréas .. me fixer ? Tiens, tiens. Je lui souris. Quentin draguer Emma. Et Tom ... Je peux pas savoir. Je ne tournerai pas la tête vers lui. Non Leila. Trop tard. Il joue avec sa ceinture. Gott. Tu veux pas la laisser tranquille Tomi ? Tu me déconcentres. Comme si tu sentais mon regard sur toi, tu tournes ta tête vers moi. Tu m'agaces.

- Si tu veux m'ignorer, fais ça bien, tu sais. Depuis le début, tu as un peu de mal on dirait.
- C'est toi ouais.
- Ha ! Avoue-le au moins la méduse !
- Pardon ?
- Tu n'es pas censé me parler je te rappelle.
- Je sais. Il joue avec ses doigts puis, ses prunelles reviennent me perturber. Je me suis rendu compte que je ne peux pas t'ignorer si tu es là. Je peux le faire que quand tu n'es pas là.

Euh. Je ne comprends rien à ce que tu racontes Tom. J'hausse les épaules et ne cherche pas à comprendre.

- Manque de bol, je suis là, dis-je distraite le regardant jouer à nouveau avec sa ceinture.
- Je sais ... Je sais.

- Pools of sorrow waves of joy are drifting thorough my open mind, possessing and caressing me ...
Nothing's gonna change my world, nothing's gonna change my world, nothing's gonna change my world, nothing's gonna change my world . Limitless undying love which shines around me like a million suns , it calls me on and on across the universe .*


____________________________________________________


Impressions ?

Traduction des paroles

"Des bassins de regrets, des vagues de joie flottent au travers de mon esprit ouvert me possédant et me caressant . Rien ne changera mon monde [x4] . L'amour sans limite et immortel qui brille autour de moi comme un million de soleils m'appelle encore et encore à travers l'univers"

[ "Across the universe" . The Beatles . ]


Moment préféré ? / Réplique préférée ?

Alors ce chapitre ?
En tout cas je me suis éclatée à l'écrire ^^

Bill / Nadia ?
Tom / Leila ?
Quentin / Leila ?

Pour le Strip Poker

Pour celles qui ne connaissent pas le jeu.
En gros, on distribue les cartes ...
Il y a différents "jeux" qu'on peut former, quelques uns plus importants que d'autres.
Selon le jeu de cartes qu'on a; on parie une certaine quantité de jetons.
Si l'on pense que notre jeu est le meilleur de tous on cotinue la partie "on suit" (et donc on parie les jetons)
sinon "on se couche" (jusqu'à la prochaine partie).
Lorsqu'on n'a plus de jetons, on enlève un vêtement.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas =)

***

Merci pour tous vos commentaires !!!
Ca me brûle le coeur.
Comme toujours.
Merci pour tout ce que vous m'apportez.


Merci à Sam,
Amandine,
malgré-nos-erreurs (Oops, ton prénom? ^^)
pour vos critiques.
Merci à Maly . Pour tout =)
Merci à toutes celles qui ont voté.
Merci.

***

Je pars en Argentine ce week end.
Je vous dis à ... Je ne sais pas quand :D

Bonnes vacances à toutes.
Joyeux Noel .
Bonne année .
___________ Déjà !

Mais, je pense que je posterai un chapitre là bas, quand même.
Ca dépend de vous ;)
Je vous embrasse très fort .

Ps2 : Photo très susceptible de changer =)




Non, non, non, je ne fais pas ma méchante, ma sadique parce que je suis au soleil sous les palmiers.
A vrai dire, je passe mes journées à réviser. Paye tes vacances ... Mais je n'ai pas le choix.
La suite donc, j'essayerai de l'écrire entre deux cours de Développement Cognitif ou peut ètre entre celui de Système nerveux, il est plus "light" =O
Tout ca pour dire (ca viiient) que je ne vous oublie pas, que ma suite est écrite dans ma tete, il suffit que je trouve d'un peu de temps pour la passer sur l'ordinateur.

Alors, à bientot =)
Et je voulais savoir ... Juste par curiosité ...
Vous aimez plus lire Tom / Leila ou plutot Leila / Quentin ?
C'est juste que vous etes assez mitigées sur ce point & ca m'intéresse de savoir.

Je vous embrasse fort.
& Joyeuses fetes ;)




Yoooooooouuhhaaa :D (= Salut-je-suis-de-retour)

Merci pour tous vos commentaires. Il y a beaucoup de nouvelles lectrices.
Je suis toute happy !! (& bronzée!! Ouais ça, elles s'en foutent =_=)

Je suis rentrée hier. Je viens donc vous donner des news.
SUITE :
peut être ce week end. Je suis en période partiels ...
Excusez-moi.
Mais je reviendrai en force.
Promis, juré, craché. (Non, pas craché; quand même =P)
Bisous ♥

Ps [Tout le monde s'en fout ... Ah nan pas toi]:
Partiel demain de 4h. Je compte bien me chutter au café tonight. Yeah n_n'


# Online seit Donnerstag, 11. Dezember, 2008 um 19:07

Geändert am Mittwoch, 25. November, 2009 um 17:16

***__Chαpitre 36__ *** « Cα vα être le-gen-dαire ! »

***__Chαpitre 36__ ***  «  Cα vα être le-gen-dαire ! »
*


_____POV Bill


L'ambiance est sereine. La partie de poker finie, enfin, suspendue plutôt, on s'est tous affalés sur les divans. J'observe autour de moi. J'ai du mal à croire que je passe une soirée chez quelqu'un qui ne fait pas partie du groupe, de mon quotidien. A part quand je vais chez Andréas. Du mal à me sentir presque __« normal », à oublier ce rythme accablant qui m'obnubile jour et nuit.

Je n'ai pas envie de rentrer. Pas envie de retrouver ma routine. Cet hôtel bien trop vide. Trop grand. Trop fade. Pas ce soir. Je savoure de ces moments dans lesquels je ne suis pas Le Grand Bill Kaulitz. Mais moi, Bill, tout simplement. Dépouillé de tout artifice, de tout mensonge, de tout personnage. Juste moi.

Je croise le regard confus de mon double. Il me voit, mais ne me regarde pas. Une expression assez drôle à voir dessinée sur son visage: Sourcils froncés ; ses lèvres formant une fine ligne et son piercing au bout qui ressort, et de temps en temps il hoche la tête dans un signe affirmatif, pour ensuite continuer son mouvement de tête dans un signe négatif. Il tire cette tête que lorsqu'il est perdu dans ses pensées et que, malgré lui, il n'arrive pas à les suivre, ou comprendre. Je ne vois pas qu'est-ce qui peut le préoccuper à ce moment même, alors qu'on se retrouve dans cette atmosphère si calme ; les Beatles murmurant en fond.

Je sens un regard insistant posé sur moi, et je me retourne instinctivement. Emma. Lorsque ses yeux croisent les miens, elle me sourit, heureuse. Elle murmure quelques mots à Quentin en s'excusant puis se lève, évite les jambes dispersées un peu partout et s'assoit à mes côtés, toujours son sourire épanouit sur ses lèvres délicatement maquillées.

- Bah alors ? __« Arrête Tom. On va gagner. On gagne toujours. Démontrons leur qui sont les rois du Poker », m'imite-t-elle, articulant et gesticulant de façon exagérée.

Je souris. Ok. Presque toujours.

- Ils avaient plus d'avantages.

Je vois ses grands yeux clairs s'agrandir incrédules :

- Tu vas arrêter de te justifier à chaque fois que tu perds ?!
- Je ne me justifie pas. Mais c'est vrai !, me défends-je, déviant le regard de ses yeux accusateurs.
- Quels avantages, par exemple ?; m'incite-t-elle, fronçant les sourcils.

Euh.

- Le terrain. Ne me regarde pas comme ça. Etre chez soi influence le jeu; dis-je peu convaincu. Je lance un rapide regard vers Nadia, qui à ma grande surprise écoute attentivement la conversation et sourit de mes conneries.
- Tu es incroyable. Tu es pareil que Tom ; vous avez toujours été des mauvais perdants en tout les grumeaux.
- Tu délires. On perd rarement. Je n'avais pas les ondes positives de mon chez moi ...
- De ton hôtel tu veux dire ? De tes valises ... Ou de ton micro peut-être ?

Je lève les yeux au ciel. C'est bon, we lost. Pas la peine de remuer la plaie.

- On aura la revanche mercredi. Tu verras l'importance du terrain, andouille.
- Ne m'appelle pas comme ça.

Je lui tire la langue, mais je regrette aussitôt mon geste. J'avais oublié que j'étais sous le regard inquisiteur de Nadia. Lorsque je me tourne vers elle, elle dévie gênée le regard et continue à se triturer une mèche de cheveux. Je reste bloqué quelques instants me demandant si elle m'a vu me comporter en gamin.

- Au fait, j'ai eu des nouvelles de Sascha.

Je reviens brutalement sur les yeux narquois d'Emma, qui se sont assombris à la même vitesse que sa phrase a traversé la barrière de ses lèvres. Mon pouls s'accroît progressivement alors que je la regarde confus.

- Oh. C'est... c'est...
- C'est ?

Son souvenir se ravive en un rien de temps. Des souvenirs qui me remontent à la gorge et me glacent le sang. « Tout ça, c'est de la merde ».

- ... Bien; finis-je dans un souffle.

« Tout ça, c'est de la merde ».

- Elle m'a demandé comment tu allais, qu'est-ce que tu devenais. Tu sais, le genre de questions qu'on demande quand on ne se voit plus depuis un certain mo...
- Ok.

Dans ma tentative de fuir cette conversation, je croise son regard troublant. Elle aussi a entendu. Super.
Dans le tumulte de ses yeux gris, je lis une sorte de soulagement qui me déconcerte.

Soudainement, elle se lève et ses pas incertains la guident vers la porte de la cuisine. Sans réfléchir, je me dresse à mon tour et la suis. Sans sachant pourquoi ni ce que je vais lui dire, laissant Emma plantée là, le prénom « Sascha » au bout des lèvres.

Je la retrouve appuyée contre le meuble de la cuisine, le regard perdu vers la fenêtre, un verre d'eau à la main. Lorsqu'elle sent la présence de quelqu'un derrière elle, elle se retourne et à ma vue elle soupire.

- Je me demandais ... Comment le Géant survit. Ca fait tellement d'heures qu'il est là, immobile, à vous attendre; dit-elle, le montrant de la tête.

Je m'approche et m'arrête à son niveau. Je suis son regard. Dehors, il pleut toujours. Et le van noir est toujours garé en face. Je la regarde me demandant à quoi elle pense vraiment.

- Je te rassure, il a tout ce qu'il faut pour survivre.

Ses yeux fixent toujours le noir dans lequel le monde extérieur semble submergé. Le silence se trouve seulement bercé par le bruit de la pluie cognant contre la vitre de la fenêtre... Lorsqu'un « subtil » cri provenant du salon le déchire: « Ca va être lé-gen-daire ! ». Du pur Georg. Je dois entendre cette phrase trente fois par jour de la bouche du hobbit. Elle est issue de sa série préférée ; il n'y a pas une journée qui passe sans entendre une des fameuses répliques. Je vois Nadia sourire l'ayant reconnue elle aussi. Je souris à mon tour.

- Tu viens mercredi, alors ?

Elle se tourne enfin vers moi.

- Je ne pense pas.
- Les autres viennent, alors pourquoi tu ne viendrais pas avec eux ?
- Tu le sais.
- Tu ne peux pas continuer à m'éviter alors que les deux clans s'entendent bien entre eux et qu'une amitié est en train de naître. On se croisera forcément.
- Ca ne durera pas longtemps.
- Et pourquoi ça ?; dis-je, haussant un sourcil.
- Parce que c'est insensé. Tout ça est insensé. Ce n'est pas réel. On ne devient pas « amis » avec un groupe de musique internationalement connu, et...
- Euh. Si on suit ta logique les musiciens n'ont pas d'amis ?
- Mais non, rien à voir ! Pas d'amis comme nous !
- « Vous ? » Vous êtes une race rare ou quoi ?, la taquine-je.
- Non ! Mais, on est « normaux », enfin, tu comprends, de tous les jours, nous quoi.
- Hein ? Ta phrase ne veut rien dire. Je ne suis pas « normal » ? C'est ça que tu as voulu dire ?; demande-je confus.
- Mais non Bill. Nos mondes sont différents. Voilà, c'est ça que je veux dire et ...
- Et alors ? On peut apprendre chacun de l'autre pour ...
- Ces choses là n'arrivent jamais. Des mondes si différents ne se mélanges pas.
- Mais bien sûr que si. Ce n'est pas parce que normalement ça arrive aux autres, que ça n'arrive pas tout court.
- Non mais, vous êtes censées côtoyer les gens comme vous, non ?
- Tes propos sont tellement ridicules Nadia. Tu crois que les gens connus ont seulement des amis CONNUS ?, m'exclame-je haussant légèrement la voix.
- J'en sais rien !, me répond-elle dans le même ton. Cette conversation est ridicule.
- Tu es ridicule.
- Qui parle. Mufasa à l'appareil.
- Pardon ?
- Rien.
- J'ai compris et ça n'a rien à voir. Ne mélange pas tout.
- Exactement !
- Tu es désespérante. Mais j'aime avoir des amies désespérantes. Alors ? Vas-tu arrêter de me fuir une fois pour toutes ? On ne peut pas seulement être amis sans que cela suppose la fin du monde ? Sans avoir à signer une charte remplie de règles et tout ce bordel qu'il faut faire pour entrer dans ta vie ?

Elle ne répond pas et me regarde anéantie. Euh, j'ai dit quelque chose de trop ? Ses perles grises me fixent intensément. La lueur qu'elles dégagent me rappelle la proximité à laquelle on se trouve. Et les symptômes qui font surface lorsque j'ai conscience de sa proximité réapparaissent. Alors que je me bats avec ma respiration devenue tout à coup indomptable, j'essaye vainement que mes battements et mon souffle ne me trahissent pas. Que tout passe inaperçu.

- Juste... am...is; arrive-je à articuler.

Ma voix brisée dénonce ma faiblesse. Je n'aurais pas dû parler. Je n'aurais pas dû...
Mes yeux se posent sur ses lèvres qui s'apprêtent à répondre, et intuitivement, je me rapproche d'elle.
Ses yeux se clarifient au même temps qu'ils s'humidifient. Je peux sentir son souffle saccadé perturber ma peau, mon pouls, mes sens. Je ...

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEUUUUUUUUUUM. On part.

Je ferme les yeux afin de me persuader qu'il n'a pas fait ça. Que mon jumeau ne vient pas d'entrer dans la cuisine et qu'il ne vient pas de partir en sprint. Je vais le tuer. Tom, cours, je vais te tuer. TOM KAULITZ tu ...

- Juste amis.

Je rouvre les yeux au son de sa voix. Je souris, soulagé et contrarié au même temps. Je ne comprends rien. Je sais juste que je vais tuer mon jumeau.

- A mercredi, alors.
- Ouais. A mercredi la « normale ». L' « anormal » te souhaite bonne soirée. Et part tuer son frère.

Elle sourit. Je lui rends son sourire avant de tourner les talons et partir à la recherche de mon double.

_____POV Leila



Personne ne manque le moment où Nadia se lève et que Bill s'empresse de la rejoindre. On se regarde tous puis on éclate de rire car on a tous eu le même reflexe : les suivre du regard, surpris.

- Wahouh. Ils se gênent pas ces deux là, s'aventure Tinou.
- De quoi tu parles ?
- Ils adorent partir et faire leurs asociaux entre eux.
- «Asociaux ? », demande Tom fronçant les sourcils.
- En tout cas, faut qu'elle vienne mercredi les gars. Quentin, je compte sur toi pour que tu la ramènes, s'enflamme Georg.
- Qui ça ? Nadia ?
- Exact.
- J'ai un plan.
- Et merde, les plans à Georg, c'est jamais bon signe; s'exclame Gus.
- Ca va être lé-gen-daire !

Tous rigolent, puis, Georg exige le silence, posant son index sur son sourire espiègle. Il se lève doucement. Je ne sais pas ce qu'il va faire, mais je me joins à lui. Je me lève d'un bond, laissant tomber les jambes du poulpe par terre. Ouais, il s'était installé confortablement ce con. Mais j'ai décidé de l'ignorer, moi aussi. Dans mon élan précipité pour joindre Georg, j'ai peut être été un peu brusque avec ses pauvres jambes qui se reposaient paisiblement sur les miennes. Connard.

- AIE. Tu peux pas être plus ...

Je m'approche rapidement de lui, et lui mets une main sur la bouche.

- Tais-toi ! Tu vois pas qu'on part en mission Georg et moi ?
- Quhuuhooikk ?
- Juste tais-toi. On s'en fout de ce que tu racontes ! CHUT !

Puis, je me retourne et rejoins Georg qui se trouve agenouillé à côté de la porte de la cuisine fermée, l'oreille collée à la porte. J'arrive près de lui, m'agenouille aussi, me colle à la porte et écoute la conversation qui se déroule dans la cuisine. Je vois Georg étouffer ses fous rires, à l'aide de ses mains. Je pars moi-même dans un fou rire silencieux face à la vue d'un Georg ne pouvant pas s'empêcher de rire. A ce moment là, j'entends mon portable sonner depuis le salon. Tant pis. Je ne suis pas disponible ; laissez-moi un message. Je dresse l'oreille afin de voir ce qui fait autant rire Georg. Je n'arrive qu'à entendre des bribes de leur conversation.

- Ca ne durera pas longtemps.
- Et pourquoi ça ?
- Parce que c'est insensé. Tout ça est insensé. Ce n'est pas réel.


J'écarquille les yeux et interroge Georg du regard, afin de savoir s'il a entendu la même chose que moi. Il me fait un « oui » affirmatif de la tête, puis, me fait signe d'aller informer les autres. On retourne donc au salon à quatre pattes, pour ne pas faire du bruit ; sous les yeux ahuris des autres. Une fois arrivés en terrain sûr, Georg laisse aller ses rires jusqu'aux larmes. Je me vois contaminée de son rire pendant cinq bonnes minutes, pendant lesquelles les autres nous regardent comme si on venait de s'échapper de l'asile.

- Alors ?! Qu'est-ce qu'ils se disent de si drôle ?; demande Quentin.
- Bill vient de lui demander de se mettre ensemble; annonce Georg, lorsqu'il a retrouvé son calme.
- QUOI ? ; s'exclament à l'unisson Emma, Marco, Quentin et Andréas.

Gus semble être l'unique imperturbable par la nouvelle. Et Tom qui ... qui est au téléphone ? Je n'y fais pas attention et m'empresse de continuer le récit de Georg :

- Mais elle a dit que ça ne servirait à rien ; car cela ne durerait pas !
- Arrête ! Tu te fous de moi ?, demande Marco déconcerté.
- Non ! Elle a dit que c'était « insensé » ! Que tout ça n'était pas réel ! Qu'eux deux ne pouvaient pas être ensemble ; que seulement dans les rêves cela était possible. Enfin, tout ce qu'il se passe dans les films d'amour, vous savez.

Marco, Emma, Quentin, Gus, et Andréas nous regardent affolés.

- Et ouais. Elle a couché avec moi. C'est dingue, hein ?

La voix de Tom résonne dans le petit salon. Il vient de dire quoi là ? Qu'il a couché avec une autre fille ? IL A DEJA COUCHE AVEC UNE AUTRE FILLE CE CONNARD ? Je me dresse pour aller le massacrer, lorsque je m'aperçois qu'il ... a mon portable.

- Elle t'a zappé mon gars.

A ce moment là Tom se retourne et voit que c'est lui qu'on regarde affolés désormais.
Lorsque mon cerveau assimile qu'il faut REAGIR, je me jette sur Tom.

- Connard, rends-moi mon portable, tout de suite ! Je vais te tuer ! Tu es mort sale poulpe !

Je m'accroche à son dos alors qu'il balance le portable à Andréas. Celui-ci, surpris, reprend la conversation :

- Euh. Andréas le beau gosse à l'appareil, qui parle ? ... Oh Niko ? Lei, c'est un tel Niko. Mais désolé, elle n'est pas disponible, elle est sur le dos de Tom en train de... lui arracher une dread il me semble. Ah, une autre. Et une autre, tiens. Ah non, c'est son t-shirt qu'elle mord maintenant. Wahouh LEI ! On est tous avec toi ! Bon, mon pote, tu la rappelleras hein, j'ai un combat à arbitrer ! Bye !

QQQQQQQQQQQUUUUUUUUUUUUUUUUUUUOOOOOOOOOOOOOOOOOIIIIIIIIIIIIII ?

Je vais tuer le blond aussi. Tous. Vous allez me le payer ! Je continue à tirer de toutes mes forces tout ce qui appartient à ce sale poulpe, tout ce qui se trouve dans le chemin de ma colère. Je prends ainsi sa casquette que je balance à l'autre bout du salon. Mais il arrive à me poser par terre et.... Malheureusement il est plus fort que moi putain. Il stoppe mes mouvements hystériques en m'immobilisant les poignets. On doit pas avoir l'air cons : Moi par terre, Tom sur moi, sans casquette, griffée de partout, son t-shirt déchiré, une chaussure de moins.

- Connard. Je vais te tuer.
- Essaye encore.

Je commence à attaquer avec les jambes, mais je ne sais comment, il les immobilise avec les siennes. Merde. Merde.

- Alors que Bill demande en mariage Nadia, Tom tue Leila.
- Leila tue Tom tu veux dire !

Je vois un sourire triomphant se dessiner sur les lèvres du sal poulpe qui se trouve en dessus de moi. Malgré mes éternels mouvements afin de me libérer de ses griffes, je reste bloquée. Il m'a immobilisé entièrement. Connard. Je te hais.

- Et vous tous, je vais vous dénoncer pour non assistance à personne en danger !

Tom, toujours son sourire à la con accroché à son visage se rapproche et murmure doucement à mon oreille :

- Ce n'était pas toi qui étais en train de me tuer ?
- La vengeance est un plat qui se mange froid cher Kaulitz. Puis, tu n'es pas très entier on va dire.
- J'ai toujours ce qu'il faut où il faut il me semble. C'est le plus important. Et tu diras à Niko que je n'ai pas pu lui dire au rev... AAAAAAAAAAAIIIIIIIIIIIIIEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE.

Ouais !!! Point pour moi. Dans ta gueule le Kaulitz. Enfin non, dans tes kiwis plutôt. Alors qu'il s'est jeté à côté de moi suite à la douleur qu'un genou sur les kiwis provoque, je me relève et vois qu'ils sont tous morts de rire.

- Ce n'est PAS DROLE.
- Si ! Faut trop que vous veniez mercredi s'il vous plaît !!!

Du coin de l'½il, je vois Tom se relever piteusement et me lancer un regard noir.

- Tu as gagné une bataille. Pas la guerre.
- OOUUH. Je tremble. Oh, et Tom ; vérifie si tu as toujours ce qu'il faut où il faut !

Il me fait un doigt d'honneur. Tout de suite les grands gestes. Il est passé où ton sourire de con, dis-moi ? Mouhaha. Je le vois sourire et se retourner. Puis marcher d'un pas décidé vers la porte de la cuisine et l'ouvrir en fracas. On regarde tous dans sa direction, remarquant la connerie qu'il vient de faire. Il a sûrement interrompu LE baiser de l'année ! On reste tous en suspense. Même Tom regarde la scène perplexe. Mais nous, depuis où on est, on ne peut rien voir.

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEUUUUUUUUUUM. On part.

Puis, il se retourne et revient en courant.

- Je vous dis au revoir vite fait car ... Une deuxième mort m'attend ! T'as balancé où ma casquette ?? VITE !!!

Gus la lui lance. On rigole tous face à un Tom ébouriffé. Il est griffé de partout. Il lui manque la moitié de son t-shirt. Et une chaussure, mais il ne semble pas s'en apercevoir. Puis, il disparaît en courant vers le van, se remontant le baggy. Andréas s'approche de moi pour me dire au revoir.

- Je m'occuperai de toi aussi.
- Je n'attends que ça ; me répond-il clignant un ½il.

Puis Emma, qui semble contrariée. Puis Gus, qui sourit face aux conneries de tout le monde. Lorsque je dis au revoir à Georg, je lui fais un gros câlin.

- La prochaine fois, tu peux me sauver, tu sais ? Sinon je crierai sur tous les toits que Georg de Tokio Hotel écoute derrière les portes.
- Oh. Leila des Powers Rangers aussi.
- Il est où TOM ?
- Oops ; nous exclamons Georg et moi au même temps.

On se sourit puis on se dit à mercredi. Je me rapproche de Bill, qui cherche Tom... sous la table.

- Bill, je sais que ton frère est con ; mais pas autant, je t'assure ! Il est parti vers le van !
- MERCI Lei !; à mercredi !; me dit-il partant vers la porte d'entrée.

Je me laisse tomber sur le canapé vide à présent. Je vois Quentin sortir dire au revoir aux mecs, ainsi que Nadia, et Marco. Je ferme les yeux crevée, un sourire aux lèvres ... Puis ... L'image de Tom avec mon portable me revient. Niko. Nikola.


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Impressions ?

Je m'excuse pour cet énorme retard. Vacances + partiels ... = Peu de temps à consacrer au blog.
Comment allez vous by the way ? ^^

Après cette longue absence ... J'ai un peu peur de cette suite.
Enfin, j'appréhende énormément vos avis .
Alors please, dites-moi si vous aimez toujours ou pas.
Dites moi tout ce que vous en pensez ... Pleaaaaaaase.

Réplique préférée ? Moment préféré ?
Qui est Sascha d'après vous ?
& Prédictions pour mercredi ? (Plan de Georg), ainsi que pour Niko/Leila, ?

Merci
as usual pour vos encouragements & vos jolis commentaires.
J'espère que vous êtes toujours là malgré tout.

Je vous embrasse & vous dis à très bientôt =)



Edit :

En effet, Emie, il s'agit de la série How I Met Your Mother ! :D

J'ai plein d'idées en ce moment. Mon cerveau bouillone à toute vitesse.
Ce qui est sûr c'est que je vous prépare beaucoup de surprises ... ;)
Je suis en train d'écrire une partie de la soirée de Mercredi, ... Wow. Préparez vous =)

Smouak .

# Online seit Sonntag, 25. Januar, 2009 um 20:27

Geändert am Mittwoch, 25. November, 2009 um 17:18

***__Chαpitre 37__ *** « - Il pleut, - C'est merveilleux, - Je t'aime .»

***__Chαpitre 37__ ***  « - Il pleut, - C'est merveilleux, - Je t'aime .»
*


_____POV Gustav



La pluie s'abat sur nous. Je lance un dernier sourire en arrière et accélère le pas pour rattraper Emma qui s'empresse de s'engouffrer dans le van. Je lui tire le bras, et l'écarte à quelques mètres du van, pour qu'on ne puisse pas nous entendre.

- Tu es fou ? Qu'est-ce que tu fais ? Il pleut !
- Et alors. Ca n'a jamais tué personne la pluie. Écoute-moi Emma. Écoute-moi bien.
- Oh. Je vois. Tu es jaloux mon Ti'gros.

Je ne peux m'empêcher de faire une grimace. Ferme-là Emma.

- Je te préviens. Je dis tout à Bill si tu n'arrêtes pas ton petit jeu. Tu crois que je ne te vois pas venir avec Quentin ? Arrête de te servir de tout le monde. ARRETE.
- Tu m'aimes encore, c'est dingue. Pourtant on n'est restés que six mois ensemble. Bon, c'est pas tout, mais il pleut. Bye.

Elle s'apprête à rejoindre les autres, mais une fois de plus je la retiens par le bras. Un peu plus fort que prévu. Malgré la noirceur de la nuit, je vois ses yeux s'agrandir.

- Tu me fais mal.
- Ne parle plus jamais de Sascha. Compris ?
- Et pourquoi ça ? C'est mon amie. Et je compte bien prévenir Nadia de ce qui lui attend.

Je fronce les sourcils et serre les mâchoires pour contenir ma colère croissante.

- Tu ne sais pas ce que tu dis. Tu ne connais rien d'eux.
- Beaucoup plus que toi Gustav. Beaucoup plus que ce que tu crois.
- Ne te mêle pas. Je te jure que si tu fais une connerie, je dis la vérité à Bill.
- Tu ne le feras pas Gus. D'abord, parce que tu es ... L â c h e . Ensuite, parce que tu n'aimes pas te mêler de la vie des gens, beaucoup trop satisfait dans ta bulle médiocre.

Si mon regarde pouvait la fusiller du regard à cet instant même, elle serait déjà morte sur place. Je serre les dents une fois de plus pour me contenir. Pour ne pas la frapper.

- Vous deux ! On part tout de suite !; vocifère la voix de Toby.

Je la lâche, et elle part vers le van. Je reste immobile quelques secondes encaissant l'impact de ses dernières paroles. Je la hais. Putain, je la hais autant que je l'aime. Comment peut-on aimer quelqu'un d'aussi odieux ? Aussi vide de valeurs morales ? Ce qui me fascinera toujours chez elle, c'est cette ambition qui la démange, cette façon de se battre pour réussir. Et même si j'essaie de me convaincre du contraire ; je sais qu'au fond, j'aime son caractère aussi répugnant soit-il. J'aime la haine et l'immoralité qui dictent sa vie. Cette force qui émane de ses yeux clairs, derrière son visage angélique. Je secoue la tête pour chasser ces pensées et me dirige vers le van, prenant conscience de mon état : Je suis trempé.

- C'est pas trop tôt !, s'exclame Toby.
- Mais Tom, putain, tu es vraiment con quand tu t'y mets !
- Bah quoi ! Je pouvais pas savoir. Et puis tu vas me dire que tu allais l'embrasser juste quand je suis entré ?
- Non !
- Alors arrête de me peter les c...
- Embrasser qui ?!
- Même Tom, fallait vraiment que tu rentres à ce moment là ?
- Mais qu'est-ce qu'il a CE MOMENT LA ? Tu me dis que tu n'allais pas l'embrasser alors je vois pas ton délire mec. Et puis merde quoi, tu voulais que je me dise dans ma tête « Ah non, tiens, faut pas rentrer maintenant, peut être qu'ils sont en train de se regarder en silence ! »
- On ne se regardait pas en silence !
- Vous faisiez quoi alors ?
- On parlait !
- J'ai rien entendu moi !
- Encore heureux !
- MERDE !
- QUOI ?
- Oh, euh, désolé de vous interrompre, mais j'ai besoin du numéro de Leila !
- Pourquoi ?
- Tu l'as ?
- Non.
- Toi ?
- Non plus.
- Youhou. Vive l'ambiance les gars ! Ecoute Bill, passe moi le numéro de Nadia, j'ai besoin du numéro de portable de Leila.
- Pourquoi ?
- Je l'appelle moi.
- Vous êtes impossibles. Bon, dépêche-toi !
- Quoi, tu en as besoin MAINTENANT ?
- OUI !
- Putain. J'ai pas l'air con de la rappeler deux minutes après être parti ...
- C'est qui Nadia ?
- Pourquoi tu veux le numéro de Leila ?

Oh putain. Ils vont me rendre dingue ces mecs. Pourquoi je n'ai pas amené mon I-pod. Toby, arrête de poser des questions, tu vois pas qu'ils répondent PAS ? Ils se répondent même pas entre eux, ils vont pas te répondre à toi mon gars.

- Salut... C'est euh... Comment t'as deviné ? Enfin Bref. Je t'appelle car j'ai besoin du numéro de Leila, s'il te plaît ? ... Merci. Ouais, je note ... Merci beaucoup. Euh désolé de t'avoir dérangé... Bonne nuit. Tchus.
- Mec, c'était quoi ce « comment t'as deviné ? ». Tu sais, la technologie, c'est dingue ; maintenant le nom de la personne qui appelle s'affiche sur le portable ! Wahouh !
- Ouais. Ca va. Je sais.
- Alors ce numéro, il arrive ?
- Pourquoi tu VEUX LE NUMERO ALORS ?
- Mais de quoi je me mêle?. Je dois lui parler. Ca te pose un problème ?
- Pas du tout.
- Alors arrête de me gonfler ! Merci Bill.

Je vois Georg s'exciter sur son portable, et écrire son sms à Leila. Tom le regarder du coin de l'½il. Bill ...

- Je suis vraiment passé pour un con, n'est-ce pas ?

Voilà. Bill préoccupé par ces deux phrases insignifiantes échangées au téléphone. Emma, regarder par la fenêtre, perdue dans ses pensées.

- Oui.
- Merci. Ca me rassure.

Andréas narguer Bill. Je suis fatigué. Je veux être sous ma cou..

- Il fallait VRAIMENT que tu rentres à ce moment là ?
- Oh non, non, non. S'il vous plaît ! Vous allez pas recommencer ! On a compris Bill, ce n'était pas le moment IDEAL pour entrer dans la cuisine !; éclate-je.
- Tu allais embrasser quelqu'un dans une cuisine ? Pas top; opine Toby.
- JE N'ALLAIS PAS L'EMBRASSER !
- Alors TAIS-TOI !!!

Bill ouvre la bouche pour objecter mais il la referme et fait sa mine qu'on connaît tous. Cette expression qui veut clairement dire « De toute façon, vous êtes cons, vous comprenez rien ! Alors fuck, je ne gaspillerai pas mon temps avec vous, bande d'incompétents ! ». Ouf. Enfin le silence.

- La prochaine fois....

Non. Non. Mon Dieu. Cela n'est pas en train d'arriver.

- Il n'y aura pas de prochaine fois. Car toutes les prochaines fois que tu seras SEUL avec Nadia, on va attacher TOMI. Ca te va ?
- Haha.
- Ta gueule toi.
- Pfff.
- SILENCE MAINTENANT.
- Ouhouhou. Notre petit Gugus est énervé, attention. Franchement, pour le mettre dans cet état, vous êtes forts les jumeaux.
- C'est lui qui a le don de...
- Quelle partie du mot « silence » t'échappe, dis-moi ?

Bill refait sa moue ; mais au moins, il ferme sa gueule. C'est pas possible avoir deux minutes de paix dans ce putain de van ou quoi. On dépose Emma et Andréas chez eux. Je lance un dernier regard noir à Emma, qu'elle capte parfaitement. Puis, pour mon plus grand bonheur, le reste du trajet se fait en silence. Bingo. Enfin- Mis à part un petit incident.

- Euh. J'ai perdue une chaussure, annonce Tom, baladant ses yeux exorbités frénétiquement dans tout le van. Bill! C'est toi qui l'a! Je suis sûr! Rends moi ma chaussure!
- T'as cru que j'ai que ça à foutre ou quoi ?
- Ahah. Tu vas me dire qu'elle a décidé de s'émanciper tout d'un coup? Ou qu'elle s'est envolée ? Ou que ...

Heureusement, on est arrivés. Je m'empresse de descendre et accélère le pas pour laisser les voix des jumeaux se disputer derrière moi.

_____POV Leila


Je ne sais pas ce que je vais dire à Nikola. Le mieux c'est que j'aille chez lui et régler tout ça en face. Je regarde l'heure. 1h36. C'est pas si tard. Et puis s'il dort, et bien il peut faire une petite pause pour qu'il écoute ce que j'ai à dire. Mais lui dire quoi au juste? Putain. Je suis perdue. Complètement pommée. Je sais juste que je ne veux pas le perdre. J'entends les voix de Marco, Quentin et Nad parler dans le couloir. Puis ses pas se rapprocher après une bonne dizaine de minutes, pendant lesquels j'ai revu la scène entre Tom, le portable, et la tête de Nikola, que je n'ai eu aucun mal à imaginer.

- Je vais me coucher les gens. Toi, Nad, faut qu'on parle. Vous restez dormir vous deux ?, demande Marco.
- Maybe, répond Quentin, se jetant sur le canapé d'en face.
- Pas moi. Je vais chez Nikola. Après ce que ce qu'il a fait ce con ...
- Qu'est-ce qu'il a fait encore Niko ?
- Non, je ne parle pas de lui. Je sais que je suis entourée de « cons » ; cette fois je parlais de Tom.

Elle allait répondre mais son portable se met à sonner.

- Bonsoir Bill, déjà ? ...

Puis, elle repart dans la cuisine. Quoi, elle ne veut pas qu'on écoute sa conversation, en plus ?

- J'hallucine. Je suis encore choqué de ce que tu as entendu derrière la porte. Faut que je lui parle.
- Moi aussi ! Elle a intérêt à nous expliquer tout ça en détail !

Marco s'apprêtait à répondre quand Nadia revient dans le salon.

- C'est déjà fini ?
- Ouais. Il voulait ton numéro.
- MON numéro ? Pourquoi ?
- Je n'ai pas demandé Leila. Bon alors, tu me disais quoi sur Niko ? Ou sur Tom ? Je sais plus ...
- Je disais que je vais chez Nikola, réparer la connerie de Tom. En fait, quand tu étais dans la cuisine, et d'ailleurs, tu as plein de choses à nous ... Attends. J'ai reçu un sms.

« SURTOUT n'interroge pas Nadia sur ce qu'il s'est passé dans la cuisine. On verra ça Mercredi ! OKAY ? Transmet l'info à Marco et Quentin ! Bisou ma poule. Georg »

- C'est qui ?
- Une amie, donc, je disais. Aheum. Niko a appelé pendant la soirée et c'est Tom qui a répondu ! Quel connard je te jure, j'ai failli le tuer.
- C'était pas le contraire ?
- Tais-toi.
- Pourquoi tu as laissé Tom répondre ?
- Je ne l'ai pas laissé, ça va pas ! J'étais en mi... J'étais aux toilettes.
- Oh. Et qu'est-ce qu'ils se sont dits ?
- Eh bien, figure-toi que ce connard a dit à Niko que j'avais couché avec lui. Je te jure, ce poulpe, je ne sais pas encore comment, mais je vais le démolir. Alors, faut que j'aille parler à Nikotte.
- Je pensais que c'était fini entre vous ?
- Je ne sais pas. Bon, je vais vous laisser les Ubach.
- Tu as oublié ma présence ?; intervient Quentin effaré.
- Comme tu as oublié de me rappeler.
- Je croyais que tu m'avais pardonné ? Ou tu préfères que je continue à vanter ta beauté ?
- Au revoir Tinou d'amour; lui dis-je plaquant un bisou sur son front.
- Ah, je préfère !
- Nadichou d'amour. Tu peux aller me chercher mes livres dans ta chambre, s'il te plaît ?
- J'ai une tête à vouloir monter les escaliers pour tes beaux livres ?
- Trrrrrrrrrrrrrrroooooooooooooooop.
- Connasse.

Elle tourne les talons et la voilà disparaître par l'encadrement de la porte. Je me tourne vers les mecs, excitée par la complexité de ma nouvelle mission : transmettre le message de Georg avant que Nadia débarque.

- JeviensderecevoirunsmsdeGeorg,ilditdenepasquestionnerNadiasurcequ'ils'estpassédanslacuisine, qu'onverraçamercredi ! Pigé ?
- Tu nous la refais plus doucement, s'il te plaît ?
- Je viens de recevoir un sms de Georg, il dit de ne pas questionner Nadia sur ce qu'il s'est passé dans la cuisine, qu'on verra cela mercredi !
- Euh, okay.
- Pourquoi ?
- Je sais pas. On verra bien ! Allez, à demain mes crottes !
- Et surtout, tu m'appelles pour me raconter ce qu'il se passera avec Niko !
- Haha.
- Tu m'as pardonné !
- Byeeeeeeeeeeeeee !

Nadia descends avec mon sac de cours. Je la remercie, l'embrasse et cours vers ma voiture. Elle reste sur la porte d'entrée ouverte, me regardant partir comme une cinglée.

- Je t'aime !

Dans ma précipitation pour démarrer, et sortir d'où je suis garée, je bascule la voiture de derrière. Oops. Je jette un coup d'½il au rétroviseur. Aaaaaah. Tranquille. C'est juste la voiture de Tinou. Hihi. Lorsque je suis enfin prête à partir, j'adresse un dernier signe de la main à Nad, qui est toujours plantée devant sa porte. Bizarre cette fille. Enfin bon. Direction Keibelstraße.

Pendant le trajet, je réfléchis à ma vengeance avec Tom. Toutes sortes d'idées machiavéliques défilent dans mon esprit. Mais aucune à la hauteur de son crime. Quelque chose qui pourrait vraiment le rendre dingue ... Mercredi je serai à son hôtel, près de toutes ses affaires ... Je trouverai bien quelque chose à balancer par le balcon, une guitare à casser ou.. Non. Je sais. JE SAIS. Je souris satisfaite. Il m'a déclaré la guerre ce petit con. Il m'aura cherché.

Je tourne à droite et aperçois la maison de Nikola. Et là, je commence à appréhender sa réaction. Merde, j'ai perdu mon temps à penser à la vengeance avec Tom ; je n'ai pas préparé mon speech et tout le BlaBla que je comptais lui faire. Putain. No stress Lei. T'inquiète pas, tu sauras gérer sa colère. Tu sauras... Tu sauras ... rien du tout, Putain ! Sale poulpe, tout ça est ta faute. J'aurais dû y aller plus fort dans mon coup de genou. Ca t'apprendra à ne pas toucher MON portable quand je suis en Mission. Enfin, merde, Lei, arrête de parler au Tom invisible et concentre-toi sur ce que tu vas dire à Nikola. Parce que franchement, c'est pas gagné. Du tout, du tout, du tout. CA VA. Tout ira bien. Au piiiiire des cas, il ne t'en fout une et il ne te parle plus jamais dans ta vie ? WHAT ? Noooon. Pas ça. Faut que j'arrête de réfléchir. Ce n'est pas bon pour ma santé mentale.

Je me gare maladroitement -pour changer-, puis cours vers sa porte d'entrée. La pluie s'est légèrement calmée. Puis je sors mon portable et l'appelle. Non, je n'allais pas sonner chez lui à 2h du matin chers Lecteurs. Je suis folle mais pas à ce point. Il a une famille qui dort, qui travaille, je comprends tout à fait. Et merde, demain j'ai cours moi aussi. Merde. Sur quelle planète je vis, plus sérieusement ?

- QUOI ?

Oops. On dirait qu'il n'est pas de très bonne humeur. Je crois que je vais faire demi-tour et partir ; on arrangera ça une autre fois parce que là ...

- Je suis devant chez toi. Tu viens m'ouvrir ou tu comptes me laisser sous la pluie ?
- Sous la pluie. Ca te lavera un peu le cerveau.

Il est vraiiiiiment pas de bonne humeur. Alors, Lei, on fait comme on a dit. Demi-tour. Et à une prochaine.

- Tu vas pas me laisser là espèce de con ! Viens m'ouvrir immédiatement !

LEILA. Mon Dieu, mais tu ... Tu oses te montrer autoritaire en plus ? Non, non, tu n'as rien compris ! Il va te lapider. Comporte-toi. Docile-attitude.

- Ahem. Pardon. Ce n'est pas ce que je voulais dire. Je voulais te demander gentiment de venir m'ouvrir.

J'entends du bruit au dessus de moi. C'est sa fenêtre. Il est en train d'ouvrir sa fenêtre. Youhou. On avance. Il ne raccroche pas.

- Tu vas rester en bas Leila. Je ne t'ouvrirai pas.

Putain. Ce con me parle depuis sa fenêtre et au téléphone au même temps ? MON CREDIT merde. Il n'est pas gratuit, hein. Docile Leila. Tu ne peux pas lui raccrocher à la gueule, sinon tu passes ta nuit dehors, sous la pluie. Alors, continue à lui parler au téléphone ET sous la fenêtre.

- Très bien. Réglons cela comme ça. Par contre, est-ce qu'on peut raccrocher et continuer notre réglage de comptes à la Roméo et Juliette ?
- Non. J'aime bien te parler au téléphone quand tu es sous ma fenêtre, et sous la pluie.
- Niko, c'est débile. Je gaspille du crédit pour rien.
- On est la version moderne de Roméo et Juliette, tu as vu ça ? Non seulement c'est la fille qui est sous le balcon, mais en plus on communique par portable.
- Haha, très drôle.
- Tu voulais me dire quoi ? J'ai très bien compris le message. Alors que tu es censée réfléchir par rapport à NOUS, tu couches avec un tel Tom. C'est quoi ce nom de chien, d'ailleurs ?
- Euh ... Je lui demanderai. Mais Niko ... Je ... Je ne l'ai pas prémédité. C'est juste arrivé. Et puis, on n'est pas ensemble.
- Mais je te rappelle que tu es censée réfléchir sur Nous. Tu as déjà oublié ?
- Non. Non. J'y réfléchis.
- En couchant avec un Tom ? C'est qui ce mec, en plus ?
- C'est ... Roh. C'est compliqué. Il pleut Niko. De plus en plus.
- Je vois ça. Et ?
- Je t'en prie. Laisse-moi rentrer sale con.
- C'est qui Tom ? Parce que non seulement tu couches avec lui ; mais en plus tu passais la soirée avec lui ce soir puisqu'il a répondu sur ton portable. ET en plus, pour couronner le tout, tu ne comptais pas me le dire.
- Je sais. Je n'étais pas qu'avec Tom. Et si tu veux savoir, on se déteste maintenant. Il est con. Je le hais. Et, on s'est battus et...
- Okay ... Je vois.
- Tu vois quoi ? Tu vois rien du tout ! Descends m'ouvrir !
- C'est qui ? Je le connais ?

Putain. J'hésite. Il va me prendre pour une cinglée. Au point où j'en suis ...

- C'est ... Tu te rappelles de ce groupe ... que j'écoute de temps en temps ?
- Lequel Leila ? Tu écoutes beaucoup de groupes ; et ça ne répond pas à mes questions !
- Ca vient. Tu sais, celui dont je suis très Fan en fait.

Il semble sonder ses souvenirs. Chercher. Je poursuis :

- Celui dont je parlais tout le temps. Que tu trouves très, très, très nul.
- Ah ouais. Tokio Merde. Eh bah quoi ?
- Eh bah voilà ! Tom c'est le guitariste ! Héhé, c'est dingue ; hein ? ...

Son expression pourrait me faire rire si on n'était pas dans cette situation pour le moins embarrassante et dramatique. Il me fixe, comme si j'avais perdu la raison.

- Leila. Tu te fous de ma gueule en plus ? Tu sais quoi, on n'a plus rien à se dire toi et moi. Et tu as de la chance que je ne sois pas en face de toi, sinon je t'aurais mis une claque pour que tu retrouves ta cohérence. Bonne nuit.

Il s'apprêtait à refermer la fenêtre mais ...

- Niko, attends ! Je suis sérieuse ... Je sais que ça peut paraître dingue ; mais c'est une longue histoire. Il s'agit vraiment Tom du groupe de Tokio Hotel. Je ... Et puis, ça ne change rien aux circonstances ; c'est un mec comme un autre ; Enfin ... Qu'importe. C'est vrai. Je ne voulais pas te le dire car je ne sais pas encore ce qu'il se passe entre nous. Je ne voulais pas tout gâcher. Je voulais encore réfléchir par rapport à ce qu'il s'est passé ... Je voulais me remettre en question. Je voulais savoir si c'était encore possible entre nous. Je t'ai demandé du temps.
- Que tu as utilisé pour coucher avec quelqu'un d'autre.
- Ecoute. Si je ne tenais pas à toi et à tout ce qu'il s'est passé entre nous, je ne serais pas ici, sous la pluie, à nicker tout mon crédit parce que Monsieur s'éclate à prendre sa revanche d'une façon ou d'une autre. Tu me connais ...
- C'est justement parce que je te connais que je ne te reconnais pas. Comment as-tu pu coucher avec un mec que tu ne connais pas ?
- Tu connais très bien mes principes ; mais tu connais aussi mon impulsivité, ma folie...

Il soupire. Please Niko, ne me laisse pas là. Ne tourne pas la page sur Nous...

- Je ne sais pas... A chaque fois que je te regarderai dans les yeux ; je te verrai dans le lit avec ce con.
- Mais je te dis qu'on se déteste maintenant !
- Leila. Tu essayes de me mentir à moi ou à toi au juste ? Tu sais ce que je crois ? Que tu ne sais pas ce que tu veux.
- Tu ne peux pas m'en vouloir pour cela. Toutes les fois où tu n'as pas su ce que tu voulais ... Et j'ai encaissé. Car je t'aimais ...
- Leila... Je crois qu'on va se donner du temps tous les deux. Jusqu'à la fin de la semaine. On essayera de prendre du recul sur tout. Puis, on se reverra ; on prendra une décision.
- Ca veut dire que tu me parleras toujours ?; demande-je émue.

Il sourit.

- Bien sûr. Je n'arrêterai pas de te parler même si on décide de mettre un terme à notre relation. Et même si tu couches avec tous les gars de la planète. Enfin, non, quand même pas.

Je souris à mon tour.

- Ca n'arrivera pas. Tu le sais ...
- Je sais.
- Je peux raccrocher maintenant ?
- Non. Toujours pas. Tu ferais mieux de rentrer. Tu as cours demain.
- Je sais ... Niko ?
- Oui ?
- Il pleut.
- C'est merveilleux.
- Je t'aime.
*

Il me sourit, puis, lentement, il raccroche. Je commence à partir vers ma voiture sans le quitter des yeux. Je sens mes larmes couler. Heureusement qu'il y a la pluie pour les dissimuler. Avoir prononcé nos phrases me rappelle toutes les belles choses qu'on a vécues. Nos trois phrases. Notre code. Nous.

Je le vois fermer sa fenêtre mais rester à côté de celle-ci. Je rentre dans la voiture et pars, des souvenirs plein la tête.


____________________________________________________

* Ces trois derniers vers appartiennent à Victor Hugo.

Hello mes lectrices d'amoùùùr =)
What's up?

Ca vous plaît toujours?
Impressions?
Moment préferé ? Réplique préferée ?
Des idées pour la vengeance de Lei contre Tom ?
Prédictions pour Lei & Nikola ?

Merci d'être toujours là.
Merci à celles qui sont restées, qui viennent toujours me lire.
Merci à celles qui prennent le temps de me laisser leur avis.
Merci du fond du coeur ... :$

Je tiens à préciser que NIKOLA n'est pas un nouveau personnage.
Il apparaît au Chapitre 7, 8, 14,15,16 & est évoqué plusieurs fois. C'est le fameux EX de Leila.

Je suis passée sur MAC, du coup je n'ai plus mon super programme pour faire mes montages ... =/ Le temps que je retrouve un programme équivalent, les photos seront un peu pourries. Bisous !!

Chαpitre 38: Ecrit : « ... les jeux à Georg sont dangereux ... » => A Venir

# Online seit Freitag, 06. Februar, 2009 um 11:06

Geändert am Mittwoch, 25. November, 2009 um 17:20